Chap.

  1    III|               de dire, au début, que j’avais connu mon père. Je ne l’
  2    III|                Je ne l’ai pas connu. J’avais quatre ans et demi quand
  3    III|        affection et du souvenir que tu avais conservés à Gian Luca Pascal.~ ~ ~ ~
  4    III|             Pour moi, tout petit, j’en avais grand-peur. Je la regardais
  5     IV|              Je voudrais te voir si tu avais un estomac de papier mâché,
  6     IV|               je m’en consolai vite. J’avais alors, ou je croyais avoir (
  7     IV|             tant de choses en tête ! J’avais aussi de l’argent, ce qui –
  8     IV|                aurait pas sans cela. J’avais pour m’aider à le dépenser
  9     IV|                cordons du sac.~ ~ ~ ~J’avais plus de patience avec lui,
 10     IV|                de Malagna, dont je lui avais raconté les prouesses matrimoniales,
 11     IV|              le matin même, comme je l’avais su par hasard de ma mère,
 12     IV|               veuve Pescatore.~ ~ ~ ~J’avais couru exprès, et je me précipitai
 13     IV|              la traite !~ ~ ~ ~Si je n’avais pas su déjà qu’il n’avait
 14     IV|             pour revenir. Je dis que j’avais hâte de rassurer ma mère
 15     IV|               Romilda, puis sa mère, j’avais pensé : « Elle ressemble
 16     IV|              talents en peu de temps j’avais réussi à vaincre sa défiance
 17     IV|           droit à la maison d’Olive. J’avais dans ma poche la lettre
 18     IV|                réparation, parce que j’avais perdu sa nièce, une pauvre
 19     IV|                le mal, c’est moi qui l’avais fait. Je devais donc l’expier.~ ~ ~ ~
 20      V|             enlevaient ce calme dont j’avais besoin pour me recueillir
 21      V|          songeant à l’insouciance où j’avais vécu tant d’années, j’inférais
 22      V|            même de considération. Je l’avais bien mérité. Un seul aurait
 23      V|             avec elle, comme je le lui avais conseillé, avant que, par
 24      V|          malheur de m’en amouracher. J’avais encore bien des choses à
 25      V|             heures chaque jour, mais j’avais honte de me faire voir dans
 26     VI|                Berto en poche.~ ~ ~ ~J’avais pensé, chemin faisant, à
 27     VI|             fin des fins, que ce que j’avais souffert et souffrais chez
 28     VI|            Seulement, arrivé à Nice, j’avais senti le cœur me manquer :
 29     VI|                l’avait enseigné ; j’en avais appris quelques bribes en
 30     VI|              dans la bibliothèque et j’avais peur de faire rire, en le
 31     VI|              maison. Et sinon… »~ ~ ~J’avais entendu dire qu’il y avait
 32     VI|             Rouge, impair et passe ! J’avais gagné ! J’allongeais la
 33     VI|              sur les autres écus que j’avais posés, sur la table, devant
 34     VI|              tout de nouveau, ce que j’avais à moi et ce que j’avais
 35     VI|                avais à moi et ce que j’avais gagné, sans y penser deux
 36     VI|               C’était déjà le soir ? J’avais entrevu les lumières. Combien
 37     VI|              la salle, à la table où j’avais gagné.~ ~ ~ ~Par quelle
 38     VI|            matin de ce même jour, je n’avais jamais vu une roulette même
 39     VI|             habit, c’est vrai ; mais j’avais ce vêtement noir, de deuil,
 40     VI|              enfermer et voir ce que j’avais gagné. Il me semblait que
 41     VI|            étais plein d’argent : j’en avais un peu partout, dans les
 42     VI|              montai.~ ~ ~ ~Avec rien j’avais fait environ onze mille
 43     VI|             mais c’est moi qui alors n’avais plus voulu : comme guidé
 44     VI|             Depuis deux jours, je ne l’avais plus aperçu, exactement
 45     VI|           Personne ne m’en sut gré : j’avais enlevé le plus beau du spectacle.~ ~ ~ ~
 46     VI|           partir le jour même.~ ~ ~ ~J’avais avec moi à peu près quatre-vingt-deux
 47    VII|        probable de mon emploi.~ ~ ~ ~J’avais en effet emporté la clef
 48    VII|              au milieu de la rue. Je n’avais qu’à y rester. Deux pauvres
 49    VII|           était-ce donc pour eux que j’avais gagné, à Monte-Carlo, à
 50    VII|              je serais arrivé.~ ~ ~ ~J’avais toujours le journal en main,
 51    VII|               ma propriété et, comme j’avais peine à lire, d’un seul
 52    VII|             une vie nouvelle !~ ~ ~ ~J’avais sur moi quatre-vingt-deux
 53    VII| quatre-vingt-deux mille lires, et je n’avais plus à les donner à personne !
 54    VII|              mort, j’étais mort : je n’avais plus de dettes, je n’avais
 55    VII|             avais plus de dettes, je n’avais plus de femme, je n’avais
 56    VII|              avais plus de femme, je n’avais plus de belle-mère : personne !
 57    VII|              banc de cette station ; j’avais laissé ouverte la portière
 58    VII|          journal dans mes poches. Je l’avais laissé dans le train. Je
 59    VII|                alors : peut-être que j’avais rêvé ?~ ~ ~ ~Mais non !~ ~ ~ ~
 60    VII|        renseignements détaillés dont j’avais besoin. Mais comment espérer
 61    VII|          cocher, dans la nuit.~ ~ ~ ~J’avais à penser à bien des choses.
 62    VII|           étais empressé de lire, je n’avais pas trouvé un mot sur l’
 63   VIII|               moi un autre homme. Je n’avais que peu ou point à me louer
 64   VIII|           cette liberté nouvelle. Je n’avais jamais vu ainsi les hommes
 65   VIII|           intime.~ ~ ~ ~Je souriais. J’avais envie de sourire ainsi de
 66   VIII|             fils. Ainsi, tout petit, j’avais traversé l’océan, et peut-être
 67   VIII|                 et pendant le voyage j’avais attrapé une bronchite et
 68   VIII|             mon grand-père, chez qui j’avais grandi. Mon père, Paul Meis,
 69   VIII|                de devenir fou.~ ~ ~ ~J’avais déjà effectué ma transformation
 70   VIII|        éprouvais, je reconnus que je n’avais nullement le goût du mensonge.
 71   VIII|               me plaisait guère ! Je n’avais jamais eu l’occasion de
 72   VIII|               sur le mot « patrie ». J’avais bien autre chose à penser
 73   VIII|                liberté. L’argent que j’avais sur moi devait me servir
 74   VIII|               mois ; c’est peu. Mais j’avais déjà vécu deux ans avec
 75   VIII|                      Moi, cependant, j’avais eu le temps de réfléchir
 76     IX|              ma carte en échange. Je n’avais pas encore de carte de visite :
 77     IX|           Milan ?~ ~ ~– Belle…~ ~ ~ ~J’avais l’air d’un perroquet apprivoisé.
 78     IX|          déguisé ? Et si tout ce que j’avais feint et imaginé d’Adrien
 79      X|              ironie, que pourtant je n’avais pas eu l’intention d’y mettre.
 80      X|                intention d’y mettre. J’avais dit bambins et non bambines.
 81      X|         plaisir en ne revenant plus. J’avais osé, ni plus ni moins, ne
 82      X|           faire ma connaissance, car j’avais l’aspect d’un étudiant ou
 83      X|         regardant le dos de ceux que j’avais rangés sur la planchette
 84      X|                 Anselme Paleari, que j’avais d’abord accusé de ne penser
 85      X|               de Paleari ; distrait, j’avais ensuite posé le bout de
 86      X|               depuis mon enfance, je n’avais plus observé aucune pratique
 87      X|              ordre de notre mère. Je n’avais jamais senti aucun besoin
 88      X|               demander à moi-même si j’avais vraiment une foi. Et Mathias
 89      X|                      Et pourtant, je n’avais rien résolu du tout. Je
 90      X|             suicide à l’Épinette, je n’avais naturellement plus vu autre
 91     XI|       converser, la secrète gêne que j’avais déjà éprouvée et qui souvent,
 92     XI|                étaient quatre, mais, j’avais, moi aussi, un bon bâton
 93     XI|            mademoiselle Caporale, je l’avais, moi.~ ~ ~ ~J’avoue que
 94     XI|                si j’en souffrais, je n’avais qu’à m’en aller, qu’à reprendre
 95     XI|               savoir !~ ~ ~– Mais tu l’avais dit d’abord, toi ! protesta
 96     XI|           petite terrasse, de ce que j’avais vu, des observations faites,
 97     XI|             regret d’un bien dont je n’avais pas réellement joui alors.
 98     XI|               toutes ces soirées, je n’avais point parlé pour elle, mais,
 99     XI|               galerie des Offices, – j’avais alors douze ans, parce que
100     XI|           alors douze ans, parce que j’avais pris un Pérugin pour un
101     XI|             cet œil dévoyé ? Non. Si j’avais tant parlé, et si j’avais
102     XI|              avais tant parlé, et si j’avais adressé toutes ces questions
103     XI|          nouvelle liberté illimitée, j’avais enfin trouvé l’équilibre,
104     XI|               main fort, fort…~ ~ ~ ~J’avais laissé la jalousie ouverte,
105    XII|             serais fort amusé, si je n’avais pas eu cette maudite arrière-pensée !~ ~ ~ ~
106    XII|                soupçonneux, comme si j’avais perdu le droit d’être laissé
107    XII|               fortement, en dessous. J’avais beau me dire :~ ~ ~« Idiot !
108    XII|            derrière la persienne, je n’avais pas encore pu m’éclaircir.
109    XII|               la même attitude où je l’avais vu la première fois. Avait-il
110    XII|              pour lui faire voir que j’avais bien compris ce qu’il voulait
111    XII|               abandonné. Mais, quand j’avais mon piano, je composais
112    XII|                défi sous-entendu que j’avais lancé à Papiano.~ ~ ~ ~Je
113    XII|                suis sûr que, si je lui avais dit que tout enfant nous
114    XII|         ensemble et que parfois je lui avais tiré les cheveux, il aurait
115    XII|              Le connaissant bien, je n’avais que trop de raisons de craindre
116    XII|                sans aucun doute : je l’avais vu dans sa voix) – auraient
117    XII|                à Rome. Certes, si je n’avais rien eu à craindre, ce hasard
118    XII|                Espagnol. Et pourtant j’avais raison, tu le sais. Il te
119   XIII|           jours dans l’obscurité, si j’avais su qu’il devait s’en aller
120   XIII|                soutient.~ ~ ~– Et si j’avais peur ? objecta Adrienne.~ ~ ~–
121   XIII|                de penser… si même j’en avais l’envie. J’ai tant à faire !
122   XIII|              accueilli le Bernaldez, j’avais compris que le marquis Giglio
123    XIV|           Adrienne, n’est-ce pas ? J’y avais pensé. Fort bien !~ ~ ~ ~
124    XIV|                  Je jure que je ne les avais pas entendus.~ ~ ~ ~Seulement,
125    XIV|       impression. J’étais sûr que si j’avais levé la main à temps, j’
126    XIV|              et abandonnée ; déjà je l’avais contrainte à me céder les
127    XIV|              pensai qu’à présent que j’avais obtenu ce que j’avais à
128    XIV|                j’avais obtenu ce que j’avais à cœur, je me trouvai presque
129    XIV|             inexplicable, à laquelle j’avais assisté. Si, comme le soutenait
130    XIV|               à l’Épinette, et à qui j’avais dérobé les pleurs des siens.~ ~ ~«
131    XIV|                 une expiation… et j’en avais profité ! Plus d’une fois,
132    XIV|           table, dans ma chambre, je n’avais pas été seul à l’entendre.
133     XV|                Le souvenir de ce que j’avais fait ces jours-là dans l’
134     XV|            as-tu fait ?~ ~ ~ ~Ce que j’avais fait ? Rien. Dans les ténèbres, –
135     XV|             était-ce ma faute ? – je n’avais plus aperçu les obstacles
136     XV|            obstacles à mon amour, et j’avais perdu la réserve que je
137     XV|                 Sans parler, je lui en avais trop dit en lui serrant
138     XV|               vivre les autres, oui, j’avais pu bien ou mal sauver l’
139     XV|          reculais terrifié, comme si j’avais baisé Adrienne avec les
140     XV|              lui faire, à savoir que j’avais encore ma femme. Oui ! oui !
141     XV|              femme et que la vie que j’avais vue devant moi libre n’était
142     XV|              sur le papier, comme si j’avais pu faire sortir de ces billets
143     XV|            vous-même.~ ~ ~ ~Si je ne l’avais pas soutenue à temps, la
144     XV|             comme si c’était moi qui l’avais commis et non un voleur !~ ~ ~«
145     XV|              fauteuil.~ ~ ~ ~Ah ! si j’avais été au moins un vaurien !
146     XV|                 mais à quoi bon ? Je l’avais derrière moi, maintenant.~ ~ ~«
147    XVI|               âne et j’étais dessus. J’avais les douze mille lires ici,
148    XVI|             toute la culpabilité, si j’avais dénoncé le vol, et à qui
149    XVI|          retrouvé l’argent : car, si j’avais profité de son avilissement
150    XVI|            niant de la sorte le vol, j’avais voulu la punir du serment
151    XVI|              de l’avocat, à qui je lui avais dit vouloir recourir pour
152    XVI|            avant de dénoncer le vol, j’avais su qu’elle aussi et tous
153    XVI|        scandale ? Oui ; mais moi, je n’avais pas voulu ; j’avais préféré
154    XVI|               je n’avais pas voulu ; j’avais préféré perdre douze mille
155    XVI|             contre ma volonté et que j’avais démenti, pour rompre toute
156    XVI|               deux choses l’une : ou j’avais subi un vol, et alors pour
157    XVI|               en était coupable ? Ou j’avais réellement retrouvé mon
158    XVI|               moi-même. Si seulement j’avais pu lui dire que ce n’était
159    XVI|             devais-je lui avouer que j’avais toujours menti ? Voilà à
160    XVI|             punirais du mal que je lui avais fait. Sur le moment, il
161    XVI|        retrouvé cet argent, si je ne l’avais pas vraiment retrouvé ?~ ~ ~ ~
162    XVI|             ses yeux, le soupçon que j’avais conçu. Et ainsi j’étourdirais
163    XVI|              aperçus tout à coup que j’avais encore sur ma tête ma casquette
164    XVI|             casquette de voyage, que j’avais coutume de porter à la maison.
165    XVI|                madame Candide.~ ~ ~ ~J’avais vu l’une et l’autre dans
166    XVI|             emmenée par là.~ ~ ~ ~Je n’avais plus qu’à prier mon voleur
167    XVI|               sais-je encore ?~ ~ ~ ~J’avais commencé à me sentir sur
168    XVI|             visite au marquis Giglio j’avais fourrée dans ma poche, sans
169    XVI|        Adrienne pour le mal que je lui avais fait ? Mais l’affront de
170    XVI|            pris, comme si réellement j’avais  tuer quelqu’un. Mais
171    XVI|            argent, depuis le vol, je l’avais sur moi.~ ~ ~ ~Je retournai
172   XVII|               de même par la pensée. J’avais le cauchemar de ce grand
173   XVII|             avait été réel ! Ah ! si j’avais pu rester toujours dans
174   XVII|             approprié une partie, et j’avais essayé de me faire croire
175   XVII|             tué ? qui sait ? Certes, j’avais été un homme très mystérieux ;
176   XVII|            portais et mon pardessus. J’avais à me refournir de tout,
177   XVII|                à l’hôtel de Londres. J’avais déjà admiré toutes les merveilles
178   XVII|               tragiquement.~ ~ ~ ~Et j’avais dormi ? Et, à présent, dans
179   XVII|                beau-frère sur ce que j’avais surtout hâte de savoir.~ ~ ~–
180   XVII|                pourtant à la fin que j’avais dévoré.~ ~ ~ ~Berto me proposa
181   XVII|              maison où moi, pauvret, j’avais habité ! Et puis, Pomino,
182   XVII|               pour la plupart.~ ~ ~ ~J’avais presque perdu, dans mon
183   XVII|            répondis, avant tout, que j’avais été déjà à Oneglia chez
184   XVII|             alors vivement. Tu ne me l’avais pas prise, avant, de ton
185   XVII|                 il me demanda ce que j’avais fait, où j’avais été, etc.
186   XVII|              ce que j’avais fait, où j’avais été, etc. Je dis seulement
187   XVII|         reconnaissait ! Et pourtant, j’avais maintenant l’air de quelque
188   XVII|              moi, pas plus que si je n’avais jamais existé.~ ~ ~ ~Deux
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