1885-porta | porte-vraim
Partie
503 II| Quand ils seraient éclos j'porterais à vot'poule les poussins
504 III| On allait s'informer aux portes voisines Vers trois heures,
505 II| planche de la cour, on la posait au bord du lit et on jouait
506 III| homme à ses poules, obsédée, possédée par la préoccupation des
507 II| mouvement qui lui demeurât possible. Il appelait cet exercice
508 III| qui accomplissait dans le poulailler la même besogne que lui.~
509 III| préoccupation des petits poulets qui mûrissaient dans le
510 II| reprit :~ - Si ça s'peut ? Pourqué que ça n'se pourrait point ?
511 | Pourquoi
512 II| paillasse.~ Il demeurait gai pourtant, mais d'une gaieté différente,
513 II| omelette.~ Au juron qu'il poussa, la mère Toine accourut,
514 II| curieux dans la chambre, puis poussait son cri sonore. Et parfois
515 II| suffoquer, toussant, éternuant, poussant des cris, et le gros homme
516 III| fut telle, qu'il se mit à pousser des cris, et il lâcha le
517 II| porterais à vot'poule les poussins de vot'homme pour qu'a les
518 II| bientôt insupportable. Elle ne pouvait tolérer que son gros faigniant
519 III| étant arrivée cueillit avec précaution la bestiole blottie sous
520 II| avec des lenteurs et des précautions infinies.~ - T'as donc
521 III| de monde. Les buveurs se précipitèrent, envahirent la chambre,
522 I| était invité de droit à prélever son petit verre sur tout
523 III| m'invites à fricasser l'premier, pas vrai ?~ A cette
524 I| cesse :~ - Ma Fine est la première de France.~ Sa Fine,
525 II| immobilité. On espérait, dans les premiers temps, que ses grosses jambes
526 I| comme il a changé !" elle prenait plaisir à l'engraisser,
527 II| fricot tant que tu n'les prendras point. J'verrons ben c'qu'
528 III| obsédée, possédée par la préoccupation des petits poulets qui mûrissaient
529 I| entrait chaque fois que se présentait un consommateur, car Toine-ma-Fine
530 III| Ils attendirent. Les amis prévenus que les temps étaient proches
531 II| plaisantait et attendit, puis il pria, supplia, jura, fit des "
532 I| deux choses qui m'opposent, primo qu'a l'est salée, et deusio
533 I| entier, elle en voulait principalement à son mari. Elle lui en
534 III| mouvement, car la vieille le privait de nourriture avec férocité
535 III| prévenus que les temps étaient proches arrivèrent bientôt inquiets
536 II| lapin ?~ Toine-ma-Fine prononçait :- Pour galoper, point encore.
537 I| entier semblait être la propriété d'Antoine Mâcheblé, dit
538 II| attaques de sa femme avec prudence, pour ne point casser encore
539 III| grand rire s'éleva dans le public. D'autres personnes emplissaient
540 II| deuil, mon gendre, de n'pus goûter d'ma Fine, nom d'
541 II| cloison du café, afin qu'il pût entendre ce qu'on disait
542 II| Toine répondit :~ - J'ai quasiment t'une lourdeur dans l'épaule.~
543 | quelque
544 I| il fallait l'entendre se quereller avec sa femme ! C'était
545 I| dans l'étable à cochons nu quétou comme ça ? C'est que d'la
546 | quoi
547 II| Elle fut frappée par ce raisonnement et s'en alla, songeuse et
548 II| les élève. Ça vous en f'rait d'la volaille, la mé !~
549 III| sa grande main maigre, et ramena un second poussin, avec
550 II| autre avec un bruit sourd, rapides comme les pattes d'un lapin
551 II| planche, saisissait le jeu, le rapportait dans le café et déclarait
552 I| maisons, blotties dans ce ravin couvert d'herbe et d'ajonc,
553 III| homme.~ Les assistants, ravis, s'en allèrent en devisant
554 II| travers le mur quand il reconnaissait les voix des amis ; il criait :~ -
555 II| se fâcha, il résista, il refusa résolument de laisser mettre
556 I| gros sous, ensuite, pour sa régalade.~ Les farceurs du pays
557 I| double plaisir, plaisir de se régaler d'abord et d'amasser des
558 II| pé Toine. C'est-il que tu regalopes, gros lapin ?~ Toine-ma-Fine
559 II| parfois sur la fenêtre, regardait d'un oeil rond et curieux
560 I| curiosité rien que de le regarder boire. Il buvait tant qu'
561 I| Tâche pour voir.~ Et relevant sa manche sur son bras énorme :~ -
562 III| couverte de duvet jaune, qui remuait dans ses doigts.~ Son
563 II| corps énorme, impossible à remuer, à soulever, restait frappé
564 II| malicieux, futé comme un renard, et Césaire Paumelle, qui
565 I| des perfidies bouffonnes, rendant irrésistiblement comique
566 I| avait pour enseigne : "Au Rendez-vous des Amis", et il était bien,
567 I| Tournevent.~ Il avait rendu célèbre le hameau enfoncé
568 II| malin-là. Ils étaient trois qui reparaissaient tous les jours : Célestin
569 I| Quand on donnait un repas à Fécamp chez les gens de
570 III| voulurent le voir. On se le repassa, en le considérant attentivement
571 I| La vieille furieuse reprenait~ - Espère un brin...
572 II| que ses grosses jambes reprendraient quelque énergie, mais cet
573 II| de poing, mais il dut se résigner à laisser introduire dans
574 II| insistait, il se fâcha, il résista, il refusa résolument de
575 II| fâcha, il résista, il refusa résolument de laisser mettre sous ses
576 II| impossible à remuer, à soulever, restait frappé d'immobilité. On
577 II| ma Fine, nom d'un nom. L'reste, j'men gargarise, mais de
578 III| événement, et Horslaville, resté le dernier, demanda :~ -
579 II| nuits dans son lit qu'on ne retapait qu'une fois par semaine,
580 III| moitié des jours. Il fut réveillé soudain par un chatouillement
581 II| Les trois amis de Toine riaient à suffoquer, toussant, éternuant,
582 I| gros bouffi !~ Toine riait de tout son coeur en se
583 I| dans la maigreur, dans les rides, dans l'affaissement croissant
584 I| les jours. Seulement Toine rigolait tandis que sa bourgeoise
585 I| Montivilliers pour le voir et pour rigoler en l'écoutant, car il aurait
586 I| allait furieuse, sous les rires des buveurs.~ Toine,
587 I| êtres devenaient chez lui risibles, cocasses, divertissantes,
588 II| couves, propre à rien.~ Il rit d'abord ; puis, comme elle
589 II| fenêtre, regardait d'un oeil rond et curieux dans la chambre,
590 I| le vent dur et salé, qui ronge et brûle comme le feu, dessèche
591 II| disparu, un coq aux plumes rouges sautait parfois sur la fenêtre,
592 II| frémissant de fureur, elle se rua sur le paralytique et se
593 II| pardi, et on faisait de rudes parties, depuis deux heures
594 III| coquilles.~ Ce fut une grande rumeur parmi les assistants. Et
595 II| considérant la figure mince et rusée du paysan qui continua :~ -
596 I| semble s'amuser, avec des ruses, des gaietés et des perfidies
597 III| des mouvements soigneux de sage-femme.~ Les voisins voulurent
598 III| celui-là, jusqu'au lendemain, saisi par une tendresse de mère
599 II| fureur, culbutait la planche, saisissait le jeu, le rapportait dans
600 III| aussitôt la main gauche et saisit une bête couverte de duvet
601 I| du large, le vent dur et salé, qui ronge et brûle comme
602 I| opposent, primo qu'a l'est salée, et deusio qu'i faudrait
603 II| Toine-ma-Fine désertèrent bientôt la salle du café, pour venir, chaque
604 III| cercle comme autour d'un saltimbanque, et la vieille étant arrivée
605 II| un coq aux plumes rouges sautait parfois sur la fenêtre,
606 III| Les gens du pays qui savaient l'histoire s'en venaient,
607 I| pour la façon dont elle savait engraisser les volailles.~
608 II| dit :~ - Hé ! la mé, savez-vous c'que j'f'rais, mé, si j'
609 II| Prosper Horslaville, un petit sec avec un nez de furet, malicieux,
610 III| main maigre, et ramena un second poussin, avec des mouvements
611 II| fois par semaine, avec le secours de quatre voisins qui enlevaient
612 II| désastre, le découvrit d'une secousse. Elle demeura d'abord immobile,
613 II| retapait qu'une fois par semaine, avec le secours de quatre
614 I| ce lieu Tournevent. Elles semblaient avoir cherché un abri dans
615 I| énormes sur qui la mort semble s'amuser, avec des ruses,
616 III| oeufs de mauvais.~ Toine sentit battre son coeur. - Combien
617 | sera
618 II| naîtrait d'même. Quand ils seraient éclos j'porterais à vot'
619 I| air exaspéré :~ - Ça serait-il point mieux dans l'étable
620 III| en venaient, curieux et sérieux, prendre des nouvelles de
621 I| une locution dont il se servait sans cesse :~ - Ma Fine
622 II| retournait sur sa couche, seul mouvement qui lui demeurât
623 I| qui se cachent dans les sillons les jours d'ouragan, un
624 III| enorgueillir de cette paternité singulière.~ On n'en avait pas souvent
625 I| divertissantes, au lieu d'être sinistres et pitoyables.~ - Espère
626 I| du pied sur la terre du soi, et crachaient par terre
627 III| poussin, avec des mouvements soigneux de sage-femme.~ Les voisins
628 III| enveloppe à sept heures du soir. Tous les oeufs étaient
629 II| cherchant des miettes sur le sol.~ Les amis de Toine-ma-Fine
630 II| raisonnement et s'en alla, songeuse et calmée.~ Huit jours
631 II| rien.~ Quand il entendit sonner midi, il appela :~ -
632 II| chambre, puis poussait son cri sonore. Et parfois aussi, une ou
633 II| un four, vot'homme, qui n'sort point d'son lit. Eh ben,
634 III| naquit pas, puis quatre sortirent en même temps de leurs coquilles.~
635 I| épais et gros, rouge et soufflant. C'était un de ces êtres
636 I| de rouge et de bleu, à le souffler, à lui donner l'apparence
637 II| impossible à remuer, à soulever, restait frappé d'immobilité.
638 III| plafond, immobile, les bras soulevés comme des ailes, échauffant
639 II| rien, le faigniant, ce gros soûlot ! C'est du propre, c'est
640 II| après l'autre avec un bruit sourd, rapides comme les pattes
641 III| les assistants. Et Toine sourit, content de son succès,
642 II| oeufs.~ Elle demeura stupéfaite, pensant qu'on se moquait
643 III| nouveau-nés.~ Toine, qui suait d'émotion, d'angoisse, d'
644 III| Toine sourit, content de son succès, commençant à s'enorgueillir
645 II| immobile, indignée, trop suffoquée pour parler devant le cataplasme
646 II| amis de Toine riaient à suffoquer, toussant, éternuant, poussant
647 II| assez de nourrir ce gros suiffeux à ne rien faire sans le
648 I| Toine et Toine-ma-Fine, par suite d'une locution dont il se
649 II| attendit, puis il pria, supplia, jura, fit des "va-t-au
650 III| autres sans écouter les supplications de son homme.~ Les assistants,
651 | sûr
652 I| l'apparence d'une santé surhumaine ; et les déformations qu'
653 I| Toine, en effet, était surprenant à voir, tant il était devenu
654 I| tapaient du poing sur les tables en se tordant de joie, tapaient
655 II| chambre de Toine avec son tablier plein d'oeufs. Et elle dit :~ -
656 II| pattes d'un lapin qui bat du tambour.~ Les trois amis de Toine
657 III| demanda :~ - Ce sera tantôt ? - avec une angoisse de
658 II| va-t-au sud" désespérés, tapa la muraille à coups de poing,
659 I| de tout son coeur en se tapant sur le ventre et répondait :~ -
660 II| calmée.~ Huit jours plus tard elle entra dans la chambre
661 I| point pliable pour bé à c'te tasse-là !~ Et puis il fallait
662 | te
663 II| dans sa chambre et on lui tenait compagnie, bien qu'il se
664 III| lendemain, saisi par une tendresse de mère pour cet être si
665 II| gaieté différente, plus timide, plus humble, avec des craintes
666 I| accès de gaieté qui vous tirait le rire du ventre malgré
667 II| insupportable. Elle ne pouvait tolérer que son gros faigniant d'
668 II| Toine eut une attaque et tomba paralysé. On coucha ce colosse
669 II| bord de la mare. Ses mains tombaient l'une après l'autre avec
670 I| fait rire une pierre de tombe, ce gros homme. Il avait
671 I| poing sur les tables en se tordant de joie, tapaient du pied
672 II| un grand maigre, un peu tordu comme un tronc de pommier,
673 III| répondit d'un air furieux, torturée par la crainte d'un~insuccès :~ -
674 II| Toine riaient à suffoquer, toussant, éternuant, poussant des
675 | toutes
676 I| son embonpoint. Elle le traitait de propre à rien, parce
677 I| irrésistiblement comique son travail lent de destruction. Au
678 II| narguer le pauvre monde qui travaillait toute la journée.~ Célestin
679 II| café, et de dialoguer à travers le mur quand il reconnaissait
680 I| place de bon coeur. Depuis trente ans qu'ils étaient mariés,
681 | très
682 III| avait trois ! Ce fut un triomphe. Le dernier creva son enveloppe
683 I| mon gendre, ça chauffe la tripe et ça nettoie la tête ;
684 III| cria Toine.~ Il s'était trompé, il y en avait trois ! Ce
685 II| maigre, un peu tordu comme un tronc de pommier, Prosper Horslaville,
686 I| cherché un abri dans ce trou comme les oiseaux qui se
687 III| grandes pour abriter la troupe grossissante de ses petits.~ -
688 II| le café. Les joueurs se turent.~ C'était le maire avec
689 III| intérêt :~ - Eh bien ! ça va-t-il ?~ Toine répondait :~ -
690 III| III~~ Toine fut vaincu. Il dut couver, il dut renoncer
691 I| hameau enfoncé dans un pli du vallon qui descendait vers la mer,
692 III| savaient l'histoire s'en venaient, curieux et sérieux, prendre
693 I| droit à prélever son petit verre sur tout ce qu'on buvait
694 II| adjoint. Ils demandèrent deux verres de Fine et se mirent à causer
695 III| petiot qu'il avait donné à la vie ; mais la vieille l'emporta
696 II| oeufs. Et elle dit :~ - J'viens d'mett' la jaune au nid
697 III| cette idée de fricassée, le visage de Toine s'illumina, et
698 III| allait s'informer aux portes voisines Vers trois heures, Toine
699 II| aussi, une ou deux poules volaient jusqu'au pied du lit, cherchant
700 III| sage-femme.~ Les voisins voulurent le voir. On se le repassa,
701 II| amusait de ses colères.~ La voyant un jour plus exaspérée que
702 III| fricasser l'premier, pas vrai ?~ A cette idée de fricassée,
703 III| C'était un drôle d'homme vraiment !~ Il déclara :~ -
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