1026-myste | nague-x
     Chap.

1002 IV| Mais, à présent, la nef naguère pleine d’harmonies, était 1003 V| Serassi, des Tronci, des Nanchinini, des Callido, les noms des 1004 IV| travaillaient à plein vent ; le gros nasard poussait des sonorités intenses ; 1005 VI| les prestants, les gros nasards ! Quand je pense qu’il y 1006 VI| avait échoué jusqu’alors. Néanmoins, je m’en apercevais, il 1007 V| toujours réduire le diable à néant.~ ~ ~ ~Heureusement la cloche 1008 VIII| demi-clarté à cause de la neige qui recouvrait les toits 1009 IV| les sons se propageaient nettement, tantôt crescendo, tantôt 1010 VI| peu importantes, plutôt un nettoyage des poussières de plusieurs 1011 IV| leur chanterions un joli nocturne de Salviati.~ ~ ~ ~Donc, 1012 VIII| devait pas chanter à ce Noël-là, puisqu’elle était désorganisée, 1013 V| trois croches suivies d’une noire.~ ~ ~ ~Des camarades m’attendaient 1014 V| le curé dut croire que la nomenclature ne serait pas terminée pour 1015 V| bizarre – le plus grand – se nommait Effarane. C’était un Hongrois, 1016 VII| soixante-dix vibrations normales.~ ~ ~ ~Maître Effarane avait 1017 VI| régit l’entrée du vent. Le nôtre était d’un grand modèle 1018 V| Weingarten, ni celui de Notre-Dame de Paris, de la Madeleine, 1019 IX| meus es tu. Et, au Gloria, nouvelle attaque de maître Effarane 1020 III| peut toujours y ajouter de nouvelles parties. »~ ~ ~Donc, nous 1021 IV| mois se passèrent. Vint novembre, très froid. Un manteau 1022 III| malheur vient de le frapper. Nul n’ose l’avertir. Et pourtant 1023 V| frappant parfois le bas de la nuque avec la main, et répétant :~ ~ ~« 1024 VII| la base du crâne.~ ~ ~ ~Ô surprise ! sa vertèbre supérieure 1025 VIII| veuille ou non, il faut obéir à ce personnage fantastique, 1026 VIII| temps de te lever. »~ ~ ~J’obéis, j’embrassai mes parents 1027 VIII| fantastique, comme des musiciens obéissent à leur chef d’orchestre, 1028 IV| profitant du tumulte et de l’obscurité, l’intrus avait pu descendre 1029 VI| dans les coins les plus obscurs, d’y suivre maître Effarane 1030 VIII| Mais, mon père, ma mère ? observai-je.~ ~ ~– Ils sont déjà à l’ 1031 VI| me tourmentait jusqu’à l’obsession. J’en rêvais la nuit, et, 1032 IX| septième diminué dans lequel j’occupais la seconde place, ut naturel, 1033 VI| basses fondamentales de deux octaves Combien nous paraissait 1034 V| bonne crut sentir comme une odeur de soufre.~ ~ ~ ~La vérité, 1035 IX| tuyau !…~ ~ ~On est à l’Offertoire. Sur ces paroles : Loetentur 1036 IV| de lamentable comme les offices à présent. À la Toussaint, 1037 VII| vibrations donnent le La officiel, à Kalfermatt comme ailleurs.~ ~ ~ ~ 1038 VII| favorite reçut l’estampille officielle de maître Effarane.~ ~ ~ ~ 1039 V| quelques réparations, et il offrait de les faire à très bas 1040 V| empressé d’accepter cette offre. Et il avait ajouté : « 1041 VI| plusieurs années. Ce qui offrirait plus de difficultés, ce 1042 I| la cloche chante comme un oiseau dans les branches.~ ~ ~ ~ 1043 IX| donnerait la volée à ces oiseaux en cage, et sa puissance 1044 I| atteindre l’été. L’école, ombragée de larges frondaisons, à 1045 V| reconnus, lorsque, vers onze heures, j’aperçus enfin 1046 II| jeunes alors pour avoir une opinion là-dessus. Songez donc, 1047 IV| prudence. Mais M. le curé s’y opposa, et il eut raison, car il 1048 IX| était inexplicable.~ ~ ~ ~Or, je réfléchissais à cela, 1049 IX| l’office…~ ~ ~ ~Après l’Oraison, vient l’Épître. Après l’ 1050 VII| parut point satisfait. Il m’ordonna de recommencer… Ça n’allait 1051 VIII| Effarane, nous nous rangeons en ordre. Il tend le bras ; le buffet 1052 VI| animal éventré dont les organes s’étalaient, cela me tourmentait 1053 VII| quelle était la sienne, à cet original, et aussi celle de M. le 1054 X| M. le curé, vêtu de ses ornements des grandes fêtes, arriva 1055 VII| beaucoup de joie, monsieur, osai-je répondre, parce que Betty 1056 VII| Kalfermatt ? »~ ~ ~On n’osait pas bouger. Les vitres des 1057 VII| étaient là, interloqués, n’osant prononcer une parole.~ ~ ~« 1058 VI| laquelle je n’eusse pas osé toucher, me faisait l’effet 1059 I| Mais jamais un musicien n’osera mettre pareil sujet en musique ! »~ ~ ~ 1060 VIII| Non, Joseph, et toi n’oublie pas ton paroissien.~ ~ ~– 1061 VII| sortit en disant :~ ~ ~« N’oubliez pas votre note, surtout 1062 X| mon imagination surexcitée outre mesure.~ ~ ~« Maître Effarane ? 1063 IV| place se sont peu à peu ouvertes ; des gens se montrent aux 1064 VIII| le buffet de l’orgue s’ouvre, puis se referme sur nous...~ ~ ~ 1065 VIII| maisons dont les portes s’ouvrent sans qu’il ait besoin d’ 1066 VII| temps d’Eglisak. Il fallut ouvrir la bouche, tirer la langue, 1067 VIII| furent vivement écartés. J’ouvris mes yeux, qui furent éblouis 1068 | p 1069 VIII| vis et nous arrivons au palier de la tribune. Soudain, 1070 VIII| jolie croix d’argent dans sa pantoufle… Ne le dites pas, mais c’ 1071 VI| et cristallines des anges papillonnant autour du petit Jésus et 1072 V| plutôt des gens de l’Est, par-delà les montagnes, du côté de 1073 VI| deux octaves Combien nous paraissait immense cette forêt de tuyaux 1074 IX| dure cinq minutes, qui me paraissent cinq siècles, car je pressentais 1075 VII| oreilles de l’organiste, paraît-il, appréciaient la différence. 1076 VII| il n’y a que des tympans parcheminés, durcis, racornis, crevés 1077 I| musicien n’osera mettre pareil sujet en musique ! »~ ~ ~ 1078 II| envolent au milieu des vapeurs parfumées…~ ~ ~ ~Je ne veux pas me 1079 V| ni celui de Notre-Dame de Paris, de la Madeleine, de Saint-Roch, 1080 VII| qu’il avait dit vrai en parlant de ce piano de chats qui 1081 III| que le Saint-Esprit, qui parle toutes les langues, le traduira 1082 V| Songez donc ! Il m’avait parlé !~ ~ ~ ~Mais ce que je pus 1083 VII| elle et moi, lorsque nous parlions ; plus tard, il devait en 1084 II| là-dessus. Songez donc, je suis parmi les grands, et je n’ai pas 1085 VIII| et toi n’oublie pas ton paroissien.~ ~ ~– Sois tranquille ! »~ ~ ~ 1086 IX| à l’Offertoire. Sur ces paroles : Loetentur coeli, et exultet 1087 IV| pourquoi pas ? » pensais-je à part moi.~ ~ ~ ~Betty me prit 1088 V| empêche que, dès qu’il fut parti, la vieille bonne crut sentir 1089 IX| socques, avec cette sonorité particulière aux églises. Les fidèles 1090 VII| qu’il me dévisageait plus particulièrement. Il me reconnaissait sans 1091 III| parole, et nos faussets parvenaient à faire vibrer son tympan. 1092 VIII| être tourné et retourné, je parvins à m’endormir.~ ~ ~ ~Combien 1093 IV| lorsqu’un son lointain parvint à nos oreilles.~ ~ ~« Qu’ 1094 IX| cela, lorsqu’un tourbillon passa à travers le buffet de l’ 1095 VIII| que j’étais libre, je le passais à la tribune. C’était plus 1096 III| pas moins que M. Eglisak passait pour être un grand compositeur. 1097 IV| rejoindre, entrèrent. En passant, ils trempèrent leurs doigts 1098 IV| Qu’est-ce qui se passe ? demande-t-il.~ ~ ~– On 1099 IV| ces choses-là s’étaient passées l’hiver !~ ~ ~ ~Et alors, 1100 VI| Brrrr… Ces cris me faisaient passer des frissons sur tout le 1101 IV| IV~ ~ ~ ~Six mois se passèrent. Vint novembre, très froid. 1102 IV| fatigué après huit jours passés sur la sellette de M. Valrügis.~ ~ ~ ~ 1103 VI| que du grave événement qui passionnait la bourgade. Ce grand artiste, 1104 II| Mi-Bémol je vous répondrai : patience, vous le saurez tout à l’ 1105 IX| le bruit des pas sur le pavé de la nef le choc des chaises, 1106 V| tard.~ ~ ~ ~Après avoir payé une semaine d’avance à l’ 1107 VI| et aussi un clavier de pédales pour basses fondamentales 1108 IX| Les grands jeux, même le pédalier, donnaient avec des roulements 1109 IX| de douleur !… Et comment peindre la torture que j’éprouve 1110 VI| travaillait au milieu de ce pêle-mêle, et sans jamais être embarrassé. 1111 IX| enfantines. Une mélodie, douce et pénétrante, s’envole sous les voûtes 1112 IV| là que l’intrus avait pénétrer. D’abord M. le curé, puis 1113 VIII| cuivres reluisant sous la pénombre de la nef. Oui, on serait 1114 IV| N’importe ! le bedeau pensa qu’il serait peut-être convenable 1115 IV| Et pourquoi pas ? » pensais-je à part moi.~ ~ ~ ~Betty 1116 V| et lui demanda ce qu’il pensait de l’orgue de Kalfermatt.~ ~ ~« 1117 VI| gros nasards ! Quand je pense qu’il y avait des seize-pieds 1118 IV| sombre, aucune lueur ne perçait à travers les vitraux de 1119 VII| les yeux devant le regard perçant de l’organier. Que venait-il 1120 VII| la parole, et, de sa voix perçante, il dit :~ ~ ~« Ce sont 1121 V| yeux plissés, petits mais perçants, avec une braise au fond 1122 IV| sien figurait au bout de la perche, si ces choses-là s’étaient 1123 IV| de quarte et sixte qui se perdit sous la sombre voûte.~ ~ ~ ~ 1124 IX| je me sens mourir et je perds connaissance…~ ~ ~ ~Ce qui 1125 VI| en étain ! On se serait perdu au milieu de ce massif touffu ! 1126 V| taille. Oui ! j’ai imaginé ce perfectionnement. Ce sera l’idéal, et alors 1127 VIII| moment de l’office. Cela leur permettait de rester éveillés pendant 1128 IV| toute la semaine, il est permis, n’est-ce pas, de se reposer 1129 VII| condamné au la naturel à perpétuité.~ ~ ~ ~Puis mes autres camarades 1130 VI| poussant des cris, comme un perroquet rageur, agacé par sa maîtresse.~ ~ ~ ~ 1131 V| le plus important de ces personnages, à ce que me rapporta Betty 1132 V| admonesterait de lui avoir amené ces personnes – le grand surtout, dont 1133 IV| fourrée jusqu’aux yeux. Des pétarades éclataient, qui accompagnaient 1134 IV| seulement. Comme ces branches pétillaient joyeusement ! On s’empilait 1135 II| il faut vous dire que les petites filles, comme les petits 1136 V| interminables, il les décraquait aux phalanges, il les détirait comme des 1137 IV| être reprise, lorsque le phénomène se reproduisit avec une 1138 VII| tirât de sa poche une petite pièce à deux branches, semblable 1139 IX| quoique je fusse un enfant pieux, je ne suis pas recueilli, 1140 IV| étions tous muets, entre les piliers, avec une sensation semblable 1141 VII| poussaient quand on leur pinçait la queue ! » « Un piano 1142 IV| C’est moi, Betty. Cela pince, ce matin. Enveloppe-toi 1143 VII| lorsque leur queue était pincée par un mécanisme ! Seigneur 1144 VII| vocales qu’il semblait vouloir pincer avec ses doigts. J’ai cru 1145 V| ses hanches, fumant une pipe en forme de saxophone, d’ 1146 IV| au village ; un coup de pistolet tiré de Kalfermatt s’entendrait 1147 IV| quelques-uns. Moi, cela me faisait pitié, – à Betty aussi. Rien de 1148 I| héros de l’Helvétie avait placée sur la tête, de son fils, 1149 VII| allongé que son bras toucha le plafond.~ ~ ~« La même note ! reprit-il. 1150 I| vous y prendriez plus de plaisir, avec votre goût pour les 1151 I| Où en suis-je, s’il vous plaît ?~ ~ ~– Au moment, dit Betty 1152 VII| dans notre gosier comme une plante dans son pot de fleur.~ ~ ~ ~ 1153 I| air, avec une vaste cour plantée, un préau pour la pluie 1154 IX| lorsque maître Effarane plaque d’une main terrible un accord 1155 III| accords, les arpèges se plaquent ou se déroulent sous ses 1156 IV| seize-pieds travaillaient à plein vent ; le gros nasard poussait 1157 V| mince, glabre ! Des yeux plissés, petits mais perçants, avec 1158 I| plantée, un préau pour la pluie et un petit clocher où la 1159 VI| nettoyage des poussières de plusieurs années. Ce qui offrirait 1160 VII| attendais à ce qu’il tirât de sa poche une petite pièce à deux 1161 IV| girouette au bout de son clocher pointu. Il y avait une demi-douzaine 1162 V| d’où sortaient des pieds pointus, coiffé d’une large toque 1163 IX| puis un souffle gonfla ma poitrine, un souffle doucement ménagé, 1164 III| Famuli tuorum,~ ~Solve polluti,~ ~Labii reatum,~ ~Sancte 1165 VIII| célébré avec toutes les pompes qu’il comporte ?~ ~ ~ ~Ne 1166 VIII| sauvais… Et que dirait la population kalfermatienne déçue dans 1167 II| cabaretiers audit lieu, portait le surnom de Mi-Bémol je 1168 IV| sec, un de ces froids qui portent les brises au loin. Une 1169 VII| sa chaire, venait de se porter au-devant de M, le curé, 1170 IV| Donne-moi tes livres, je les porterai. Prends garde de t’enrhumer. 1171 VIII| réveillé, une main s’était posée sur mon épaule.~ ~ ~« Allons, 1172 VIII| Mes habits propres étaient posés sur le dos d’une chaise, 1173 V| des jambes. Mais on peut posséder tout cela et ne ressembler 1174 VII| comme une plante dans son pot de fleur.~ ~ ~ ~Ce fut Hoct 1175 VII| baisser la tête, et, de son pouce à demi fermé, il se frappa 1176 IX| soufflet fonctionnait à pleins poumons.~ ~ ~ ~Maître Effarane venait 1177 IV| serpentiste ? Au fait, ne pourrait-on utiliser le souffleur d’ 1178 VII| pour le miaulement qu’ils poussaient quand on leur pinçait la 1179 IV| plein vent ; le gros nasard poussait des sonorités intenses ; 1180 VI| lorsque cela n’allait pas, poussant des cris, comme un perroquet 1181 V| le long de la grande rue, pousser une pointe jusqu’à l’école, 1182 VI| plutôt un nettoyage des poussières de plusieurs années. Ce 1183 V| trentaine d’années, fort à pouvoir rosser les plus vigoureux 1184 I| une vaste cour plantée, un préau pour la pluie et un petit 1185 IV| Coquille d’eau bénite, par précaution, et se signèrent. Puis, 1186 V| faisaient un tour, l’un précédant l’autre, le grand ballant, 1187 X| majestueux accords qui doivent précéder l’Introït, l’orgue se taisait. 1188 IV| pauvre homme, surtout dans la préface de la messe ! Le ton baissait 1189 IX| quoniam venit, admirable prélude de maître Effarane avec 1190 VIII| tour des fillettes, et, en premier lieu, ma petite Mi-Bémol. 1191 V| ces individus. C’était la première fois qu’ils venaient dans 1192 III| Gui d’Arrezo a pris les premières syllabes pour désigner les 1193 II| quoique je fusse un des premiers de la classe, ce n’est pas 1194 IX| aux églises. Les fidèles prenaient leur place pour la messe 1195 V| qui sur un clavier peuvent prendre une octave et demie !~ ~ ~ ~ 1196 I| lieu de se réciter, vous y prendriez plus de plaisir, avec votre 1197 VII| magister, j’ai voulu vous présenter maître Effarane, qui a désiré 1198 | presque 1199 IX| paraissent cinq siècles, car je pressentais que le tour des voix enfantines 1200 VIII| de la nef. Oui, on serait prêt pour la fête, sauf peut-être 1201 VIII| bon état, la soufflerie prête à fonctionner, le buffet 1202 I| raison ? Quel compositeur prétendrait faire vibrer de telles cordes !… 1203 I| Vous n’avez pas l’air de prêter attention à ce que je dicte. 1204 VII| matin à votre classe en vous priant de l’excuser. »~ ~ ~M. Valrügis 1205 I| une usine d’instruction primaire. Elle est gaie d’aspect, 1206 VI| comportant vingt-quatre jeux principaux, quatre claviers de cinquante-quatre 1207 III| vers, dont Gui d’Arrezo a pris les premières syllabes pour 1208 V| de les faire à très bas prix. Des certificats témoignaient 1209 IV| levier en l’air.~ ~ ~ ~Très probablement, profitant du tumulte et 1210 I| dictées, des chiffres, des problèmes. À quatre heures, on remporte 1211 VII| note. »~ ~ ~Et ma voix, procédant par intervalles de demi-tons, 1212 VII| Qu’est-ce qui me procure l’honneur ?…~ ~– Monsieur 1213 IV| difficulté ne consistait pas à se procurer cet instrument antédiluvien. 1214 VI| de cristal qui devaient produire des sons délicieux. Maître 1215 III| entendu la fameuse fugue du profane Eglisak ; mais il avait 1216 V| joue plus à l’église, ni ne professe à l’école. Aussi avons-nous 1217 IV| Très probablement, profitant du tumulte et de l’obscurité, 1218 V| doigt, maître Effarane salua profondément et vint rejoindre son souffleur 1219 VIII| Mais quel est donc le projet de l’organiste ? À défaut 1220 IX| l’implacable artiste le prolonge interminablement, une syncope 1221 III| le lendemain encore, il promenait ses doigts sur le clavier 1222 V| deux. On put les voir se promener sur la place, aller et venir 1223 IX| pendant l’Évangile et le Prône, dans lequel M. le curé 1224 VII| là, interloqués, n’osant prononcer une parole.~ ~ ~« Attention ! 1225 IV| Cependant, les sons se propageaient nettement, tantôt crescendo, 1226 VIII| ma chambrette. Mes habits propres étaient posés sur le dos 1227 II| heureux, et nos affaires ont prospéré avec du travail et de la 1228 X| Ciel, s’il en fut. Ce qui prouve que malgré la différence 1229 VII| J’étais désolé d’avoir provoqué cette scène, tout triste 1230 IV| convenable d’exorciser par prudence. Mais M. le curé s’y opposa, 1231 VII| Ça ne m’étonnerait pas, puisque nos deux voix se marient 1232 IX| ces oiseaux en cage, et sa puissance diabolique saurait nous 1233 V| une braise au fond de leur pupille, des dents blanches et aiguës, 1234 V| plus – et même deux. On put les voir se promener sur 1235 VII| chiens, des chats et autres quadrupèdes.~ ~ ~« Reprenons ! s’écria-t-il. 1236 III| rien que pour l’entendre. Quant à ce qu’ils signifiaient, 1237 IV| arrêta sur un accord de quarte et sixte qui se perdit sous 1238 III| notes de la gamme :~ ~ ~ ~Ut queant laxis~ ~Resonare fibris~ ~ 1239 V| un menton en galoche. Et quelles mains ! Des doigts longs, 1240 IV| fenêtres. On s’interroge. Quelqu’un de l’auberge dit :~ ~ ~« 1241 IV| plus. Cela excitait à rire quelques-uns. Moi, cela me faisait pitié, – 1242 VI| de ce massif touffu ! Et quels noms drôles sortaient des 1243 V| répondit maître Effarane. En quinze jours les réparations peuvent 1244 X| personnage, loin d’en être quitte pour un rêve, je serais 1245 X| voix enfantines, il avait quitté l’église, puis la bourgade, 1246 IV| car elle n’a pas voulu me quitter.~ ~ ~ ~Cinq minutes après, 1247 IX| terra ante faciem Domini quoniam venit, admirable prélude 1248 IV| couvercle du clavier était rabattu. Le soufflet, à demi gonflé 1249 IV| gentille sous sa capeline rabattue !~ ~ ~« C’est toi, Joseph ? 1250 V| eux. Il m’interrogea. Je racontai ce qui s’était passé. On 1251 I| tandis que le maître nous racontait pour la millième fois l’ 1252 VII| tympans parcheminés, durcis, racornis, crevés dans les oreilles 1253 VI| cris, comme un perroquet rageur, agacé par sa maîtresse.~ ~ ~ ~ 1254 IV| abattre. La peine de le ramasser seulement. Comme ces branches 1255 IV| achevé, on avait desservi, rangé les chaises, et nous allions 1256 VIII| maître Effarane, nous nous rangeons en ordre. Il tend le bras ; 1257 VII| vinrent se placer sur deux rangs, face à face. Et alors, 1258 V| personnages, à ce que me rapporta Betty lorsqu’elle m’eut 1259 VII| faire place.~ ~ ~ ~La plus rapprochée était Betty, et je vis bien 1260 IV| murmure Mme Clère, peu rassurée.~ ~ ~– Nous le saurons ! » 1261 VII| violoncelles. Ma foi, nous n’étions rassurés ni les uns ni les autres.~ ~ ~ ~ 1262 V| probable qu’à la Noël…~ ~ ~– Rassurez-vous, monsieur le curé, répondit 1263 I| montagne, celui que les rayons du soleil ne peuvent atteindre 1264 VI| jamais être embarrassé. En réalité, l’orgue de Kalfermatt était 1265 III| Solve polluti,~ ~Labii reatum,~ ~Sancte Joannes.~ ~ ~ ~ 1266 V| curé ? Quelle avait été la réception de celui-ci, et ne lui était-il 1267 VII| Valrügis n’avait point à recevoir d’excuses. Tout ce que faisait 1268 IV| toutes jambes pour nous réchauffer. Par bonheur, il faisait 1269 IV| écriture, le calcul, la récitation, la dictée, et le maître 1270 I| se chantait au lieu de se réciter, vous y prendriez plus de 1271 X| puis la bourgade, sans réclamer son , et, de fait, on 1272 VII| satisfait. Il m’ordonna de recommencer… Ça n’allait pas… Ça n’allait 1273 VIII| soir-là, après l’école, je reconduisis jusqu’à sa porte la petite 1274 VII| particulièrement. Il me reconnaissait sans doute, et je me sentis 1275 VII| la gamme, le sol lui fut reconnu physiologique par maître 1276 VII| Joseph Müller. Il fallut recourir à la gamme chromatique pour 1277 VIII| à cause de la neige qui recouvrait les toits voisins.~ ~ ~ ~ 1278 VI| à l’ouvrage. Pendant les récréations, moi et quelques autres 1279 IX| aigrelets. Un silence de recueillement général règne dans la nef. 1280 IX| enfant pieux, je ne suis pas recueilli, moi ! Je ne songe qu’à 1281 VII| fillettes qui s’étaient vivement reculées pour lui faire place.~ ~ ~ ~ 1282 VII| examen, et leur note favorite reçut l’estampille officielle 1283 VII| différence. Après être monté, on redescendit trois fois de suite.~ ~ ~ ~ 1284 IX| arriva, cette Élévation redoutée. La sonnette fait entendre 1285 VII| Effarane.~ ~ ~ ~Et il se redressa d’un mouvement si allongé 1286 V| de latin, peut toujours réduire le diable à néant.~ ~ ~ ~ 1287 VIII| Effarane. Il essayait, il réessayait… Les choses ne marchaient 1288 VIII| l’orgue s’ouvre, puis se referme sur nous...~ ~ ~Tous les 1289 VIII| maison est ouverte, puis refermée, et nous voilà dans la rue.~ ~ ~ ~ 1290 IX| inexplicable.~ ~ ~ ~Or, je réfléchissais à cela, lorsqu’un tourbillon 1291 VII| abord chagriné, mais en y réfléchissant bien je n’eus qu’à m’applaudir. 1292 I| balbutiant, où Guillaume refuse de saluer le bonnet…~ ~ ~– 1293 V| fascinait. J’aurais voulu refuser. Ce fut impossible, et me 1294 III| Jamais. »~ ~ ~On se regarda, et lui de sourire finement.~ ~ ~« 1295 V| blanchâtre.~ ~ ~ ~Je les regardais à pleins yeux, lorsque le 1296 V| qui s’était passé. On me regardaitSongez donc ! Il m’avait 1297 V| autre, le grand ballant, regardant, baguenaudant, chantonnant, 1298 VI| même temps I~ ~ ~ ~Nous regardions ce fouillis avec une sorte 1299 VIII| une parole. Maintenant les registres étaient en bon état, la 1300 VI| est-à-dire une règle mobile qui régit l’entrée du vent. Le nôtre 1301 IX| être résolue suivant les règles de l’harmonie...~ ~ 1302 IX| de recueillement général règne dans la nef. Les fronts 1303 III| affligé d’une infirmité bien regrettable, et qui tendait à s’accroître. 1304 I| celui-ci : à quelle espèce, reinette ou calville, appartenait 1305 IV| Kalfermatt s’entendrait à Reischarden, et il y a une bonne lieue.~ ~ ~ ~ 1306 V| Betty lorsqu’elle m’eut rejoint sur la place.~ ~ ~« Est-ce 1307 IX| l’office… Après on nous relâchera. »~ ~ ~Au fond, je pensais 1308 VIII| remis à neuf ses cuivres reluisant sous la pénombre de la nef. 1309 V| caoutchouc.~ ~ ~ ~Le curé remercia l’artiste en bons termes 1310 VIII| point que je n’osais plus remettre les pieds dans la tribune, 1311 IV| ait eu cette fantaisie de remonter à la tribune avec le souffleur. 1312 IX| église s’est à peu près remplie. À travers la fente en sifflet 1313 I| problèmes. À quatre heures, on remporte chez soi le panier vide 1314 IX| félicita l’organiste d’avoir rendu à l’église de Kalfermatt 1315 V| vérité, c’est que le poêle renvoyait.~ ~ 1316 IX| la foule des fidèles se répandre à travers la nef, brillamment 1317 X| fait, on ne le vit jamais reparaître à Kalfermatt.~ ~ ~ ~Je n’ 1318 VI| Mère.~ ~ ~ ~Les travaux de réparation avaient commencé dès le 1319 V| la nuque avec la main, et répétant :~ ~ ~« La naturel… la naturel !… 1320 III| Allons, monsieur Eglisak ?… répétèrent les autres garçonnets et 1321 VIII| Tais-toi, Ré-Dièze, me répond-il, et aide la petite Mi-Bémol 1322 VI| Betty.~ ~ ~– Je ne sais pas, répondais-je.~ ~ ~– C’est peut-être parce 1323 III| un jour.~ ~ ~« Une fugue, répondit-il, en redressant sa tête en 1324 II| surnom de Mi-Bémol je vous répondrai : patience, vous le saurez 1325 II| versets, les motets, les répons s’envolent au milieu des 1326 VII| nous fûmes étonnés de cette réponse ? Précisément, la voix de 1327 IV| permis, n’est-ce pas, de se reposer le dimanche ? Guillaume 1328 VIII| Viens, dit-il, en reprenant sa lanterne.~ ~ ~– Mais, 1329 VII| autres quadrupèdes.~ ~ ~« Reprenons ! s’écria-t-il. L’un après 1330 IV| et la veillée allait être reprise, lorsque le phénomène se 1331 IV| lorsque le phénomène se reproduisit avec une telle intensité 1332 III| notre bourgade avait grande réputation, grâce à son directeur, 1333 IX| mais l’organiste nous réservait sans doute pour le milieu 1334 IX| laquelle les grands artistes réservent les plus sublimes improvisations 1335 IX| son dièze, ne peut être résolue suivant les règles de l’ 1336 III| Ut queant laxis~ ~Resonare fibris~ ~Mira gestorum~ ~ 1337 III| jour, les grandes orgues ne résonnaient plus dans l’église de Kalfermatt.~ ~ 1338 III| pouvant plus, s’arrête. La respiration manque à l’orgueEglisak 1339 V| posséder tout cela et ne ressembler à personne. Et c’était ce 1340 I| lui. Le seul point qui lui restât à élucider était celui-ci : 1341 III| édénique.~ ~ ~ ~Il n’en reste pas moins que M. Eglisak 1342 VII| Et le surnom nous en est resté.~ ~ 1343 VIII| Cela leur permettait de rester éveillés pendant la messe 1344 IX| diabolique saurait nous y retenir longtemps… Toujours peut-être !~ ~ ~ ~ 1345 X| attendant que l’orgue fît retentir une marche triomphale.~ ~ ~ ~ 1346 V| auberge de Clère, où ils retinrent une chambre à deux lits, 1347 IV| pleine d’harmonies, était retombée au silence. Je dis le silence, 1348 IV| minutes après, nous sommes de retour.~ ~ ~« Eh bien ? me demande 1349 VI| plus, Betty. »~ ~ ~Et j’y retournais le jour même malgré moi. 1350 VII| tête, il la tournait et la retournait à me faire craindre qu’il 1351 VIII| Bref après m’être tourné et retourné, je parvins à m’endormir.~ ~ ~ ~ 1352 V| jusqu’à l’école, finalement retourner à l’auberge de Clère, où 1353 V| chevelure :~ ~ ~« Et si je réussis pour l’orgue de Kalfermatt, 1354 VI| jusqu’à l’obsession. J’en rêvais la nuit, et, le jour, ma 1355 X| de me réveiller, j’avais rêvé tout cela, grâce à mon imagination 1356 X| Moi… je…~ ~ ~– Allons, réveille-toi, c’est l’heure d’aller à 1357 VIII| répliqua mon père, et nous te réveillerons lorsqu’il sera temps de 1358 X| sais, pas de messe, pas de réveillon !… » ~ ~Où étais-je ? Que 1359 VI| et, le jour, ma pensée y revenait sans cesse. Surtout la boîte 1360 VIII| le bon temps, et qu’il ne reviendrait plus. La dernière fois, 1361 VIII| Sois tranquille ! »~ ~ ~Je revins à la maison où l’on m’attendait.~ ~ ~« 1362 IV| la bourgade fut mise en révolution.~ ~ ~ ~On était au 15 décembre. 1363 V| peu peur, mais enfin je me risquai, et il me dit d’une voix 1364 VI| Henri, disait Hoct, en risquant un regard en dessous, c’ 1365 III| un contrapontiste sans rival, et qu’il avait fait une 1366 IV| dans la classe. Le poêle ronflait. On n’y épargnait pas le 1367 II| de Jean Clère et de Jenny Rose, cabaretiers audit lieu, 1368 V| d’années, fort à pouvoir rosser les plus vigoureux de la 1369 IV| arrivions à l’école le nez rouge, les joues bleuies. J’attendais 1370 IV| manécanterie ! Déjà le gosier se rouillait, l’orgue aussi, et cela 1371 V| Bien ! »~ ~ ~Le gros roulait sur ses hanches, fumant 1372 IX| pédalier, donnaient avec des roulements de tonnerre. cela se termina 1373 VI| ouvert, réduit à l’état rudimentaire. Un orgue n’est qu’une flûte 1374 II| j’écris cette histoire, sachant des choses que je ne savais 1375 IV| avait un pendu au mur de la sacristie, et qui dormait là depuis 1376 III| mis en musique l’hymne de saint Jean-Baptiste, vous savez 1377 V| être comparé, ni celui de Saint-Alexandre à Bergame, ni celui de Saint-Paul 1378 V| Madeleine, de Saint-Roch, de Saint-Denis, de Beauvais... » ~ ~Et 1379 III| et il est probable que le Saint-Esprit, qui parle toutes les langues, 1380 V| Saint-Alexandre à Bergame, ni celui de Saint-Paul à Londres, ni celui de Fribourg, 1381 V| Paris, de la Madeleine, de Saint-Roch, de Saint-Denis, de Beauvais... » ~ ~ 1382 VIII| quelle épouvante je fus saisi !… C’était bien maître Effarane 1383 IX| interminablement, une syncope me saisit, je me sens mourir et je 1384 I| où Guillaume refuse de saluer le bonnet…~ ~ ~– Erreur !… 1385 IV| chanterions un joli nocturne de Salviati.~ ~ ~ ~Donc, le souper achevé, 1386 IV| souper chez M. Clère un samedi. Pas d’école le lendemain. 1387 III| polluti,~ ~Labii reatum,~ ~Sancte Joannes.~ ~ ~ ~Le Si n’existait 1388 VII| pas de faire un signe de satisfaction.~ ~ ~« Au tour des filles ! » 1389 II| répondrai : patience, vous le saurez tout à l’heure. N’allez 1390 IV| rassurée.~ ~ ~– Nous le saurons ! » s’écrie M. le curé, 1391 VIII| qu’à mettre tout cela au saut du lit, après m’être lavé 1392 VIII| allait tout briser, et je me sauvais… Et que dirait la population 1393 IX| Et ces familles qui ne savent pas que seize de leurs enfants 1394 III| saint Jean-Baptiste, vous savez ce psaume en vers, dont 1395 III| parties.~ ~ ~ ~Comme nous ne savions pas trop ce que c’était, 1396 V| fumant une pipe en forme de saxophone, d’où s’échappaient des 1397 VII| désolé d’avoir provoqué cette scène, tout triste qu’entre la 1398 V| des Callido, les noms des Sébastien Erard, des Abbey, des Cavaillé-Coll… »~ ~ ~ 1399 IX| dans lequel j’occupais la seconde place, ut naturel, dièze, 1400 VII| compliments.~ ~ ~ ~Maître Effarane secouait la tête, lançait à droite 1401 VI| un frisson dont j’étais secoué pendant des heures.~ ~ ~ ~ 1402 VII| pincée par un mécanisme ! Seigneur Dieu ! Qu’est-ce que les 1403 IV| huit jours passés sur la sellette de M. Valrügis.~ ~ ~ ~La 1404 IX| syncope me saisit, je me sens mourir et je perds connaissance…~ ~ ~ ~ 1405 IV| entre les piliers, avec une sensation semblable à celle qu’on 1406 III| l’adjonction de la note sensible, et m’est avis qu’il a bien 1407 II| vanter, c’est un mauvais sentiment, et quoique je fusse un 1408 V| parti, la vieille bonne crut sentir comme une odeur de soufre.~ ~ ~ ~ 1409 VII| reconnaissait sans doute, et je me sentis mal à l’aise.~ ~ ~ ~Cependant, 1410 V| cinquantaine de pas nous en séparaient. Je montrai la porte et 1411 VIII| tuyaux du grand jeu, chacun séparément, mais voisins les uns des 1412 III| achevée...~ ~– Et quand le sera-t-elle ? demandai-je.~ ~ ~– Jamais. »~ ~ ~ 1413 V| valeur, et trois fois le serait-il, s’il nous gratifiait d’ 1414 II| inquiété de savoir si les séraphins descendus du ciel sont d’ 1415 V| Costanzo, des Graziadei, des Serassi, des Tronci, des Nanchinini, 1416 VI| là, dans une boîte, une série de flûtes de cristal qui 1417 VII| Effarane parlait ou non sérieusement. Mais, plus tard, j’appris 1418 VIII| Encore huit jours, et nous serions à la Noël. Tout le temps 1419 | seront 1420 IV| années. Mais où trouver le serpentiste ? Au fait, ne pourrait-on 1421 V| un nez effilé, une bouche serrée, un menton en galoche. Et 1422 IV| vient d’apparaître sur le seuil du presbytère.~ ~ ~« Qu’ 1423 I| une vieille fille plus sévère que lui. Tous deux suffisent 1424 II| descendus du ciel sont d’un sexe ou de l’autre ?~ ~ 1425 VII| timbre des adultes des deux sexes.~ ~ ~ ~Dans tous les cas, 1426 IX| qui me paraissent cinq siècles, car je pressentais que 1427 IV| enrhumer pendant que le sien figurait au bout de la perche, 1428 VII| voulu savoir quelle était la sienne, à cet original, et aussi 1429 I| oreilles. On aurait entendu siffler la flèche de Guillaume Tell 1430 IX| remplie. À travers la fente en sifflet de mon tuyau, je pus voir 1431 IV| bénite, par précaution, et se signèrent. Puis, toute la suite en 1432 III| entendre. Quant à ce qu’ils signifiaient, ces mots bizarres, personne 1433 VIII| qui est froide, sombre, silencieuse. Et lui qui m’avait dit 1434 IV| songé à cette explication si simple ? Justement M. le curé vient 1435 VII| maître Effarane, et juste. Ou sinon !... ~ ~On ne se le fit 1436 I| Kalfermatt est agréablement situé au fond d’une de ces dépressions 1437 IV| sur un accord de quarte et sixte qui se perdit sous la sombre 1438 V| Fabri, des Kleng, des Erhart Smid, des André, des Castendorter, 1439 IX| des souliers et aussi des socques, avec cette sonorité particulière 1440 VII| nous examiner avec plus de soin que nous ne l’avions jamais 1441 III| pas de jouer. Et toute la soirée ce fut ainsi, toute la nuit 1442 VIII| pas ton paroissien.~ ~ ~– Sois tranquille ! »~ ~ ~Je revins 1443 VII| le la, avec ces huit cent soixante-dix vibrations normales.~ ~ ~ ~ 1444 I| celui que les rayons du soleil ne peuvent atteindre l’été. 1445 VIII| orgue.~ ~ ~ ~Bref le jour solennel arriva. Pendant les dernières 1446 III| Eglisak. Quel maître de solfège, et quelle habileté il mettait 1447 III| gestorum~ ~Famuli tuorum,~ ~Solve polluti,~ ~Labii reatum,~ ~ 1448 VIII| Combien de temps dura mon sommeil ? Je l’ignore. Mais tout 1449 IV| brises au loin. Une voix, au sommet de la montagne, arriverait 1450 IX| pas recueilli, moi ! Je ne songe qu’à la tempête qui va se 1451 IV| Comment n’avions-nous pas songé à cette explication si simple ? 1452 VIII| En effet, la cloche sonnait à toute volée.~ ~ ~« Dis 1453 IX| des socques, avec cette sonorité particulière aux églises. 1454 IV| gros nasard poussait des sonorités intenses ; même le trente-deux-pieds, 1455 V| Betty.~ ~ ~– Et comment sont-ils ?~ ~ ~– Comme tout le monde. »~ ~ ~ 1456 IX| il continue ainsi, ce qui sort de nous, ce ne sera plus 1457 IV| une tempête de sons qui en sortait. Les seize-pieds travaillaient 1458 VIII| frapper. Mes camarades en sortent, vêtus de leurs habits de 1459 IV| parfois comme s’ils fissent sortis des grosses bombardes de 1460 IV| Et il essaya, il souffla dans le serpent, mais le 1461 IV| en effet. Et, après avoir soufflé dans nos doigts, nous filions 1462 VII| telles stupidités ? Et vous souffriez cela, curé ?… Et vous aussi, 1463 V| sentir comme une odeur de soufre.~ ~ ~ ~La vérité, c’est 1464 IX| que les deux assistants soulèvent la chasuble de M. le curé…~ ~ ~ ~ 1465 VIII| étais plus d’âge à placer un soulier dans l’âtre, avec l’espoir 1466 VII| organiste, qui fronçait les sourcils...~ ~– Il me prend beaucoup 1467 III| On se regarda, et lui de sourire finement.~ ~ ~« Une fugue 1468 VIII| un cadeau de Noël. Et le souvenir me reprit que c’était là 1469 VI| parce que tu montes trop souvent à l’orgue ?~ ~ ~– Ouipeut-être.~ ~ ~– 1470 VI| fouillis avec une sorte de stupéfaction voisine de l’épouvante.~ ~ ~« 1471 VII| vous apprenait de telles stupidités ? Et vous souffriez cela, 1472 IX| artistes réservent les plus sublimes improvisations de leur génie…~ ~ ~ ~ 1473 I| sévère que lui. Tous deux suffisent à l’enseignement : lecture, 1474 V| venaient dans le pays. Pas des Suisses, à coup sûr, mais plutôt 1475 VIII| allumée d’une étoile.~ ~ ~ ~Je suivais maître Effarane. Mais au 1476 V| marteau battait trois croches suivies d’une noire.~ ~ ~ ~Des camarades 1477 VII| Puis mes autres camarades suivirent ce minutieux examen, et 1478 VII| de l’ut commença ; cela suivit ; Betty donna son mi bémol 1479 VI| coins les plus obscurs, d’y suivre maître Effarane dont j’entendais 1480 I| musicien n’osera mettre pareil sujet en musique ! »~ ~ ~Peut-être 1481 IX| Graduel terminé par deux superbes Alleluia avec accompagnement 1482 VII| Ô surprise ! sa vertèbre supérieure rendit un son métallique, 1483 IV| et, quand il arrivait à supplici confessione dicentes, il 1484 X| grâce à mon imagination surexcitée outre mesure.~ ~ ~« Maître 1485 II| à Kalfermatt, on m’avait surnommé Ré-Dièze, et pourquoi Betty 1486 IV| chercher des notes sous son surplis, il rien trouvait plus. 1487 III| Arrezo a pris les premières syllabes pour désigner les notes 1488 IX| prolonge interminablement, une syncope me saisit, je me sens mourir 1489 VII| Effarane sur un angle de la table des fillettes qui s’étaient 1490 V| en redressant sa longue taille. Oui ! j’ai imaginé ce perfectionnement. 1491 IX| mes lèvres. On voudrait se taire, on ne le pourrait. Je ne 1492 VIII| ose l’interroger.~ ~ ~« Tais-toi, Ré-Dièze, me répond-il, 1493 X| précéder l’Introït, l’orgue se taisait. Rien ! Pas une note !~ ~ ~ ~ 1494 VII| Effarane salua, tourna sur ses talons et sortit en disant :~ ~ ~« 1495 VI| il ne laissait pas que de tâtonner, essayant d’un côté, puis 1496 V| feutre grisâtre, une face de taureau têtu, un ventre en clef 1497 VII| discuter avec un personnage tel que maître Effarane, et 1498 V| bas prix. Des certificats témoignaient de son aptitude aux travaux 1499 V| église, en déchaînant des tempêtes d’harmonie. Mais, à l’entendre, 1500 IV| empilait autour. M. Valrügis se tenait dans sa chaire, sa toque 1501 IV| Eglisak. »~ ~ ~J’y cours, en tenant Betty par la main, car elle 1502 VIII| nous rangeons en ordre. Il tend le bras ; le buffet de l’ 1503 VII| une certaine mobilité, se tendaient comme celles des chiens, 1504 III| bien regrettable, et qui tendait à s’accroître. Avec l’âge, 1505 IV| fallait savoir à quoi s’en tenir. Le bedeau et deux ou trois 1506 V| remercia l’artiste en bons termes et lui demanda ce qu’il 1507 IX| roulements de tonnerre. cela se termina par un formidable accord 1508 IX| Après l’Épître, le Graduel terminé par deux superbes Alleluia 1509 V| nomenclature ne serait pas terminée pour l’heure des vêpres, 1510 IX| Loetentur coeli, et exultet terra ante faciem Domini quoniam 1511 III| descendait…, jusqu’au fond de la terre.~ ~ ~– Allons, monsieur 1512 | tes 1513 V| grisâtre, une face de taureau têtu, un ventre en clef de fa. 1514 V| le voulez, Noël venue, je tiendrai l’orgue... » ~ ~Et en disant 1515 IV| jolie voix…~ ~ ~– Et toi, la tienne, Joseph ! »~ ~ ~C’eût été 1516 VII| bien ! fit l’organiste, je tiens ta note, et toi, tiens-la 1517 VII| je tiens ta note, et toi, tiens-la pendant toute la mesure !~ ~ ~– 1518 I| C’est M. Valrügis qui tient l’école, de compte à demi 1519 VII| alors, nous donnant l’ut une tierce mineure au-dessus, tandis 1520 VII| si douce, si agréablement timbrée qu’on eût dit un chant de 1521 VII| Effarane, et chacun se le tint pour dit.~ ~ ~« Faites avancer 1522 IX| de minuit, et la cloche tintait toujours.~ ~ ~« Tu es là ? 1523 IX| sonnette fait entendre ses tintements aigrelets. Un silence de 1524 VII| Je m’attendais à ce qu’il tirât de sa poche une petite pièce 1525 IV| village ; un coup de pistolet tiré de Kalfermatt s’entendrait 1526 VIII| neige qui recouvrait les toits voisins.~ ~ ~ ~Il va sans 1527 III| la valeur des notes, la tonalité, la modalité, la composition 1528 IX| donnaient avec des roulements de tonnerre. cela se termina par un 1529 V| d’où s’échappaient des torrents de fumée blanchâtre.~ ~ ~ ~ 1530 V| des bras emmanchés à leur torse, des pieds au bout des jambes. 1531 X| cette septième diminuée, torturante et interminable…~ ~ ~ ~J’ 1532 IX| Et comment peindre la torture que j’éprouve lorsque maître 1533 VII| si allongé que son bras toucha le plafond.~ ~ ~« La même 1534 VI| laquelle je n’eusse pas osé toucher, me faisait l’effet d’une 1535 VI| perdu au milieu de ce massif touffu ! Et quels noms drôles sortaient 1536 IX| réfléchissais à cela, lorsqu’un tourbillon passa à travers le buffet 1537 VI| organes s’étalaient, cela me tourmentait jusqu’à l’obsession. J’en 1538 VII| maître Effarane salua, tourna sur ses talons et sortit 1539 VII| me prenant la tête, il la tournait et la retournait à me faire 1540 IV| bleuies. J’attendais Betty au tournant de la place. Qu’elle était 1541 VIII| Bref après m’être tourné et retourné, je parvins 1542 III| parle toutes les langues, le traduira en langage édénique.~ ~ ~ ~ 1543 VIII| un désappointement qui se traduisait par de violents éclats de 1544 IV| couvrait la montagne et traînait jusque dans les rues. Nous 1545 VIII| ton paroissien.~ ~ ~– Sois tranquille ! »~ ~ ~Je revins à la maison 1546 III| dis-je.~ ~ ~– De musique transcendante, mon garçon.~ ~ ~– Nous 1547 V| demie !~ ~ ~ ~L’autre est trapu, tout en épaules, tout en 1548 IV| sortait. Les seize-pieds travaillaient à plein vent ; le gros nasard 1549 IV| le lendemain. Quand on a travaillé toute la semaine, il est 1550 VIII| fourrer ma tête sous mon traversin, je l’apercevais toujours, 1551 VII| est ? demandai-je un peu tremblant.~ ~ ~– C’est le dièze. »~ ~ ~ 1552 IX| répondit une petite voix tremblante.~ ~ ~– N’aie pas peur… n’ 1553 VII| au-dessus, tandis que son index tremblotait au bout de son bras :~ ~ ~« 1554 IV| entrèrent. En passant, ils trempèrent leurs doigts dans la Coquille 1555 V| l’autre.~ ~ ~ ~L’un, de trente-cinq à quarante ans, efflanqué, 1556 IX| la basse des bourdons de trente-deux pieds. Puis M. le curé entonna 1557 VII| vieille sœur, en son coin, tricotait avec de longues aiguilles, 1558 X| fît retentir une marche triomphale.~ ~ ~ ~Quelle surprise ! 1559 IX| Je ne me suis pas trompé. Un bruit sec retentit. 1560 VII| d’un connaisseur ne s’y tromperait pas. »~ ~ ~Si nous fûmes 1561 IV| muraille. Nous nous étions trompés, et la veillée allait être 1562 VII| de l’autre. M. Valrügis trônait dans sa chaire ; la vieille 1563 V| Graziadei, des Serassi, des Tronci, des Nanchinini, des Callido, 1564 VI| musique !… » ~ ~Moi, je ne trouvais pas de comparaisons, mais, 1565 IV| arrivés à la galerie, ils ne trouvèrent personne. Le couvercle du 1566 IV| probablement, profitant du tumulte et de l’obscurité, l’intrus 1567 III| Mira gestorum~ ~Famuli tuorum,~ ~Solve polluti,~ ~Labii 1568 VI| envoyer à travers cet énorme tuyautage, il me prenait un frisson 1569 VI| trente-deux-pieds en étain ! Dans ces tuyaux-là, on aurait pu fourrer l’ 1570 III| parvenaient à faire vibrer son tympan. Mais l’heure n’était pas 1571 VII| Est-ce qu’il n’y a que des tympans parcheminés, durcis, racornis, 1572 V| dans l’après-midi.~ ~ ~ ~Ce type bizarre – le plus grand – 1573 VII| toutes plus fausses les unes que les autres !~ ~ ~ ~On 1574 I| l’aspect farouche d’une usine d’instruction primaire. 1575 IV| Au fait, ne pourrait-on utiliser le souffleur d’orgue, maintenant 1576 | V 1577 I| fois depuis les dernières vacances.~ ~ 1578 IV| comme un sourd et tout le vacarme de l’orgue n’aurait pu le 1579 X| était pas là. On le chercha. Vainement. Disparu, l’organiste. Disparu, 1580 VII| qui nous avait toujours valu force compliments.~ ~ ~ ~ 1581 IX| clavier, c’est comme une valve de mon cœur qui s’entrouvre…~ ~ ~ ~ 1582 I| dépressions qu’on appelle « van », creusée sur le côté d’ 1583 II| Je ne veux pas me vanter, c’est un mauvais sentiment, 1584 VI| est comme une machine à vapeur…~ ~ ~– Non, plutôt comme 1585 II| s’envolent au milieu des vapeurs parfumées…~ ~ ~ ~Je ne veux 1586 VIII| on m’attendait.~ ~ ~« Tu vas te coucher, me dit ma mère.~ ~ ~– 1587 V| lui, on le devine, qui, la veille, entré par la porte latérale, 1588 IV| nous étions trompés, et la veillée allait être reprise, lorsque 1589 II| pays, les vieux lieds des veillées, et aussi les hymnes des 1590 VI| quelques autres de l’école nous venions les voir. On nous laissait 1591 IX| ante faciem Domini quoniam venit, admirable prélude de maître 1592 V| face de taureau têtu, un ventre en clef de fa. C’est un 1593 V| si vous le voulez, Noël venue, je tiendrai l’orgue... » ~ ~ 1594 II| balancent, et il semble que les versets, les motets, les répons 1595 VII| crâne.~ ~ ~ ~Ô surprise ! sa vertèbre supérieure rendit un son 1596 VIII| Mes camarades en sortent, vêtus de leurs habits de fête, 1597 VIII| maîtrise ?~ ~ ~ ~Qu’on le veuille ou non, il faut obéir à 1598 VIII| À moins que tu ne veuilles aller en chemise à la messe ! 1599 II| vapeurs parfumées…~ ~ ~ ~Je ne veux pas me vanter, c’est un 1600 VI| VI~ ~ ~ ~Il va de soi que, 1601 I| à midi : du pain, de la viande froide, du fromage, des 1602 VIII| semblait qu’un dièze vibrait sans cesse au fond de mon 1603 VII| note la plus juste, la plus vibrante de celles que son larynx 1604 I| remporte chez soi le panier vide jusqu’à la dernière miette.~ ~ .. 1605 IV| capable de remplacer le vieil Eglisak. Bien sûr, nous 1606 VIII| il le faisait vite.~ ~ ~« Viens, dit-il, en reprenant sa 1607 V| pouvoir rosser les plus vigoureux de la commune.~ ~ ~ ~Personne 1608 VII| VII~ ~ ~ ~Huit jours avant la 1609 VIII| VIII~ ~ ~ ~Telle fut la visite 1610 IV| arriverait alors jusqu’au village ; un coup de pistolet tiré 1611 I| avec une demi-bouteille de vin coupé. Dans les livres, 1612 I| école de Kalfermatt, une vingtaine de garçons entre six et 1613 VII| filles, dont était Betty, vinrent se placer sur deux rangs, 1614 IV| Quelle apparence qu’il vînt jamais à Kalfermatt un autre 1615 VIII| qui se traduisait par de violents éclats de colère. Il s’en 1616 VII| comme des violons ou des violoncelles. Ma foi, nous n’étions rassurés 1617 VII| nous accorder comme des violons ou des violoncelles. Ma 1618 VII| n’osait pas bouger. Les vitres des fenêtres grelottaient 1619 VII| faire de vous un clavier vivant ! »~ ~ ~Et, comme M. le 1620 VII| On commença, non sans de vives appréhensions – le terrible 1621 V| ville et gagnant de quoi vivre à ce métier.~ ~ ~ ~C’était 1622 VII| fond de la gorge les cordes vocales qu’il semblait vouloir pincer 1623 III| il mettait à nous faire vocaliser ! Comme il nous apprenait 1624 X| en entendre les dernières volées.~ ~ ~ ~M. le curé, vêtu 1625 VIII| sont tous nos camarades qui vont être actionnés par les touches 1626 | vos 1627 III| mon garçon.~ ~ ~– Nous voudrions bien l’entendre, s’écria 1628 V| achevées, et, si vous le voulez, Noël venue, je tiendrai 1629 VII| cordes vocales qu’il semblait vouloir pincer avec ses doigts. 1630 IV| se perdit sous la sombre voûte.~ ~ ~ ~Était-ce l’entrée 1631 IX| pénétrante, s’envole sous les voûtes de l’église au moment où 1632 VIII| travail clochait. Cela ne se voyait que trop au dépit de maître 1633 VII| de longues aiguilles, des vraies broches de cuisine. Et déjà 1634 III| qu’il a bien fait.~ ~ ~ ~Vraiment, quand nous chantions ce 1635 V| de Francfort, ni celui de Weingarten, ni celui de Notre-Dame 1636 | X


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