10-ecrie | ecris-pendi | pendu-vingt | visie-zigza
     Chap.

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   3      V|               déjà réchappées, ensuite 100000 conscrits de 1809 à 1812,
   4   XVII|              malheureux sort.~ ~ ~ ~Le 11 octobre, nous bivaquions
   5   XVII|                 ainsi qu’aux 5e, 6e et 11e corps sur les hauteurs de
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   7     XX|                feu croisé du 29e et du 14e de ligne. Ces pauvres diables
   8      V|              dans ce temps-là, d’abord 150000 conscrits de 1813, ensuite
   9     XX|               de cinquante fois depuis 1793 ; mais c’est égal, si le
  10     XV|               Avant la conscription de 1798, je devais aussi me marier
  11      I|               Napoléon dans les années 1810,1811 et 1812 ne sauront jamais
  12    XVI|                 sur l’Elbe. C’était le 1er octobre. Nous nous mîmes
  13   XVII|        Catherine. En face de nous, à 1 200 ou 1 500 mètres, étaient
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  18   XVII|      reconnaître quelques hommes de la 4e ; mais depuis Lutzen les
  19   XVII|             face de nous, à 1 200 ou 1 500 mètres, étaient rangés deux
  20   XVII|           notre division, ainsi qu’aux 5e, 6e et 11e corps sur les
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  24     XV|           serait fini !… Pourquoi ne t’a-t-on pas abandonné ! Cela vaudrait
  25   XVII|         reconnaissance dans la ville d’Aaken ; l’ennemi s’y trouvait ;
  26   VIII|               silence. Le pont-levis s’abaissa ; les hommes de garde vinrent
  27   XIII|              de caissons, montant et s’abaissant au milieu du silence.~ ~ ~ ~
  28     XV|         animaux qui n’eussent un air d’abandon au milieu de ces ruines.
  29    III|               on les avait dételées et abandonnées. Tout semblait mort au loin,
  30    XIX|             siècles. Non seulement ils abandonnèrent leurs amis dans le malheur,
  31      I|              devint bon marché, car on abattait beaucoup de ces bœufs, mais
  32      I|             voiture, quand un cheval s’abattit sur le poteau du boucher
  33  XVIII|           comme le bourdonnement d’une abeille au milieu de l’orage. Et
  34   XVII|                qui se sont battus pour abolir la noblesse, il faut que
  35   XVII|           marches et des contremarches abominables.~ ~ ~ ~Tout ce que demandaient
  36    XIV|            représentais cela comme une abomination, comme un grand cri du genre
  37   XXII|            bataille, tout cela n’avait abouti qu’à faire envahir notre
  38   XVII|          regardaient passer ; un chien aboyait, un homme, qui fendait du
  39    III|               air. On n’entendait plus aboyer les chiens de ferme, il
  40   VIII|               la glace d’une auge pour abreuver leurs chevaux ; d’autres
  41     IX|             Des chevaux arrivaient à l’abreuvoir, conduits par des hussards
  42     XV|               où les brasseurs du pays abritent leurs tonneaux et leurs
  43     XV|            avaient plus une tuile pour abriter leur tête !…~ ~ ~Et ces
  44    XIX|            personne eût remarqué notre absence.~ ~ ~ ~Plus on approchait
  45   XIII|                au sergent Pinto, qui l’accepta, disant que « l’eau-de-vie
  46   XXII|              que l’Empereur a refusé d’accepter ces conditions – qui étaient
  47    XVI|        lui-même demandé à partir. Je l’accompagnai jusque hors des portes,
  48     IV|              chantait et Mlle Jeanne l’accompagnait. Je ne savais pas, dans
  49   XIII|        terribles choses qui devaient s’accomplir en ce jour. On croyait les
  50    XVI|             les maîtres ! – Nous avons accordé aux Allemands des rois et
  51    XVI|                que nous ne devions pas accorder d’armistice à ces gueux ;
  52   XXII|         milliers de pères et de mères, accourus de vingt lieues à la ronde,
  53    III|               regarder deux fois, elle accourut m’embrasser, en disant :~ ~ ~«
  54     XX|             des cris déchirants, ils s’accrochaient les uns aux autres ; la
  55    XVI|               lui donner le temps de s’accrocher aux branches des saules
  56     XX|          ennemi comme des bêtes fauves acculées, qui ne voient plus rien
  57     XX|                brisent leurs armes, en accusant le ciel et la terre de leur
  58     II|                dire à M. Goulden que j’achetais la montre ; j’aurais voulu
  59     II|             choisit une belle chaîne d’acier, avec deux petites clefs
  60    XIV|             une morte : et c’était mon acte de décès qui venait d’arriver !
  61    XVI|            tout ce spectacle de la vie active des commerçants, j’étais
  62     IV|            connaissaient ni d’Ève ni d’Adam, et dont ils ne voulaient
  63    XIX|            arme au bras, dans un ordre admirable, et nous donnèrent l’assaut
  64   XVII|            raison, et, dans mon âme, j’admirai la finesse de ce vieil ivrogne.
  65     XV|              le même effet. »~ ~ ~Il s’admirait lui-même d’avoir découvert
  66     XX|         pousser une charge sont dans l’admiration, surtout dans un moment
  67     XV|              ville.~ ~ ~– Il faut vous adresser à M. Tardieu, le chirurgien
  68  XVIII|                      Mais ces bruits s’affaiblissaient insensiblement, et nous
  69    XIV|           enfant qui sanglote, et je m’affaissai de désespoir. Mais ce faible
  70    XIX|               les boulets, les toits s’affaissaient. On ne criait plus comme
  71    XIV|             dans le village, un toit s’affaisser ; les animaux, effarouchés
  72    XIX|               Tous ces gens semblaient affamés.~ ~ ~ ~Deux ou trois dragons,
  73      X|             est une espèce de pancarte affichée dans les chambrées, et qu’
  74   XXII|             que j’aimais, cette pensée affreuse ne me quitta pas une seconde,
  75  XVIII|         attendis comme un chasseur à l’affût. Au bout de deux ou trois
  76     IX|               que des canons sur leurs affûts. Des chevaux arrivaient
  77     IV|            Porte-Drapeau, parce qu’à l’âge de quarante-cinq ans, étant
  78     XI|              Monsieur, votre manière d’agir est celle d’un honnête homme ;
  79   XIII|              on ne délibère pas, qu’on agisse ! Il faut nous attendre
  80   VIII|             les étrangers, afin qu’ils agissent de même à l’égard des nôtres.
  81  XVIII|      Hôtel-de-Ville, qui me criait, en agitant un ruban noir au-dessus
  82    III|                   Je me retournai pour agiter la main, puis je me mis
  83      V|               aux gendarmes. Elles les aidaient de toutes les façons elles
  84     XV|               que les Allemands ne les aient réparés depuis 1813.~ ~ ~ ~
  85     XI|           Cette idée nous donnait de l’aigreur.~ ~ ~ ~Et puis partout on
  86    XVI|              par le bout, et seulement aiguisées de quelques lignes ; de
  87   XVII|               ayant senti l’odeur de l’ail, tourna la tête en s’écriant :~ ~ ~«
  88      V|                cousins Kasper et Yokel aillent se faire casser les os en
  89     XI|            leurs amis, de ceux qui les aimaient en ce monde.~ ~ ~ ~
  90     XV|          encore… Ah ! Joseph, moi je t’aimerai toujours, je ne peux pas
  91    VII|                toujours à moi… tu n’en aimeras pas un autre ! »~ ~ ~Alors
  92     VI|              bon estomac, puisque vous aimez le vinaigre.~ ~ ~– Mais
  93      V|                le professeur Burguet l’aîné qui fit ce discours, et
  94     XV|              je voyais, il prenait des airs fâchés et me regardait avec
  95    XVI|                à gagner leur vie, leur aisance et leurs richesses, où chacun
  96     IV|              Il est vrai que l’affiche ajoutait : « La santé de Sa Majesté
  97      X|       Phalsbourgeois me faisaient tous ajouter des compliments pour leurs
  98  XVIII|         batterie de son fusil –, qui m’ajuste en clignant de l’œil. Je
  99     XV|            petites chambres avec leurs alcôves, leurs portes et leurs escaliers.
 100   XIII|                     Dites à l’empereur Alexandre que je suis dans Kaya… La
 101     IV|               ses petites maisons bien alignées, se dessinait là comme sur
 102      X|              il y a de la place pour s’aligner », répondit un des hussards.~ ~ ~ ~
 103    XVI|              en l’honneur de la patrie allemande, si mon camarade n’avait
 104   XIII|              effet : les hussards s’en allèrent plus vite qu’ils n’étaient
 105     II|                ne sais où s’en étaient allés les moineaux, s’ils étaient
 106     XV|              Eh bien, eh bien, où donc allez-vous ? »~ ~ ~Zimmer lui fit voir
 107  XVIII|                 la figure toute rouge, allongea d’abord un coup de sabre
 108   XIII|          figures pâles, les moustaches allongées derrière les oreilles, les
 109   XVII|                la chaussée.~ ~ ~ ~Nous allongions le pas depuis une heure,
 110    III|          regardais de loin si le feu s’allumait : les braises prenaient
 111    XII|                 Oui, faisait Zébédé en allumant sa pipe, pour mon compte,
 112   XVII|                bon là-dedans. On avait allumé du feu ; l’odeur de la terre
 113     IV|               mariage, lisait dans son almanach, derrière les petites vitres
 114   VIII|         parapluie. C’était une vieille Alsacienne toute ronde et joufflue,
 115    XVI|             suivant les uns la route d’Altenbourg, qui remonte l’Elster, les
 116     XV|              Il mit le couvercle sur l’amadou, puis il ajouta :~ ~ ~«
 117     IV|             vint regarder, étant grand amateur d’horlogerie. Il me pinça
 118      I|               arriver des princes, des ambassadeurs et des généraux, les uns
 119     VI|               à force de tyrannie et d’ambition. On voudrait bien la paix
 120      I|          artillerie, des caissons, des ambulances, des voitures, des vivres,
 121    XIX|                lorsque le maréchal Ney amena, de je ne sais où, du renfort :
 122   XVII|             près de l’écluse, d’autres amenaient des vaches et des chevaux
 123   XIII|               reçu la croix pour avoir amené son village, dans des voitures
 124   XIII|              que les Prussiens avaient amenés sur une colline à gauche
 125     XX|               pain, cela me parut bien amer. Il était clair maintenant
 126     XI|           maître de poste se plaignait amèrement des Français.~ ~ ~ ~Le pasteur
 127   XXII|            elle me revient encore avec amertumeOui, nous avons vu cela,
 128    XVI|           conduire tout rêveur par mon ami Zimmer, qui se reconnaissait
 129  XVIII|               on nous fit renouveler l’amorce de nos fusils, et le bataillon
 130    XII|              nous faire renouveler les amorces, lorsque le général Souham,
 131     IX|           boutique, ils ont épousé les amoureuses des autres, ils ont eu de
 132     XV|            Alors je lui parlais de mes amours avec Catherine, de mes promenades
 133   XVII|              qui me revient quand je m’amuse. »~ ~ ~Puis, au bout d’un
 134    III|           demanda :~ ~ ~« Tu t’es bien amusé, Joseph ?~ ~ ~– Oh ! oui.
 135    III|             les jeunes ont raison de s’amuser ; car, quand on devient
 136  XVIII|         derrière cette espèce de dos d’âne : ils arrivaient sur nous
 137     XV|                  Maintenant tout était anéanti… l’enfant et lui n’avaient
 138   XXII|              le Suédois, l’Espagnol, l’Anglais, maîtres de la France, tenir
 139     XV|              une manière de se battre, animal ? Pourquoi donc avons-nous
 140     VI|                de ces gens. »~ ~ ~Et s’animant de plus en plus, elle criait :~ ~ ~«
 141     II|             fallut faire du feu, cette année-là, pour empêcher le froid
 142    XIX|                célébrer tous les ans l’anniversaire de la bataille de Leipzig :
 143      I|                les échos des remparts, annonçant quelque nouveau personnage.
 144      V|             là-bas, ne sachant comment annoncer notre malheur, je vis en
 145      I|                les canons de l’arsenal annoncèrent le maître de tout. Je dormais
 146    III|                chargé de remettre à M. Anstett, le curé de Homert, et dont
 147    XVI|              Leipzig, ses églises, ses antiques masures et son château de
 148    XXI|        artillerie. Sur les fourgons, j’apercevais quelques malades et je criais :~ ~ ~«
 149   XIII|         sifflaient à nos oreilles et s’aplatissaient contre les pierres, le crépi
 150   XXII|                fin, prenant courage, j’appelai tout doucement : « Catherine ! »
 151     XV|                j’étais comme fou : – j’appelais Catherine, M. Goulden, la
 152    XII|               nous coulait une rivière appelée le Rippach. Au lieu de se
 153  XVIII|             avez sauvé !… Comment vous appelez-vous ? »~ ~ ~Il me dit que son
 154      X|              Phalsbourg, et que nous l’appelions quelquefois entre nous : «
 155     XV|          monsieur le baron.~ ~ ~– Tu t’appelles ?~ ~ ~– Christian Zimmer,
 156   XVII|             uns sifflaient, les autres applaudissaient ; il en résulta des coups
 157     XV|               file des autres, et l’on apporta le voisin.~ ~ ~ ~Je n’aurais
 158    XXI|                Lorraine, où nous avons apporté le typhus, s’en souviendront
 159     XI|                le maître de poste ne m’apporterait plus une bouteille de vin
 160    XIV|        étonnement et leurs craintes en apprenant la grande bataille, la tante
 161   XVII|           savoir comment la pluie vous apprend à siffler.~ ~ ~– Ce n’est
 162  XVIII|        grand-mère Klipfel, lorsqu’elle apprendrait la nouvelle, et cette pensée
 163     XV|               pays, et qu’est-ce que j’apprends ? Qu’elle s’est mariée depuis
 164   XIII|             bien vu de leur part : ils apprennent tous les jours les malices
 165      I|          jamais.~ ~ ~ ~Moi, j’étais en apprentissage, depuis 1804, chez le vieil
 166    III|           venait autour de l’âtre pour apprêter un pfankougen avec des pruneaux
 167    XII|          baïonnette ! cria le général. Apprêtez armes ! »~ ~ ~Comme Zébédé
 168     XX|           enfume dans leur trou ; je m’approchai d’une fenêtre de derrière,
 169  XVIII|                 Les camarades, s’étant approchés, le virent aussi ; c’est
 170     II|               content. La tante Grédel approuvait tout. Enfin, mille et mille
 171     XV|          troublèrent, et un instant il appuya la main derrière lui sur
 172   XIII|           cassine contre laquelle je m’appuyais en tremblait jusque dans
 173   XIII|             dans la vase. Pourtant, en appuyant les mains à terre, je m’
 174      X|              autres, je vis le hussard appuyé contre le mur, et Zébédé
 175    XIX|                division resta toujours appuyée sur Schœnfeld ; mais toutes
 176   XIII|              la grange, les deux mains appuyées à terre comme des béquilles,
 177    XVI|              ou bien traînant la jambe appuyés sur leurs béquilles, me
 178     XX|               part, et que la première arche du pont s’écroule avec tous
 179    XIX|          engouffrer pêle-mêle sous les arches sombres. Cela ne durait
 180    XVI|                  ils vous dressent des arcs de triomphe et vous appellent
 181    XII|               forme de boule couvert d’ardoises avec une croix au-dessus,
 182    III|            donner une montre en cuivre argenté à celle que j’aime plus
 183      I|               blanches, étincelantes d’argenterie et couvertes de gibier,
 184   XVII|             bras-le-corps le capitaine Arnould ; et tous deux étaient perdus,
 185      V|              ils vont en quelque sorte arracher le cœur et les entrailles
 186     VI|               ne faisait pas comme ces arracheurs de dents qui vous montrent
 187     IV|           enfant, non, c’est inutile ; arrange seulement un peu le feu,
 188    XVI|                Prague, en Bohême, pour arranger la paix.~ ~ ~ ~Naturellement
 189      I|            réellement pas servir. Nous arrangerons cela. Travaille seulement
 190    III|            Seulement, il faut que tu m’arranges la montre, car je ne sais
 191   XIII|                nous les avons joliment arrangés. Il y en a bien dix-huit
 192    III|         cinquième porte à droite, je m’arrêtai pour ôter mes moufles, puis
 193     VI|                dans l’ombre, nous nous arrêtâmes en nous embrassant.~ ~ ~ ~
 194     XV|          gendarmerie arrive et qu’on m’arrête par ordre supérieur. On
 195   XIII|            colonnes ennemies s’étaient arrêtées sur la colline de Gross-Gorschen
 196    XXI|               fourgon :~ ~ ~« Halte !… arrêtez ! »~ ~ ~Et, m’embrassant,
 197    XIX|              Vingt minutes après, nous arrivions en ligne, entre deux collines,
 198    XXI|              ai vus traiter d’un air d’arrogance de vieux soldats, des cuirassiers,
 199   XVII|              capote retroussée, le dos arrondi sous le sac, et l’oreille
 200   XIII|            quelques petites collines s’arrondissaient au bord de ces cours d’eau,
 201    VII|            Dabo, canton de Phalsbourg, arrondissement de Sarrebourg, était incorporé
 202    XVI|         bouchon de la Carpe, et nous l’arrosions d’une bouteille de vin blanc.
 203     XI|             belle chose autrefois – un art, un sacrifice, un dévouement
 204    XIX|               le malheur, mais ils les assassinèrent pour se faire bien venir
 205    XIX|         admirable, et nous donnèrent l’assaut deux fois avec une grande
 206     VI|               le conseil de révision s’assemblera, nous verrons ce qu’il sera
 207   XVII|               la force de se traîner s’asseyaient dans la boue au pied d’un
 208    XIV|         promenait la tête penchée et s’asseyait bien tard à l’établi, tout
 209     VI|                 répondit la tante en s’asseyant les mains sur les genoux.~ ~ ~ ~
 210     VI|              Mère Grédel et Catherine, asseyez-vous là. »~ ~ ~Elles s’assirent,
 211   XXII|                      Oui, la ville est assiégée.~ ~ ~– Phalsbourg ?… Les
 212    III|               bien doré, sur une large assiette au milieu. Cela nous réjouit
 213    III|                nous quitter, nous nous assîmes tristement près de l’âtre
 214     VI|         asseyez-vous là. »~ ~ ~Elles s’assirent, et nous mangeâmes. Je rêvais
 215    XIX|             fusil à bout portant, on s’assommait à coups de crosse, tous
 216     XV|              tombent sur mon dos, j’en assomme encore deux ou trois avec
 217     XV|            mais s’il t’arrive encore d’assommer les gens avec une cruche,
 218   XVII|              crainte d’être pris. Il m’assura que cinquante hussards les
 219     XV|                il lui avait fallu pour assurer le repos de sa vieillesse !
 220    VII|              redressai tout pâle, il m’attacha le sac sur les épaules.
 221   VIII|          chaque bourgade, les tambours attachaient leur caisse et battaient
 222     VI|               la face gonflée de sang, attachant son numéro sur son bonnet,
 223    XVI|              terre, auquel se trouvent attachées deux cordes ; le rat tient
 224   XVII|          défendre le pont de Lindenau, attaqué par le général Giulay.~ ~ ~ ~
 225    XII|           division s’avance ; elle est attaquée. »~ ~ ~Les Cosaques regardaient
 226   XVII|               autres :~ ~ ~« Non, non, attendez… Il faut encore voir !…~ ~–
 227     VI|       véritables jugements.~ ~ ~ ~Nous attendîmes longtemps.~ ~ ~ ~Je n’avais
 228     VI|                le veut, et Catherine t’attendra. »~ ~ ~Catherine, se jetant
 229      X|             lui payer bouteille ; ça l’attendrira. »~ ~ ~Mais lui, fronçant
 230     II|              ira bien. » Ces pensées m’attendrissaient ; jamais je n’avais éprouvé
 231     XI|                de le dire, et cela les attendrissait.~ ~ ~ ~Le maître de poste
 232   XVII|              Il paraît que ma figure l’attendrit, car, sans se lever, il
 233    XXI|                cela voulait dire, et j’attirai Zébédé dans mes bras pour
 234      X|              comme cette dispute avait attiré beaucoup de monde, le hussard
 235  XVIII|            réchauffer ; c’est là que j’attrapai les fièvres. J’avais froid
 236     VI|              bouche, de sorte que vous attrapez la colique avant qu’ils
 237    XVI|                crois qu’au contraire l’aubergiste nous aurait fait payer double
 238    XVI|                veulent nous noyer, les aubergistes nous refusent le crédit,
 239     II|             sonnait aux deux casernes, aucun autre bruit ne troublait
 240    XVI|               en l’honneur d’Iéna et d’Auerstaedt. Cette salle me rappelle
 241   VIII|               de casser la glace d’une auge pour abreuver leurs chevaux ;
 242    XIX|               au lieu de nous abattre, augmenta tellement notre fureur que,
 243     XX|      clapotement de ceux qui tombaient augmentaient de seconde en seconde, comme
 244    III|               tard, parce que le froid augmente à la nuit, et qu’une grande
 245    XIX|                ville, elles semblaient augmenter toujours, et se confondaient
 246   XVII|               moustaches longues d’une aune, comme tous les buveurs
 247    XXI|              tremblaient quelques mois auparavant comme des lièvres, lorsqu’
 248    VII|        ensembleCatherine et toi vous auriez été mes enfants… Mais, puisqu’
 249   XVII|           majestueux :~ ~ ~« De quelle autorité exercez-vous ce pillage ? »~ ~ ~
 250     XI|              Prusse et de l’empereur d’Autriche ; vous faisiez la guerre
 251   XIII|                    Plusieurs personnes auxquelles j’ai raconté cela m’ont
 252  XVIII|              gaillards ! »~ ~ ~À peine avaient-ils défilé, que l’état-major
 253  XVIII|            nous comme le vent. À peine avais-je vu cela, que sans réfléchir
 254     VI|                Goulden, dans ma peur j’avalai tout le vinaigre qui se
 255     VI|             appela mon nom.~ ~ ~ ~Je m’avançai sans voir ni entendre, je
 256     II|                modestement les yeux en avançant la main.~ ~ ~ ~La première
 257   XVII|                sont des Français, nous avancerons. »~ ~ ~Chacun trouva que
 258    XVI|          marchandises, ses vieux toits avancés en forme de hangar, ses
 259  XVIII|               l’un de l’autre, et nous avancions en ouvrant les yeux, comme
 260     XX|             ennemi couvrait toutes les avenues, et à moins de grimper sur
 261   XIII|           battre dans les carrés, pour avertir que l’ennemi s’approchait ;
 262    XVI|               son amour de la gloire l’aveuglait ; il disait qu’on ferait
 263   XVII|                Quel diable de proverbe avez-vous là, fourrier ? lui dis-je…
 264     XI|           mœurs de nos soldats et de l’avidité de nos généraux, et qu’on
 265    III|              hotte éclairait sa figure avinée, son menton hérissé de poils
 266    XVI|                gauche, pour demander l’avis des autres. Mais on nous
 267   XVII|              soit comme médecin, juge, avocat, sont devenus de vieux ivrognes.
 268     XV|                 animal ? Pourquoi donc avons-nous un sabre si ce n’est pas
 269      V|                 Mangez, mes enfants, n’ayez pas peur… tout cela va changer. »~ ~ ~
 270      I|      commandant. Dieu veuille que nous ayons le dessus cette fois encore
 271    III|              route, avec leurs grandes bâches serrées comme des bourriches ;
 272    XIX|           traînaient pour sortir de la bagarre ; quelques-uns, furieux,
 273     XX|         hôpital de Leipzig, je me suis baigné dans l’Elster, et je connais
 274    XVI|             heures, nous voulions nous baigner dans l’Elster. Nous avions
 275   VIII|                avais les pieds dans la baignoire, ce qui me faisait du bien
 276   XIII|          entendre, on se retournait en bâillant, et l’on se rendormait.~ ~ ~ ~
 277   VIII|               chaise :~ ~ ~« Prenez un bain de pieds, me dit-elle, cela
 278    VII|                m’étant approché, je la baisai sur le cou. Elle ne se leva
 279    XXI|                et que tu lui portes ce baiser d’adieu !~ ~ ~– Ouifit-il
 280   VIII|                de l’eau. »~ ~ ~Elle se baissa et m’essuya les pieds avec
 281   XIII|               tomba de la main ; je me baissai pour le ramasser et je tombai
 282  XVIII|             puis aussitôt après ils se baissaient.~ ~ ~ ~Nous aurions bien
 283     VI|                       Alors Catherine, baissant la tête pour cacher ses
 284  XVIII|               clignant de l’œil. Je me baisse comme le vent. À la même
 285     VI|            conscrits dansaient, ils se balançaient bras dessus, bras dessous,
 286      I|               même plus que lorsqu’ils balayaient la grande route.~ ~ ~ ~On
 287   XVII|            était humide ; le vent, qui balayait le neuve, jetait de l’écume
 288     IV|            dans l’orgue, nous vîmes du balcon que la foule avait aussi
 289   XXII|            rive gauche du Rhin jusqu’à Bâle, avec la Savoie et le royaume
 290    XVI|           voitures basses couvertes de ballots, enfin tout ce spectacle
 291    XVI|               On nous donnait même des bals, on nous appelait les héros
 292      V|                100 cohortes du premier ban de 1812, qui se croyaient
 293   XIII|               de leurs chirurgiens lui bandait le bras. Derrière, de l’
 294  XVIII|             bras en écharpe, la figure bandée, pâles, abattus, à demi
 295    XVI|                autre. Ils ont les yeux bandés ; le chat est armé d’une
 296   XVII|                de Wurtzen, le fusil en bandoulière, la capote retroussée, le
 297     XI|          nobles et plus riches que nos banquiers. Cela fait que la guerre,
 298     IV|             sonner les cloches pour un baptême, un enterrement ou un mariage,
 299      V|                un seul ne serait assez barbare pour continuer. Mais ils
 300    XVI|             des ducs des comtes et des barons avec les noms de leurs villages,
 301   XIII|                maison, dont le sergent barricada la porte du côté des champs
 302     XX|             sapeurs avaient solidement barricadée. Le capitaine Vidal commandait
 303    XVI|           hangar, ses grosses voitures basses couvertes de ballots, enfin
 304    VII|                cinq ou six mois, on se bat et l’on marche comme on
 305      I|               un sur mille, à force de batailler dans tous les pays du monde.~ ~ ~ ~
 306    XII|                de la rive ramasser les bateaux, les canonniers étaient
 307    XVI|     Saint-Nicolas ; ça, c’est le grand bâtiment de l’Université ; ça, l’
 308  XVIII|                de la terre glaise pour bâtir. Il avait plus de vingt
 309   XIII|            cinq ou six petits villages bâtis dans le creux des collines,
 310     IX|          laissé dire que cette vieille bâtisse avait été dans le temps
 311     XV|            fenêtre sur la place, où je bats en retraite.~ ~ ~« Mais
 312     IV|                nous les menons tambour battant, il est assez juste qu’on
 313   XVII|              tirer à cause de la pluie battante ; on s’était défendu à coups
 314   XIII|               six heures, les tambours battirent la diane, les trompettes
 315   XVII|               les Russes sont là, nous battrons en retraite sans qu’ils
 316     IX|            brave homme.~ ~ ~ ~Tous ces baudriers qui me croisaient la poitrine
 317     VI|               paroles m’avaient mis du baume dans le sang, et cette nuit-là
 318      I|                la corne usée, la lèvre baveuse, les yeux hors de la tête,
 319    XIV|                petit jour : une chèvre bêlait dans l’étable voisine ;
 320     XV|              les ruelles, mugissant et bêlant d’une voix plaintive. Des
 321   XXII|           offraient de nous laisser la Belgique, une partie de la Hollande,
 322      V|            bois avec Jean Kraft, Louis Bême et tous les plus courageux
 323  XVIII|         Bernadotte et le général russe Beningsen, restés en arrière, arrivaient
 324    VII|              qui voyais ces choses, je bénissais le Ciel, dans ma misère,
 325     XV|               je pleure à mon aise, en bénissant le Seigneur qui a sauvé
 326      I|                nous et ce serait fini. Bénissons le Ciel qu’il ne soit pas
 327   XIII|            défait, et devant le lit un berceau ; les gens s’étaient sauvés
 328    XIV|            voisine ; un grand chien de berger, la queue traînante, passa
 329   XVII|                on avait de pousser sur Berlin. Ensuite l’armistice, pendant
 330      I|              en calèche, les autres en berline, avec des habits galonnés,
 331      I|             nez pincé dans ses grandes besicles de corne et les lèvres serrées,
 332    XII|               apprîmes que le maréchal Bessières venait d’être tué d’un boulet
 333     VI|          éprouvais d’horreur contre ma bêtise.~ ~ ~ ~En haut, déjà plus
 334   VIII|            chaude et toute couverte de beurre frais à moitié fondu. C’
 335    XVI|              on nous recevra comme des bienfaiteurs du pays ; c’est nous qui
 336    XVI|              Nous les avons comblés de biens… et voilà comme ils nous
 337     IV|             les Baraques d’en haut, le Bigelberg, et finalement je reconnus
 338     IX|          cassèrent leur croûte de pain bis en regardant les autres.~ ~ ~ ~
 339    III|                endroits balayés par la bise, on voyait le ravin du fond
 340    XII|             ils établirent aussi leurs bivacs le long de la rive, et c’
 341   XVII|         écriait, avec un éclat de rire bizarre : « OuiPoitevinoui…
 342  XVIII|             comme le jour commençait à blanchir le ciel, quelques voitures
 343     II|             brasseries, à la halle aux blés, partout ; on ne pouvait
 344    III|               de chênes et la montagne bleuâtre, comme rapprochés de vous
 345     XX|                mais les grandes lances bleuâtres, avec leurs flammes rouges,
 346     XX|               quelque sorte qu’un seul bloc, où toutes les têtes se
 347    XVI|          camarades, avec leurs cheveux blonds retombant en boucles sur
 348    III|             les êtres se cachaient, se blottissaient dans quelque trou ; on n’
 349     VI|        musiques des environs, celle du bohémien Waldteufel, de Rosselkasten
 350      X|                la figure hérissés. Les bohémiens qui dorment au coin des
 351    XVI|            ponts, marais, petites îles boisées à perte de vue. Là-bas,
 352     VI|               Bertha ! »~ ~ ~J’entrai, boitant le plus que je pouvais,
 353  XVIII|            redescendre, en faisant des bonds de quinze pieds, malgré
 354   XVII|               gagner un petit bois qui borde la route, sur la côte en
 355  XVIII|          quelques jours en rendait les bords très glissants ; mais comme
 356    III|                grande conscription des borgnes, des boiteux et des bossus…
 357    XIV|             dont la puissance est sans bornes ; qui pardonne les fautes,
 358    III|            borgnes, des boiteux et des bossus… Tu partiras… tu resteras
 359      V|                tous les trous seraient bouchés, et que même nous aurions
 360    VII|             aller voir s’il était bien bouchonné, s’il avait reçu son avoine.~ ~ ~ ~
 361     IX|               luisants.~ ~ ~ ~Enfin je bouclai mon sac, et je descendis
 362    XII|              rouler sa capote et de la boucler sur son sac. On s’aidait
 363    XVI|            cheveux blonds retombant en boucles sur le collet de leur petite
 364   XIII|               clair : nous n’avons pas bougé, nous autres, mais l’armée
 365     IV|          chasse, une casquette en cuir bouilli et des bottes à éperons.
 366     XV|              poignée de mauvaise herbe bouillie dans de l’eau que de nous
 367    XVI|              de houblon et d’orge déjà bouillis, et dans un coin, une grande
 368     XI|            dans les souliers. À droite bouillonnait la rivière, que l’on voyait
 369    XVI|                par la fenêtre l’Elster bouillonner sous l’ondée, et les arbres
 370    XII|                 le clocher en forme de boule couvert d’ardoises avec
 371  XVIII|              il s’y trouvait aussi des bouleaux et des chênes. Une fois
 372      V|                que sept jours. Cela me bouleversa.~ ~ ~ ~Tous ceux qui se
 373    III|                rester là… tout cela me bouleverse. Tu n’as rien remarqué en
 374   XVII|           enfoncer encore plus dans la bourbe. Les grandes pluies étaient
 375   XXII|            mais il se trompait : – les Bourbons étaient revenus avec leurs
 376     XV|              me tournait, mes oreilles bourdonnaient, je prenais les arbres pour
 377     II|          brûlait comme de la paille en bourdonnant, et les cheminées tiraient
 378   VIII|           plaine. À l’entrée de chaque bourgade, les tambours attachaient
 379   XVII|                était cantonné dans les bourgades ; puis l’arrivée des vétérans
 380    XII|              en ordre sur la place. Le bourgmestre et les conseillers de Weissenfels
 381    III|               bâches serrées comme des bourriches ; elles étincelaient de
 382     VI|               d’acheter des rubans, se bousculaient autour des comptoirs ; on
 383      V|              toute verte de colère, et bousculait ses marmites en parlant.~ ~ ~«
 384    XIX|                nouvel élan et nous les bousculions jusque dans la rivière.
 385    XVI|         entourée de hautes bâtisses en bousillage, avec de petites galeries
 386     VI|              Or une oie farcie et deux bouteilles de bon vin d’Alsace. Il
 387   XVII|               il avait passée dans une boutonnière de sa capote. Mais je le
 388    XVI|           habillés de capotes grises à boutons de plomb, coiffés de gros
 389   XIII|               de Lutzen. C’est un long boyau de maisons séparées les
 390     IV|     chauves-souris qui vivent dans ces boyaux vous étouffait presque.
 391   XIII|              éveillé, vint prendre une braise et la mit sur sa pipe, puis
 392   XVII|           noire, n’avait pu saisir une branche d’arbre à l’autre bord et
 393     IV|           Toute la ville l’appelait le braque ; mais on ne disait rien
 394   XVII|        entraîné pendant qu’il tenait à bras-le-corps le capitaine Arnould ; et
 395   VIII|               jusqu’à la ceinture, qui brassaient la pâte devant deux pétrins.
 396     II|            dans les auberges, dans les brasseries, à la halle aux blés, partout ;
 397     XV|              ces vastes hangars où les brasseurs du pays abritent leurs tonneaux
 398    XIX|              deux fois avec une grande bravoure, mais sans pousser des cris
 399     XX|             nous poursuivirent par les brèches, sous le feu croisé du 29e
 400   XIII|               officier russe, d’un ton bref :~ ~ ~« Dites à l’empereur
 401  XVIII|              du nord sur le plateau de Breitenfeld : c’étaient soixante mille
 402    III|                La lanterne pendue à la bretelle de la hotte éclairait sa
 403    VII|             mon enfant : hier soir, le brigadier de gendarmerie est venu
 404     VI|             les poings :~ ~ ~« Ah ! le brigand ! Dieu veuille qu’il entre
 405    XII|             Presque aussitôt un éclair brilla juste en face de nous et
 406      X|               font cinq ou que la lune brille en plein midi.~ ~ ~ ~Cela
 407  XVIII|                 Est-ce que les étoiles brilleront encore pour mes yeux ? »~ ~ ~
 408    VII|               de bure, mais couleur de brique, serrés aux reins par une
 409   VIII|              de glace, les remparts en briques au-dessus, et en face de
 410   XVII|            hangar. C’était une vieille briqueterie ; le toit très large, en
 411     XX|                la vengeance ; d’autres brisent leurs armes, en accusant
 412     XV|           encore deux ou trois avec un broc ; je monte sur une table,
 413  XVIII|               qui dépassait une grosse broussaille, de l’autre côté de la mare,
 414   XVII|                trois ou quatre chevaux broutaient l’herbe maigre. Je vis là
 415  XVIII|              Il tombait toujours de la bruine, et les hommes assis sur
 416    XIV|               loin que mes lèvres ; le bruissement de la pluie dans les arbres
 417    XIX|            baraques qui finissaient de brûler en avant du village éclairaient
 418  XVIII|               trembles –, les villages brûlés, les tas de morts, les caissons
 419     XV|                je sentais là comme une brûlure, mais cela m’était bien
 420    XIX|          sentinelles immobiles dans la brume comme des ombres. De grandes
 421      I|         Dagsberg, on ne trouve que des bûcherons, des charbonniers et des
 422     XV|              miroir et des branches de buis au-dessus montraient que
 423     XV|              dont on ne parle dans les bulletins que pour en diminuer le
 424   XVII|             est qu’un peu plus loin, à Buntzlau, les officiers supérieurs
 425     XV|              sentinelle nous montra le bureau de poste, où j’allai toucher
 426     VI|                trouvait dans la petite burette de l’huilier. Ensuite je
 427      V|                 C’est M. le professeur Burguet l’aîné qui fit ce discours,
 428    XIX|                 en prenant mon écu. Je bus, puis je passai le verre
 429   XVII|               me regardant de côté, il but.~ ~ ~« Eh bien, jeune homme,
 430     II|                  chacun se figurait le butin que nous allions avoir,
 431   VIII|              répondre.~ ~ ~« Mangez et buvez », me dit l’homme, en découpant
 432    III|               contre ma poitrine et je cachais mon nez dans la fourrure,
 433    XVI|                trouver un homme qui se cache dans trois ou quatre cents
 434     VI|       Catherine, baissant la tête pour cacher ses larmes, dit tout bas :~ ~ ~«
 435  XVIII|               poursuivis se trouvaient cachés là-dedans. On les voyait
 436     XX|              fous… J’avais vu bien des cadavres la veille, entraînés par
 437     IV|                épouvantable dans cette cage ouverte à tous les vents,
 438     XV|            descendaient comme dans des cages en plein air.~ ~ ~ ~Quelquefois,
 439   VIII|           toujours nous avions du lait caillé et des pommes de terre,
 440   VIII|                la ville, pavée de gros cailloux luisants. Chacun faisait
 441     IX|                    Après les armes, un caisson s’avança, et l’on nous distribua
 442      I|                à cheval, les autres en calèche, les autres en berline,
 443    XVI|                fraîcheur de l’eau nous calma.~ ~ ~ ~Je me rappelle qu’
 444     XV|               Pourtant je finis par me calmer un peu et par lire tout
 445     VI|           Voyons, voyons, mère Grédel, calmez-vous, disait M. Goulden. Au nom
 446    III|                 comme après toutes les campagnes, et que cette fois les boiteux
 447   XVII|         arrivant au pied de la côtecampaient les grenadiers, je ne reconnus
 448     XI|           Maintenant, il leur faut des canapés, ils sont plus nobles que
 449    XIX|              jusqu’à sept heures on se canonna dans cet endroit. Les restes
 450     XV|                face, vous trouverez la cantine.~ ~ ~– Ah ! bonmerci !
 451   XVII|                pendant lequel on était cantonné dans les bourgades ; puis
 452      X|      prolongèrent jusqu’à la nuit. Nos caporaux reçurent alors plus d’une
 453      X|             première ou de la deuxième capucine pour charger le fusil, d’
 454     XV|             sur la table une espèce de carabinier russe de six pieds au moins,
 455      I|          dragons, des cuirassiers, des carabiniers, des hussards, des lanciers
 456    XVI|              au lard, au bouchon de la Carpe, et nous l’arrosions d’une
 457      I|               avec son gros mouchoir à carreaux, en murmurant :~ ~ ~« C’
 458     XV|                remit une grosse lettre carrée, couverte de timbres innombrables.
 459     VI|             est trop courte ; c’est un cas d’exemption.~ ~ ~– Oui,
 460     IX|            Saxenhausen, où se trouvait caserné le 10e hussards et des chasseurs
 461     XI|           seulement lorsqu’on nous eut casernés dans un coin de la Finckmatt
 462      I|                les jambes écartées, le casque dans la rigole, et presque
 463     IX|                 avec nos chapeaux, nos casquettes et nos armes, d’une véritable
 464    XII|      envoyèrent des boulets, dont l’un cassa la hache du sapeur Merlin
 465    XIX|             pain ?~ ~ ~– Oui. »~ ~ ~Je cassai le pain en deux et je lui
 466   XIII|              quatre boulets arrivèrent cassant une roue et les couvrant
 467     XV|        aussitôt une cruche, que je lui casse sur l’oreille gauche en
 468     IX|             qui n’avaient pas d’argent cassèrent leur croûte de pain bis
 469     VI|                à queue de morue et mon castor pour sortir, lorsque la
 470    VII|                sa petite jument grise, causait avec deux officiers d’infanterie.
 471     XX|           milieu des Autrichiens. Tout cédait. Les Kaiserlicks allongeaient
 472    VII|            honnête homme ; je t’aurais cédé mon fonds… nous aurions
 473    XIX|              trouve qu’ils ont tort de célébrer tous les ans l’anniversaire
 474     XV|               m’aime bien ?~ ~ ~– Oui, celle-là, tu peux te fier dessus ;
 475     VI|                du forgeron pendant que celui-ci disait :~ ~ ~« Voilà ce
 476   XIII|              ne restait plus que de la cendre et quelques braises. Le
 477    XIX|         cavalerie wurtembergeoise – au centre de notre ligne –, venaient
 478       | Cependant
 479    XVI|                on découvrait les cuves cerclées de fer sur les poutres sombres,
 480     II|                argent, rayée de petits cercles qui la faisaient reluire
 481  XVIII|            travers le taillis comme un cerf.~ ~ ~ ~En même temps, cinq
 482  XVIII|               montés sur de véritables cerfs, et tellement couverts de
 483   XIII|              petit rucher et de grands cerisiers en fleur qu’il me semble
 484    XVI|               cents, parmi lesquels un certain nombre de maîtres d’armes,
 485     IV|                 comme on le raconte de certaines gens qui deviennent fous
 486    XII|               d’attraper des rhumes de cerveau chez M. Goulden, et que
 487      I|              jusqu’au petit jour je ne cessai point de rêver à l’Empereur.
 488  XVIII|           viande.~ ~ ~ ~La pluie avait cessé. Nous fîmes la soupe en
 489    XII|          Chemineau s’éleva, criant : « Cessez le feu ! »~ ~ ~On n’osait
 490  XVIII|               Et même quelquefois nous cessions de tirer de part et d’autre
 491     IV|      indisposition du père Melchior me chagrinait bien un peu, mais une idée
 492     VI|             partes, dit-il. Mais ne te chagrine pas… Ne soyez pas effrayées.
 493     VI|            désolé.~ ~ ~– Bah ! ne vous chagrinez pas, reprit cet homme ;
 494  XVIII|               avec son petit chapeau à chaînette, le coude replié, ses grosses
 495     VI|           canton étaient assis sur des chaises en demi-cercle, M. le sous-préfet
 496      X|                en brosse, à la mode de Chamboran. Zébédé l’empoigna par un
 497     XV|                 à travers, les petites chambres avec leurs alcôves, leurs
 498      I|                 Quand il traversait la Champagne, la Lorraine ou l’Alsace,
 499   XIII|                  sa figure n’avait pas changé : cela me réjouit. J’aurais
 500    XII|             chez M. Goulden, et que tu changeais de bas deux fois par semaine,
 501    XVI|                Mais, dehors, les idées changent. En découvrant la grande
 502    XVI|                 alors tous ces bandits changeraient de figure et nous feraient
 503    XVI|            Mais les temps étaient bien changés ; le monde passait sans
 504   XVII|           fit-il ; tu es gras comme un chanoine. On t’a nourri de cuisses
 505    XVI|          Dagobert, qui ne sont pas des chansons politiques ; mais ceux-ci
 506     VI|                en sanglotant, mais ils chantaient toujours. Deux ou trois
 507    III|          élevait jusqu’au ciel. Moi je chantais tout bas, seulement pour
 508     XV|              on tire le canon et qu’on chante dans les églises pour se
 509    VII|                quelquefois essayait de chanter, comme dans le bon temps,
 510    XVI|               et l’air vénérable. Nous chantions ensemble Fanfan-la-Tulipe
 511   XVII|              donc mon sac, je tirai le chapelet de cervelas et j’en remis
 512      I|          trouve que des bûcherons, des charbonniers et des schlitteurs. M. Goulden
 513   XVII|                esprit d’entrer chez le charcutier de Riza et de mettre dans
 514    XVI|          églises et les devantures des charcutiers, qui sont très belles en
 515     XV|              mal.~ ~ ~ ~Enfin, on nous chargea donc de la sorte : ceux
 516     XI|            auraient qu’un temps. Il me chargeait surtout de prévenir les
 517    XII|                longue file de voitures chargées de madriers, de pieux et
 518   XVII|       bataillon était arrivé, sous les charges de ces Prussiens, jusque
 519    XII|               que leurs chevaux.~ ~ ~« Chargez ! » cria le général.~ ~ ~ ~
 520   XIII|     redescendaient la colline, et nous chargions nos fusils pour les exterminer
 521      I|               qui conduisaient de gros chariots attelés de bœufs Ces bœufs
 522     XV|              mais je me porte comme un charme.~ ~ ~– Je vous crois, dit
 523     XV|               couteaux, les pinces, la charpie, le linge, ou qui n’enlevaient
 524  XVIII|             arbre, j’attendis comme un chasseur à l’affût. Au bout de deux
 525     XI|                nation vaniteuse et peu chaste, et que, par ces motifs,
 526    VII|               des Savoyards nourris de châtaignes, le grand chapeau pointu
 527  XVIII|                Winter, quand le soleil chauffait l’air et que la verdure
 528  XVIII|                       Les Prussiens se chauffent, me dit Zébédé ; ils sont
 529      X|             toujours dans son coin, la chaufferette sous les pieds. Elle prenait
 530    XVI|            forme de pots de fleurs, et chaussés de souliers usés par les
 531   XVII|                sac, et je mis d’autres chaussettes et des souliers neufs que
 532     IV|              car la mauvaise odeur des chauves-souris qui vivent dans ces boyaux
 533      X|             aussitôt le maître d’armes Châzy, le caporal Fleury, Klipfel,
 534    III|                à moi. Mais, quoique ce chenapan eût levé la main devant
 535     VI|           grimper le vieil escalier de chêne, où les gens montaient et
 536    XIX|        distribution des vivres, chacun cherchait à manger et à boire.~ ~ ~ ~
 537    XVI|          belles en ce pays.~ ~ ~ ~Nous cherchions toutes sortes de distractions ;
 538     XV|               pas, que c’était bien ma chère Catherine qui m’écrivait
 539    XIX|              les alliés devaient payer chèrement leur victoire.~ ~ ~ ~À la
 540    VII|               comme le grand Jacob, du Chèvre-Hof, dont tout le monde parle
 541     XV|            colombier, les bœufs et les chèvres leur étable ; ils allaient
 542     IX|             hommes, passent avec leurs chevrons sur le bras, ils les regardent
 543     II|                il restait à prendre la Chine ; on rencontre toujours
 544      X|               et toi, Klipfel, je vous choisis pour mes témoins. »~ ~ ~
 545     II|                il ouvrit son tiroir et choisit une belle chaîne d’acier,
 546   VIII|             tremblotant sur un plat de choucroute. Les enfants venaient nous
 547      X|                de neige. La cantinière Christine était toujours dans son
 548    XXI|                défiler dans le ciel la cime de grands sapins au milieu
 549   XIII|          levant la tête, j’aperçus une cinquantaine d’officiers à cheval arrêtés
 550    XVI|               arriver chaque matin des cinquantaines de blessés, et qu’on en
 551   VIII|              ayant ouvert, j’y trouvai cinquante-quatre francs en pièces de six
 552     II|               gardait pour les grandes circonstances, et nous soupâmes en quelque
 553    III|               bas et mes souliers bien cirés se trouvaient au pied du
 554    III|            nuit-là l’eau gela dans les citernes de Phalsbourg et le vin
 555    XVI|               et les joues en forme de citrouille, criait d’une voix grasse :~ ~ ~«
 556   XVII|            nombre.~ ~ ~ ~La nuit était claire. Les grandes pluies avaient
 557   XIII|               n’a jamais eu deux idées claires dans la tête, et qui se
 558     XX|        entendait que cela… c’était une clameur immense, épouvantable. Les
 559     XX|              de Leipzig. Longtemps les clameurs furieuses et le rebondissement
 560     XX|           hurlements, la fusillade, le clapotement de ceux qui tombaient augmentaient
 561    XIV|               effrayante, mes dents en claquaient d’épouvante.~ ~ ~ ~Je voulus
 562  XVIII|             plus froid, lui ! »~ ~ ~Je claquais des dents. Ces paroles nous
 563     XV|                cris des voituriers, le claquement des fouets, les piétinements
 564   XIII|            pesamment, hennir, jurer et claquer du fouet. Sans savoir pourquoi,
 565     VI|              et bientôt on entendit la clarinette de Pfifer-Karl et le violon
 566    III|       rapprochés de vous à cause de la clarté de l’air. On n’entendait
 567      I|             nouvelles de Jacques ou de Claude ! » et tous couraient pour
 568     IV|        générale, un air de chant et de clavecin ! M. de la Vablerie chantait
 569     IX|                et les deux lieutenants Clavel et Bretonville nous attendaient.
 570     IV|                 puis il prit la grosse clef du clocher dans un tiroir,
 571    XVI|              tous les étages.~ ~ ~ ~Le cliquetis des verres et des cruches
 572    XXI|            rouillé pour arme à feu, un clou de latte au bout d’une perche
 573   XIII|            Nous allons tenir comme des clous, un contre six ou sept,
 574     IV|              Capucins, leur servait de cocher, de palefrenier, de domestique
 575      V|         conscrits de 1813, ensuite 100 cohortes du premier ban de 1812,
 576   XIII|             très mince, un jeune homme coiffé d’un chapeau à plumes vertes
 577    XVI|             grises à boutons de plomb, coiffés de gros shakos en forme
 578    VII|                 le nez rouge, le vieux col de crin en guise de chemise,
 579  XVIII|                la tête, et je vois des colbacks qui montent et qui grandissent
 580     VI|             sorte que vous attrapez la colique avant qu’ils se soient décidés :
 581   XXII|             les joues creuses, la peau collée sur les os et mourant de
 582      V|              que j’entends, au coin du collège, le tambour du sergent de
 583     XV|         bandeau de linge au-dessus des collets. Personne ne parlait ; on
 584     XV|               pigeons cherchaient leur colombier, les bœufs et les chèvres
 585    XIX|              du mal des Allemands, ils combattaient pour l’indépendance de leur
 586  XVIII|            réduite à cent trente mille combattants, allait être prise dans
 587     IX|               vaut mieux dire que nous combattons pour la gloire. Il faut
 588    XXI|               nos malheurs. Quand on a combattu seul contre tous les peuples
 589    XVI|                les détruire de fond en comble ? Est-ce que, s’ils nous
 590    VII|             autres ; puis le capitaine commanda : « Marche ! » et nous partîmes
 591  XVIII|               de poule : les officiers commandaient en allemand, les chevaux
 592     XX|         barricadée. Le capitaine Vidal commandait alors le bataillon, réduit
 593     XI|              fusil fut au râtelier, je commençai. Tous les autres étaient
 594    VII|              passés sans nouvelles, je commençais à croire qu’on m’oubliait
 595   XIII|               semble voir encore, nous commençâmes un feu roulant sur ces gueux
 596   XVII|                        La bataille est commencée. »~ ~ ~Presque au même instant
 597   XIII|               ventre.~ ~ ~ ~Après cela commencèrent les coups de baïonnette
 598    III|                air était fini, nous en commencions un autre. À trois heures
 599    XVI|         spectacle de la vie active des commerçants, j’étais émerveillé. Je
 600     IV|             place, et devant la maison commune, en face du corps de garde,
 601   XVII|         maréchal Ney ; son aile gauche communiquait avec Marmont, posté sur
 602   XIII|             Prussiens, répondit-il. Tu comprendras ça plus tard, conscrit. »~ ~ ~
 603    XIV|                ceux qui vont mourir le comprennent mieux que les autres.~ ~ ~ ~
 604     VI|              défendre le pays, qu’on a compromis à force de tyrannie et d’
 605     XX|              Tout le bataillon, qui ne comptait plus que deux cents hommes,
 606    XVI|        bourgeois sont en quelque sorte comptés pour rien ; on ne leur demande
 607     VI|                bousculaient autour des comptoirs ; on les voyait pleurer
 608    XVI|           avons même fait des ducs des comtes et des barons avec les noms
 609      I|                pensais longtemps, j’en concevais un grand chagrin. Cela me
 610     XV|            dans le grand vestibule, le concierge nous cria :~ ~ ~« Eh bien,
 611  XVIII|          criait : – « Nous sommes tous condamnés à mort comme ceux de la
 612   XXII|                a refusé d’accepter ces conditions – qui étaient pourtant très
 613  XVIII|                soldats du train et des conducteurs d’artillerie, pour se faire
 614      I|        commença par des grenadiers qui conduisaient de gros chariots attelés
 615      I|             monde.~ ~ ~ ~C’est moi qui conduisais Catherine à la grand-messe
 616   VIII|              nôtres. Et que le Ciel te conduise… qu’il te sauve des périls !
 617     IX|               appel, nos sergents nous conduisirent par détachements dans les
 618     XV|          guerre, qu’on ne peut plus se confier en rien.~ ~ ~« Tout ce qui
 619     XX|              Erfurt, que ces bruits se confondirent pour nous avec le roulement
 620     VI|                       Comme je restais confondu, le premier chirurgien me
 621     VI|                tante Grédel paraissait confondue.~ ~ ~« Je t’avais pourtant
 622     VI|             sur la poitrine :~ ~ ~« La conformation est bonne, dit-il ; toussez. »~ ~ ~
 623     II|                pas. »~ ~ ~J’étais tout confus.~ ~ ~« Monsieur Goulden,
 624    XIV|               n’étaient que des ombres confuses, mais d’autres que moi voyaient
 625     XX|            grappes !~ ~ ~ ~Et comme la confusion, les hurlements, la fusillade,
 626     XV|            Mais voilà qu’à mon premier congé j’arrive au pays, et qu’
 627     IV|               sur le loquet : « Ils ne connaissent pas encore les nouvelles
 628     IV|         Brainstein me dit :~ ~ ~« Vous connaissez le grand malheur de la Russie,
 629     XV|         pensions à rien ! Ah ! nous ne connaissions pas notre bonheur ; nous
 630   XVII|               de cette façon, le monde connaîtra la vérité.~ ~ ~ ~
 631   XXII|             partager non seulement nos conquêtes depuis 1804, mais encore
 632    XVI|              si nous ne les avions pas conquis trois ou quatre fois, et
 633   VIII|            oublieras jamais leurs bons conseils. »~ ~ ~Enfin, le cinquième
 634      X|                effets bourgeois. Je ne conservai que mes chemises, mes bas
 635   XVII|              peau. Malgré cela, Zébédé conservait toujours un bon fond ; il
 636  XVIII|               ce jour, c’était d’avoir conservé notre point de retraite
 637     XV|                  Cette lettre, je l’ai conservée, parce qu’elle me rendit
 638    XIV|             elle et d’être sûr qu’elle conserverait son amour jusque dans la
 639   XIII|              moins rude, après m’avoir considéré de nouveau, il ajouta :~ ~ ~«
 640      V|                tu ne peux pas marcher. Considère, mon enfant, qu’un être
 641    VII|                sur les gens, qu’ils se considèrent comme malheureux lorsqu’
 642     VI|         forestier ou gendarme ! » Cela console les gens raisonnables. Mais
 643     IV|                humeur m’avaient un peu consolé ; mais, dans toutes les
 644    XVI|          victoire à Dresde. Ce fut une consternation générale, les habitants
 645     VI|                       M. Goulden était consterné.~ ~ ~« Comment ! tu n’as
 646    XIX|             comme des bûches pour être consumés.~ ~ ~ ~Nous, c’était le
 647    XVI|             nez. Nous étions réduits à contempler du matin au soir les places,
 648   XVII|             nous : le pays, les pluies continuelles et nos propres généraux,
 649    XVI|             Zimmer, ne vous gênez pas, continuez à lire, que diable ! Nous
 650     XI|                 mais je ne veux pas le contredire, le maître de poste ne m’
 651     II|               cela ferait diminuer les contributions. Mais bientôt le bruit courut
 652     VI|             bon vin d’Alsace. Il était convaincu que j’allais être réformé
 653   XXII|                forteresses ce qui leur convenait, insulter nos soldats, changer
 654    XII|               menuisier, sur un tas de copeaux, et nous restâmes là jusqu’
 655     VI|            donc ? tu es rouge comme un coq ! »~ ~ ~Et moi-même, m’étant
 656    VII|              le manteau roulé comme un cor de chasse sur son épaule.~ ~ ~«
 657    III|             secours, avec son bâton de cormier garni d’une pointe en fer,
 658     XV|              trois rangs –, et l’on me coucha dans un de ces lits. Ce
 659     XI|         battaient pour la Liberté, ils couchaient sur la paille, dans les
 660    XVI|               soir, quand le soleil se couche derrière les roseaux de
 661    III|                       Va-t’en, Joseph, couche-toi tranquillement, me dit le
 662    XIV|             sentais de nouveau le sang couler sous mon bras. Alors je
 663     XV|                de chemise retroussées, coupaient une jambe à quelqu’un ;
 664     XV|               d’heure ils avaient déjà coupé deux jambes.~ ~ ~ ~Dehors,
 665   XIII|          forçait à Kaya, l’armée était coupée en deux.~ ~ ~ ~En courant,
 666     IV|             maintenant. Pendant que tu courais la ville, je n’ai fait que
 667     II|                très froid, à cause des courants d’air de la montagne ; et
 668    XII|                de chevaux et de Russes courbés en avant, le sabre à la
 669    XIX|            coup, vers neuf heures, nos coureurs entrèrent à bride abattue,
 670     XX|                dix heures et demie ils couronnaient les remparts, et nous, de
 671      V|               à Paris, et qu’on allait couronner le roi de Rome et l’impératrice
 672      I|                de sang pour donner des couronnes à ses frères, que notre
 673   XIII|        entendais Zébédé qui criait : « Courons plutôt dessus que de rester
 674     XV|             Hohenlinden. Le commandant Courtaud lui-même me dit : « Tu peux
 675  XVIII|             mine hautaine ; les autres courts, trapus, la face rouge ;
 676    XIX|            fois ils passèrent l’eau et coururent sur nous en masse. Nous
 677    III|                bûches ; après quoi, je courus me renfoncer dans mon lit.~ ~ ~ ~
 678      V|             fallu que nos deux pauvres cousins Kasper et Yokel aillent
 679    XIX|                Chaque pouce de terrain coûtait la vie à quelqu’un.~ ~ ~ ~
 680    III|              bien connu pour tirer son couteau chaque fois qu’il se battait,
 681   XVII|                soulier pour voir si la couture ne le gênerait pas. Finalement,
 682     XV|           répondit-il.~ ~ ~ ~Il mit le couvercle sur l’amadou, puis il ajouta :~ ~ ~«
 683   XIII|                cassant une roue et les couvrant de terre. Une pièce tomba
 684      I|               Tiens ! c’est le fils du couvreur Jacob, de la vieille ravaudeuse
 685     II|               de la pierre, et tout se couvrit de givre : les tuiles les
 686    XII|                dans le temps, quand tu craignais d’attraper des rhumes de
 687    XIV|                souffrir, pourquoi donc craignons-nous de le perdre plus que tout
 688     XV|             mais qu’il ne fallait rien craindre pour moi : que je me portais
 689    XIV|               leur étonnement et leurs craintes en apprenant la grande bataille,
 690   XIII|               pouvait m’achever, je me cramponnai tellement de la main droite
 691      X|         sortaient des charrettes en se cramponnant et vous regardaient comme
 692     IV|           exemple, je serais resté là, cramponné à la poutre des cloches ;
 693    XIV|              et le sac au dos, la main cramponnée au fusil. Je voyais cela
 694   XIII|             dans de la paille ; les os craquaient ! Voilà d’où venaient les
 695  XVIII|           détonation, et quelque chose craque sur ma tête ; j’avais mon
 696     XV|                main qui vous faisaient craquer les os. Il m’appelait Joséphel,
 697    VII|            autres, le bonnet de police crasseux sur l’oreille, le nez rouge,
 698    III|            chemise blanche et ma belle cravate de soie noire. Tout était
 699   XIII|   aplatissaient contre les pierres, le crépi tombait, la paille pendait
 700    XVI|               éclairés en rouge par le crépuscule : la ville s’avance en pointe
 701     IV|                 cette lettre lui avait crevé le cœur ! »~ ~ ~M. Goulden
 702     XX|             notre ingratitude, cela me crève le cœur !~ ~ ~ ~Enfin cette
 703     XX|                   Je n’ai jamais eu de crève-cœur pareil, j’aurais donné ma
 704     XV|            voiture.~ ~ ~«  ! Forel ! cria-t-il d’un ton joyeux.~ ~ ~– Tiens,
 705   VIII|             cuveau.~ ~ ~« Merci ! leur criai-je ; que Dieu ramène votre
 706   XXII|              est lui… c’est Joseph ! » criait-elle de loin.~ ~ ~ ~Mais personne
 707   XIII|            grande porte à gauche était criblée ; et nous, derrière la grange,
 708    VII|       gémissant, et que la mère Grédel crie :~ ~ ~« Je te disais bien
 709     VI|                  Comment ! tu n’as pas crié que c’était faux ! dit-il ;
 710     VI|            Goulden. Au nom du ciel, ne criez pas si haut. Joseph, raconte-nous
 711   XIII|              coups de baïonnette, nous criions, ils nous lâchaient des
 712    VII|             nez rouge, le vieux col de crin en guise de chemise, se
 713     VI|            abord leurs pinces et leurs crochets, et qui vous regardent longtemps
 714      V|                ne pensent à rien ; ils croient que les autres n’aiment
 715  XVIII|               terrible : bien des gens croiraient qu’il n’y a de miséricorde
 716    XVI|          misérables ouvriers.~ ~ ~« On croirait que les Allemands sont joyeux ;
 717      X|               d’Espagne et d’ailleurs. Crois-moi ! Si tu veux, je vais te
 718     XX|               les brèches, sous le feu croisé du 29e et du 14e de ligne.
 719     IV|            petites vitres rondes de la croisée.~ ~ ~ ~À côté de leur baraque
 720    XIX|            secondes nos baïonnettes se croisèrent par milliers : on se poussait,
 721   XIII|          grande rue du village que des crosses de fusil en l’air, et des
 722   XVII|              et nous allions toujours, crottés jusqu’à l’échine. Nous revoyions
 723  XVIII|              cette pente grasse sur la croupe de leurs chevaux. Le premier
 724     XI|               de trouver tout mauvais, croyant se faire passer, par ce
 725    XXI|           chaleur de ces habits : nous croyions revivre.~ ~ ~ ~Il fallut
 726    XIV|                c’est lorsqu’au loin je crus entendre un bruit de paroles.
 727     XV|           blanc de fleurs ; je vais en cueillir que je mettrai pour toi
 728   XVII|              respecter, et m’offrit sa cuiller, qu’il avait passée dans
 729   XIII|             étinceler les casques, les cuirasses et les lances par milliers.~ ~ ~ ~
 730   XIII|            Chemineau venait d’avoir la cuisse cassée, et cela ne pouvait
 731   XVII|              feu ; l’odeur de la terre cuite s’étendait aux environs.
 732    XVI|             les canons avec des pommes cuites que de se battre avec ces
 733   VIII|                ouverte, deux hommes en culotte, nus jusqu’à la ceinture,
 734    XVI|          brasserie : on découvrait les cuves cerclées de fer sur les
 735    VII|                Joseph Bertha, natif de Dabo, canton de Phalsbourg, arrondissement
 736    XVI|             Fanfan-la-Tulipe et le Roi Dagobert, qui ne sont pas des chansons
 737     XV|              que ta blessure n’est pas dangereuse et que tu m’aimes encore…
 738   XIII|               était aussi terriblement dangereux, car ces régiments de hussards
 739     VI|                toujours. Les conscrits dansaient, ils se balançaient bras
 740    III|           tristement près de l’âtredansait la flamme rouge. Catherine
 741     IX|              dorment bien. Ils ont des danses et des réjouissances, comme
 742   XIII|               des centaines de soldats débandés étaient arrivés comme nous,
 743     IX|             armes au râtelier, puis se débarrassa de son sac, de sa blouse
 744   XVII|              secouent la tête, pour se débarrasser de ceux qui les emmènent,
 745     XI|           autre, nous ne serons jamais débarrassés de ces gens-là. Si je pouvais
 746     XX|                 tous ces malheureux se débattaient avec des cris déchirants,
 747     XX|                tous les côtés ils nous débordaient ; malgré cela, le bataillon
 748   XVII|                pu traverser la rivière débordée, de sorte qu’ils avaient
 749     XV|               les nouveaux convois qui débouchaient sur la place, les cris des
 750   XIII|            gauche, une colonne ennemie débouchait au tournant de la route
 751     XX|                on voyait les Prussiens déboucher pêle-mêle avec nos soldats. –
 752    XII|              le cimetière ; comme nous débouchions sur la place, une autre
 753   VIII|            jour de notre départ, ayant débouclé mon sac pour mettre une
 754    XIX|           deuxième de Souham. Tous les débris de nos régiments se réunirent,
 755   XIII|            nous, reçurent une terrible décharge de mitraille qui les renversa
 756     XV|             devant une église, où l’on déchargea quinze ou vingt d’entre
 757   XIII|                  Faterland ! » et nous déchargeant tous leurs feux de bataillon
 758    XXI|               moustaches, et tellement décharnés qu’on aurait vu le jour
 759    XIX|               la vieille giberne ; ils déchiraient la cartouche comme le soldat.~ ~ ~ ~
 760    VII|              se mit à crier d’une voix déchirante :~ ~ ~« Joseph !… Joseph ! »~ ~ ~
 761   XIII|              lui, le drapeau tellement déchiré que ce n’était plus qu’une
 762      V|             pour s’empêcher de pouvoir déchirer la cartouche, les autres
 763  XVIII|             officiers, s’étant réunis, décidèrent que les broussailles faisaient
 764     VI|         colique avant qu’ils se soient décidés : il allait rondement !~ ~ ~ ~
 765     II|         faisaient en quelque sorte une déclaration, car le garçon donnait à
 766   XVII|               et les Wurtembergeois se déclarèrent contre nous, de sorte que
 767    XVI|              les Autrichiens s’étaient déclarés contre nous. Je pensai que
 768      X|            droit, et qui avait reçu la décoration des mains de l’Empereur
 769    XXI|         avancer un grand maigre, roux, décoré, un maréchal des logis,
 770     VI|               et le boucher Sépel, qui découpait là sa viande sur l’étal,
 771   VIII|            buvez », me dit l’homme, en découpant la galette.~ ~ ~ ~Ce que
 772      V|              loin, – après avoir été « découpé, – dans la fièvre, sans
 773     XX|               capitaine lui-même parut découragé ; il remit son sabre dans
 774    XVI|         profiter des inventions et des découvertes. Voilà le bonheur de la
 775    XVI|                 les idées changent. En découvrant la grande rue de Hall, cette
 776     IV|               dans une vieille baraque décrépite ; ses deux garçons étaient
 777    III|               dit-elle en se levant et décrochant le manteau du mur ; tu reviendras
 778   XIII|           était fait, mais ils étaient dedans, et tourbillonnaient à droite
 779    XIV|              Grédel – ses cheveux gris défaits –, criant qu’il n’y avait
 780    XVI|              trop bon ! C’est son seul défaut. Il a fait la même chose
 781  XVIII|           seize mille Saxons ; mais la défection des Bavarois nous avait
 782     XV|           sabre sur le bras gauche, en défendant ma pièce contre les hussards
 783    XIX|                  Après les maisons, on défendit les jardins et le cimetière
 784   XVII|            pluie battante ; on s’était défendu à coups de baïonnette ;
 785      X|               S’ils ne les avaient pas défendus, on aurait raison de les
 786  XVIII|          avions perdu, malgré la belle défense de Marmont : l’ennemi nous
 787   XVII|             allaient plus loin. Ils se défiaient surtout de l’Empereur, qui
 788    XII|                       Tout le monde se défiait de ce creux, d’autant plus
 789     XX|              nous attendaient là, nous défilâmes derrière eux, et comme les
 790   XVII|               des pelotons de Cosaques défilant d’un village à l’autre.
 791   XIII|                Pendant que notre armée défile sur Leipzig et qu’elle s’
 792    XIX|                boire.~ ~ ~ ~Comme nous défilions devant une grande maison
 793     VI|            revenait : l’idée de partir définitivement ne pouvait presque pas vous
 794     XV|              Le chirurgien s’approcha, défit le bandage, et je l’entendis
 795   XVII|                 la digue, les fenêtres défoncées, les femmes qui se sauvent,
 796     XX|               encore les Polonais nous dégageaient. En les voyant si fiers
 797      V|                que ce grand carnage me dégoûte ; il a déjà fallu que nos
 798      I|               ne sauront jamais à quel degré de puissance peut monter
 799   XVII|                ne voyais que des êtres déguenillés et tellement minables, qu’
 800     IV|               son salon, je le vis qui déjeunait. C’était un homme déjà vieux,
 801     VI|               à l’ouvrage, après avoir déjeuné ; moi je n’avais rien pris,
 802      I|          dimanches de grand matin pour déjeuner et dîner avec eux.~ ~ ~ ~
 803    III|             vint aussi voir. Catherine délia le cordon et ouvrit. Moi
 804   XIII|          envoie des renforts. Qu’on ne délibère pas, qu’on agisse ! Il faut
 805   XVII|               avancer ou périr dans le déluge.~ ~ ~ ~Zébédé me racontait
 806     XX|               veux-tu, mon enfant ? me demanda-t-il.~ ~ ~– Capitaine, lui répondis-je –
 807     XV|       descendait, arrêta Zimmer en lui demandant :~ ~ ~« Est-ce que vous
 808    XVI|         comptés pour rien ; on ne leur demande que de l’argent et des vivres,
 809    XVI|              du nombre, ayant lui-même demandé à partir. Je l’accompagnai
 810  XVIII|          contre nous, tous les peuples demandent notre extermination… ils
 811    XVI|              la bière de mars que vous demandez ?~ ~ ~– Oui, deux chopes
 812   XVII|            moyen, chaque homme s’était démêlé lui-même en marchant sur
 813  XVIII|               Tout ce jour du 17, nous demeurâmes en position sans tirer un
 814      I|            Goulden m’aimait bien. Nous demeurions au premier étage de la grande
 815     VI|               assis sur des chaises en demi-cercle, M. le sous-préfet et M.
 816   VIII|                Au coin d’une espèce de demi-lune, nous vîmes le fossé de
 817     IV|                six bastions, ses trois demi-lunes, ses deux avancées, ses
 818   XVII|              boue, à force d’être à la demi-ration et rongés par la vermine,
 819   XIII|            autres, mais l’armée a fait demi-tour ; elle était là, hier, devant
 820     XV|                un peu de bœuf, avec un demi-verre de vin, dont la vue seule
 821     IV|              cavalerie était tellement démontée, que l’on a  réunir les «
 822    XIX|                rencontrions des canons démontés, des caissons renversés,
 823   XVII|              Gross-Beeren et l’autre à Dennewitz. C’était quelque chose de
 824    III|               et à gauche de la route, dépassaient à peine les montagnes de
 825  XVIII|        montrant le bout d’un fusil qui dépassait une grosse broussaille,
 826    VII|             fondait.~ ~ ~ ~Nous avions dépassé la ferme de Gerberhoff et
 827    XXI|           souffrances trop grandes qui dépassent les forces humaines ; je
 828   XIII|               le monde, au village, se dépêcha d’évacuer les maisons pour
 829     XV|                pu me lever, je m’étais dépêché de prévenir M. Goulden par
 830   XVII|             comme Vandamme, veulent se dépêcher de devenir maréchal, en
 831      X|              là.~ ~ ~« Voyonsvoyonsdépêchons ?… » criait le vieux.~ ~ ~ ~
 832   XVII|              On ne peut pas se laisser dépérir ! »~ ~ ~Je crois qu’il serait
 833  XVIII|            trois quarts souffraient et dépérissaient aussi ; depuis un mois,
 834   XVII|           jusque dans les côtes, et je dépérissais à vue d’œil.~ ~ ~ ~Tous
 835     XX|              autre, dans la crainte de déplaire au maître !…~ ~ ~Moi, tout
 836    VII|              le nez. Un état pareil me déplaisait de plus en plus, et, comme
 837    III|            grands nuages blancs qui se dépliaient au-dessus de la ville. Tout
 838    XII|               ravin.~ ~ ~ ~Aussitôt on déploya les carrés pour marcher
 839  XVIII|            fusils, et le bataillon fut déployé dans le bois en tirailleurs.
 840    XII|               compagnies du 27e furent déployées en tirailleurs, et les carrés
 841   XIII|            côtés de Gross-Gorschen, se déployèrent des masses de hussards et
 842      I|               ne pouvait s’empêcher de déposer sur l’établi sa loupe et
 843    XVI|       Rosenthâl. C’était une espèce de dépôt des blessés de Lutzen, lorsqu’
 844    XVI|              sorte le fond de tous les dépôts. Je ne tenais pas à les
 845     XI|              prend tout, quand on vous dépouille pendant des années, à la
 846  XVIII|               bon pour les Cosaques de dépouiller les blessés ! Le soldat
 847    III|               le dîner, chanta l’air : Der lieber Gott. Elle avait
 848     II|                 Joseph, fit-il sans se déranger ; mais il n’est pas encore
 849    XVI|           aujourdhui ; nous les avons dérangés dans quelque chose.~ ~ ~–
 850     XV|                autres étendus dans les dernières, et nous partîmes. Les hussards,
 851  XVIII|                innombrables des armées dérouler leur fumée dans le ciel.
 852     XV|             leur étable ; ils allaient déroutés par les ruelles, mugissant
 853   XVII|              coupait les ponts sur nos derrières, on avertissait les Prussiens,
 854     VI|               rhabillait ; le gendarme Descarmes l’aidait à mettre ses bretelles.
 855      I|          Pourquoi donc est-ce qu’il ne descend pas chez son père, qui demeure
 856     XV|               me saignait le cœur : je descendais bien vite au jardin pour
 857    XII|               sans savoir pourquoi, en descendant toujours la rivière ; de
 858     VI|             argent, et son secrétaire, descendus la veille au Bœuf-Rouge,
 859    XXI|           shakos s’éloigner jusqu’à la descente, puis disparaître, et j’
 860    XVI|             tour de la ville pour nous désennuyer. Nous sortions par le faubourg
 861      X|                 puisque tu ne peux pas déserter, c’est d’aller demander
 862     VI|             pas qu’on puisse t’appeler déserteur.~ ~ ~– Eh bien, donc, je
 863     VI|                écoutez bien ceci : les déserteurs sont méprisés partout. Après
 864    XXI|       tremblaient ; malgré cela, je ne désespérais pas encore, je me disais
 865     XV|              roulait les yeux d’un air désespéré.~ ~ ~« Tenez, Duchêne, vous
 866     XV|        première fois, pendant qu’on me déshabillait, je sentis à l’épaule un
 867     VI|      retournèrent en me disant :~ ~ ~« Déshabillez-vous. »~ ~ ~Et je me déshabillai
 868     II|              Je voyais bien qu’elle la désirait, et qu’elle me disait cela
 869     IV|             pipes et faisant des mines désolées.~ ~ ~ ~De temps en temps
 870     XV|            venaient à l’intérieur tout désolés ; ils montaient et descendaient
 871   XVII|          embourbés, notre cavalerie en désordre et notre infanterie qui
 872   XVII|            deux petites tentes, autour desquelles trois ou quatre chevaux
 873      I|              autres mets rares, autour desquels ces voyageurs venaient s’
 874     IV|              maisons bien alignées, se dessinait là comme sur un papier blanc.
 875     XV|         empêcher la peste d’achever la destruction du genre humain –, je les
 876     XV|               un grand édifice, qui se détachait en noir au milieu de la
 877     IV|              froid ; je ne pouvais pas détacher mes yeux de cette cheminée.~ ~ ~ ~
 878    XIV|               se sauva.~ ~ ~ ~Tous ces détails me reviennent, parce qu’
 879    XVI|              barbe blonde commençant à déteindre en jaune, à force d’avoir
 880    III|                de givre ; on les avait dételées et abandonnées. Tout semblait
 881     VI|             verseraient leur sang pour détendre mon pays. D’ailleurs, écoutez
 882   XIII|                ajuster et de serrer la détente, et, malgré cela, cinq ou
 883     VI|              pensant avoir une mine de déterré, car le vinaigre était très
 884   XIII|        entendait dans l’intervalle des détonations de l’artillerie.~ ~ ~ ~Enfin,
 885    XII|              osais penser à cela, j’en détournais mon esprit, quand le général
 886     XV|            colline de Kaya, et j’en ai détourné les yeux avec horreur !
 887    XII|              le Rippach. Au lieu de se détourner pour gagner un pont, on
 888    XVI|              veut s’élever, non pas au détriment des autres, mais en travaillant,
 889     XI|                Badois et les Hessois ; détrompez-vous : les enfants de la vieille
 890    XVI|                nous ne devions pas les détruire de fond en comble ? Est-ce
 891    XVI|             places, les églises et les devantures des charcutiers, qui sont
 892     XI|          dévouement à la patrie –, est devenue un métier, qui rapporte
 893     XX|                et qu’alors la retraite deviendrait bien difficile. Mais l’Empereur
 894     IX|           Joseph, si cela continue, tu deviendras un gaillard ; il n’y a que
 895    III|               s’amuser ; car, quand on devient vieux, à force d’avoir souffert,
 896     VI|              remplir le premier de ses devoirs, qui est d’aimer et de soutenir
 897     VI|                sommes tous morts… nous devons porter notre deuil ! »~ ~ ~
 898     XI|               un art, un sacrifice, un dévouement à la patrie –, est devenue
 899     XI|                Aujourdhui, c’est bien différent ; toute l’Allemagne va marcher,
 900     XX|              retraite deviendrait bien difficile. Mais l’Empereur avait oublié
 901      X|            midi.~ ~ ~ ~Cela vous entre difficilement dans la tête ; mais quelque
 902     XI|                depuis, que les gens si difficiles chez les autres sont de
 903   XVII|              Tout cela : le moulin, la digue, les fenêtres défoncées,
 904    XVI|              hôpital, après avoir bien dîné et bu chacun notre bouteille
 905     XV|                 et cela vient des bons dîners qu’on leur fait à la maison. »~ ~ ~
 906     IV|                la table, et comme nous dînions en silence, les cloches
 907    XXI|       sanglotant tout bas, oui… je lui dirai !… – Ô mon pauvre Joseph ! »~ ~ ~
 908      X|        maréchal de France, – quand ils diraient que deux et deux font cinq
 909     IV|              pour eux, les Kalmoucks ; dis-lui ça !~ ~ ~– Oui, monsieur
 910      V|               leur fils. »Celui-là, se disaient-ils, a de la chance… il tomberait
 911      X|                que les juifs, et leurs discussions se prolongèrent jusqu’à
 912     XX|                centaines de malheureux disparaissent, des masses d’autres sont
 913    XVI|              que des régiments entiers disparaîtraient dans ces eaux qui nous réjouissaient
 914    XXI|              jusqu’à la descente, puis disparaître, et j’allais me coucher
 915    XIV|              dans un pli de terrain et disparut.~ ~ ~ ~Alors je retombai
 916      X|              de Zébédé, et comme cette dispute avait attiré beaucoup de
 917    XII|        division avait passé. Le soleil dissipait le brouillard ; nous voyions,
 918     XX|              encore dans le ciel en se dissipant ; la terre et les vieilles
 919    XII|                 mais, la fumée s’étant dissipée, on vit cette grande masse
 920    XVI|            cherchions toutes sortes de distractions ; les vieux jouaient à la
 921     IX|         caisson s’avança, et l’on nous distribua cinquante cartouches par
 922     XV|              et des uniformes, qui les divisent au profit de ceux qui les
 923      I|          dix-huit ans ; moi j’en avais dix-neuf, et la tante Margrédel paraissait
 924   XIII|               je retournais là pour la dixième fois, en épaulant, le fusil
 925    III|             sur la côte de Wéchem ; le docteur Steinbrenner a dit qu’il
 926      X|            monde, le hussard levant le doigt lui dit :~ ~ ~« Conscrit,
 927     II|            Mais, monsieur Goulden, ils doivent être maintenant en Pologne,
 928  XVIII|              Hall, de Lindenthal et de Dolitzch : c’était pire qu’à Lutzen.
 929     IV|             cocher, de palefrenier, de domestique et de piqueur. M. de la
 930    XVI|                yeux des servantes, des domestiques et des plus misérables ouvriers.~ ~ ~«
 931  XVIII|         lendemain pourquoi. Cette côte domine tout le cours de la Partha,
 932    XIX|              pain en deux et je lui en donnai la moitié. Nous mangions
 933    XIV|              des peines que je vous ai données ! »~ ~ ~Et, songeant à cela,
 934    XII|          rendrons autant qu’on nous en donnera.~ ~ ~– Oui, faisait Zébédé
 935    XVI|               avaient battus, ils nous donneraient un armistice, eux ? Ça, –
 936   VIII|             tous ceux pour lesquels tu donnerais ta vie et traite humainement
 937      X|        soufflet ; il dit même que cela donnerait un bel exemple aux conscrits,
 938    XIX|               ordre admirable, et nous donnèrent l’assaut deux fois avec
 939   XIII|            sans miséricorde. Nous leur donnions des coups de baïonnette,
 940     IV|             rendu malade ; je n’ai pas dormi.~ ~ ~– Est-ce qu’il faut
 941     IX|              Vingt minutes après, nous dormions tous comme des sourds.~ ~ ~ ~
 942     VI|              sang, et cette nuit-là je dormis comme un bienheureux. Mais
 943   VIII|              Goulden et ses souliers à doubles semelles !~ ~ ~ ~Nous traversions
 944    III|              Gott. Elle avait une voix douce qui s’élevait jusqu’au ciel.
 945    VII|                que tu n’aies pas cette douleur de plus. Enfin voilà… c’
 946   XIII|               et personne ne se serait douté des terribles choses qui
 947    XII|              de l’Homme Sauvage, ne se doutent pas que nous sommes assis
 948    III|              était comme couverte d’un drap de givre.~ ~ ~ ~J’avais
 949      I|             hommes à terre, vingt-cinq drapeaux, cent bouches à feu !… Tout
 950  XVIII|            tant nous prévenir ; chacun dressait l’oreille et se dépêchait
 951    III|            Quand j’eus le grand collet dressé contre les oreilles, elle
 952    XVI|                les vieux jouaient à la drogue, les jeunes au bouchon.
 953     XV|          Joséphel, vient des mauvaises drogues que les médecins inventent.
 954   XIII|                queue blanche, oreilles droites et museau pointu, à moitié
 955  XVIII|              toute ma vie.~ ~ ~– C’est drôle, fit mon camarade, on dirait
 956     XV|              en vivant bien avec leurs duchesses et leurs petits ducs au
 957    VII|                 leurs marches et leurs duels.~ ~ ~ ~On ne pouvait rien
 958     IV|              antique fauteuil, au haut duquel perchait une pie. Le père
 959     II|               taillèrent dans la neige durcie une route pour laisser passer
 960     II|           feuilles tombèrent, la terre durcit comme de la pierre, et tout
 961    XIV|          plaindre appelaient. Ces cris durèrent quelques instants, puis
 962     IV|              les Frantz-Toni, chez les Durlach, partout on n’entendait
 963    XIX|          frères d’armes de la division Durutte.~ ~ ~ ~Cette trahison, au
 964    XVI|               disparaîtraient dans ces eaux qui nous réjouissaient alors
 965     IX|               chose de magnifique et d’éblouissant.~ ~ ~ ~Tout le bataillon
 966     IV|               vents, et quelle lumière éblouissante par ces temps de neige,
 967    XIX|         abattue, criant que l’ennemi s’ébranlait sur toute la ligne et presque
 968    III|              en forme d’éteignoir ; il écarquillait ses petits yeux comme un
 969    XXI|                de tirer sur ceux qui s’écartaient.~ ~ ~ ~Moi, j’avais les
 970     XX|                       Le premier qui s’écarte des rangs, qu’on tire dessus ! »~ ~ ~
 971     IV|             son côté, mais les soldats écartèrent les premiers, et le père
 972  XVIII|             courut à sa rencontre, ils échangèrent quelques mots, puis l’officier
 973   XIII|               un ou l’autre de vous en échappe, il pourra se vanter d’avoir
 974    VII|               cuir de cheval, qui vous échauffe terriblement les pieds.
 975     XV|               autres voitures à larges échelles étaient venues se ranger
 976   XVII|               une petite côte, étaient échelonnées les divisions Ricard, Dombrowski,
 977  XVIII|               tirailleurs. Nous étions échelonnés à vingt-cinq pas l’un de
 978   XVII|            toujours, crottés jusqu’à l’échine. Nous revoyions au bout
 979   XXII|        campagne de 1813, que cela peut éclairer la jeunesse sur les vanités
 980    XVI|               château de Plessenbourg, éclairés en rouge par le crépuscule :
 981    XII|              les hussards partirent en éclaireurs dans la ville. Vers neuf
 982   XVII|      redoublait, il s’écriait, avec un éclat de rire bizarre : « Oui…
 983    VII|                et tout à coup son cœur éclata ; il se mit à pleurer, m’
 984     XX|                au-dessus du Hinterthôr éclataient dans les maisons et dans
 985    XVI|          figure des habitants ; elle n’éclatait pas ouvertement ; mais les
 986     VI|          partir : l’amour de la gloire éclate dans ses yeux. »~ ~ ~Et
 987   XVII|               une charrette, près de l’écluse, d’autres amenaient des
 988     IV|        grand-rue avec Mme Chamberlan d’Ecof et Mlle Jeanne, leur fille.
 989      X|                maniement du fusil et l’école de peloton. De Séligenstadt,
 990   XXII|            avec de la conduite et de l’économie, arriverait à se faire une
 991     XV|               années de travail, que d’économies et de souffrances il lui
 992    III|               qu’il t’a fallu beaucoup économiser et travailler pour cette
 993    XIV|               je me réveillai… comme j’écoutai… et comme je me levai sur
 994    XIX|          silence depuis vingt minutes, écoutant la canonnade qui continuait
 995    XIX|                que, si l’on nous avait écoutés, nous aurions traversé la
 996   XVII|             flaire quelque chose. Nous écoutions tous sans rien entendre,
 997     VI|               bien, qu’on m’y mette, s’écria-t-elle, qu’on me massacre ; je
 998     XV|         oublier ses promesses, et je m’écriais en moi-même : « Ah ! si
 999  XVIII|             voilà que le vieux Pinto s’écrie :~ ~ ~« Les hussards ! »~ ~ ~
1000      I|              en temps je l’entendais s’écrier :~ ~ ~« Tiens ! c’est le


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