Partie

  1        I|           heures semble agrandi, Mme Ebsen et sa fille sentent mieux
  2        I|              seconde fois.~ ~ ~ ~Mme Ebsen est tombée sur une chaise
  3        I|         trois femmes, saurait que M. Ebsen, un ingénieur de Copenhague,
  4        I|          apportés du restaurant. Mme Ebsen résiste. Manger, ah bien !
  5        I|           ces crises épuisantes, Mme Ebsen mange d’un farouche appétit ;
  6        I|             d’un chur… » soupire Mme Ebsen, à qui les paroles du pasteur
  7        I|        coudre.~ ~ ~ ~Pendant que Mme Ebsen courait dehors pour ses
  8        I|           Élisabeth », du nom de Mme Ebsen, de lui parler de son mari
  9        I|             de peur de réveiller Mme Ebsen, « il n’y a pas de leçon
 10      III|                         III~ ~ ÉLINE EBSEN~ ~ ~ ~ ~Chez les dames Ebsen,
 11      III|         EBSEN~ ~ ~ ~ ~Chez les dames Ebsen, grandmère, à son coin
 12      III|      romanesque et sentimentale, Mme Ebsen était surtout impressionnée
 13      III|             des Danois que les dames Ebsen ne manquaient jamais de
 14      III|            en faire ?… » demanda Mme Ebsen.~ ~ ~« Un marin, » dit le
 15      III|             régulier et hautain. Mme Ebsen et sa mère étaient éblouies.~ ~ ~ ~
 16      III|         congé chez ses parents ; Mme Ebsen courut le chercher, pendant
 17      III|           petit jardin. La bonne Mme Ebsen rayonnait : « Rien du tout…
 18      III|             soir avec Fanny chez les Ebsen, dans ce salon modeste où
 19      III|               Lorie causait avec Mme Ebsen, l’entretenait de ses jours
 20      III|           dot.~ ~ ~ ~Le salon de Mme Ebsen ne pouvait en cela lui servir,
 21      III|             major », demandait Éline Ebsen en mariage.~ ~ ~ ~Malheureusement,
 22      III|       rencontra dans le salon de Mme Ebsen, elle était à cette période
 23      III|             dimanche, chez les dames Ebsen, trop à l’étroit pour lui
 24      III|        tableaux primitifs.~ ~ ~ ~Mme Ebsen intervenait quelquefois : «
 25      III|    comprendre. »~ ~ ~Sur ce mot, Mme Ebsen s’indignait :~ ~ ~« Les
 26      III|            fatigant. « Allez, madame Ebsen, en ce siècle de matière,
 27      III|              ne chante plus chez les Ebsen. Le piano est muet, les
 28       IV|     moustaches.~ ~ ~« Est-ce ici Mme Ebsen ? »~ ~ ~La mâchoire serrée,
 29       IV|             on entend la voix de Mme Ebsen reconduisant quelqu’un sur
 30       IV|              la leçon, il trouva Mme Ebsen toute remuée encore et glorieuse
 31       IV|              naturel la bonne madame Ebsen qui n’était pas mystique ;
 32       IV|                  Mais oui », dit Mme Ebsen en souriant… « Vous comprenez,
 33       IV|       Faut-il être pède !… » fit Mme Ebsen, à qui tout son accent revenait
 34       IV|         quoique cependant… »~ ~ ~Mme Ebsen haussait les épaules. «
 35       IV|              bonsoir… » Ce salon des Ebsen, l’endroit du monde le plus
 36       IV|    simplement parce que la bonne Mme Ebsen l’avait mis à son plan d’
 37        V|          faute. C’était, cette Éline Ebsen, sous des dehors tranquilles,
 38       VI|            pour donner la main à Mme Ebsen et à sa fille, mais, Lorie
 39       VI|           arrière entre Éline et Mme Ebsen, Lorie sur la banquette
 40       VI|            qui berce et console. Mme Ebsen, comme tous les gens qui
 41       VI|               Cachottier… », dit Mme Ebsen en souriant. Éline s’indignait : «
 42       VI|        pauvre petite ? » demanda Mme Ebsen qui couvait de l’œil en
 43       VI|          pour amuser les petits, Mme Ebsen pour y pleurer plus librement.~ ~ ~ ~
 44       VI|         projets de mariage, dont Mme Ebsen avait déjà parlé, et timide,
 45       VI|           elle ne quitterait pas Mme Ebsen.~ ~ ~« Oh ! ça, jamais…
 46       VI|           existence entière ; et Mme Ebsen, apparue sur la terrasse,
 47      VII|            et voilà bien comme Éline Ebsen l’avait vu pour la première
 48      VII|              d’une cure d’âmeÉline Ebsen, cette enfant dont je vous
 49      VII|              inquiétait bien d’Éline Ebsen.~ ~ ~« Jeanne !… » fit-il
 50     VIII|           une station d’omnibus, Mme Ebsen et sa fille s’engageaient
 51     VIII|      singulièrement la vanité de Mme Ebsen, toute fière de se trouver
 52     VIII|        disait tout bas la grosse Mme Ebsen. Et Lina, croyant lui répondre : «
 53     VIII|          présidente appela : « Éline Ebsen !… » avec un signe de venir
 54     VIII|         catéchumène, pendant que Mme Ebsen, animée d’une puérile vanité
 55     VIII|             faits la présidente, Mme Ebsen essayait de causer avec
 56     VIII|           eau en fourmis noyées. Mme Ebsen dormait, bercée par la voiture,
 57     VIII|         anglais aux enfants dont Mme Ebsen avait eu les mères pour
 58     VIII|     sournoise.~ ~ ~ ~Que de fois Mme Ebsen et Éline s’étaient dit que
 59     VIII|              le moindre soupçon. Mme Ebsen, toute à l’ivresse de ce
 60     VIII|             salon à lustre, dont Mme Ebsen aiderait sa fille à faire
 61     VIII|               Une après-midi que Mme Ebsen était seule à la maison,
 62     VIII|          dédain de millionnaire. Mme Ebsen était éblouie. Huit mille
 63     VIII|            pas au château…~ ~ ~ ~Mme Ebsen eut un beau cri indigné : «
 64     VIII|             brusque ; et lorsque Mme Ebsen arriva sur la porte, tout
 65       IX|              avec le bouquet que Mme Ebsen ne manquait jamais de poser
 66       IX|       sachant ce qu’en penserait Mme Ebsen. Pourquoi discuter, quand
 67       IX|            pas cela.~ ~ ~ ~Alors Mme Ebsen se tourmentait davantage.
 68       IX|              était pas allée. Et Mme Ebsen se répandait en plaintes
 69       IX|            installé le pliant de Mme Ebsen devant une bordure d’iris
 70       IX|             allez venir ?… » dit Mme Ebsen au bas de l’escalier. Lorie
 71       IX|                Un instant après, Mme Ebsen arriva, bouleversée :~ ~ ~«
 72       IX|           jeune et tentante, d’Éline Ebsen. Même cela, la mémoire du
 73       IX|   physionomie spirituelle ; mais Mme Ebsen lui avait raconté cette
 74        X|             de ce phénomène qu’Éline Ebsen prend place, les jours où
 75        X|            jolies filles comme Éline Ebsen étaient rares. Presque toutes
 76        X|          plus terribles. »~ ~ ~Éline Ebsen courba la tête, toute frissonnante
 77       XI|            arrive à temps… » fit Mme Ebsen tout essoufflée, chargée
 78       XI|       mouchait bruyamment.~ ~ ~ ~Mme Ebsen s’ennuyait d’attendre ainsi,
 79       XI|            Éline manquait et que Mme Ebsen était seule, décidément
 80       XI|            siens. Et tout à coup Mme Ebsen qui ne descendait plus chez
 81       XI|            la mère Blot :~ ~ ~« Mame EbsenMame Ebsen… Ça vient d’
 82       XI|                     Mame Ebsen… Mame Ebsen… Ça vient d’arriver ; je
 83       XI|           toute dévouée,~ ~ ~ ~ÉLINE EBSEN. »~ ~ ~D’abord elle ne comprit
 84       XI|        Parisiennes de la veille, Mme Ebsen se trouva subitement en
 85       XI|         présidente répondit qu’Éline Ebsen avait quitté la France,
 86       XI|              douceur qui montait Mme Ebsen jusqu’à la rage, jusqu’au
 87       XI|     commencement du salut. »~ ~ ~Mme Ebsen écoutait, les yeux à terre,
 88       XI|              l’école des filles, Mme Ebsen s’arrêta pour écouter un
 89       XI|          avança en voyant entrer Mme Ebsen, l’exercice interrompu,
 90       XI|        animer ainsi et repousser Mme Ebsen vers la sortie, opposant
 91       XI|              de la mairie ; mais Mme Ebsen voulait parler au maire.~ ~ ~«
 92      XII|             maisons riveraines ? Mme Ebsen a déjà vu ce tapis à fleurs
 93      XII|     catéchisme, Maurice a trouvé Mme Ebsen comme morte sur le chemin
 94      XII|              interdite en voyant Mme Ebsen qui sanglote et se cache
 95      XII|             fait rien, allez, madame Ebsen, les beaux jour reviendront.
 96      XII|              le « cré cochon, madame Ebsen » qu’il bredouillait sans
 97      XII|              malheur, remplirent Mme Ebsen d’épouvante.~ ~ ~« Tout
 98      XII|           pas la même chose, que Mme Ebsen emploierait des amis très
 99      XII|         laissa-t-on plus entrer. Mme Ebsen allait mieux d’ailleurs,
100      XII|             étaient atteintes, Éline Ebsen plus dangereusement que
101      XII|          ivoire… C’est alors que Mme Ebsen apparaissait à sa fille
102      XII|             effet la présence de Mme Ebsen à l’écluse. La présidente
103      XII| rencontraient.~ ~ ~« Il faut partir, EbsenÊtes-vous prête ?~ ~ ~–
104      XII|          suis prête… » dit la pauvre Ebsen, en tâchant d’affermir sa
105      XII|             Beuil y monta, tandis qu’Ebsen embrassait Mme Autheman,
106     XIII|           arrive à notre pauvre mère Ebsen ?… » ~ ~À ce nom d’Ebsen,
107     XIII|             Ebsen ?… » ~ ~À ce nom d’Ebsen, Léonie secoua ses larmes
108     XIII|             surtout qu’on ne vît Mme Ebsen chez elle, dans sa cour.~ ~ ~«
109     XIII|          cocher et monta près de Mme Ebsen qui la guettait fiévreusement,
110     XIII|                    Elle présenta Mme Ebsen, que l’avocat interrogeait
111     XIII|             de surdité restait à Mme Ebsen de sa congestion, il répéta
112     XIII|           fille toute dévouée, Éline Ebsen…~ ~ ~« Et depuis son départ,
113     XIII|             tes mensonges… »~ ~ ~Mme Ebsen sanglotait.~ ~ ~« Combien
114     XIII|       affectionnée en Jésus. – Éline Ebsen. »~ ~ ~Après un silence : «
115     XIII|         Raverand qui se montait. Mme Ebsen ouvrit de grands yeux, stupéfaite
116     XIII|           pas de justice ! » dit Mme Ebsen, retrouvant l’intonation
117     XIII|             les deux femmes, car Mme Ebsen était si troublée que la
118     XIII|             regagner leur coupé. Mme Ebsen parlait en gesticulant au
119     XIII|             en tout cas le drame des Ebsen l’agitait, la tirait de
120     XIII|     racontait ses démarches pour Mme Ebsen, l’horrible peur que ce
121     XIII|        résultat des démarches de Mme Ebsen.~ ~ ~ ~
122      XIV|             durable. « Pauvre madame Ebsen !… Ah ! c’est affreux… »
123      XIV|      États-Unis.~ ~ ~ ~Quant à Éline Ebsen, elle voyageait pour l’Œuvre
124      XIV|           grâce au pasteur Birk, Mme Ebsen pouvait écrire à sa fille,
125      XIV|     Sainte-Élisabeth, la fête de Mme Ebsen, à côté de bouquets et surprise,
126      XIV|               et quand, le soir, Mme Ebsen feuilletait le cahier vert
127      XIV|           Seule dans la journée, Mme Ebsen ne restait pas chez elle ;
128      XIV|        errantes à travers Paris, Mme Ebsen revenait toujours au même
129      XIV|        remblayées.~ ~ ~ ~Parfois Mme Ebsen voyait s’ouvrir le grand
130      XIV|            elle ait voulu… » dit Mme Ebsen gravement… « Si celle-là
131      XIV|              si sensée, fut pour Mme Ebsen une épreuve douloureuse,
132      XIV|             mon enfant.~ ~ ~« Madame Ebsen !… Madame Ebsen !… » ~ ~
133      XIV|               Madame Ebsen !… Madame Ebsen !… » ~ ~On l’appelait du
134      XVI|              se précipitait chez Mme Ebsen. Sa pâleur, ses précautions
135      XVI|           a-t-il donc ?~ ~ ~– Madame Ebsen, il faut vous cacher, partir…
136      XVI|              chercher un fiacre, Mme Ebsen, éperdue comme dans un incendie,
137      XVI|            voyant l’agitation de Mme Ebsen, ce paquet mal noué sur
138      XVI|             pour l’impatience de Mme Ebsen, rencoignée, son paquet
139      XVI|      sifflantes. Il ne dit pas à Mme Ebsen : « Je vous lâche », mais
140      XVI|             diable les effets de Mme Ebsen dans un tiroir de commode,
141      XVI|         savait bien pourtant que Mme Ebsen n’était pas folle. Est-ce
142      XVI|              Magnabos, la vie de Mme Ebsen était bien triste, bien
143      XVI|             toutes les coutures. Mme Ebsen s’installait souvent près
144      XVI|       Henriette…~ ~ ~« Si… » dit Mme Ebsen tout bas.~ ~ ~« Une fille ? »~ ~ ~
145      XVI|           silhouettes résignées, Mme Ebsen pensait tristement combien
146     XVII|           QUITTONS JAMAIS…~ ~ ~ ~Mme Ebsen commençait à sortir, à se
147     XVII|        Tristesse pour tristesse, Mme Ebsen restait dans son taudis,
148     XVII|             dans les arbres ; et Mme Ebsen, ignorant ses intentions,
149     XVII|         mettre sur la table ! Et Mme Ebsen se figurait le vieux ménage
150     XVII|             fatigue, pendant que Mme Ebsen veillait au contraire, pressée
151     XVII|              d’éteindre… » pensa Mme Ebsen, qui entra doucement… La
152     XVII|         après l’arrivée d’Éline, Mme Ebsen recevait une lettre de Lorie
153     XVII|            phrase, la réponse de Mme Ebsen :~ ~ ~« Lorie, mon ami,
154     XVII|              Éline chez sa mère. Mme Ebsen, revenant de dire adieu
155     XVII|             Hein ? vous avez vu, Mme Ebsen ?… Était-ce beau !… Ont-ils
156     XVII|              suppliant renvoyait Mme Ebsen qui rentrait par les rues
157     XVII|         lendemain de fête ; mais Mme Ebsen se sentait envahie d’un
158     XVII|            nous déchirant… »~ ~… Mme Ebsen, immobile à la même place,
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