1886-rivie | robes-zero
Par.
501 5 | sur les joncs comme des robes de mortes, ou bien encore
502 22 | fumée ; et lorsque la flamme rouge monta le long des cloisons
503 18 | des oiseaux errants, je me roulai dans ma couverture pour
504 33 | semblait prêt à continuer sa route, tout seul à travers le
505 3 | gaillard de quarante ans, roux, très fort et très barbu,
506 17 | les longues feuilles en rubans, laissaient derrière nous
507 5 | eau ? Sont-ce les vagues rumeurs des roseaux, les étranges
508 2 | avec passion ; et la bête saignante, le sang sur les plumes,
509 17 | léger bruit, et je me sentis saisi, comme je ne l'avais jamais
510 14 | qu'elle restait là-haut, saisie aussi, paralysée par la
511 9 | le dîner, dans la grande salle dont les buffets, les murs,
512 28 | nous rapportaient des bêtes sanglantes dont l'œil quelquefois nous
513 | sans
514 29 | à mes pieds. C'était une sarcelle au ventre d'argent. Alors,
515 10 | déchire la chair comme des scies, la coupe comme des lames,
516 14 | Elle répandait une lumière sèche et triste sur le monde,
517 5 | pays redoutables cachant un secret inconnaissable et dangereux.~
518 16 | une des allées de roseaux secs qui s'avançaient à travers
519 3 | infailliblement dans ces branchages séculaires comme s'ils eussent connu
520 5 | vie propre, ses habitants sédentaires, et ses voyageurs de passage,
521 3 | et de gauche, vieux bois seigneuriaux où restaient des arbres
522 33 | qui suivait son vol ; il semblait prêt à continuer sa route,
523 2 | tous les instincts et les sens de l'homme primitif, tempéré
524 4 | arrosés par des rigoles et séparés par des haies ; puis, plus
525 3 | temps demeuré là pour leur servir d'abri en leur courte étape
526 5 | étranges feux follets, le silence profond qui les enveloppe
527 17 | par l'émotion puissante et singulière que font naître en moi les
528 11 | douze degrés sous zéro à six heures du soir. " J'allai
529 13 | tombent des branches sur le sol dur, et deviennent durs
530 24 | et qui court dans l'air sombre, si vite, si loin, avant
531 22 | notre hutte défoncée au sommet pour laisser échapper la
532 1 | émeut ou parce qu'il me fait songer, mais parce qu'il me rappelle
533 29 | fond de la vallée et nous songions à repartir, quand deux oiseaux,
534 12 | À trois heures sonnantes on me réveilla. J'endossai,
535 5 | basse couvertes d'eau ? Sont-ce les vagues rumeurs des roseaux,
536 3 | médiocrité, habitait une sorte de ferme-château dans une
537 22 | Viens donc voir ! " Je sortis et je restai éperdu d'étonnement.
538 4 | jamais vue, était tout le souci de mon cousin qui l'entretenait
539 22 | diamant au cœur de feu poussé soudain sur l'eau gelée du marais.
540 13 | tant il fait mal ; aucun souffle ne s'agite ; il est figé,
541 32 | nous. Jamais gémissement de souffrance ne me déchira le cœur comme
542 24 | plumes d'une bête est un soupir de l'âme du monde !~
543 6 | n'est-ce pas dans l'eau stagnante et fangeuse, dans la lourde
544 22 | pierres de glace avaient sué. Karl, resté dehors, me
545 | suis
546 33 | sous la menace du fusil qui suivait son vol ; il semblait prêt
547 12 | deux tasses de café brûlant suivies de deux verres de fine champagne,
548 36 | coupé la corde qui tenait suspendu l'oiseau. Je vis une chose
549 | t
550 26 | canards traînaient de longues taches rapides, vite effacées,
551 22 | On en fit un tas au milieu de notre hutte
552 12 | avoir avalé chacun deux tasses de café brûlant suivies
553 2 | sens de l'homme primitif, tempéré par des raisonnements et
554 3 | coin de forêt des anciens temps demeuré là pour leur servir
555 10 | empoisonnés, la tord comme des tenailles, et la brûle comme du feu.~
556 29 | sa compagne morte que je tenais entre mes mains.~
557 36 | avait coupé la corde qui tenait suspendu l'oiseau. Je vis
558 29 | le col droit et les ailes tendues, glissèrent brusquement
559 6 | dans la lourde humidité des terres mouillées sous la chaleur
560 5 | léger, si doux, et plus terrifiant parfois que le canon des
561 4 | poules sauvages dont la tête noire et pointue disparaissait
562 [Titre]| Texte~~
563 9 | hiboux, engoulevents, buses, tiercelets, vautours, faucons, mon
564 36 | Karl tira ; ce fut comme si on avait
565 29 | brusquement sur nos têtes. Je tirai. Un d'eux tomba presque
566 27 | la nuit, Karl venait de tirer ; et les deux chiens s'élancèrent.~
567 29 | têtes. Je tirai. Un d'eux tomba presque à mes pieds. C'était
568 36 | vis une chose noire qui tombait ; j'entendis dans les roseaux
569 20 | ces murailles, le froid tombé du firmament me pénétra
570 13 | petits oiseaux eux-mêmes qui tombent des branches sur le sol
571 5 | canon des hommes ou que le tonnerre du ciel, qui fait ressembler
572 10 | aiguillons empoisonnés, la tord comme des tenailles, et
573 | toujours
574 12 | réveilla. J'endossai, à mon tour, une peau de mouton et je
575 29 | petite bête épargnée se mit à tourner dans le bleu du ciel au-dessus
576 32 | ne s'en allait point ; il tournoyait toujours et pleurait autour
577 | tous
578 20 | terrible, que je me mis à tousser.~
579 4 | bruissant, houleux, on avait tracé d'étroites avenues où les
580 26 | et les bandes de canards traînaient de longues taches rapides,
581 5 | les brumes bizarres, qui traînent sur les joncs comme des
582 19 | travers les parois vaguement transparentes de cette maison polaire.~
583 13 | figé, immobile ; il mord, traverse, dessèche, tue les arbres,
584 28 | des roseaux l'ombre d'une tribu volante. Et Pierrot et Plongeon,
585 14 | répandait une lumière sèche et triste sur le monde, cette lueur
586 5 | surtout. Rien n'est plus troublant, plus inquiétant, plus effrayant,
587 12 | une peau de mouton et je trouvai mon cousin Karl couvert
588 3 | arbres magnifiques et où l'on trouvait les plus rares gibiers à
589 3 | partie de la France. On y tuait des aigles quelquefois ;
590 13 | mord, traverse, dessèche, tue les arbres, les plantes,
591 3 | Rauville, pour venir avec lui tuer des canards dans les marais,
592 21 | Tant pis si nous ne tuons pas grand-chose aujourd'
593 19 | cornes à travers les parois vaguement transparentes de cette maison
594 5 | couvertes d'eau ? Sont-ce les vagues rumeurs des roseaux, les
595 4 | jusque-là, s'épandait en un vaste marais. Ce marais, la plus
596 9 | engoulevents, buses, tiercelets, vautours, faucons, mon cousin pareil
597 27 | éclata dans la nuit, Karl venait de tirer ; et les deux chiens
598 3 | Karl de Rauville, pour venir avec lui tuer des canards
599 29 | C'était une sarcelle au ventre d'argent. Alors, dans l'
600 12 | brûlant suivies de deux verres de fine champagne, nous
601 9 | animal des pays froids, vêtu d'une jaquette en peau de
602 21 | aujourd'hui, dit-il, je ne veux pas que tu t'enrhumes ;
603 6 | du soleil, que remua, que vibra, que s'ouvrit au jour le
604 3 | ceux qui presque jamais ne viennent en nos pays trop peuplés,
605 3 | de droite et de gauche, vieux bois seigneuriaux où restaient
606 36 | tenait suspendu l'oiseau. Je vis une chose noire qui tombait ;
607 4 | le couvrait, le faisait vivant, bruissant, houleux, on
608 28 | tantôt moi, nous ajustions vivement dès qu'apparaissait au-dessus
609 25 | disait : " Éteignez le feu. Voici l'aurore. "~
610 22 | me cria : " Viens donc voir ! " Je sortis et je restai
611 24 | clameur de vie qu'on ne voit point et qui court dans
612 33 | du fusil qui suivait son vol ; il semblait prêt à continuer
613 28 | roseaux l'ombre d'une tribu volante. Et Pierrot et Plongeon,
614 5 | passent, qui fuient, qui s'en vont, et les marais surtout où
615 5 | habitants sédentaires, et ses voyageurs de passage, ses voix, ses
616 22 | du marais. Et dedans, on voyait deux formes fantastiques,
617 | vu
618 4 | chasse que j'aie jamais vue, était tout le souci de
619 11 | avions déjà douze degrés sous zéro à six heures du soir. "
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