Index | Mots: Alphabétique - Fréquence - Inversions - Longueur - Statistiques | Aide | Bibliothèque IntraText
Guy de Maupassant
En voyage

IntraText - Concordances

(Hapax Legomena)


    Partie
1 | 10 2 II| elle voulait dire.~10 mai 1883~ 3 II| voulait tenir jusqu'au bout l'absurde promesse de ne lui jamais 4 I| aveuglément dévoué, prêt à accomplir tous les ordres qu'elle 5 I| présence d'esprit et une audace admirables. Un médecin, qui passait 6 I| expérimenter mon courage dans une affaire de cette sorte ; mais j' 7 II| avais deviné. Et il pleurait affreusement quand il l'avait vue passer 8 | afin 9 I| homme mort, si vous ne m'aidez pas à passer la frontière. 10 II| connaissaient point.~    Il l'aimait, lui, avec le dévouement 11 II| sentais heureuse d'être aimée ainsi, avec ce respect et 12 | air 13 I| remit à sa voisine sans ajouter un mot, et il retourna s' 14 I| s'arrêtait dans une gare allemande, l'inconnu descendit ; puis, 15 I| répondit froidement :~    - Allez chercher ma femme de chambre.~     16 I| Mais soudain il calma son allure, siffla plusieurs fois et 17 I| méchant et de séduisant, d'altier et de doux, de tendre et 18 | ami 19 II| me gâterait Cette étrange amitié. Il faut que nous demeurions 20 I| Chaque homme avait une anecdote à son honneur, chacun avait 21 I| médecin, depuis plusieurs années, la voyait menacée d'une 22 I| défaillante de terreur, mais s'apaisant peu à peu. Quand à lui, 23 I| à quelque buffet, elle l'apercevait de loin qui la regardait. 24 II| levés vers l'hôtel. Il nous aperçut, se leva et s'éloigna sans 25 I| vitres, avec la peur de voir apparaître soudain une tête d'homme 26 I| fort beau, avec toute l'apparence d'un gentilhomme.~    Le 27 I| jetait par la nuit ses appels déchirants, ralentissait 28 I| Le matin venu, comme on s'arrêtait dans une gare allemande, 29 I| morte aujourd'hui, à qui arriva la plus singulière chose 30 I| loin qui la regardait. Ils arrivèrent à Menton.~ ~~ 31 I| un dit : "C'est ici qu'on assassine." Et on se mit à parler 32 II| fois la tête.~    Alors, j'assistai à une chose surprenante 33 I| Il referma la porte, s'assit, regarda sa voisine avec 34 I| répandu dans sa robe, et attendit. Quelques secondes s'écoulèrent, 35 I| plus mystérieuse et la plus attendrissante.~    C'était une Russe, 36 I| présence d'esprit et une audace admirables. Un médecin, 37 I| une de mes clientes, morte aujourd'hui, à qui arriva la plus 38 I| prévint le mari qui ordonna aussitôt à sa femme de partir pour 39 I| quitter Pétersbourg. Enfin l'automne dernier, la jugeant perdue, 40 II| va-t-elle ?" comprenant que je l'avais deviné. Et il pleurait affreusement 41 I| était un vieux domestique aveuglément dévoué, prêt à accomplir 42 I| juste que je le remplace. N'avez-vous besoin de rien ?~    Elle 43 I| brusquement :~    - Madame, n'ayez pas peur !~    Elle ne répondit 44 II| lui saisit la main et la baisa d'un interminable baiser, 45 II| baisa d'un interminable baiser, puis il se sauva comme 46 I| ruisseau de métal, et il se baissa tout à coup pour le ramasser.~     47 I| ouvrait des yeux énormes. Il balbutia :~    - Mais... barine.~     48 I| ramassa l'or jusque sous les banquettes, cherchant les dernières 49 I| balbutia :~    - Mais... barine.~    Elle reprit :~    - 50 I| bouche, entendant son coeur battre et ses oreilles bourdonner.~     51 | beau 52 I| grande dame, d'une exquise beauté. Vous savez comme les Russes 53 II| avec le dévouement d'une bête sauvée, reconnaissante et 54 I| prononcer une parole.~    Bientôt on s'arrêta de nouveau et 55 I| un homme parut, nu-tête, blessé à la main, haletant, en 56 I| indéfinissable couleur, d'un bleu gris, et leur grâce froide, 57 I| visage convulsé, prêt à bondir sur elle sans doute.~     58 II| une fois, à ce singulier bonhomme, et il me semble que je 59 I| retourner. Donne-moi ton bonnet et ton manteau.~    Le vieux 60 II| il vint à moi, le visage bouleversé ; il savait déjà la nouvelle.~    - 61 I| coeur battre et ses oreilles bourdonner.~    Il reprit :~    - Je 62 I| elle descendait à quelque buffet, elle l'apercevait de loin 63 II| recevais mes clients dans mon cabinet, je vis entrer un grand 64 I| vitesse. Mais soudain il calma son allure, siffla plusieurs 65 II| de conversation pour la calmer, on ne sut pas ce qu'elle 66 I| triste, regardant passer les campagnes et les villages, se sentant 67 I| était au complet depuis Cannes ; on causait, tout le monde 68 I| soudaines et aux irrésistibles caprices des maîtres. Et il s'éloigna, 69 | car 70 I| complet depuis Cannes ; on causait, tout le monde se connaissant. 71 | cependant 72 I| éperdue, jeta brusquement un châle sur son argent répandu dans 73 | chambre 74 I| dit-il, je n'ai jamais eu la chance d'expérimenter mon courage 75 I| tu ne viendras pas, j'ai changé d'avis. Je veux que tu restes 76 II| elle pleurait. Comme on changea de conversation pour la 77 II| plus singulière aventure de chemin de fer que je connaisse. 78 I| jusque sous les banquettes, cherchant les dernières pièces roulées 79 I| froidement :~    - Allez chercher ma femme de chambre.~     80 I| quelque malfaiteur en des circonstances surprenantes, avec une présence 81 I| connu une femme, une de mes clientes, morte aujourd'hui, à qui 82 II| jour, comme je recevais mes clients dans mon cabinet, je vis 83 I| la bouche, entendant son coeur battre et ses oreilles bourdonner.~     84 I| retourna s'asseoir à l'autre coin du wagon.~    Ils ne remuaient 85 | Comment 86 I| dernière fois son étrange compagnon, puis elle dit à son serviteur, 87 I| service occupant un autre compartiment. Elle restait contre la 88 I| I~~    Le wagon était au complet depuis Cannes ; on causait, 89 II| Comment va-t-elle ?" comprenant que je l'avais deviné. Et 90 I| précipiter sur la voie. Mais il comprit ce qu'elle allait faire, 91 I| tu vas retourner près du comte, je n'ai plus besoin de 92 I| serviteur. Je ne mets qu'une condition à ce que je fais : c'est 93 II| ces deux êtres qui ne se connaissaient point.~    Il l'aimait, 94 I| causait, tout le monde se connaissant. Lorsqu'on passa Tarascon, 95 II| désespérément de le recevoir, de connaître son nom, de lui parler. 96 I| cette sorte ; mais j'ai connu une femme, une de mes clientes, 97 I| Marie, la voix tremblante, considéra une dernière fois son étrange 98 II| avec ce respect et cette constance, avec cette poésie exagérée, 99 I| Midi, voulut à son tour conter une aventure :~    Moi, 100 I| ni volé, ni rien fait de contraire à l'honneur. Cela je vous 101 | contre 102 II| pleurait. Comme on changea de conversation pour la calmer, on ne sut 103 I| donnerait.~    La nuit tomba, le convoi roulait à toute vitesse. 104 I| toujours, essoufflé, le visage convulsé, prêt à bondir sur elle 105 I| à la main, haletant, en costume de soirée. Il referma la 106 II| son banc, elle revenait se coucher avec un sourire aux lèvres.~     107 I| son poignet dont le sang coulait.~    La jeune femme se sentait 108 I| sur le tapis comme l'eau coule d'une gouttière.~    L'homme, 109 I| rapprochés, son or se mit à couler sur le tapis comme l'eau 110 I| rapprochés, d'une indéfinissable couleur, d'un bleu gris, et leur 111 I| chance d'expérimenter mon courage dans une affaire de cette 112 I| gentilhomme.~    Le train courait par les ténèbres, jetait 113 I| Le train repartit, courant à la frontière.~    Alors 114 I| toute sa fortune, et elle courut à la portière pour se précipiter 115 II| été moins fous que vous ne croyez... Ils étaient... Ils étaient...~     116 I| Puis, quand le petit sac de cuir fut plein de nouveau, il 117 I| Baranow, une très grande dame, d'une exquise beauté. Vous 118 I| inconnu descendit ; puis, debout à la portière :~    - Pardonnez-moi, 119 I| jetait par la nuit ses appels déchirants, ralentissait parfois sa 120 I| poitrine et tâchait de la décider à venir dans le midi de 121 I| vieux domestique, effaré, se décoiffa et tendit son manteau, obéissant 122 I| immobile et muette, encore défaillante de terreur, mais s'apaisant 123 I| La jeune femme se sentait défaillir de peur. Cet homme, certes, 124 | déjà 125 I| leur nez fin, leur bouche délicate, leurs yeux rapprochés, 126 II| Docteur, je viens vous demander des nouvelles de la comtesse 127 I| ni l'un ni l'autre. Elle demeurait immobile et muette, encore 128 II| amitié. Il faut que nous demeurions étrangers l'un à l'autre."~     129 I| Pétersbourg. Enfin l'automne dernier, la jugeant perdue, le docteur 130 I| banquettes, cherchant les dernières pièces roulées au loin. 131 I| frissonnant la nuit sombre derrière les vitres, avec la peur 132 I| disparut.~    Quand elle descendait à quelque buffet, elle l' 133 I| gare allemande, l'inconnu descendit ; puis, debout à la portière :~    - 134 II| d'exaltée, elle refusait désespérément de le recevoir, de connaître 135 I| lui un regard brusque vite détourné. C'était un homme de trente 136 II| comprenant que je l'avais deviné. Et il pleurait affreusement 137 I| vieux domestique aveuglément dévoué, prêt à accomplir tous les 138 II| sauvée, reconnaissante et dévouée à la mort. Il venait chaque 139 I| est peut-être seulement la différence de race et de type qui me 140 I| parlerez jamais, que vous ne me direz pas un mot, ni pour me remercier, 141 I| chambre.~    Il y alla. Puis disparut.~    Quand elle descendait 142 | dix 143 II| certes également une sorte de Don Quichotte, car il ne fit 144 I| des suppositions, chacun donnait son avis ; les femmes regardaient 145 I| l'argent pour retourner. Donne-moi ton bonnet et ton manteau.~     146 I| tous les ordres qu'elle lui donnerait.~    La nuit tomba, le convoi 147 I| vitesse. Elle ne pouvait dormir, énervée à l'excès. Soudain 148 II| une chose surprenante et douloureuse, à l'amour muet de ces deux 149 | doute 150 I| séduisant, d'altier et de doux, de tendre et de sévère, 151 | droit 152 II| que les hommes sont des drôles de toqués.~    Une femme 153 I| leur grâce froide, un peu dure ! Elles ont quelque chose 154 I| couler sur le tapis comme l'eau coule d'une gouttière.~     155 II| quitta sa chaise longue, alla écarter les rideaux et me montra 156 I| attendit. Quelques secondes s'écoulèrent, puis un homme parut, nu-tête, 157 I| maintenant par les poignets : "Ecoutez-moi, madame, je ne suis pas 158 I| Le vieux domestique, effaré, se décoiffa et tendit son 159 I| pour le ramasser.~    Elle, effarée, se leva, jetant à terre 160 II| rideaux et me montra en effet l'homme qui était venu me 161 I| à raconter des histoires effrayantes de mauvaises rencontres, 162 II| Quant à lui, il était certes également une sorte de Don Quichotte, 163 I| qu'elle allait faire, s'élança, la saisit dans ses bras, 164 I| franchirons la limite de l'empire. Si vous ne me secourez 165 II| sur sa santé. Elle parut émue et me raconta toute l'histoire 166 | encore 167 I| Elle ne pouvait dormir, énervée à l'excès. Soudain la pensée 168 I| abandonnée dans la vie, sans enfants, presque sans parents, avec 169 | Enfin 170 I| interdit, ouvrait des yeux énormes. Il balbutia :~    - Mais... 171 I| incapable d'ouvrir la bouche, entendant son coeur battre et ses 172 II| dans mon cabinet, je vis entrer un grand garçon qui me dit :~    - 173 II| chaise longue et allait entrouvrir son rideau pour regarder 174 I| des yeux luisants, puis enveloppa d'un mouchoir son poignet 175 I| un homme de trente ans, environ, fort beau, avec toute l' 176 I| venir avec elle, comme on envoie à l'hôpital un valet malade.~     177 I| ouvrir. La comtesse Marie, éperdue, jeta brusquement un châle 178 I| surprenantes, avec une présence d'esprit et une audace admirables. 179 I| Il la fixait toujours, essoufflé, le visage convulsé, prêt 180 I| qu'elle fit, ses genoux s'étant rapprochés, son or se mit 181 I| pour vous, monsieur, vous êtes Ivan, mon serviteur. Je 182 II| même, la comtesse qu'un étranger était venu m'interroger 183 II| faut que nous demeurions étrangers l'un à l'autre."~    Quant 184 | être 185 II| l'amour muet de ces deux êtres qui ne se connaissaient 186 II| mi-voix.~    - Ces deux êtres-là ont été moins fous que vous 187 | eu 188 | eût 189 II| constance, avec cette poésie exagérée, avec ce dévouement prêt 190 II| fidèle à son obstination d'exaltée, elle refusait désespérément 191 I| pouvait dormir, énervée à l'excès. Soudain la pensée lui vint 192 I| ai jamais eu la chance d'expérimenter mon courage dans une affaire 193 I| très grande dame, d'une exquise beauté. Vous savez comme 194 I| rapide, des heures passées en face d'un personnage suspect.~     195 II| me regarde d'une étrange façon, mais il ne m'a jamais parlé.~     196 II| l'avait vue passer plus faible et plus pâle chaque jour.~     197 II| pendant ses longues heures de faiblesse, elle se levait de sa chaise 198 | faire 199 I| une condition à ce que je fais : c'est que vous ne me parlerez 200 | faite 201 I| chacun donnait son avis ; les femmes regardaient en frissonnant 202 II| regarder s'il était là, sous sa fenêtre. Et quand elle l'avait vu, 203 II| parle qu'il est sous mes fenêtres.~    Elle quitta sa chaise 204 II| singulière aventure de chemin de fer que je connaisse. Il faut 205 II| prêt à tout. Et pourtant, fidèle à son obstination d'exaltée, 206 | fin 207 I| voler et la tuer.~    Il la fixait toujours, essoufflé, le 208 I| restait droit, les yeux fixés devant lui, très pâle, comme 209 I| et vida sur ses genoux le flot luisant de métal.~    Mais 210 I| arrêta de nouveau et des fonctionnaires en uniforme visitèrent le 211 I| bras, la fit asseoir de force, et la maintenant par les 212 | fort 213 I| jetant à terre toute sa fortune, et elle courut à la portière 214 I| à fait charmant pour un Français. Au fond, c'est peut-être 215 I| dans une heure vingt, nous franchirons la limite de l'empire. Si 216 I| souffle d'air froid lui frappa le visage. Surprise, elle 217 I| les femmes regardaient en frissonnant la nuit sombre derrière 218 I| à coup un souffle d'air froid lui frappa le visage. Surprise, 219 I| bleu gris, et leur grâce froide, un peu dure ! Elles ont 220 I| rien ?~    Elle répondit froidement :~    - Allez chercher ma 221 II| je vis entrer un grand garçon qui me dit :~    - Docteur, 222 I| comme on s'arrêtait dans une gare allemande, l'inconnu descendit ; 223 I| avait intimidé, terrassé et garrotté quelque malfaiteur en des 224 II| disait : "Non, non, cela me gâterait Cette étrange amitié. Il 225 I| seule dans son wagon, ses gens de service occupant un autre 226 I| avec toute l'apparence d'un gentilhomme.~    Le train courait par 227 I| lui, il ne faisait pas un geste, pas un mouvement ; il restait 228 I| comme l'eau coule d'une gouttière.~    L'homme, surpris, regardait 229 I| d'un bleu gris, et leur grâce froide, un peu dure ! Elles 230 | grand 231 I| Marie Baranow, une très grande dame, d'une exquise beauté. 232 II| son salut avec un sourire grave et charmant. Je la sentais 233 I| indéfinissable couleur, d'un bleu gris, et leur grâce froide, un 234 Ded| A Gustave Toudouze.~ ~ 235 I| toujours sans répondre, habitué aux volontés soudaines et 236 I| nu-tête, blessé à la main, haletant, en costume de soirée. Il 237 II| émue et me raconta toute l'histoire que je viens de vous dire. 238 I| on se mit à raconter des histoires effrayantes de mauvaises 239 I| médecin, qui passait chaque hiver dans le Midi, voulut à son 240 II| faut dire aussi que les hommes sont des drôles de toqués.~     241 I| elle, comme on envoie à l'hôpital un valet malade.~    A chaque 242 I| clientes, morte aujourd'hui, à qui arriva la plus singulière 243 | I 244 | ici 245 II| II~~    Le docteur se tut une 246 I| Elle ne répondit rien, incapable d'ouvrir la bouche, entendant 247 I| ce soit.~    L'inconnu s'inclina sans prononcer une parole.~     248 I| leurs yeux rapprochés, d'une indéfinissable couleur, d'un bleu gris, 249 I| serviteur Ivan venait s'informer si rien ne manquait à sa 250 I| parler du mystérieux et insaisissable meurtrier qui, depuis deux 251 II| puis il se sauva comme un insensé. ~Le docteur se tut de nouveau, 252 I| besoin de toi.~    L'homme, interdit, ouvrait des yeux énormes. 253 II| la main et la baisa d'un interminable baiser, puis il se sauva 254 II| un étranger était venu m'interroger sur sa santé. Elle parut 255 I| son honneur, chacun avait intimidé, terrassé et garrotté quelque 256 I| volontés soudaines et aux irrésistibles caprices des maîtres. Et 257 I| villages, se sentant bien isolée, bien abandonnée dans la 258 II| sortit en trébuchant comme un ivrogne.~    Je prévins, le soir 259 I| comtesse Marie, éperdue, jeta brusquement un châle sur 260 I| Elle, effarée, se leva, jetant à terre toute sa fortune, 261 I| le sang coulait.~    La jeune femme se sentait défaillir 262 I| Enfin l'automne dernier, la jugeant perdue, le docteur prévint 263 I| honneur. Cela je vous le jure. Je ne puis vous en dire 264 | jusqu 265 I| genoux, il ramassa l'or jusque sous les banquettes, cherchant 266 I| votre domestique, il est juste que je le remplace. N'avez-vous 267 | 268 I| maîtres. Et il s'éloigna, les larmes aux yeux.~    Le train repartit, 269 | leurs 270 II| heures de faiblesse, elle se levait de sa chaise longue et allait 271 II| de la promenade, les yeux levés vers l'hôtel. Il nous aperçut, 272 II| coucher avec un sourire aux lèvres.~    Elle mourut un matin, 273 I| vingt, nous franchirons la limite de l'empire. Si vous ne 274 II| Quand il fut devant le lit de la morte, il lui saisit 275 II| Souvent, pendant ses longues heures de faiblesse, elle 276 | Lorsqu 277 I| vida sur ses genoux le flot luisant de métal.~    Mais tout 278 I| sa voisine avec des yeux luisants, puis enveloppa d'un mouchoir 279 II| qu'elle voulait dire.~10 mai 1883~ 280 II| bras et rentrai dans la maison.~    Quand il fut devant 281 I| irrésistibles caprices des maîtres. Et il s'éloigna, les larmes 282 I| si rien ne manquait à sa maîtresse. C'était un vieux domestique 283 I| envoie à l'hôpital un valet malade.~    A chaque station, son 284 I| la voyait menacée d'une maladie de poitrine et tâchait de 285 I| venait s'informer si rien ne manquait à sa maîtresse. C'était 286 I| ralentissait parfois sa marche, puis repartait à toute 287 I| histoires effrayantes de mauvaises rencontres, des tête-à-tête 288 I| Elles ont quelque chose de méchant et de séduisant, d'altier 289 II| Je prévins, le soir même, la comtesse qu'un étranger 290 I| plusieurs années, la voyait menacée d'une maladie de poitrine 291 I| Ivan, mon serviteur. Je ne mets qu'une condition à ce que 292 I| dire davantage."~    Et, se mettant à genoux, il ramassa l'or 293 I| mystérieux et insaisissable meurtrier qui, depuis deux ans, s' 294 II| Une femme murmura à mi-voix.~    - Ces deux êtres-là 295 I| avait remis à la dernière minute, en or de France. Elle ouvrit 296 I| Ces choses sont pour vous, monsieur, vous êtes Ivan, mon serviteur. 297 II| écarter les rideaux et me montra en effet l'homme qui était 298 I| leur tendit les papiers et, montrant l'homme assis au fond de 299 I| luisants, puis enveloppa d'un mouchoir son poignet dont le sang 300 II| sourire aux lèvres.~    Elle mourut un matin, vers dix heures. 301 II| et douloureuse, à l'amour muet de ces deux êtres qui ne 302 I| restèrent en tête-à-tête, muets tous deux.~    Le matin 303 I| Elle demeurait immobile et muette, encore défaillante de terreur, 304 II| de toqués.~    Une femme murmura à mi-voix.~    - Ces deux 305 I| monde, et aussi la plus mystérieuse et la plus attendrissante.~     306 I| Et on se mit à parler du mystérieux et insaisissable meurtrier 307 I| semblent belles, avec leur nez fin, leur bouche délicate, 308 | nom 309 | nouvelle 310 II| viens vous demander des nouvelles de la comtesse Marie Baranow. 311 I| écoulèrent, puis un homme parut, nu-tête, blessé à la main, haletant, 312 I| décoiffa et tendit son manteau, obéissant toujours sans répondre, 313 II| Et pourtant, fidèle à son obstination d'exaltée, elle refusait 314 I| France ; mais elle refusait obstinément de quitter Pétersbourg. 315 I| wagon, ses gens de service occupant un autre compartiment. Elle 316 I| qui, depuis deux ans, s'offre, de temps en temps, la vie 317 II| suit maintenant comme mon ombre, je le rencontre chaque 318 I| docteur prévint le mari qui ordonna aussitôt à sa femme de partir 319 I| son coeur battre et ses oreilles bourdonner.~    Il reprit :~    - 320 I| L'homme, interdit, ouvrait des yeux énormes. Il balbutia :~    - 321 I| minute, en or de France. Elle ouvrit son petit sac, et vida sur 322 I| comtesse leur tendit les papiers et, montrant l'homme assis 323 I| debout à la portière :~    - Pardonnez-moi, madame, de rompre ma promesse ; 324 I| sans enfants, presque sans parents, avec un mari dont l'amour 325 I| déchirants, ralentissait parfois sa marche, puis repartait 326 II| ajouta :~    - Tenez, je parle qu'il est sous mes fenêtres.~     327 I| fais : c'est que vous ne me parlerez jamais, que vous ne me direz 328 I| inclina sans prononcer une parole.~    Bientôt on s'arrêta 329 I| ordonna aussitôt à sa femme de partir pour Menton.~    Elle prit 330 I| se connaissant. Lorsqu'on passa Tarascon, quelqu'un dit : " 331 I| admirables. Un médecin, qui passait chaque hiver dans le Midi, 332 I| dans un rapide, des heures passées en face d'un personnage 333 I| domestique Ivan, dont voici le passeport.~    Le train se remit en 334 I| énervée à l'excès. Soudain la pensée lui vint de compter l'argent 335 I| heures passées en face d'un personnage suspect.~    Chaque homme 336 I| refusait obstinément de quitter Pétersbourg. Enfin l'automne dernier, 337 I| Français. Au fond, c'est peut-être seulement la différence 338 I| cherchant les dernières pièces roulées au loin. Puis, quand 339 I| le petit sac de cuir fut plein de nouveau, il le remit 340 II| cette constance, avec cette poésie exagérée, avec ce dévouement 341 I| enveloppa d'un mouchoir son poignet dont le sang coulait.~     342 I| et la maintenant par les poignets : "Ecoutez-moi, madame, 343 I| menacée d'une maladie de poitrine et tâchait de la décider 344 I| de soirée. Il referma la porte, s'assit, regarda sa voisine 345 II| dévouement prêt à tout. Et pourtant, fidèle à son obstination 346 I| courut à la portière pour se précipiter sur la voie. Mais il comprit 347 I| parut à la portière afin de prendre les ordres. La comtesse 348 | près 349 I| circonstances surprenantes, avec une présence d'esprit et une audace admirables. 350 | presque 351 I| pas un malfaiteur, et, la preuve, c'est que je vais ramasser 352 II| comme un ivrogne.~    Je prévins, le soir même, la comtesse 353 I| jugeant perdue, le docteur prévint le mari qui ordonna aussitôt 354 II| vous, dit-il.~    Je lui pris le bras et rentrai dans 355 I| partir pour Menton.~    Elle prit le train, seule dans son 356 I| promesse ; mais je vous ai privée de votre domestique, il 357 II| assis sur un banc de la promenade, les yeux levés vers l'hôtel. 358 I| L'inconnu s'inclina sans prononcer une parole.~    Bientôt 359 II| étrangers l'un à l'autre."~    Quant à lui, il était certes également 360 I| Lorsqu'on passa Tarascon, quelqu'un dit : "C'est ici qu'on 361 | Quelques 362 II| également une sorte de Don Quichotte, car il ne fit rien pour 363 II| sous mes fenêtres.~    Elle quitta sa chaise longue, alla écarter 364 I| refusait obstinément de quitter Pétersbourg. Enfin l'automne 365 | quoi 366 I| seulement la différence de race et de type qui me fait voir 367 II| santé. Elle parut émue et me raconta toute l'histoire que je 368 I| portière. Et on se mit à raconter des histoires effrayantes 369 I| nuit ses appels déchirants, ralentissait parfois sa marche, puis 370 I| se mettant à genoux, il ramassa l'or jusque sous les banquettes, 371 I| tête-à-tête avec des fous dans un rapide, des heures passées en face 372 II| car il ne fit rien pour se rapprocher d'elle. Il voulait tenir 373 II| Un jour, comme je recevais mes clients dans mon cabinet, 374 II| refusait désespérément de le recevoir, de connaître son nom, de 375 II| dévouement d'une bête sauvée, reconnaissante et dévouée à la mort. Il 376 I| en costume de soirée. Il referma la porte, s'assit, regarda 377 II| a jamais parlé.~    Elle réfléchit, puis ajouta :~    - Tenez, 378 I| elle jetait vers lui un regard brusque vite détourné. C' 379 I| referma la porte, s'assit, regarda sa voisine avec des yeux 380 I| donnait son avis ; les femmes regardaient en frissonnant la nuit sombre 381 I| portière, un peu triste, regardant passer les campagnes et 382 II| fois que je sors ; il me regarde d'une étrange façon, mais 383 II| entrouvrir son rideau pour regarder s'il était là, sous sa fenêtre. 384 I| direz pas un mot, ni pour me remercier, ni pour quoi que ce soit.~     385 I| argent que son mari lui avait remis à la dernière minute, en 386 I| il est juste que je le remplace. N'avez-vous besoin de rien ?~     387 I| coin du wagon.~    Ils ne remuaient plus ni l'un ni l'autre. 388 II| ans.~    Et quand ils se rencontraient, elle lui rendait son salut 389 II| maintenant comme mon ombre, je le rencontre chaque fois que je sors ; 390 I| effrayantes de mauvaises rencontres, des tête-à-tête avec des 391 II| rencontraient, elle lui rendait son salut avec un sourire 392 I| ramasser cet argent et vous le rendre. Mais je suis un homme perdu, 393 II| Je lui pris le bras et rentrai dans la maison.~    Quand 394 I| un châle sur son argent répandu dans sa robe, et attendit. 395 I| parfois sa marche, puis repartait à toute vitesse. Mais soudain 396 I| larmes aux yeux.~    Le train repartit, courant à la frontière.~     397 II| ami de son mari.~    Je répondis :~    - Elle est perdue. 398 I| obéissant toujours sans répondre, habitué aux volontés soudaines 399 II| être aimée ainsi, avec ce respect et cette constance, avec 400 I| Pendant toute la nuit, ils restèrent en tête-à-tête, muets tous 401 I| changé d'avis. Je veux que tu restes en Russie. Tiens, voici 402 I| sans ajouter un mot, et il retourna s'asseoir à l'autre coin 403 II| Elle est perdue. Elle ne retournera pas en Russie.~    Et cet 404 II| immobile sur son banc, elle revenait se coucher avec un sourire 405 II| et allait entrouvrir son rideau pour regarder s'il était 406 II| longue, alla écarter les rideaux et me montra en effet l' 407 I| son argent répandu dans sa robe, et attendit. Quelques secondes 408 I| Pardonnez-moi, madame, de rompre ma promesse ; mais je vous 409 I| La nuit tomba, le convoi roulait à toute vitesse. Elle ne 410 I| cherchant les dernières pièces roulées au loin. Puis, quand le 411 I| Le train se remit en route.~    Pendant toute la nuit, 412 I| homme, surpris, regardait ce ruisseau de métal, et il se baissa 413 I| beauté. Vous savez comme les Russes sont belles, du moins comme 414 II| rencontraient, elle lui rendait son salut avec un sourire grave et 415 I| mouchoir son poignet dont le sang coulait.~    La jeune femme 416 II| homme brusquement se mit à sangloter, puis il se leva et sortit 417 II| venu m'interroger sur sa santé. Elle parut émue et me raconta 418 II| interminable baiser, puis il se sauva comme un insensé. ~Le docteur 419 II| le dévouement d'une bête sauvée, reconnaissante et dévouée 420 I| une exquise beauté. Vous savez comme les Russes sont belles, 421 I| robe, et attendit. Quelques secondes s'écoulèrent, puis un homme 422 I| l'empire. Si vous ne me secourez point, je suis perdu. Et 423 I| quelque chose de méchant et de séduisant, d'altier et de doux, de 424 II| singulier bonhomme, et il me semble que je le connais depuis 425 I| du moins comme elles nous semblent belles, avec leur nez fin, 426 I| coulait.~    La jeune femme se sentait défaillir de peur. Cet homme, 427 I| campagnes et les villages, se sentant bien isolée, bien abandonnée 428 I| davantage. Dans une heure, nous serons à la dernière station russe ; 429 I| dans son wagon, ses gens de service occupant un autre compartiment. 430 I| Elle prit le train, seule dans son wagon, ses gens 431 | seulement 432 I| de doux, de tendre et de sévère, tout à fait charmant pour 433 I| soudain il calma son allure, siffla plusieurs fois et s'arrêta 434 II| parlé qu'une fois, à ce singulier bonhomme, et il me semble 435 II| ivrogne.~    Je prévins, le soir même, la comtesse qu'un 436 I| haletant, en costume de soirée. Il referma la porte, s' 437 | soit 438 I| regardaient en frissonnant la nuit sombre derrière les vitres, avec 439 II| rencontre chaque fois que je sors ; il me regarde d'une étrange 440 II| vers dix heures. Comme je sortais de l'hôtel, il vint à moi, 441 II| sangloter, puis il se leva et sortit en trébuchant comme un ivrogne.~     442 I| répondre, habitué aux volontés soudaines et aux irrésistibles caprices 443 I| Mais tout à coup un souffle d'air froid lui frappa le 444 II| faite dans le wagon.~    Souvent, pendant ses longues heures 445 II| que je ne connais point me suit maintenant comme mon ombre, 446 I| voyageur. Chacun faisait des suppositions, chacun donnait son avis ; 447 II| j'assistai à une chose surprenante et douloureuse, à l'amour 448 I| malfaiteur en des circonstances surprenantes, avec une présence d'esprit 449 I| gouttière.~    L'homme, surpris, regardait ce ruisseau de 450 I| froid lui frappa le visage. Surprise, elle leva la tête. La portière 451 I| en face d'un personnage suspect.~    Chaque homme avait 452 II| conversation pour la calmer, on ne sut pas ce qu'elle voulait dire.~ 453 I| une maladie de poitrine et tâchait de la décider à venir dans 454 I| or se mit à couler sur le tapis comme l'eau coule d'une 455 I| connaissant. Lorsqu'on passa Tarascon, quelqu'un dit : "C'est 456 I| d'altier et de doux, de tendre et de sévère, tout à fait 457 I| Le train courait par les ténèbres, jetait par la nuit ses 458 II| réfléchit, puis ajouta :~    - Tenez, je parle qu'il est sous 459 II| rapprocher d'elle. Il voulait tenir jusqu'au bout l'absurde 460 I| chacun avait intimidé, terrassé et garrotté quelque malfaiteur 461 I| effarée, se leva, jetant à terre toute sa fortune, et elle 462 I| muette, encore défaillante de terreur, mais s'apaisant peu à peu. 463 I| que tu restes en Russie. Tiens, voici de l'argent pour 464 | toi 465 I| lui donnerait.~    La nuit tomba, le convoi roulait à toute 466 II| hommes sont des drôles de toqués.~    Une femme murmura à 467 Ded| A Gustave Toudouze.~ ~ 468 | tour 469 II| il se leva et sortit en trébuchant comme un ivrogne.~    Je 470 I| comtesse Marie, la voix tremblante, considéra une dernière 471 I| détourné. C'était un homme de trente ans, environ, fort beau, 472 I| contre la portière, un peu triste, regardant passer les campagnes 473 II| homme qui était venu me trouver, assis sur un banc de la 474 I| cependant, madame, je n'ai ni tué, ni volé, ni rien fait de 475 I| venu pour la voler et la tuer.~    Il la fixait toujours, 476 I| différence de race et de type qui me fait voir tant de 477 I| et des fonctionnaires en uniforme visitèrent le train. La 478 II| jour me dire : "Comment va-t-elle ?" comprenant que je l'avais 479 | vais 480 I| on envoie à l'hôpital un valet malade.~    A chaque station, 481 I| brusque :~    - Ivan, tu vas retourner près du comte, 482 | veux 483 I| ouvrit son petit sac, et vida sur ses genoux le flot luisant 484 I| reprit :~    - Non, tu ne viendras pas, j'ai changé d'avis. 485 I| passer les campagnes et les villages, se sentant bien isolée, 486 II| clients dans mon cabinet, je vis entrer un grand garçon qui 487 I| fonctionnaires en uniforme visitèrent le train. La comtesse leur 488 I| vers lui un regard brusque vite détourné. C'était un homme 489 I| nuit sombre derrière les vitres, avec la peur de voir apparaître 490 I| pour se précipiter sur la voie. Mais il comprit ce qu'elle 491 | Voilà 492 I| comtesse Marie dit à son voisin.~    - Ces choses sont pour 493 I| madame, je n'ai ni tué, ni volé, ni rien fait de contraire 494 I| et il était venu pour la voler et la tuer.~    Il la fixait 495 I| sans répondre, habitué aux volontés soudaines et aux irrésistibles 496 | votre 497 II| déjà la nouvelle.~    - Je voudrais la voir une seconde, devant 498 I| chaque hiver dans le Midi, voulut à son tour conter une aventure :~     499 I| temps en temps, la vie d'un voyageur. Chacun faisait des suppositions, 500 I| depuis plusieurs années, la voyait menacée d'une maladie de 501 | vu 502 | y


Best viewed with any browser at 800x600 or 768x1024 on Tablet PC
IntraText® (V89) - Some rights reserved by EuloTech SRL - 1996-2008. Content in this page is licensed under a Creative Commons License