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SÉCHAGE, DÉGOURDI ET DÉCORATION
Les pièces ainsi fabriquées sont alors portées au séchoir où elles demeurent un
temps assez long qui peut aller, suivant leur épaisseur, de huit jours à deux
mois. De toutes façons, l’évaporation doit être très lente.
La stabilité des pièces apodes, comme les capsules, est obtenue par un petit
tas de poussière de porcelaine broyée, sur lequel elles sèchent.
Il s’agit à présent de cuire ces porcelaines. La cuisson comprend deux
opérations : l’une, le dégourdi, qui donne par 900° de chaleur le biscuit, biscuit
mat, qui sera ensuite peint et émaillé ; l’autre, qui cuira couleur et émail et
donnera avec ses 1410° à la porcelaine sa dureté et sa résistance définitive.
En sortant du dégourdi, les vases qui doivent recevoir une décoration sont
transportés à l’atelier de peinture.
Les teintes que les peintres emploient sont des couleurs de grand feu,
c’est-à-dire cuisant à la même température que la porcelaine. C’est un
avantage, mais qui donne une palette extrêmement réduite.
La décoration la plus usitée est la Marguerite gros-bleu qui est le décor-type de la
maison et le décor barbeau.
La Porcelaine de Bayeux est la
seule manufacture qui l’exécute en couleurs de grand feu. Toutes sont exemptes
d’oxydes de plomb.
Pièces décorées ou non vont à l’émaillage.
L’opération consiste à les tremper tout simplement dans un bain contenant
l’émail en suspension.
Des femmes retouchent aussitôt les bavures, regarnissent les bords ou enlèvent
au contraire l’émail des parties qui doivent rester mates ou que la fusion
ferait gommer à leur support.
Par contre, on utilise cette dernière particularité pour assembler
économiquement certains objets bon marché, les deux parties d’un pyrogène par
exemple.
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L'atelier des peintres-décorateurs. |