Victor Hugo
Les contemplations

TOME I AUTREFOIS 1830-1843

LIVRE PREMIER AURORE

XX. À un poëte aveugle

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XX.

À un poëte aveugle

 

Merci, poëte ! – au seuil de mes lares pieux,

Comme un hôte divin, tu viens et te dévoiles ;

Et l’auréole d’or de tes vers radieux

Brille autour de mon nom comme un cercle d’étoiles.

 

Chante ! Milton chantait ; chante ! Homère a chanté.

Le poëte des sens perce la triste brume ;

L’aveugle voit dans l’ombre un monde de clarté.

Quand l’œil du corps s’éteint, l’œil de l’esprit s’allume.

 

Paris, mai 1842.

 


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