1-1000 | 1001-1330
     Partie

1001     XLIV|                un pâle et doux sourire. Belle-Rose était sans force et sans
1002     XLIV|                 qu’elle leur destinait. Belle-Rose, Cornélius, la Déroute et
1003     XLIV|                 Châteaufort fit appeler Belle-Rose. Elle le reçut dans un oratoire
1004     XLIV|               grand trouble à la vue de Belle-Rose. On vit une larme poindre
1005     XLIV|              secourra.~ ~ ~ ~Le cœur de Belle-Rose lui sautait dans la poitrine ;
1006     XLIV|                 Vaincu par ces paroles, Belle-Rose prit la main de Geneviève
1007     XLIV|                me serait amère, lui dit Belle-Rose.~ ~ ~ ~Geneviève lui pressa
1008     XLIV|                 libres et mariés.~ ~ ~ ~Belle-Rose tressaillit à ces mots.~ ~ ~–
1009     XLIV|                voudra, je le ferai, dit Belle-Rose.~ ~ ~– Suzanne est prête,
1010     XLIV|                vous serez mariés.~ ~ ~ ~Belle-Rose, après ces mots, se retira
1011     XLIV|             seraient mariés. La joie de Belle-Rose et de Suzanne était grave
1012     XLIV|                     Cornélius regardait Belle-Rose et soupirait. Dans ces moments-là,
1013     XLIV|         soupirait. Dans ces moments-là, Belle-Rose aurait voulu avoir deux
1014     XLIV|                 mille extravagances, si Belle-Rose et Cornélius n’avaient employé
1015     XLIV|        compagnie d’un capitaine tel que Belle-Rose. Sur ces entrefaites, et
1016     XLIV|                 pas plutôt annoncé, que Belle-Rose courut à sa rencontre avec
1017     XLIV|                mes sentiments, répondit Belle-Rose.~ ~ ~– À présent que j’ai
1018     XLIV|         observation frappa Cornélius et Belle-Rose.~ ~ ~– Tenez, ajouta M.
1019     XLIV|              Concluez.~ ~ ~– Merci, dit Belle-Rose, en serrant la main du comte ;
1020     XLIV|               de Cornélius, non loin de Belle-Rose et de Suzanne. Geneviève
1021      XLV|            Suzanne et tendant l’autre à Belle-Rose :~ ~ ~– J’ai coutume de
1022      XLV|               en se tournant du côté de Belle-Rose et de Cornélius, faites-moi
1023      XLV|            soutenu contre l’indomptable Belle-Rose et le terrible Irlandais.
1024      XLV|                    Depuis le mariage de Belle-Rose et de Suzanne, les doux
1025      XLV|              les mains de Suzanne et de Belle-Rose se séparaient, que leurs
1026      XLV|          Suzanne eût tout donné, hormis Belle-Rose, pour lui rendre le repos.
1027      XLV|                 la vie de Suzanne et de Belle-Rose comme une épine dans un
1028      XLV|                 en rougissant au cou de Belle-Rose et lui dit tout bas à l’
1029      XLV|           firent tressaillir le soldat. Belle-Rose la prit dans ses bras et
1030      XLV|             gros de larmes.~ ~ ~ ~Quand Belle-Rose la vit si morne et si désolée,
1031     XLVI|                 attaché à la fortune de Belle-Rose, la Déroute avait pris goût
1032     XLVI|             semaine à l’abbaye ? reprit Belle-Rose.~ ~ ~– Oui, capitaine.~ ~ ~–
1033     XLVI|            traitait un piqueur. Quant à Belle-Rose, il écrivait une lettre
1034     XLVI|                 Déroute courut chercher Belle-Rose.~ ~ ~–  ! capitaine, lui
1035     XLVI|                 fait, hâtez-vous.~ ~ ~ ~Belle-Rose entra dans la chambre du
1036     XLVI|                 garde d’entendre.~ ~ ~ ~Belle-Rose s’habilla lestement ; le
1037     XLVI|                cela toute sa vie. Comme Belle-Rose tournait les talons, Grippard
1038     XLVI|                monté dans son carrosse, Belle-Rose toucha les chevaux du fouet
1039     XLVI|             quart de lieue de l’abbaye, Belle-Rose remarqua sur le revers de
1040     XLVI|                La première personne que Belle-Rose aperçut dans la cour du
1041     XLVI|                s’avançait, la colère de Belle-Rose, qui, à vrai dire, n’était
1042     XLVI|               avait trouvé la lettre de Belle-Rose. Elle ne contenait que peu
1043     XLVI|              contenait que peu de mots. Belle-Rose la prévenait qu’un devoir,
1044     XLVI|           mettant sa confiance en Dieu. Belle-Rose et la Déroute abandonnèrent
1045     XLVI|                Déroute en attachant sur Belle-Rose un regard curieux.~ ~ ~–
1046     XLVI|         question, il n’osait la faire ; Belle-Rose la devina à l’air de son
1047     XLVI|         longtemps sans rien trouver, si Belle-Rose ne l’eût tiré d’embarras.~ ~ ~–
1048     XLVI|               il revint à l’hôtellerie, Belle-Rose lui demanda la cause de
1049     XLVI|          trouveront à qui parler.~ ~ ~ ~Belle-Rose passa l’épée à sa ceinture,
1050     XLVI|                  ! mon ami ! lui cria Belle-Rose, indique-moi, s’il te plaît,
1051     XLVI|                qui se tourna du côté de Belle-Rose.~ ~ ~ ~C’était un bel enfant,
1052     XLVI|               un sentier dans les prés. Belle-Rose le regardait marcher d’un
1053     XLVI|                 eu des ailes aux pieds. Belle-Rose pensa à l’avenir et demanda
1054     XLVI|         réveiller. Ce tableau rappela à Belle-Rose le temps où il vivait dans
1055     XLVI|               garde s’approcha et salua Belle-Rose.~ ~ ~– Qu’y a-t-il pour
1056     XLVI|             gentilhomme ? dit-il.~ ~ ~ ~Belle-Rose jeta la bride de son cheval
1057     XLVI|                mots et regarda fixement Belle-Rose.~ ~ ~– Qui vous envoie ?
1058     XLVI|           tirant de sa poche un papier, Belle-Rose le tendit au garde.~ ~ ~ ~
1059     XLVI|                d’obéir en toute chose à Belle-Rose, à qui elle transmettait
1060     XLVI|                    Est-il ici ? demanda Belle-Rose.~ ~ ~– Il y est.~ ~ ~– Ainsi,
1061     XLVI|                reverrai-je plus ?~ ~ ~ ~Belle-Rose prit la main du garde et
1062     XLVI|                appelez Gaston ? s’écria Belle-Rose qui se souvint de M. d’Assonville.~ ~ ~–
1063     XLVI|              qui avait servi de guide à Belle-Rose entra.~ ~ ~– Après mon premier
1064    XLVII|                 Sainte-Claire d’Ennery, Belle-Rose devait se rendre à Paris,
1065    XLVII|          constataient l’état de Gaston. Belle-Rose les avait remis à M. Mériset,
1066    XLVII|                 nombreuses aventures de Belle-Rose, et il en tirait, comme
1067    XLVII|         toujours, cette conséquence que Belle-Rose était certainement un des
1068    XLVII|                L’air ouvert et franc de Belle-Rose avait charmé le petit Gaston,
1069    XLVII|            faisait un plaisir extrême ; Belle-Rose hésitait à le contenter,
1070    XLVII|               son cher enfant et jura à Belle-Rose qu’il serait avant lui à
1071    XLVII|              était près de minuit quand Belle-Rose entra dans la grande ville ;
1072    XLVII|                 moment est propice, dit Belle-Rose à la Déroute, je puis sans
1073    XLVII|                de la barrière du Maine, Belle-Rose descendit de cheval.~ ~ ~–
1074    XLVII|                 brave sergent, répondit Belle-Rose, ce serait exposer le petit
1075    XLVII|            grandes tours de Notre-Dame. Belle-Rose serra son manteau autour
1076    XLVII|                le chapeau sur les yeux. Belle-Rose pensa que c’était un laquais
1077    XLVII|              fentes et leurs jointures. Belle-Rose souleva le marteau et frappa.
1078    XLVII|                Descendez vite ! murmura Belle-Rose, on vous le dira quand vous
1079    XLVII|              troisième personnage, dont Belle-Rose ne soupçonnait pas la présence
1080    XLVII|              examina curieusement. Mais Belle-Rose lui tourna le dos, il ne
1081    XLVII|               ouvrez vite, lui répondit Belle-Rose en découvrant son visage.~ ~ ~ ~
1082    XLVII|               La porte s’entrouvrit et Belle-Rose passa ; mais en voulant
1083    XLVII|                 subitement le visage de Belle-Rose, dont le manteau n’avait
1084    XLVII|            investir la maison et saisir Belle-Rose, il peut très bien, durant
1085    XLVII|                d’attirer l’attention de Belle-Rose, et se décida à rester en
1086    XLVII|          complète immobilité. Cependant Belle-Rose avait suivi M. Mériset dans
1087    XLVII|              connaissons le faible pour Belle-Rose.~ ~ ~– Pas même une heure ;
1088    XLVII|             avaient ouvert l’appétit de Belle-Rose, il accepta l’offre de M.
1089    XLVII|               bouteille et les papiers. Belle-Rose serra les papiers dans sa
1090    XLVII|               monsieur Mériset, lui dit Belle-Rose.~ ~ ~– Pour longtemps ?~ ~ ~–
1091    XLVII|               le flambeau pour éclairer Belle-Rose, qui descendait l’escalier.
1092    XLVII|              avait retardé la sortie de Belle-Rose d’une petite heure. La pluie
1093    XLVII|           espion retint son souffle, et Belle-Rose sortit. Le ciel commençait
1094    XLVII|                 venait une pâle clarté. Belle-Rose s’engagea dans la rue des
1095    XLVII|         murailles à ses trousses.~ ~ ~ ~Belle-Rose regardait devant lui ; l’
1096    XLVII|                une échelle à un balcon. Belle-Rose n’avait que faire d’inquiéter
1097    XLVII|                il arrivait sur le quai, Belle-Rose crut entendre marcher à
1098    XLVII|               se renouvela ; cette fois Belle-Rose aperçut une ombre noire
1099    XLVII|                       On me suit, pensa Belle-Rose.~ ~ ~ ~Et pour s’en assurer,
1100    XLVII|            Juiverie, prêtant l’oreille. Belle-Rose mit la main sur la garde
1101    XLVII|             gauche et l’autre à droite. Belle-Rose, qui avait l’oreille au
1102    XLVII|              place de l’Hôtel-de-Ville. Belle-Rose, bien sûr de son fait cette
1103    XLVII|         craignait de perdre la trace de Belle-Rose, hâta sa course et entra
1104    XLVII|               Tixéranderie au momentBelle-Rose s’arrêtait au coin de la
1105    XLVII|             marcher, lui-même s’arrêta. Belle-Rose l’attendait le poignard
1106    XLVII|               et le coup ne partit pas. Belle-Rose fondit sur l’espion, qui
1107    XLVII|              doué d’une force terrible, Belle-Rose prit l’espion à bras-le-corps,
1108    XLVII|             terrible répondit à ce cri. Belle-Rose prêta l’oreille et entendit
1109    XLVII|              sauter le châssis derrière Belle-Rose. À cette brusque détonation,
1110    XLVII|                  saisit son épée.~ ~ ~– Belle-Rose ! s’écria-t-il à la vue
1111    XLVII|                 vue du capitaine.~ ~ ~ ~Belle-Rose jeta son poignard ensanglanté
1112   XLVIII|          Pomereux devina aux paroles de Belle-Rose que le danger était grand ;
1113   XLVIII|         camarade et lui supposaient que Belle-Rose se rendrait.~ ~ ~ ~La maréchaussée
1114   XLVIII|             tombait sous le poignard de Belle-Rose ; au cri du blessé, toute
1115   XLVIII|                qu’il avait suivie, mais Belle-Rose était en avance d’une centaine
1116   XLVIII|                 s’écria le comte.~ ~ ~ ~Belle-Rose s’informa de Gaston.~ ~ ~–
1117   XLVIII|              vas passer en compagnie de Belle-Rose, reprit M. de Pomereux.~ ~ ~ ~
1118   XLVIII|            pressa de nouveau la main de Belle-Rose et tira la porte sur lui.
1119   XLVIII|         dangereux, reprit M. de Charny. Belle-Rose est ici, tout près de nous,
1120   XLVIII|             violence et livra passage à Belle-Rose. Belle-Rose avait tout entendu.
1121   XLVIII|             livra passage à Belle-Rose. Belle-Rose avait tout entendu. À la
1122   XLVIII|                donc, monsieur, dit-il à Belle-Rose.~ ~ ~ ~Mais déjà M. de Pomereux
1123   XLVIII|            Pomereux s’était placé entre Belle-Rose et M. de Charny.~ ~ ~– Vous
1124   XLVIII|              parole, firent tressaillir Belle-Rose, qui s’arrêta. M. de Charny
1125   XLVIII|                regard dédaigneux.~ ~ ~– Belle-Rose, ajouta-t-il en se tournant
1126   XLVIII|         répliqua M. de Pomereux. Tenez, Belle-Rose, cessez de craindre pour
1127   XLVIII|                que, durant son absence, Belle-Rose ne s’échappât par une issue
1128   XLVIII|                  de Charny, vous voulez Belle-Rose mort ou vivant ; vous, Belle-Rose,
1129   XLVIII|       Belle-Rose mort ou vivant ; vous, Belle-Rose, vous êtes décidé à vous
1130   XLVIII|                   La querelle est entre Belle-Rose et M. de Charny, reprit-il,
1131   XLVIII|                M. de Charny, tandis que Belle-Rose tirait déjà son épée du
1132   XLVIII|              bon monsieur de Charny. Si Belle-Rose vous tue, il est clair que
1133   XLVIII|               de Pomereux, qui avait vu Belle-Rose à l’épreuve, n’avait aucune
1134   XLVIII|             combat. Aux premiers chocs, Belle-Rose devina la force de M. de
1135   XLVIII|                 recommença. Cette fois, Belle-Rose, maître du jeu de son adversaire,
1136   XLVIII|             avec une incroyable fureur. Belle-Rose para tous ses coups, deux
1137   XLVIII|                 l’épée dans une feinte, Belle-Rose s’en empara si résolument
1138   XLVIII|                 pas un espion, répondit Belle-Rose.~ ~ ~ ~Et prenant l’épée
1139   XLVIII|         permettez, j’emmènerai avec moi Belle-Rose et mon ami la Déroute.~ ~ ~–
1140   XLVIII|                 instant sur un signe de Belle-Rose et revint tenant dans ses
1141   XLVIII|                  de Pomereux fit monter Belle-Rose, la Déroute et l’enfant ;
1142   XLVIII|              cher, dit M. de Pomereux à Belle-Rose quand ils eurent tourné
1143     XLIX|              lui, accourut au-devant de Belle-Rose.~ ~ ~– C’est à M. de Pomereux
1144     XLIX|                main son ami la Déroute. Belle-Rose le conduisit à Suzanne.~ ~ ~–
1145     XLIX|                 M. d’Assonville, reprit Belle-Rose.~ ~ ~– Le fils de M. d’Assonville !
1146     XLIX|             après les offices du matin. Belle-Rose lui fit demander un entretien
1147     XLIX|           dois-je pas un peu ? répondit Belle-Rose.~ ~ ~ ~Il y avait dans la
1148     XLIX|           inconnu faisait battre.~ ~ ~ ~Belle-Rose prit cette main doucement.~ ~ ~–
1149     XLIX|           séparait du monde, elle baisa Belle-Rose au front. Mais ce baiser
1150     XLIX|        pouvaient se détacher de ceux de Belle-Rose.~ ~ ~ ~Belle-Rose souleva
1151     XLIX|               ceux de Belle-Rose.~ ~ ~ ~Belle-Rose souleva une portière, et
1152     XLIX|              est notre mère à tous, dit Belle-Rose à Gaston, appelle-la ta
1153     XLIX|                      Geneviève remercia Belle-Rose d’un regard, et le doux
1154     XLIX|                vie, dit-elle tout bas à Belle-Rose, vous m’avez rendu la paix.~ ~ ~ ~
1155     XLIX|                 il arrivait parfois que Belle-Rose regardait d’un air rêveur
1156     XLIX|                flottants. Ces jours-là, Belle-Rose restait triste et soucieux.
1157     XLIX|         prodiguerait le plus de soins ; Belle-Rose ne se lassait pas de le
1158     XLIX|        consolent de tout. Quelque temps Belle-Rose se laissa bercer par cette
1159     XLIX|      troublaient parfois la sérénité de Belle-Rose, mais quand Suzanne le voyait
1160     XLIX|         asseyant elle-même à ses pieds. Belle-Rose souriait à la mère et à
1161     XLIX|                arrivait aux oreilles de Belle-Rose, que le sentiment de son
1162     XLIX|                 la fièvre qui consumait Belle-Rose. Dans le silence de ses
1163     XLIX|                sinon détruire sa haine. Belle-Rose se souvenait avec un trouble
1164     XLIX|              conquérir le saint-empire. Belle-Rose et la Déroute, par un accord
1165     XLIX|                 même entre Cornélius et Belle-Rose. Malgré son flegme naturel,
1166     XLIX|             leurs résolutions, sans que Belle-Rose et Cornélius se fussent
1167     XLIX|          Flandre.~ ~ ~ ~Tout le sang de Belle-Rose lui vint aux joues à ces
1168     XLIX|               La Haye, s’il veut.~ ~ ~ ~Belle-Rose rencontra les yeux de la
1169     XLIX|                Je voudrais vous y voir, Belle-Rose, continua M. de Pomereux ;
1170     XLIX|                faisions ensemble.~ ~ ~ ~Belle-Rose lui serra la main sans répondre,
1171     XLIX|           Pomereux eut quitté l’abbaye, Belle-Rose se tourna vers la Déroute,
1172     XLIX|          comment nous partirons, reprit Belle-Rose, mais je sais bien que,
1173     XLIX|                s’agit de partir, ajouta Belle-Rose.~ ~ ~– J’y pensais, dit
1174     XLIX|                 rien.~ ~ ~– Eh ! reprit Belle-Rose, il a cela de bon qu’il
1175     XLIX|    rapprochement entre M. de Louvois et Belle-Rose. Geneviève n’était pas la
1176     XLIX|                 M. de Charny savait que Belle-Rose et les siens habitaient
1177     XLIX|                 faisait le jour mêmeBelle-Rose avait résolu de s’évader.
1178     XLIX|              trois mots, la Déroute mit Belle-Rose, Cornélius et Grippard au
1179     XLIX|           manquons pas.~ ~ ~ ~On laissa Belle-Rose et Cornélius aux trousses
1180     XLIX|              coup de sifflet, et trouva Belle-Rose et Cornélius qui achevaient
1181     XLIX|       Laissez-nous ça, dit le sergent à Belle-Rose, qui déjà mettait la main
1182     XLIX|               drue. En un tour de main, Belle-Rose et Cornélius eurent changé
1183     XLIX|               bridés.~ ~ ~– Un mot, dit Belle-Rose à ses amis, en les groupant
1184     XLIX|            cette scène ; Suzanne devina Belle-Rose sous son large feutre rabattu ;
1185        L|               Charny, et s’inclinèrent. Belle-Rose et Cornélius couraient chacun
1186        L|              celle qui était du côté de Belle-Rose.~ ~ ~–  ! Grain-dOrge !
1187        L|                 garde de répondre, mais Belle-Rose poussa hardiment son cheval
1188        L|                 si vous bougez, lui dit Belle-Rose de sa voix la plus tranquille.~ ~ ~ ~
1189        L|                le salua à la manière de Belle-Rose. M. de Charny comprit qu’
1190        L|            lèvres.~ ~ ~– Voyons, reprit Belle-Rose, ne nous fâchons pas, et
1191        L|               mon cher monsieur, reprit Belle-Rose. Ce silence ne me donne
1192        L|             montrait plus ; il écoutait Belle-Rose d’un air grave, comme s’
1193        L|             amer.~ ~ ~– Je vois, reprit Belle-Rose, que vous m’approuvez ;
1194        L|                    Tant d’audace étonna Belle-Rose, qui se sentit une furieuse
1195        L|                Charny n’échappa point à Belle-Rose.~ ~ ~– Monsieur, lui dit-il
1196        L|                        Et si par hasard Belle-Rose vous manquait, moi, je ne
1197        L|               aux portières du carrosse Belle-Rose et Cornélius, qui échangèrent
1198        L|                 bout de cinq cents pas, Belle-Rose salua M. de Charny de la
1199        L|                 de cheval. Au momentBelle-Rose lâchait les rênes, tous
1200        L|                quart de lieue de Paris, Belle-Rose avait brusquement tourné
1201        L|            botté et éperonné ; il reçut Belle-Rose les bras ouverts.~ ~ ~–
1202        L|                 route vers deux heures. Belle-Rose et Cornélius chevauchaient
1203        L|             personne ne prenait garde à Belle-Rose et à Cornélius. Ils passaient,
1204        L|                 Quand M. de Pomereux et Belle-Rose arrivèrent aux frontières,
1205        L|             Lorsqu’on fut près d’Arras, Belle-Rose s’informa auprès d’un vaguemestre
1206        L|             côté de Marchienne-le-Pont. Belle-Rose prévint Cornélius et la
1207        L|               vue des lieux rappelait à Belle-Rose l’un des épisodes les plus
1208        L|             échevelée dans l’eau. Quand Belle-Rose atteignit Marchienne-le-Pont,
1209        L|               pour arriver jusqu’à lui. Belle-Rose mit pied à terre ; la Déroute
1210        L|                     Mon frère ! s’écria Belle-Rose.~ ~ ~– Le colonel ! s’écria
1211        L|          sergent et le capitaine.~ ~ ~– Belle-Rose ! s’écria-t-il à son tour.~ ~ ~ ~
1212        L|                se jeta dans les bras de Belle-Rose, qui, de ceux du colonel,
1213        L|                 M. de Nancrais entraîna Belle-Rose et passa dans l’appartement
1214        L|          protection.~ ~ ~– Le capitaine Belle-Rose ! s’écria le duc.~ ~ ~ ~
1215        L|                moi de le réparer.~ ~ ~ ~Belle-Rose voulut l’interrompre ; M.
1216        L|       oublierait. Mais voici la guerre, Belle-Rose ; l’épée peut tout conquérir.~ ~ ~–
1217        L|                        J’essayerai, dit Belle-Rose avec un fier sourire.~ ~ ~–
1218        L|            reprit le duc, que la vue de Belle-Rose faisait plus jeune de dix
1219        L|               la frontière.~ ~ ~ ~Quand Belle-Rose et M. de Nancrais sortirent,
1220        L|        officiers qui avaient servi avec Belle-Rose dans le même corps d’armée
1221        L|             bout de notre épée, lui dit Belle-Rose.~ ~ ~– Alors nous la tenons,
1222       LI|                 roi et Amsterdam.~ ~ ~ ~Belle-Rose et la Déroute s’étaient
1223       LI|               précéda l’arrivée du roi, Belle-Rose se leva et sortit de sa
1224       LI|               quelques pas de sa tente, Belle-Rose tira son cheval par la bride,
1225       LI|             avec un sourd frémissement. Belle-Rose poussa sa monture à bord
1226       LI|               Rhin, ne doutant plus que Belle-Rose n’eût, pour quelque entreprise
1227       LI|              galop. La Déroute reconnut Belle-Rose malgré la nuit.~ ~ ~–  !
1228       LI|                foi, c’est possible, dit Belle-Rose.~ ~ ~ ~Il finissait à peine
1229       LI|              Rhin apparemment, répondit Belle-Rose en tordant son manteau qui
1230       LI|               pu vous être utile.~ ~ ~ ~Belle-Rose sourit.~ ~ ~– Quand j’étais
1231       LI|                livre dans lequel lisait Belle-Rose.~ ~ ~– Ça prouve que j’ai
1232       LI|                 à comprendre celle-ci : Belle-Rose n’était ni mort ni blessé,
1233       LI|                eut changé de vêtements, Belle-Rose se rendit chez M. de Luxembourg.
1234       LI|                 reprit le prince.~ ~ ~ ~Belle-Rose était à quelques pas des
1235       LI|                 donc, lui dit-il.~ ~ ~ ~Belle-Rose salua sans répondre et tira
1236       LI|            voulez, mon prince, répondit Belle-Rose.~ ~ ~– Vous en aurez vingt,
1237       LI|                 je dois attendre.~ ~ ~ ~Belle-Rose partit comme un trait. Dix
1238       LI|                       Là-bas ! répondit Belle-Rose en lui montrant la tour
1239       LI|             poussé son cheval auprès de Belle-Rose. La petite troupe se jeta
1240       LI|                       Eh bien ! lui dit Belle-Rose, crois-tu que l’Évangile
1241       LI|                duc de Luxembourg.~ ~ ~ ~Belle-Rose et les braves jeunes gens
1242       LI|             avait dédaigné de tirer sur Belle-Rose et sa troupe, ouvrit le
1243       LI|                 à la garde de son épée. Belle-Rose poussait toujours droit
1244       LI|                un bond il avait rejoint Belle-Rose. M. de Pomereux poursuivait
1245       LI|           premier rang. M. de Nancrais, Belle-Rose, Cornélius, la Déroute et
1246       LI|         mouvement quelconque d’un côté, Belle-Rose quittait ses amis, courait
1247       LI|    accueillirent à coups de mousqueton. Belle-Rose, au moment où les armes
1248       LI|             sifflèrent, et le cheval de Belle-Rose, qu’il avait forcé à se
1249       LI|             sous les pieds des chevaux. Belle-Rose ramassa l’épée du prince
1250       LI|              lion sur M. de Nancrais et Belle-Rose, et les renversa sous lui
1251       LI|                  ouverts par leur élan. Belle-Rose et M. de Nancrais se levèrent
1252       LI|                dit-il.~ ~ ~ ~Cependant, Belle-Rose, ne voyant plus d’ennemis
1253       LI|                cortège morne et désolé. Belle-Rose se souvint tout d’un coup
1254       LI|              serré la main.~ ~ ~ ~Quand Belle-Rose fut auprès de lui, M. de
1255       LI|              sourire.~ ~ ~ ~Il embrassa Belle-Rose et Cornélius, tendit la
1256      LII|              nom ? ajouta le roi.~ ~ ~– Belle-Rose.~ ~ ~– À quel régiment appartient-il ?~ ~ ~–
1257      LII|              Des personnes qui haïssent Belle-Rose parce qu’il m’est dévoué
1258      LII|              aux yeux de Votre Majesté. Belle-Rose a délivré sa fiancée qu’
1259      LII|       expression d’un vif contentement. Belle-Rose, averti par M. de Luxembourg,
1260      LII|             était toujours paré éblouit Belle-Rose ; il fléchit le genou et
1261      LII|         souvenue que M. de Louvois hait Belle-Rose ?~ ~ ~– Peut-être auriez-vous
1262      LII|                portant ses regards vers Belle-Rose, vous allez partir sur-le-champ
1263      LII|             choses.~ ~ ~– Sire, s’écria Belle-Rose, vous m’avez rendu cette
1264      LII|             heure après cette entrevue, Belle-Rose reçut les dépêches et monta
1265      LII|          Déroute n’avait pas pu quitter Belle-Rose, Grippard, de son côté,
1266      LII|               du Rhin à Paris. Bien que Belle-Rose y retournât dans des conditions
1267      LII|           dévouement chevaleresque, que Belle-Rose s’était pris d’une sincère
1268      LII|             plus intimes du cœur ; mais Belle-Rose était de ceux qui sacrifient
1269      LII|                 hôtel de M. de Louvois. Belle-Rose en descendit, et pria un
1270      LII|             Majesté Louis XIV, répondit Belle-Rose.~ ~ ~ ~À ce nom sacré l’
1271      LII|              dit-il.~ ~ ~– Le capitaine Belle-Rose.~ ~ ~ ~À ce nom, M. de Louvois
1272      LII|               antre.~ ~ ~– Le capitaine Belle-Rose ! répéta-t-il en couvrant
1273      LII|             crois pas, monseigneur, dit Belle-Rose froidement.~ ~ ~– Avez-vous
1274      LII|                 voulu me confier.~ ~ ~ ~Belle-Rose tira le paquet de sa poche
1275      LII|              reprit-il en s’adressant à Belle-Rose.~ ~ ~– Oui, monseigneur.~ ~ ~–
1276      LII|                 coup il s’arrêta devant Belle-Rose ; l’expression du triomphe
1277      LII|               lu, monseigneur, répondit Belle-Rose en lui montrant du doigt
1278      LII|               de Louvois se tourna vers Belle-Rose :~ ~ ~– Allez, monsieur,
1279      LII|           instant vous me verrez.~ ~ ~ ~Belle-Rose salua et sortit.~ ~ ~– Eh
1280      LII|            honneurs ensemble ! À lui, à Belle-Rose, un grade et des lettres
1281      LII|               et donna ordre de ramener Belle-Rose.~ ~ ~– Sa Majesté vous veut
1282      LII|      mettez-vous là et commencez.~ ~ ~ ~Belle-Rose n’avait aucun motif pour
1283      LII|             portera sur-le-champ.~ ~ ~ ~Belle-Rose accepta la proposition.
1284      LII|                 présenta avec le pli de Belle-Rose. M. de Charny, qui guettait
1285      LII|                  attendant le retour de Belle-Rose. La Déroute triomphait ;
1286     LIII|             long, le retard que mettait Belle-Rose à reparaître lui semblait
1287     LIII|               interrogea lui apprit que Belle-Rose était dans le cabinet du
1288     LIII|                ses pieds.~ ~ ~– Lorsque Belle-Rose descendra, dit le sergent,
1289     LIII|              dans sa poche la lettre de Belle-Rose.~ ~ ~– Tu sais où est l’
1290     LIII|             avait reconnu l’écriture de Belle-Rose, et ne doutait pas que le
1291     LIII|             elle décacheta la lettre de Belle-Rose, toute tremblante et pâle
1292     LIII|                à Sainte-Claire d’Ennery Belle-Rose achevait le rapport qui
1293     LIII|               de feu. Le roi avait pris Belle-Rose sous sa sauvegarde, et le
1294     LIII|              haine au fond de son cœur. Belle-Rose avait fini. Le ministre
1295     LIII|               vous et la fortune.~ ~ ~ ~Belle-Rose prit la main que le ministre
1296     LIII|                 ses passions. Cependant Belle-Rose était parti de Paris vers
1297     LIII|            froide mouilla les tempes de Belle-Rose ; sur son ordre, Grippard
1298     LIII|               cloche sonne-t-elle ? dit Belle-Rose à une jeune fille qui s’
1299     LIII|             bourdonnait aux oreilles de Belle-Rose. Cette voix de la mort au
1300     LIII|          pressait sous la sombre voûte. Belle-Rose entra dans l’abbaye, ne
1301     LIII|                la couleur des cadavres, Belle-Rose comprit tout. Geneviève
1302     LIII|                 ses lèvres. À la vue de Belle-Rose, elle se souleva lentement.
1303     LIII|                 elle joignit à celle de Belle-Rose entre les siennes. Ses yeux
1304     LIII|                 larmes dans les yeux de Belle-Rose, elle lui dit avec le sourire
1305     LIII|                 le mit entre Suzanne et Belle-Rose. Et puis les ayant embrassés
1306     LIII|                avait déchiré le cœur de Belle-Rose. Maîtresse, il l’eût peut-être
1307     LIII|          cérémonie funèbre fut achevée, Belle-Rose prit avec lui Suzanne, Claudine
1308     LIII|           allait quitter l’appartement, Belle-Rose la prit dans ses bras et
1309     LIII|              tête blonde et tourna vers Belle-Rose ses grands yeux noirs, où
1310     LIII|               et de gentilhomme, reprit Belle-Rose. Sa place est dans un camp,
1311     LIII|                sœur passaient la porte, Belle-Rose fit un signe imperceptible
1312     LIII|                 Déroute resta seul avec Belle-Rose. Le sergent regardait le
1313     LIII|            Grippard est-il là ? demanda Belle-Rose.~ ~ ~– Il est en bas, auprès
1314     LIII|             fois encore cette route que Belle-Rose avait parcourue si souvent
1315     LIII|           cavaliers n’ouvrit la bouche. Belle-Rose en avant, ferme, implacable
1316     LIII|             ville.~ ~ ~– C’est ici, dit Belle-Rose, quand ils furent arrivés
1317     LIII|               était M. de Charny.~ ~ ~ ~Belle-Rose s’élança derrière la voiture
1318     LIII|           équipage d’avancer fort vite. Belle-Rose et ses deux compagnons,
1319     LIII|               était déserte et sombre ; Belle-Rose trouvant le lieu propice
1320     LIII|                  voilà ma bourse.~ ~ ~ ~Belle-Rose prit la bourse et jeta l’
1321     LIII|                 êtes un assassin.~ ~ ~ ~Belle-Rose pâlit sous son masque à
1322     LIII|            sûrement et plus vite.~ ~ ~ ~Belle-Rose appela la Déroute d’un signe
1323     LIII|             mourir, il croyait vaincre. Belle-Rose se mit en garde ; Grippard
1324     LIII|           ressources ; mais de son épée Belle-Rose se faisait une cuirasse ;
1325     LIII|                 et après une riposte de Belle-Rose, qui tacha de quelques gouttes
1326     LIII|                et le coup partit ; mais Belle-Rose, plus prompt que l’éclair,
1327     LIII|               ouvrit les bras et tomba. Belle-Rose se pencha, et, arrachant
1328     LIII|                    Elle est vengée, dit Belle-Rose, partons.~ ~ ~ ~Ils reprirent
1329     LIII|              lui avait dit l’absence de Belle-Rose, et elle en ignorait la
1330     LIII|                  s’écria-t-elle lorsque Belle-Rose eut ouvert son manteau.~ ~ ~–


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