Victor Hugo
Les contemplations

TOME I AUTREFOIS 1830-1843

LIVRE PREMIER AURORE

III. Mes deux filles

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III.

Mes deux filles

 

Dans le frais clair-obscur du soir charmant qui tombe,

L’une pareille au cygne et l’autre à la colombe,

Belles, et toutes deux joyeuses, ô douceur !

Voyez, la grande sœur et la petite sœur

Sont assises au seuil du jardin, et sur elles

Un bouquet d’œillets blancs aux longues tiges frêles,

Dans une urne de marbre agité par le vent,

Se penche, et les regarde, immobile et vivant,

Et frissonne dans l’ombre, et semble, au bord du vase,

Un vol de papillons arrêté dans l’extase.

 

La Terrasse, près Enghien, juin 1842.

 


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