1883-seule | sever-zele
Par.
501 II| Le brigadier articula sévèrement :~ - Je prends note de
502 I| obscurité, sa respiration sifflante.~ M. Marambot reprit
503 II| et s'essuyait les yeux en silence.~ Jamais l'ancien pharmacien
504 I| fut réveillé par un bruit singulier. Il s'assit aussitôt dans
505 I| découvert le forfait et on le soignait, on le sauvait. Une joie
506 II| pharmacien n'avait été si bien soigné, si dorloté, si câliné.
507 I| la plaie de la jambe avec soin, comme il avait appris à
508 III| cet honnête serviteur, des soins incomparables dont il avait
509 I| il parut aussi triste et sombre ce jour-là, qu'il avait
510 II| nuits et les jours sans sommeil, ne quitta point la chambre
511 I| interdit, le crut devenu somnambule, et il allait se lever pour
512 II| séparer de son meurtrier. Il songeait que personne n'aurait pour
513 | sont
514 I| souriait sans répondre et sortait dans son petit jardin, où
515 I| affreuse de ce liquide rougi sorti de ses veines et dont son
516 I| lui, quand le domestique souffla la bougie en se ruant vers
517 I| très faible, mais sans souffrance vive, bien qu'il éprouvât
518 I| pas. Denis, maintenant, le soulevait et le ligaturait dans un
519 II| stupéfait et désolé d'être soupçonné, leva la main :~ - Je
520 I| affaire.~ M. Marambot souriait sans répondre et sortait
521 I| à plusieurs reprises, en souriant :~ - Si tu travailles
522 I| Denis, son serviteur, et il sourit.~ Denis, depuis vingt
523 II| éveillait, la nuit, il voyait souvent son gardien qui pleurait
524 I| couvert. L'idée de revoir ce spectacle épouvantable le bouleversait
525 II| bien !...~ M. Marambot, stupéfait et désolé d'être soupçonné,
526 II| de deux canards enlevés subrepticement par lui chez M. Duhamel,
527 II| Le brigadier eut un sursaut.~ - Vous dites qu'il
528 II| de lui cet homme, pour le surveiller attentivement.~ Comme
529 | t
530 I| saisit les allumettes sur sa table de nuit et alluma sa bougie.~
531 | tant
532 II| tisanes, les potions, lui tâtant le pouls, comptant anxieusement
533 II| pour lesquels il y a des témoins du délit. Je vous demande
534 I| Seulement mille francs, et je tenais mon affaire.~ M. Marambot
535 I| Denis parut sur le seuil, tenant une bougie d'une main, un
536 I| vers le lit. Son maître tendit les mains en avant pour
537 II| gendarmes ont pu connaître la tentative d'assassinat sur moi.~
538 III| santé. Il avait parlé en termes enthousiastes du dévouement
539 I| tout bien fini, l'ouvrage terminé.~ Il sentit qu'on relevait
540 I| jardin, à dix pieds sous terre, pour qu'on ne le découvrît
541 II| déposé chez un notaire un testament le dénonçant à la justice
542 I| sanglant aussi des pieds à la tête, se tenait debout au milieu
543 II| prépara les drogues, les tisanes, les potions, lui tâtant
544 I| sans aucun doute; et il tomberait mort au bout de son sang.~
545 | ton
546 III| seconde d'égarement.~ Touché jusqu'au coeur par ce souvenir,
547 | tous
548 I| Il n'y avait plus de trace de sang ni sur le lit, ni
549 I| lavait pour effacer les traces ! Et il allait l'enfouir
550 I| répondit :~ - Je suis en train de le réparer, monsieur.
551 III| sans aucun doute, à un traitement de quelques mois dans une
552 I| dans la maison, petit homme trapu et jovial, qu'on citait
553 I| en souriant :~ - Si tu travailles comme ça, mon garçon, tu
554 I| soudain une pensée rapide lui traversa l'esprit et il se mit à
555 I| Et M. Marambot se mit à trembler si fort que tous ses membres
556 I| près de la hanche, le fit tressaillir. On le lavait maintenant
557 I| seconde fois au front, une troisième fois à la poitrine. Il se
558 III| président, on a tant de mal à trouver des domestiques par le temps
559 I| perds rien à attendre. Je trouverai mieux peut-être.~ Denis,
560 II| monsieur, comment vous trouvez-vous ?~ M. Marambot répondait
561 III| elles bénissent !~ Il se tut, et s'assit.~ Le président,
562 | va
563 III| argument, quel raisonnement vaudraient ces larmes de son maître;
564 I| lui revint, et une peur si véhémente l'envahit, qu'il ferma les
565 I| qu'il avait été joyeux la veille.~ La nuit vint. M. Marambot
566 I| liquide rougi sorti de ses veines et dont son lit était couvert.
567 I| revenu acquis avec peine en vendant des drogues aux paysans.
568 I| toute la maison, essuyant le verre avec ardeur, en entonnant
569 III| chauve-souris. Et, d'un ton vibrant, il cria :~ - Regardez,
570 I| mai dans la caisse d'un vieux garçon.~ Et M. Marambot
571 I| riche. Ancien pharmacien de village, célibataire, il vivait
572 I| sous les bouteilles de vin fin ?~ Et M. Marambot
573 I| sourit.~ Denis, depuis vingt ans dans la maison, petit
574 I| joyeux la veille.~ La nuit vint. M. Marambot se coucha à
575 I| la chambre.~ Quand il vit cela, M. Marambot se crut
576 I| village, célibataire, il vivait d'un petit revenu acquis
577 I| Que faisait-il alors ? Que voulait-il ? Quel projet affreux nourrissait-il
578 III| essuyant les yeux :~ - Que voulez-vous, monsieur le président,
579 I| geste de prudence, il ne voulut pas montrer qu'il avait
580 II| s'éveillait, la nuit, il voyait souvent son gardien qui
581 I| Denis ! Denis ! es-tu fou, voyons, Denis !~ Mais l'autre,
582 I| Marambot, étonné de son zèle, lui dit à plusieurs reprises,
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