1530-ravie | ravin-vraim
Partie
501 III| pleine montagne, longeant des ravins profonds et dominée par
502 I| fleuries, je lisais un livre récemment paru, un livre honnête,
503 III| de morale imbécile qu'on recevrait un étranger de cette façon."~
504 III| J'avais une lettre de recommandation pour le propriétaire de
505 I| retombait inerte, puis recommençait, et son souffle rauque,
506 III| quelques instants pour me reconnaître. puis je me rappelai les
507 III| ma pensée s'éclairant, je reconnus que c'était un chat, un
508 I| cessais de la toucher, se redressait et poussait sa tête sous
509 III| du châtelain... J'allais refermer mes paupières, quand je
510 III| hésitais presque à revenir pour regagner Nice le même soir, quand
511 I| le coeur battant, je le regardai mourir avec une joie frémissante
512 III| deux yeux de feu qui me regardaient. Je saisis une allumette
513 III| et capiteux.~ Elle me regardait et je pensais : "Voilà comment
514 II| roulent sur nous en nous regardant de leurs yeux jaunes qui
515 III| Chatte-Blanche, un château magique où régnait une de ces bêtes onduleuses,
516 II| fin.~ Leurs reins féconds sont pleins d'étincelles
517 III| cependant aucune trace de la Renaissance.~ C'est une lourde et
518 III| après mon réveil, et je me rendormis non sans peine. Je rêvai
519 III| propreté des chambres. puis je repartis au matin.~ La route s'
520 III| lui parlai, mais elle me répondit par signes, ne sachant pas
521 III| vallée verte, franche et reposante. Au fond, des prairies,
522 III| appartement qu'on m'avait réservé. Je traversai d'abord une
523 III| franche où ils pussent aller respirer.~ On m'indiqua celle
524 I| ses griffes, bondissait, retombait inerte, puis recommençait,
525 III| crus vraiment que j'avais rêvé ; car je ne comprenais pas
526 III| mon rêve un peu après mon réveil, et je me rendormis non
527 III| ses côtés... Mais on se réveille toujours en ces moments-là !
528 III| et j'hésitais presque à revenir pour regagner Nice le même
529 III| séjours d'été qu'on puisse rêver. Je m'y promenai jusqu'au
530 III| à ma chambre - tous mes rêves finissaient donc ainsi -
531 III| chatière", et soulevant un rideau il me montra, dans le mur,
532 III| aimable hôte, il se mit à rire, et me dit : "Il est venu
533 III| été dernier, sur ce même rivage de la Méditerranée.~
534 III| sans bruit, le silencieux rôdeur, le promener nocturne des
535 III| et qui font du chat le roi et le maître de céans.~
536 III| mur, un petit trou noir et rond.~ Et j'appris que presque
537 I| délicieuse et dangereuse. Elle ronronnait ravie et prête à mordre,
538 II| frottent à notre chair, ronronnent et se roulent sur nous en
539 II| chair, ronronnent et se roulent sur nous en nous regardant
540 III| repartis au matin.~ La route s'engageait en pleine montagne,
541 III| une immense et admirable ruine profilant sur le ciel des
542 | sa
543 II| parcelles d'or, ainsi qu'un sable fin,~ Etoilent
544 III| répondit par signes, ne sachant pas un mot de ma langue
545 II| également, dans leur mûre saison,~ Les chats puissants
546 III| traversai d'abord une sorte de salon dont les murs sont couverts
547 III| et sur les versants, des sapins, jusques au ciel.~ En
548 III| de l'eau courante, des saules ; et sur les versants, des
549 I| appartient au jardinier, sauta sur mes genoux, et, de cette
550 III| pics stériles, pointus, sauvages. Je me demandais quel bizarre
551 III| que mon Turc, son maître, savait si bien.~ D'autant plus
552 II| amoureux fervents et les savants austères~ Aiment
553 II| goûte la joie sensuelle et savoureuse de leur caresse délicate,
554 II| Amis de la science et de la volupté,~
555 I| le laisser souffrir une seconde de plus.~ Et quand il
556 I| mes genoux, et, de cette secousse, ferma le livre que je posai
557 III| entendre, connaître tous les secrets, toutes les habitudes ou
558 II| sont frileux, et comme eux sédentaires.~ Amis de la
559 III| servante à la chambre du seigneur, et qui font du chat le
560 III| me demandais quel bizarre séjour d'été on m'avait indiqué
561 III| est un des plus charmants séjours d'été qu'on puisse rêver.
562 III| devant moi, sur un mont qui semblait barrer tout le vallon, une
563 II| quand on goûte la joie sensuelle et savoureuse de leur caresse
564 | sera
565 | serait
566 I| long de ma peau, fait se serrer mes dents. Et toujours,
567 II| S'ils pouvaient au servage incliner leur fierté ?~
568 III| grenier, de la chambre de la servante à la chambre du seigneur,
569 III| mais elle me répondit par signes, ne sachant pas un mot de
570 II| Ils cherchent le silence et l'horreur des ténèbres.~
571 III| heureuse qu'elle serait silencieuse, je la pris par la main
572 III| qui passe sans bruit, le silencieux rôdeur, le promener nocturne
573 III| livrée et un maçon, bizarre société dont je ne m'étonnais pas.
574 I| souple comme une étoffe de soie, douce, chaude, délicieuse
575 III| turban et tout un magasin de soieries sur le dos, un vrai Turc
576 III| le litre. J'y passai la soirée et la nuit dans un vieil
577 I| brûlant, aigu, un de ces soleils qui fouillent la terre et
578 II| sphinx allongés au fond des solitudes~ Qui semblent
579 III| des murs, n'étaient, en somme, que des meurtrières, de
580 I| froids venus de ces grands sommets blancs que j'apercevais
581 II| Ils prennent, en songeant, les nobles attitudes~
582 II| On connaît son admirable sonnet :~ Les amoureux
583 III| Je traversai d'abord une sorte de salon dont les murs sont
584 III| appartement, étroites à Il sortie au jour, traversant toute
585 III| pu entrer chez moi, et en sortir, la porte étant fermée à
586 I| puis recommençait, et son souffle rauque, rapide, faisait
587 I| dents que de le laisser souffrir une seconde de plus.~
588 III| venu par la chatière", et soulevant un rideau il me montra,
589 I| bête molle et nerveuse, souple comme une étoffe de soie,
590 II| crocs, une chatte perfide, sournoise, amoureuse ennemie, qui
591 I| de se venger.~ Je me souviens qu'étant enfant, j'aimais
592 I| glisser sous ma main leur poil soyeux qui craque, à sentir leur
593 II| attitudes~ Des grands sphinx allongés au fond des solitudes~
594 III| et dominée par des pics stériles, pointus, sauvages. Je me
595 III| hospitalité. Ce n'est pas dans nos stupides pays du Nord, nos pays de
596 III| désert. C'était un Turc superbe ; pas un Arabe, un Turc,
597 III| réveillai et je ne fus pas trop surpris de sentir sous ma main quelque
598 II| délicieux pourtant, délicieux surtout, parce qu'en les caressant,
599 III| plus rien qu'une grande table au milieu de l'appartement.~
600 III| portraits de dames, de ces tableaux dont Théophile Gautier a
601 I| encore chaud, j'allai le tâter et lui tirer la queue.~~~
602 III| antique cornmanderie de Templiers qui gouvernait jadis le
603 III| vieux temps,~ Tenant en main des roses un peu
604 I| autant quatre flattée. Elle tendait son cou, ondulait, et quand
605 II| bien l'insécurité de leur tendresse, l'égoïsme perfide de leur
606 III| je la visitai. Elle était tendue d'antiques toiles peintes
607 II| ouvrent les bras, les lèvres tendues, quand on les étreint, le
608 II| silence et l'horreur des ténèbres.~ L'Erèbe les
609 III| le dos, un vrai Turc du Théâtre-Français qui me faisait des compliments
610 III| dames, de ces tableaux dont Théophile Gautier a dit :~
611 I| raffinée, plus rare que la robe tiède et vibrante d'un chat. Maiselle
612 II| délicate, on sent bien qu'on tient une chatte, une chatte à
613 I| fleurs nouvelles, odeur timide encore, intermittente, légère,
614 I| j'allai le tâter et lui tirer la queue.~~~
615 III| était tendue d'antiques toiles peintes où l'on voyait des
616 III| précieuses.~ Mon cabinet de toilette se trouvait dans une des
617 I| rare, et charmant aussi, Le Tonnelier, par Georges Duval. Un gros
618 I| râlant, mourant. Il se tordait, arrachait la terre avec
619 III| se trouvait dans une des tourelles. Les fenêtres, larges dans
620 I| saisis par le cou, je la fais tourner et je la lance au loin comme
621 III| encore cependant aucune trace de la Renaissance.~ C'
622 III| longs couloirs étroits à travers les murs, qui vont de la
623 III| qu'on m'avait réservé. Je traversai d'abord une sorte de salon
624 III| étroites à Il sortie au jour, traversant toute l'épaisseur des murs,
625 | trop
626 III| montra, dans le mur, un petit trou noir et rond.~ Et j'appris
627 III| onduleuses, mystérieuses, troublantes, le seul peut-être de tous
628 III| ces ouvertures par où on tuait des hommes. Je fermai ma
629 III| habillé en Turc, avec un turban et tout un magasin de soieries
630 III| attendait.~ Elle avait le type oriental le plus pur, des
631 II| fin,~ Etoilent vaguement leurs prunelles mystiques.~~~
632 III| quintessences de fleurs qui valent jusqu'à deux mille francs
633 III| semblait barrer tout le vallon, une immense et admirable
634 III| rappelai les événements de la veille, mon arrivée à Thorenc,
635 III| maçon, armés de briques, qui venaient doucement vers mon lit.~
636 III| parlaient de Victor Hugo, qui venait de mourir, et je prenais
637 I| a jamais le temps de se venger.~ Je me souviens qu'étant
638 III| rire, et me dit : "Il est venu par la chatière", et soulevant
639 I| parfois des frissons froids venus de ces grands sommets blancs
640 III| des saules ; et sur les versants, des sapins, jusques au
641 III| découvris une longue vallée verte, franche et reposante. Au
642 I| crocs pointus et ses yeux verts dans la fente presque close
643 III| basse, une femme à peine vêtue qui m'attendait.~ Elle
644 I| rare que la robe tiède et vibrante d'un chat. Maiselle me met
645 III| pas. Ces gens parlaient de Victor Hugo, qui venait de mourir,
646 III| soirée et la nuit dans un vieil hôtel de la ville, médiocre
647 III| appris que presque toutes les vieilles demeures de ce pays ont
648 I| je sens le chatouillement vif et léger qui me pénètre
649 III| circule comme il lui plaît, visite son domaine à son gré, peut
650 I| pierre d'une fronde, si vite et si brutalement qu'elle
651 I| met aux doigts, cette robe vivante, un désir étrange et féroce
652 I| fouillent la terre et la font vivre, qui fendent les graines
653 | Voilà
654 II| Amis de la science et de la volupté,~ Ils cherchent
655 III| à travers les murs, qui vont de la cave au grenier, de
656 | vos
657 III| celle de Thorenc. Je la voulus voir.~ Il fallut d'abord
658 | vous
659 III| entrais dans une auberge où je voyais attablés devant le feu un
660 III| antiques toiles peintes où l'on voyait des donjons roses au fond
661 III| soieries sur le dos, un vrai Turc du Théâtre-Français
662 III| était parti ; et je crus vraiment que j'avais rêvé ; car je
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