abais-repou | repri-zenit
gras = Texte principal
Par. gris = Texte de commentaire
501 25 | Martial, le coeur serré, reprit lentement le chemin de la
502 2 | lait. Deux ou trois appels résonnèrent encore, puis rien… Un frisson
503 16 | par le roc de granit ; il respira à pleins poumons l’odeur
504 10 | bout de la terre il avait ressenti la nostalgie jusqu’à en
505 22 | éloigna satisfaite, et Céline resta assise, la tête baissée,
506 26 | un autre ? François est resté, lui, et pouvait se faire
507 23 | la main de Céline, et ils restèrent tous deux silencieux, sous
508 15 | devenait bleue et dont le bruit retentissant arriva désormais aux oreilles
509 28 | posée sur l’épaule gauche et retenue en équilibre par une longe
510 3 | d’une porte de bois qui retombe. Il s’accouda, rêveur, à
511 6 | famille un visage dont on a rêvé deux ans n’est pas une épreuve
512 3 | qui retombe. Il s’accouda, rêveur, à l’étroite fenêtre et
513 10 | la vue, il le tourna et revit enfin cette mer qui l’avait
514 9 | beau ! Maintenant il le revoyait étroit, rocailleux, coupé
515 35 | petite, dit-elle de sa voix riche et grave.~
516 9 | gauche, arrosant partout des rives de cresson. Ce sentier bizarre,
517 16 | percé à tout endroit par le roc de granit ; il respira à
518 9 | Maintenant il le revoyait étroit, rocailleux, coupé à chaque instant
519 11 | entendait le bruit sur les roches, tout était d’un blanc à
520 8 | présent celle des roses du roi ; les vapeurs du zénith
521 13 | osait remuer, craignant de rompre cet enchantement, et tout
522 16 | Le charme était rompu ; il contempla un instant
523 24 | posa son mufle frais et rose sur les genoux de Céline ;
524 2 | chaume, et une faible lueur rosée, si faible qu’on la distinguait
525 3 | réveil ; au travers des rosiers-noisettes, parure de la muraille grise,
526 1 | avaient laissé la trace des roues et des sabots dans la poussière
527 29 | baissés ; ses joues roses rougirent encore sous le regard du
528 5 | une vie facile à terre, rude à bord, il avait gardé le
529 1 | la trace des roues et des sabots dans la poussière épaisse
530 16 | agita en l’air son chapeau, saluant ainsi la terre natale, puis
531 22 | la bonne bête s’éloigna satisfaite, et Céline resta assise,
532 16 | poumons l’odeur des menthes sauvages, celle des bruyères qui
533 19 | homme battit joyeusement. Le savait-elle revenu ? L’attendait-elle
534 | savoir
535 24 | La seconde vache, s’approchant d’eux,
536 42 | Seize ans.~
537 17 | tourné vers la chaleur, et semblaient engourdies dans leur bien-être ;
538 47 | pas pensé à cette parole, semence perdue pour lui, tombée
539 16 | celle des bruyères qui sentent le miel, et ivre de jeunesse
540 46 | si j’étais bien sage, je serais votre petite femme… J’ai
541 25 | Martial, le coeur serré, reprit lentement le chemin
542 28 | équilibre par une longe de cuir serrée dans la main droite. Il
543 5 | Martial avait terminé son service et voulait épouser Céline,
544 13 | coque était invisible ; seule, la voile blanche glissait
545 | seulement
546 23 | ils restèrent tous deux silencieux, sous les rayons ardents
547 12 | découpaient nettement leur fine silhouette sur le ciel embrasé, - et
548 1 | gris laiteux, et la route, sillonnée par les chariots de la veille
549 5 | épouser Céline, c’était bien simple.~
550 46 | vous attendais, dit-elle simplement ; vous m’avez dit un jour,
551 12 | et doux à l’oeil comme la soie nouvellement dévidée, comme
552 16 | inclinées, la falaise au sol ingrat recouvert de fougère
553 | sont
554 14 | ici, renoncer à tenter le sort, à interroger Céline ? Dois-je
555 45 | reconnu, répéta-t-il, avec une sorte de tendresse inquiète.~
556 15 | collines ; poussée par un souffle insensible, elle s’en alla
557 15 | avaient gazouillé qu’en sourdine, entonnèrent à pleine voix
558 31 | le connaître, et il ne se souvenait pas des traits de son visage.~
559 19 | attendait-elle déjà ? Se souvenait-elle qu’il avait promis de revenir,
560 9 | évoquant un à un mille souvenirs de son enfance. Bien des
561 18 | doigts habiles, elle tournait souvent la tête vers le midi et
562 5 | jusque dans les mers du Sud ? Pourquoi avait-il rapporté
563 50 | dorer toute sa vie, Martial suivit la belle fille qui s’appelait
564 14 | demanda le marin au coeur superstitieux. Faut-il m’arrêter ici,
565 | sûr
566 11 | cette côte, les nuages, la surface de l’onde dont il entendait
567 18 | rebondi ; mais, tout en surveillant ses doigts habiles, elle
568 | t
569 26 | Trop tard ! pensa-t-il amèrement ;
570 8 | incendie, le couchant seul se teintait à peine des reflets de l’
571 11 | mer était devant lui, mais telle qu’on la voit en rêve ;
572 | temps
573 2 | aube qu’au plus noir des ténèbres. Un son semblable, mais
574 5 | distractions des escales, les tentations d’une vie facile à terre,
575 14 | arrêter ici, renoncer à tenter le sort, à interroger Céline ?
576 5 | est pas lui. Martial avait terminé son service et voulait épouser
577 [Titre]| Texte~
578 44 | tête, puis, levant les yeux timidement, elle regarda Martial pendant
579 4 | hirondelle qui nichait sous le toit de Martial sortit de son
580 1 | touffes d’herbe au haut des toits se dressaient immobiles
581 23 | Celui-ci laissa tomber sa baguette ; doucement,
582 8 | Le ciel se colorait de tons plus vifs ; la nuance des
583 26 | jolie fille… Les absents ont tort ! L’absence est mauvaise ;
584 18 | ses doigts habiles, elle tournait souvent la tête vers le
585 17 | étaient couchées, le mufle tourné vers la chaleur, et semblaient
586 | tous
587 9 | contenter du lit qu’on lui traçait depuis cinquante ans avec
588 1 | veille qui avaient laissé la trace des roues et des sabots
589 31 | ne se souvenait pas des traits de son visage.~
590 21 | hasardait à visiter la jolie trayeuse, car elle sourit en le voyant
591 2 | de juin, appelaient les trayeuses à débarrasser leurs mamelles
592 49 | de cuir dans sa main qui tremblait et passa devant lui.~
593 32 | revenu ? dit-elle d’une voix tremblante - peut-être le poids de
594 44 | la durée d’un éclair. Il tressaillit ; que n’eût-il pas donné
595 27 | assit au haut de la falaise, triste et presque méchant, car
596 17 | dans leur bien-être ; la troisième, debout, se laissait patiemment
597 | Trop
598 15 | enroulée comme un voile de tulle s’éleva lentement sur l’
599 36 | du pays qui veut qu’on se tutoie quand on s’est connu enfant.~
600 7 | L’usage de nos campagnes permet
601 24 | La seconde vache, s’approchant d’eux, posa
602 16 | promontoire et pénétra dans le vallon.~
603 6 | éveillée au village, et s’en vantait avec un naïf orgueil.~
604 11 | on la voit en rêve ; la vapeur des chaudes nuits d’été
605 26 | pendant ces deux années, à la veillée en hiver, à l’heure de traire
606 20 | quitté le village ; que venait-il faire auprès de Céline ?~
607 23 | genoux dans l’herbe humide et verte…~
608 12 | rêve : derrière lui, les vertes prairies, les arbres découpaient
609 36 | l’habitude du pays qui veut qu’on se tutoie quand on
610 2 | prolongé, presque éteint, il vibra un instant dans l’air limpide,
611 8 | se colorait de tons plus vifs ; la nuance des nuages,
612 5 | Martial avait fait sa dernière visite au pays, il avait encore
613 21 | François se hasardait à visiter la jolie trayeuse, car elle
614 19 | autre extrémité du pré il vit apparaître un autre homme.~
615 | voilà
616 4 | passa au bout des champs voisins… En ce moment l’hirondelle
617 11 | lui, mais telle qu’on la voit en rêve ; la vapeur des
618 | vos
619 46 | un jour, à votre dernier voyage, que, si j’étais bien sage,
620 26 | faire aimer là-bas, dans nos voyages, et au pays les jeunes filles
621 19 | Elle ne le voyait pas, c’était le sentier
622 21 | trayeuse, car elle sourit en le voyant approcher, et son regard
623 47 | C’est vrai ; il l’avait dit en riant,
624 | vu
625 10 | buisson de houx lui barrait la vue, il le tourna et revit enfin
626 8 | du roi ; les vapeurs du zénith étaient déjà atteintes par
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