10-ecrie | ecris-pendi | pendu-vingt | visie-zigza
     Chap.

1001   VIII|              toujours un peu d’argent. Écris-nous le plus souvent que tu pourras.
1002      X|           mille et mille fois.~ ~ ~ ~J’écrivais dans notre chambrée, au
1003     XV|               ma chère Catherine qui m’écrivait et que je ne faisais pas
1004     XX|               première arche du pont s’écroule avec tous ceux qui se trouvaient
1005   XVII|         balayait le neuve, jetait de l’écume jusque sur la chaussée.~ ~ ~ ~
1006     XV|               sur la façade d’un grand édifice, qui se détachait en noir
1007    XIV|               affaisser ; les animaux, effarouchés par la bataille, reprenaient
1008    XIV|                voyais cela d’une façon effrayante, mes dents en claquaient
1009     VI|             chagrine pas… Ne soyez pas effrayées. Ces tirages, voyez-vous,
1010    XXI|           suivirent jusqu’au village d’Eglaystadt. Le 22, nous bivaquions
1011   XVII|               rendu ces gens tellement égoïstes, qu’ils ne pensaient plus
1012      X|                 qu’ils ont rapportés d’Égypte, d’Espagne et d’ailleurs.
1013   XIII|                les villages de Kaya, d’Eisdorf, de Starsiedel, de Rahna,
1014    XXI|               de Gotha, de Teitlèbe, d’Eisenach, de Salmunster. Les Cosaques
1015    XVI|              nous qui avons nommé leur électeur roi de Saxe, et nous lui
1016    XVI|              professeurs de danse et d’élégance française, de ces gaillards
1017    XII|        terrible du général Chemineau s’éleva, criant : « Cessez le feu ! »~ ~ ~
1018    III|             avait une voix douce qui s’élevait jusqu’au ciel. Moi je chantais
1019    VII|                un au pays. »~ ~ ~Puis, élevant la voix :~ ~ ~« Allons,
1020     XI|                idées, tout ce qui vous élève l’âme au-dessus de l’égoïsme,
1021     XX|                remparts, et derrière s’élèvent les maisons. On nous posta
1022      I|            avions été en quelque sorte élevés ensemble. On ne pouvait
1023    XIV|              si vous aviez su que vous éleviez votre enfant avec tant d’
1024   XVII|            votre compagnie. »~ ~ ~Je m’éloignai, pensant bien reconnaître
1025    XXI|          tourner la tête. La colonne s’éloignait… je la regardai longtemps,
1026   XIII|             côté de l’Elster ; le plus éloigné était Kaya, derrière lequel
1027  XVIII|         position. »~ ~ ~Aussitôt ils s’éloignèrent à droite et à gauche, et
1028   VIII|              redressions la tête, nous emboîtions le pas, pour avoir l’air
1029   XVII|              un ravin, avec nos canons embourbés, notre cavalerie en désordre
1030    XVI|           ville s’avance en pointe à l’embranchement de la Pleisse et de la Partha
1031     VI|           autres, dans les auberges, s’embrassaient en sanglotant, mais ils
1032      X|               de partir, et que je les embrassais mille et mille fois.~ ~ ~ ~
1033     II|               tu m’aimes ? » Et elle m’embrassait, les larmes aux yeux. J’
1034     XV|             une de ses grosses pommes. Embrasse-moi comme je t’embrasse, et
1035     XV|         gouvernent. Ils sont là… ils s’embrassent… et si quelque chose revit
1036    XXI|             oreille :~ ~ ~« Écoute, tu embrasseras Catherine pour moi… tu me
1037    III|               d’abord il faut que tu m’embrasses encore une fois avant d’
1038    VII|              côté de moi, et nous nous embrassions.~ ~ ~« Tu reviendras, faisait-elle
1039  XVIII|           Prussiens sont, bien sûr, en embuscade aux environs, ouvrons l’
1040     IV|              leur fille. C’étaient des émigrés revenus depuis trois ou
1041     XV|                vieux caporal, la jambe emmaillotée ; il clignait de l’œil et
1042     XV|               épaule gauche solidement emmaillotées ; je sentais là comme une
1043     IV|               femmes tombèrent… on les emmenait en les soutenant par les
1044     XV|                longue file de voitures emmenant les pauvres blessés ; –
1045   XVII|            débarrasser de ceux qui les emmènent, pendant que d’autres les
1046    XII|           leurs canons, qu’ils avaient emmenés, s’arrêtèrent derrière une
1047  XVIII|                car Ginlay n’avait pu s’emparer des ponts de l’Elster et
1048  XVIII|                le bois ; mais ils nous empêchaient de monter sur la côte. Nous
1049    III|          savais bien que le froid ne t’empêcherait pas de venir. »~ ~ ~J’étais
1050     XV|                à cheval, que mes rêves empêchèrent de dormir.~ ~ ~ ~Ce n’est
1051  XVIII|                les Prussiens. Nous les empêchions d’occuper le bois ; mais
1052      I|            voilà colonel et baron de l’Empire par-dessus le marché ! Pourquoi
1053    XIV|            était forte, elle finit par emplir le petit ruisseau. De temps
1054   VIII|             étais devant la cruche. Il emplit ensuite nos verres d’un
1055      X|            mode de Chamboran. Zébédé l’empoigna par un de ses favoris ;
1056   VIII|            sortit, sa femme le suivit, emportant le cuveau.~ ~ ~« Merci !
1057    XVI|                il a eu la jambe gauche emportée à Wagram. Comme tout vous
1058   XIII|          maintenant que les Français l’emportent, leurs pauvres blessés seront
1059      X|          marchands, qui voulaient tout emporter pour rien, mais les Génois
1060   XVII|               charrette, les soldats s’empressaient autour, avec une cruche,
1061    XVI|          magasins, ses portes cochères encombrées de marchandises, ses vieux
1062  XVIII|           mille peines à traverser cet encombrement, lorsque tout à coup, en
1063    VII|                de ne pas revenir, il m’encouragea disant « que tout n’est
1064      V|             sorte de se révolter, et d’encourager leurs garçons à ne pas obéir
1065     II|            montre. Après quoi lui-même enferma le tout dans une boîte avec
1066   XVII|           grand autour de nous et nous enfermer dans la ville comme dans
1067   XIII|            dans la rue, et les boulets enfonçaient les murs ou cassaient les
1068      X|               bêtes sauvages, les yeux enfoncés dans la tête et les poils
1069     XX|                comme des renards qu’on enfume dans leur trou ; je m’approchai
1070    XIX|            même moment, la fusillade s’engagea d’une rive à l’autre, et
1071    XII|                et comme la fusillade s’engageait en plusieurs endroits, je
1072    XXI|                est une sorte de peste, engendrée par les morts qu’on n’enterre
1073    XIX|               ce ravin à un four, où s’engouffraient les hommes comme des bûches
1074      I|          sabres et des casques. Tout s’engouffrait sous la porte de France,
1075    XIX|           chevaux et les hommes tués s’engouffrer pêle-mêle sous les arches
1076   XIII|                le corps, et je m’étais engourdi, le front sur les genoux,
1077     XV|          ordonnance, mais nos généraux engraissent, et cela vient des bons
1078    XXI|          tremblaient à leur approche s’enhardissent ; ils avancent d’abord avec
1079   XIII|               la droite du village, en enjambant des haies et sautant par-dessus
1080     XV|                     Enlevez ! »~ ~ ~On enleva le Russe de la table, les
1081     XV|              un bandage et dit :~ ~ ~« Enlevez ! »~ ~ ~On enleva le Russe
1082   XIII|               trois premières colonnes ennemies s’étaient arrêtées sur la
1083   XVII|            honnêteté.~ ~ ~ ~Malgré mon ennui d’être avec un homme qui
1084   XVII|               sont ducs, princes, et s’ennuient d’être toujours dans la
1085    XVI|        manivelle, où galopait un chien énorme, pour pomper la bière à
1086    VII|               Ils avaient des souliers énormes, et mangeaient du fromage
1087   XVII|              nous mangions de la vache enragée. »~ ~ ~Je regardai mes voisins
1088     XI|           éternelles et se battre pour enrichir sa boutique.~ ~ ~« Aujourd’
1089    III|               respirer, quand une voix enrouée, une voix d’ivrogne, me
1090   XVII|             qui regardait toujours les enseignes d’auberge, lorsque nous
1091      X|                  dit-il.~ ~ ~ ~Et tous ensembles descendirent l’escalier.~ ~ ~ ~
1092     IV|                nobles et tout ce qui s’ensuit. De sorte qu’après nous
1093    XIV|                mourir on voit tout, on entend tout ; on se dit en quelque
1094    VII|                 que tous ces bandits s’entendaient ensemble pour vous empoisonner
1095      V|            bien, je parle pour qu’on m’entende, reprit-elle ; ton Napoléon
1096    XIV|            cela je me disais : « Ils m’entendent… ils viennent !… » Il me
1097   XIII|              de morts et de blessés. J’entendrai toujours les cris que nous
1098    XIV|               écoute… car bientôt tu n’entendras et tu ne verras plus rien
1099      X|               de paille, et lestement, entends-tu, conscrit ? »~ ~ ~C’était
1100   XIII|                grands cris que j’avais entendus ; les cheveux m’en dressaient
1101   XVII|                 Joseph ! je te croyais enterré depuis quatre mois ! »~ ~ ~
1102   XIII|               qu’on allait peut-être m’enterrer le lendemain avec tous ces
1103      V|               dit cette femme pleine d’entêtement, je ne veux pas que tu partes ;
1104   VIII|              je pensai : « Tu n’es pas entièrement abandonné sur la terre…
1105      V|                en enlevaient des files entières. J’entendais ronfler ces
1106   XVII|                Kulm, dans une espèce d’entonnoir, à cause de son ardeur extraordinaire,
1107      X|              mouchoirs et des chemises entortillés autour des pieds ; ils sortaient
1108    XVI|                fond d’une vieille cour entourée de hautes bâtisses en bousillage,
1109   XVII|               ses fumiers, ses jardins entourés de palissades. Les femmes,
1110      V|                arracher le cœur et les entrailles pour satisfaire leur orgueil ;
1111     XX|             cherchant à se retenir, en entraînait cinq ou six par grappes !~ ~ ~ ~
1112   XVII|                traversèrent un jardin, entraînant après elles des enfants.
1113     XX|                des cadavres la veille, entraînés par la Partha ; mais alors
1114    III|               Catherine.~ ~ ~ ~Comme j’entrais grelottant et que la tante
1115    XVI|                       Et Zimmer, étant entré sans défiance, descendit
1116   XVII|               un langage relevé, qu’il entremêlait d’expressions de caserne ;
1117      X|               mon sabre, des coups qui entreront aussi bien dans ses os que
1118    VII|                joues, lesquels étaient entrés bien loin dans la peau,
1119    XVI|          danger, ici ?~ ~ ~– Non, non, entrez hardiment, répondit cet
1120    XVI|               l’air. Au moment où nous entrions, nous les entendîmes qui
1121    XVI|              voir comme on nous aime ! Entrons où nous voudrons, partout
1122   XXII|                avait abouti qu’à faire envahir notre patrie !… Durant plus
1123     XV|               place de l’Empereur je l’enverrais aux Prussiens et aux Russes ;
1124      V|               les parents de conscrits enviaient en quelque sorte ma mine
1125   XIII|            bataille est gagnée si on m’envoie des renforts. Qu’on ne délibère
1126     IV|               peur d’avoir l’idée de m’envoler, comme on le raconte de
1127   XIII|                le prince de la Moskowa envoyait à notre secours.~ ~ ~ ~Nous
1128   XIII|           grâce d’arriver à temps et d’envoyer toute l’armée à notre secours ;
1129    XII|               espèce de verger et nous envoyèrent des boulets, dont l’un cassa
1130    XVI|           levés sur les toits, la face épanouie de satisfaction, s’écria :~ ~ ~«
1131    XVI|                grise et crépue, le nez épaté, les yeux ronds et les joues
1132   XIII|               pour la dixième fois, en épaulant, le fusil me tomba de la
1133   XIII|               de la côte leur servît d’épaulement. Les caissons arrivaient
1134  XVIII|            aurait fendu en deux sans l’épaulette ; il allait me percer, si,
1135     IV|                bouilli et des bottes à éperons. Toute la ville l’appelait
1136   XIII|           Zébédé, qui avait des yeux d’épervier, dit :~ ~ ~« Je vois là-bas,
1137    XII|            remuer et reluire comme des épispasse le vent ; l’idée
1138     XV|                de suite le sang avec l’éponge. Cela n’allait pourtant
1139   XVII|            saurez, dit-il, qu’en 1806, époque où je faisais mes études
1140     IX|           ouvert une boutique, ils ont épousé les amoureuses des autres,
1141    XIV|              mes dents en claquaient d’épouvante.~ ~ ~ ~Je voulus appeler
1142     II|    attendrissaient ; jamais je n’avais éprouvé d’aussi grande satisfaction.~ ~ ~ ~
1143   XVII|              les conscrits mouraient d’épuisement, de maladie et de toutes
1144   XIII|                nous autres nous étions épuisés par cinq heures de combat.~ ~ ~ ~
1145   XVII|          Espagne, de l’artillerie, des équipages de ponts en marche. La pluie
1146    XIV|                pas ; mais, après avoir erré quelques instants sur le
1147   XIII|                ces gueux qui voulaient escalader un petit mur au-dessous
1148     XV|         alcôves, leurs portes et leurs escaliers. De pauvres gens, des femmes,
1149     XV|               mais voici un ordre pour escorter douze voitures de blessés
1150   XXII|                le Russe, le Suédois, l’Espagnol, l’Anglais, maîtres de la
1151     IV|           Autrichiens, ces Russes, ces Espagnols, et tous ces peuples que
1152      I|           jamais, et les pauvres vieux espéraient toujours, pensant : « Peut-être
1153     IV|               au printemps prochain il espérait venir l’embrasser avec les
1154      X|            tout de suite ; que j’avais espéré les revoir et les remercier,
1155    XII|               pipe, pour mon compte, j’espère bien que, si je passe l’
1156    XXI|         marchent en avant, tant qu’ils espèrent la victoire, ils sont unis
1157     VI|               secouant leurs chapeaux, essayant de paraître joyeux tandis
1158  XVIII|            nous arrivons en haut, tout essoufflés, voilà que le vieux Pinto
1159   VIII|                    Elle se baissa et m’essuya les pieds avec son tablier,
1160   XVII|             Les grandes pluies avaient essuyé le ciel. Comme nous approchions
1161    XII|                  chacun se dépêchait d’essuyer son fusil, de rouler sa
1162    XIV|              que la vie ? De quoi donc est-elle faite pour qu’on y attache
1163    XIV|               tout au monde ? Que nous est-il donc réservé plus tard,
1164   XXII|               une position, à gagner l’estime des honnêtes gens, et à
1165     II|              dit-il ; Catherine doit s’estimer bien heureuse d’avoir un
1166    XII|              division arrivèrent ; ils établirent aussi leurs bivacs le long
1167    XII|              au fond du ciel rouge. On établit alors le bivac près de la
1168      I|             Nous demeurions au premier étage de la grande maison qui
1169    XVI|             pomper la bière à tous les étages.~ ~ ~ ~Le cliquetis des
1170    XVI|                verres et des cruches d’étain s’entendait dans une salle
1171    XII|               tomber. À peine la fumée était-elle un peu montée, que nous
1172     VI|           découpait là sa viande sur l’étal, dit :~ ~ ~« Mère Grédel,
1173     IV|                plus loin se trouvait l’étalage des bouchers et des fruitières.~ ~ ~ ~
1174    XXI|                Joseph… Une quinzaine d’étapes, qu’est-ce que c’est ? »~ ~ ~
1175   VIII|                 Avec quel bonheur je m’étendais ! comme j’aurais voulu dormir
1176     XX|                 à droite et à gauche s’étendent les anciens remparts, et
1177     XV|                la table, les soldats l’étendirent sur une paillasse à la file
1178     XI|             mais nous avons la justice éternelle. Vous croyez avoir pour
1179   XIII|               un nuage, où l’on voyait étinceler les casques, les cuirasses
1180   XIII|           entendait par là.~ ~ ~« Ça t’étonne, conscrit ? fit-il ; c’est
1181     II|             Alors, il se redressa tout étonné. Je tirai les trente-cinq
1182    III|           tournait sa tête grise, tout étonnée à cause de mon grand collet
1183    XIV|              vos yeux : je voyais leur étonnement et leurs craintes en apprenant
1184     IV|            vivent dans ces boyaux vous étouffait presque. Mais quel froid
1185   VIII|              ensemble dans cette ville étrangère.~ ~ ~ ~Furst trouva le premier
1186    VII|              de sa fenêtre, d’une voix étranglée :~ ~ ~« Kasper ! Kasper ! »~ ~ ~
1187    XXI|              dans une corde en guise d’étrier, un vieux pistolet rouillé
1188     IX|              innombrables et tellement étroites qu’on voyait à peine les
1189   XVII|               époque où je faisais mes études à Rouen, il m’arriva de
1190    XVI|                 qui viennent à Leipzig étudier le droit, la médecine, et
1191    XVI|            Gesoundheit ! »~ ~ ~À peine eûmes-nous fait quatre pas dans la
1192   VIII|               son tablier, avant que j’eusse compris ce qu’elle voulait
1193     XV|              aux pauvres animaux qui n’eussent un air d’abandon au milieu
1194     IX|              la gloire aller se battre eux-mêmes et nous laisser tranquilles. »~ ~ ~
1195   XIII|               au village, se dépêcha d’évacuer les maisons pour rallier
1196     IV|              ils ne connaissaient ni d’Ève ni d’Adam, et dont ils ne
1197   XIII|            mais toutes les heures je m’éveillais, et, derrière nous, du côté
1198    XIV|              poussé dans le silence en éveillait d’autres de proche en proche,
1199   VIII|            voyage ! disait la ménagère éveillée de grand matin.~ ~ ~– Merci »,
1200    XII|              Klipfel me secouât pour m’éveiller. On battait le rappel dans
1201    XVI|              qui dresse l’oreille et l’évite tant qu’il peut. Ils tournent
1202     XV|         cuvette d’eau chaude. Le major examina ma blessure ; tous les autres
1203      V|              plus à ceux de la Russie, excepté leurs familles.~ ~ ~ ~M.
1204      X|                     Ces histoires nous excitaient contre les Russes ; plusieurs
1205    XVI|              avec les étudiants, qui s’excusaient en s’en allant les uns après
1206      X|                Plutôt que de faire des excuses, dit-il, j’aimerais mieux
1207     VI|                courte ; c’est un cas d’exemption.~ ~ ~– Oui, reprit M. le
1208    VII|               noirs et tristes. On les exerçait sur la place tous les jours
1209   XVII|          Poitevin avait l’oreille plus exercée que nous.~ ~ ~« On tiraille
1210   XVII|                     De quelle autorité exercez-vous ce pillage ? »~ ~ ~Plusieurs
1211   VIII|               que si nous n’avions pas existé.~ ~ ~ ~Le capitaine Vidal,
1212     II|               sont plus fortes et où l’expérience des grandes misères vous
1213    VII|               dans la peau, et qu’il m’expliqua provenir d’un coup de fusil
1214    XVI|             soldats par force, en leur expliquant la discipline ; avec des
1215  XVIII|            gens paisibles peuvent être exposés dans la vie !~ ~ ~ ~Enfin
1216      V|                même on fit un discours exprès dans la salle de la mairie.
1217   XVII|              main sur le bras d’un air expressif, et dit :~ ~ ~« Ce qui est
1218   XVII|            relevé, qu’il entremêlait d’expressions de caserne ; et quand la
1219      X|           Russes et les Prussiens nous exterminent, il faut encore que les
1220    XIX|           pouvait dire – en voyant ces faces dures, ces yeux creux, ces
1221     VI|              en voilà un qui n’est pas fâché de partir : l’amour de la
1222      V|             les aidaient de toutes les façons elles criaient contre l’
1223    XIV|                     Puis, un matin, le facteur Rœdig passait aux Quatre-Vents,
1224   XVII|             les soirs il fallait faire faction, à cause d’un gueux nommé
1225    XIV|            cris plaintifs, des voix si faibles, qu’on aurait dit des petits
1226      X|                        Allons, debout, fainéant, je vais t’apprendre de
1227    VII|      embrassions.~ ~ ~« Tu reviendras, faisait-elle en me serrant.~ ~ ~– Oui…
1228  XVIII|                et mettre les fusils en faisceau.~ ~ ~ ~Alors seulement je
1229     XI|             empereur d’Autriche ; vous faisiez la guerre à nos soldats
1230    XVI|               pauvres camarades !… que faites-vous à cette heure ?… où êtes-vous ?
1231   VIII|              un d’eux portait un grand falot. Le capitaine Vidal alla
1232   XVII|              cœur vous en dit ! Il est fameux, ce petit vin.~ ~ ~– Merci »,
1233     IV|                    Après m’être un peu familiarisé avec ces choses, je me mis
1234    XVI|                Nous chantions ensemble Fanfan-la-Tulipe et le Roi Dagobert, qui
1235     XX|             faire place, sabraient les fantassins, qui leur répondaient à
1236   XVII|                qui s’appelle une bonne farce ! »~ ~ ~Alors il se mit
1237   XVII|            répondit :~ ~ ~«  ! vieux farceur… tu veux ta part du gâteau…
1238     VI|        apporter du Mouton-dOr une oie farcie et deux bouteilles de bon
1239   XIII|            regardait en riant d’un air farouche. Le toit de notre baraque
1240      I|             cette fois encore et qu’on fasse la paix ; le plus tôt sera
1241     XI|               ses frères. Que les rois fassent des alliances, les peuples
1242    XIX|              contraire. Nos canons les fauchaient, ils avançaient toujours ;
1243    XII|               à gauche, ce ne sera pas faute d’avoir rendu les coups
1244     XX|               l’ennemi comme des bêtes fauves acculées, qui ne voient
1245   XIII|                me vint que le maire de Felsenbourg avait reçu la croix pour
1246     VI|              ils poussaient des cris à fendre les nuages, et frappaient
1247     VI|                fois chez nous ! je lui fends la tête avec ma hachette. »~ ~ ~
1248  XVIII|            épaule un coup qui m’aurait fendu en deux sans l’épaulette ;
1249     XV|                 un autre avait la tête fendue, un autre la mâchoire cassée,
1250     II|        Prussiens, et qu’à son retour à Fénétrange, il avait trouvé cette personne
1251   XIII|         étaient déjà tombés au coin du fenil, le nez à terre ; mais notre
1252     II|              le froid d’entrer par les fentes ! Quand la porte restait
1253   VIII|                 me dit-elle, cela vous fera du bien. »~ ~ ~En voyant
1254    XVI|         changeraient de figure et nous feraient bonne mine comme en 1806.
1255   VIII|                maison, mais elle était fermée, et, comme il frappait à
1256     IV|          donnant sur la cour restaient fermées ; mais on y voyait assez
1257   XVII|           autour d’une de ces vieilles fermes à toiture plate et larges
1258    VII|             poutres sombres, ces vieux ferrailleurs et ces jeunes gens en train
1259     XV|              veste de velours et large feutre noir, le fouet sur l’épaule,
1260   XVII|                avec une alêne et de la ficelle.~ ~ ~ ~C’est à moi que l’
1261   XVII|                moi, et tirait les deux ficelles comme un cordonnier, en
1262     IV|               leur laisse cette petite fiche de consolation… Et puis
1263     II|                empêchait pas de rester fidèle à ce tendre souvenir ; il
1264      I|                les autres traversaient fièrement la ville, pour aller voir
1265  XVIII|                que l’état-major parutFigurez-vous cent cinquante à deux cents
1266     XX|             avec leurs flammes rouges, filaient plus vite qu’eux et leur
1267     IV|               en petite jupe de laine, filant au coin de l’âtre, en pensant
1268    III|              dimanches, s’était mise à filer ; le bourdonnement du rouet
1269     XI|            casernés dans un coin de la Finckmatt et que mon fusil fut au
1270     XV|            écrit… les femmes sont plus fines que nous. »~ ~ ~Malgré cela,
1271     IX|                beaucoup d’autres, nous finîmes par découvrir une grande
1272    XIX|               Suédois et les Prussiens finirent par remonter la rivière
1273    XIX|            trois vieilles baraques qui finissaient de brûler en avant du village
1274   XVII|            pensait : « Pourvu que cela finisse d’une façon ou d’une autre…
1275     XI|             quatrième jour, comme nous finissions de souper, arriva vers sept
1276     XV|                reste six semaines à la Finkmatt, et j’aurais peut-être eu
1277    III|             voyait le ravin du fond de Fiquet, la forêt du bois de chênes
1278     VI|              Tête droitetête gauchefixe !… Portez armes !… etc. » –
1279   XVII|             bonne croûte de pain et un flacon plein d’eau-de-vie. J’ouvris
1280   XVII|           comme un chien de chasse qui flaire quelque chose. Nous écoutions
1281   XIII|           brûlait, les toits de chaume flambaient, la fumée montait jusqu’
1282     XX|           lances bleuâtres, avec leurs flammes rouges, filaient plus vite
1283   XIII|                veulent nous prendre en flanc avec toutes leurs forces,
1284    XIX|                et la cavalerie sur les flancs, attendaient l’ennemi ;
1285    XXI|                les paysans, ces grands flandrins qui tremblaient quelques
1286      I|        oreilles poilues, les paupières flasques, le nez pincé dans ses grandes
1287   XVII|           arrive d’Espagne. Je m’étais flatté de retrouver les Kaiserlicks
1288     XX|        entraient dans le dos comme des flèches. Ces lanciers étaient des
1289    VII|                arrivant là, mes jambes fléchissaient, j’entendis aussi quelqu1290     IV|           enlevé la grande batterie de Fleurus au pas de course ? »~ ~ ~
1291      X|                armes Châzy, le caporal Fleury, Klipfel, Furst, Léger arrivèrent ;
1292     IX|                étions pas seuls sur le fleuve ; devant nous, à cinq ou
1293   XVII|         entendre, à cause du bruit des flots sur la rive et du vent dans
1294    XIX|             Ils se suivaient comme des flottes de bois, et personne n’y
1295     XI|          Sébastien Florentin.~ ~ ~– Ma foi, Florentin, dit le maréchal
1296   XIII|              autres de la paille ou du foin. Il arriva des voitures
1297     XV|         fâchait, en disant que j’étais folle de pleurer jour et nuit,
1298     IV|             Les généraux faisaient les fonctions de « capitaines et les colonels
1299     XV|                     En lisant cela, je fondais en larmes, et, Zimmer étant
1300    VII|             dans la boue, car la neige fondait.~ ~ ~ ~Nous avions dépassé
1301     VI|              jetai dans le fauteuil en fondant en larmes. Catherine s’assit
1302   XIII|              tremblait jusque dans ses fondements. Dans la rue, les boulets
1303    XXI|              deviennent insolents. Ils fondent sur les traînards à trois
1304    VII|           homme ; je t’aurais cédé mon fonds… nous aurions été bien ensemble…
1305   VIII|               de beurre frais à moitié fondu. C’est alors que je sentis
1306   XVII|             les compagnies avaient été fondues dans les compagnies, les
1307     XI|                                XI~ ~La fonte des neiges avait commencé
1308     II|           belle montre ! » Alors je la forçais de la prendre, je la glissais
1309   XIII|               se dépêchaient comme des forcenés, quand trois ou quatre boulets
1310     XV|              de la voiture.~ ~ ~«  ! Forel ! cria-t-il d’un ton joyeux.~ ~ ~–
1311    XXI|         étaient postés dans de grandes forêts où nous devions passer.
1312      I|            imaginer combien de vœux je formais pour la gloire de l’Empereur.~ ~ ~ ~
1313     XV|            dans l’Elster, à gauche, en formant de grandes lignes bleues.
1314    XIV|                 et je voyais alors des formes noires se pencher autour ;
1315   XIII|           bataille, en nous criant : « Formez le carré ! »~ ~ ~Tous les
1316   XXII|               villes, prendre dans nos forteresses ce qui leur convenait, insulter
1317      I|                 l’hôtelier Georges fit fortune ; il eut des prés, des vergers,
1318    XVI|        au-dessus, comme dans la rue du Fossé-des-Tanneurs, à Strasbourg. À droite
1319     XV|             tête !…~ ~ ~Et ces grandes fosses d’une demi-lieue – où tous
1320     XV|          voituriers, le claquement des fouets, les piétinements des chevaux :
1321     VI|       descendaient comme une véritable fourmilière. Dans la grande salle en
1322    XII|              le bandeau rouge du ciel, fourmillaient ces cavaliers, avec des
1323   XIII|               l’Elster, des masses qui fourmillent… et même il y en a qui s’
1324     XX|           éloignaient là-bas comme des fourmis, et les grands bonnets à
1325  XVIII|              sur ma tête ; j’avais mon fourniment, la brosse, le peigne et
1326    VII|           mauvais que les souliers des fournisseurs ; c’est presque toujours
1327   VIII|          autres traînant des bottes de fourrage à la porte des écuries ;
1328     XV|                 et m’étant habillé, je fourrai la lettre dans ma poche,
1329  XVIII|            entraient plus loin dans le fourré.~ ~ ~« Les voilà partis.
1330     XX|                remit son sabre dans le fourreau en riant d’un air étrange,
1331  XVIII|               chevaux soufflaient, les fourreaux de sabre sonnaient contre
1332    III|                cachais mon nez dans la fourrure, remerciant M. Goulden de
1333      I|             galonnés, des plumets, des fourrures et des décorations de tous
1334      V|            Russie.~ ~ ~ ~Quand le père Fouze, le vitrier, vint nous raconter
1335    XII|                 eut même le bras droit fracassé par un morceau de la hache ;
1336   XIII|              sentais ma poitrine comme fracassée, et cela m’ôtait tout espoir.~ ~ ~ ~
1337      I|             pouvait voir de fille plus fraîche, plus riante ; elle était
1338    XVI|              où l’on avait pied, et la fraîcheur de l’eau nous calma.~ ~ ~ ~
1339    III|          rayage, le mouchoir à longues franges en croix autour du sein,
1340     IV|             chez les Harwich, chez les Frantz-Toni, chez les Durlach, partout
1341      I|             Marie-Anne ou du tonnelier Franz Sépel ! Il a fait son chemin…
1342  XVIII|        terrible !~ ~ ~ ~Mais ce qui me frappa le plus, au milieu de tous
1343   VIII|             était fermée, et, comme il frappait à la porte, je trouvai aussi
1344     VI|               songeant à ces choses je frémis de n’être pas assez boiteux,
1345     XX|                et les vieilles maisons frémissaient.~ ~ ~ ~Le calme se rétablit.
1346    VII|        baissait la tête.~ ~ ~ ~Moi, je frémissais d’avance de passer devant
1347    XIV|           moindre crainte de mort tout frémit en nous ?~ ~ ~ ~Qui sait
1348     IV|            trois ou quatre ans. Ils ne fréquentaient personne en ville, et ils
1349     VI|            fauteuils, et le secrétaire Freylig, à sa table. Un conscrit
1350      X|               ne ronfleras plus ! » Je frissonnais d’être couché près d’un
1351  XVIII|               venu manger là de bonnes fritures et boire du vin blanc avec
1352    III|                four, et par ces grands froids un malheur est si vite arrivé… »~ ~ ~
1353     IV|                vieux Paradis, le grand Froissard, étaient arrivés pour le
1354    VII|              énormes, et mangeaient du fromage sur le pouce, assis tout
1355     VI|                cela, devint grave ; il fronça le sourcil et répondit au
1356     IV|            étalage des bouchers et des fruitières.~ ~ ~ ~J’arrivai donc chez
1357    XVI|          appellent dans leur langue le Fuchscommerce. Ils se battent souvent
1358    XXI|               lorsqu’à trois lieues de Fulde, sur la route de Salmunster,
1359    XII|             bien fatigués. Après avoir fumé deux ou trois pipes ensemble,
1360   XVII|             camarades, dont les habits fument à quelques pas du four et
1361    XII|              bonjour.~ ~ ~ ~Quand nous fumes tous reformés, le maréchal
1362   XVII|      rencontrait avec ses hangars, ses fumiers, ses jardins entourés de
1363   XXII|        regardaient s’écouler ce convoi funèbre ; leurs pensées, je n’ai
1364     XI|             que cette guerre vous sera funeste. Tous les êtres qui pensent,
1365   XIII|            nous attendre à une attaque furieuse. Napoléon arrive, je sens
1366     XX|                 Longtemps les clameurs furieuses et le rebondissement sourd
1367   XIII|                les Prussiens, qui nous fusillaient et que nous fusillions.
1368   XVII|             Empereur le savait, on les fusillerait comme des chiens. »~ ~ ~
1369  XVIII|           finiraient, et qu’alors nous fusillerions les Prussiens par douzaines.
1370    XVI|               mais il se mit à rire et gagna le village d’un bon pas.~ ~ ~ ~
1371    III|               la force de respirer, je gagnai la route, à l’entrée des
1372    III|                pourquoi, voyant que je gagnais du terrain, il mit ses deux
1373     VI|                la tante Grédel, Joseph gagnera.~ ~ ~– Oui, oui, répondit
1374   XIII|               lui dis-je.~ ~ ~– Nous y gagnerons d’arriver à Leipzig les
1375   XIII|                Et qu’est-ce que nous y gagnons ? lui dis-je.~ ~ ~– Nous
1376    XXI|                hommes qui s’avançaient gaiement à l’ennemi pour combattre –,
1377    XVI|            bousillage, avec de petites galeries vermoulues sous le pignon,
1378   VIII|               donc chercher une de nos galettes ; ce jeune homme prendra
1379      I|               berline, avec des habits galonnés, des plumets, des fourrures
1380    III|                jusqu’aux coudes, et je galopai dans cette grande tranchée
1381    XII|             regarde ces estafettes qui galopent sur les routes, tout commence
1382   XVII|              ni les autres ; mais nous galopions tout de même, et les officiers
1383    XII|             moi, nous étions à la même gamelle, et nous disions en nous
1384    III|              son bonnet de loutre, ses gants de laine et son bâton à
1385     VI|              donc, ceux du Harberg, de Garbourg et des Quatre-Vents devaient
1386     VI|              maire, je suis sûr que ce garçon-là ne pourrait pas supporter
1387     II|              de son vin de Metz, qu’il gardait pour les grandes circonstances,
1388     XX|              mauvais moments dont j’ai gardé le souvenir. Tout à coup
1389   XVII|             est bon à manger est bon à garder ! »~ ~ ~Alors il se retira
1390    III|              avec son bâton de cormier garni d’une pointe en fer, cela
1391     VI|                côté, une grande perche garnie de rubans qu’il vendait
1392    III|              souliers à double semelle garnis de flanelle. »~ ~ ~Je me
1393     XI|            dans les maisons, comme des garnisaires, et nous avions tous les
1394    VII|              fils Lœrig, Jean Furst et Gaspard Zébédé ; vous partez pour
1395    III|              et des malheurs, tout est gâté d’avance. »~ ~ ~Il se disait
1396   XVII|            farceur… tu veux ta part du gâteau… c’est tout simple… Mais
1397    III|                    Cette nuit-là l’eau gela dans les citernes de Phalsbourg
1398    III|              on a trouvé hier un homme gelé sur la côte de Wéchem ;
1399    III|            cour qui longe le mur était gelée. J’attendis une seconde
1400    III|               suivre, mais sa hotte le gênait ; c’est pourquoi, voyant
1401   XVII|               homme, si votre sac vous gêne, passez-moi ça. » Mais je
1402   XVII|               voir si la couture ne le gênerait pas. Finalement, il mit
1403    XVI|                s’écria Zimmer, ne vous gênez pas, continuez à lire, que
1404     VI|      Waldteufel, de Rosselkasten et de Georges-Adam, étaient arrivées et se
1405  XVIII|                 au petit bouchon de la Gerbe-dOr, sous la treille du père
1406    VII|             avions dépassé la ferme de Gerberhoff et nous allions descendre
1407   XXII|               où le givre étendait ses gerbes blanches, je me dis : «
1408      I|             argenterie et couvertes de gibier, de poisson et d’autres
1409    VII|                chemises de toile, deux gilets de flanelle et le reste.
1410  XVIII|              retraite sur Erfurt ; car Ginlay n’avait pu s’emparer des
1411    XVI|       vermoulues sous le pignon, et la girouette au-dessus, comme dans la
1412   XVII|                 attaqué par le général Giulay.~ ~ ~ ~Ces choses, je ne
1413    XXI|                 le vent d’automne vous glaçait. Comment de pauvres conscrits
1414    III|           Grande-Armée a péri dans les glaces de Russie ; tous ces hommes,
1415    III|              gelés contre le fer, deux glaçons pendaient à ses moustaches.
1416     VI|           chapeau qu’au mien, et je me glissai bien vite dans la foule
1417  XVIII|                lancés à fond de train, glissaient le long de cette pente grasse
1418     II|           forçais de la prendre, je la glissais dans la poche de son tablier
1419     IX|        Francfort. La glace n’était pas glissante, mais couverte d’une espèce
1420  XVIII|              en rendait les bords très glissants ; mais comme j’entendais
1421      X|                rouge de sang. Il avait glissé sur les genoux pendant la
1422    XXI|              la guerre : des batailles glorieuses pour la France, malgré nos
1423     XV|             avaient des cruches et des gobelets.~ ~ ~ ~Mais ce qui me fit
1424     XI|              étais bien content d’être gobergé de cette façon, et j’aurais
1425   XVII|             marché jusqu’au village de Goldberg, mourant de faim, de fatigue
1426     IV|              vieilles joues creuses se gonflaient, puis il se penchait et
1427    XIV|              la figure, ma poitrine se gonflait ; longtemps je sanglotai
1428     VI|              conscrit sortait, la face gonflée de sang, attachant son numéro
1429     VI|          camarade tout rond, les joues gonflées jusqu’aux oreilles, ressemblaient
1430    XVI|                nous auraient pris à la gorge !~ ~ ~ ~Un soir, le bruit
1431    XII|        bivaquer en avant du village de Gorschen. Le bruit courait qu’une
1432    XXI|         suivants nous passâmes près de Gotha, de Teitlèbe, d’Eisenach,
1433    III|              chanta l’air : Der lieber Gott. Elle avait une voix douce
1434     XV|              au profit de ceux qui les gouvernent. Ils sont là… ils s’embrassent…
1435     XV|                 sauf la différence des grades, je pense la même chose
1436   XVII|                Lousig ; le 12, près de Grafenheinichen ; le 13, nous passions la
1437    VII|                voyais cinq ou six gros grains de poudre sur une de ses
1438     IX|             racornir. Ils étaient bien graissés et luisants.~ ~ ~ ~Enfin
1439     XV|                était à la brasserie du Grand-Cerf, je vais là sans regarder
1440     IV|             sœurs, toutes les vieilles grand-mères, les riches et les pauvres,
1441      I|              conduisais Catherine à la grand-messe et aux vêpres, et, pendant
1442     XV|               ducs au coin du feu. Mon grand-père Yéri, le garde forestier,
1443     IV|                demeurait au bout de la grand-rue avec Mme Chamberlan d’Ecof
1444    III|             pleurent en France : notre Grande-Armée a péri dans les glaces de
1445    XXI|              pas le nombre qui fait la grandeur d’un peuple ni d’une armée,
1446     VI|                si le danger continue à grandir et si l’on a besoin des
1447  XVIII|            colbacks qui montent et qui grandissent derrière cette espèce de
1448      I|                les Russes, que ma peur grandit. Depuis le mois de février
1449     XI|                sur la paille, dans les granges, comme de simples soldats :
1450     XX|             entraînait cinq ou six par grappes !~ ~ ~ ~Et comme la confusion,
1451    VII|             observant ces choses en se grattant la hanche, ou bien en vidant
1452     XV|              francs.~ ~ ~ ~Alors, plus graves, parce que notre joie était
1453   XIII|          vieux-là, c’est Blücher… Ah ! gredin, si je tenais mon fusil. »~ ~ ~
1454    VII|          autres, secs, maigres, bruns, grelottaient dans leurs longues souquenilles,
1455    XXI|           allaient en augmentant et je grelottais jour et nuit. J’étais devenu
1456    XIV|              pour la voir, et mon cœur grelottait d’espérance. Je voulais
1457    XVI|              au chant mélancolique des grenouilles, qui vivent dans ces marais
1458     XX|               les portes de Hall et de Grimma étaient forcées, et celle
1459     IX|             chez eux, pendant que nous grimpons ici dans la neige.~ ~ ~–
1460     IV|              ce vieux nid on entendait grincer les métiers et siffler les
1461    XIX|              presque aussitôt le canon gronda sur notre droite, le long
1462  XVIII|             était sombre, la canonnade grondait encore de loin en loin,
1463    XII|               terrible fusillade et le grondement du canon nous firent tourner
1464     IV|             foule avait aussi beaucoup grossi dans l’église : toutes les
1465     XX|           épaules, parce qu’elle était grossie par les pluies d’automne ;
1466     IV|                 j’aperçus la foule qui grossissait devant le corps de garde
1467     XX|              que des bras et des têtes grouiller à sa surface.~ ~ ~ ~En ce
1468    XIX|            montait, elle éclairait des groupes de lanciers polonais, des
1469    XXI|            mendiants, avec de vieilles guenilles pendues aux reins, un vieux
1470   XVII|             sont devenus pires que les guérillas. Ça se gâte, ça se gâte ! »~ ~ ~
1471     XV|           point que je désirais ne pas guérir, quand, un matin, le vaguemestre,
1472     XV|          rikevir, nous serions bientôt guéris ; mais c’est plus commode
1473     XV|              soit faite. Pourvu que tu guérisses, et que nous puissions espérer
1474    XXI|                nous allaient comme des guérites, mais cela ne nous empêchait
1475     VI|             gloire d’un seul. Mais ces guerres-là sont finies ; ce n’est plus
1476      I|              le sac au dos, les hautes guêtres montant jusqu’aux genoux
1477   XIII|              des voitures entourées de guirlandes, à la rencontre de Marie-Louise,
1478     XV|               répondis pas, et m’étant habillé, je fourrai la lettre dans
1479    III|           collet de renard, Catherine, habillée en dimanche, avec une belle
1480     IV|             moi qui n’étais pas encore habitué à cela, je me tenais bien
1481    VII|                et que beaucoup même, s’habituent tellement à tirer des coups
1482     XI|                toujours. Ceux qui ne s’habituèrent pas alors à porter le sac
1483  XVIII|            heureKlipfel vient d’être haché par les hussards !~ ~ ~–
1484    XIX|         caissons renversés, des arbres hachés par la mitraille. C’est
1485     VI|              lui fends la tête avec ma hachette. »~ ~ ~M. Goulden était
1486    III|             une seconde pour reprendre haleine, puis je montai dans l’ombre,
1487   XIII|            loque pendant le long de la hampe.~ ~ ~ ~Plus loin, à gauche,
1488      I|              capote retroussée sur les hanches, le sac au dos, les hautes
1489     IV|                allai ensuite, chez les Harwich, chez les Frantz-Toni, chez
1490     XV|               du pays travaillent à la hâte pour empêcher la peste d’
1491     XV|                Saint-Hippolyte dans le Haut-Rhin –, des murs décrépits où
1492  XVIII|             grands et maigres, la mine hautaine ; les autres courts, trapus,
1493      X|             pas, de lever la main à la hauteur de la première ou de la
1494     VI|        pourtant pas me sauver comme un heimathslôss dans les autres pays. Malgré
1495       | Hein
1496     VI|              tournâmes le coin du café Hemmerlé, et nous entrâmes chez nous.
1497   XIII|            entendait rouler pesamment, hennir, jurer et claquer du fouet.
1498   XIII|             chevaux qui se dressent en hennissant sur des tas de morts et
1499  XVIII|           petite mare pleine de hautes herbes, et pas un seul arbre pour
1500    VII|              Annette Schnaps, ou Marie Héring, la tignasse tordue sur
1501    III|              figure avinée, son menton hérissé de poils jaunes, et son
1502      X|              et les poils de la figure hérissés. Les bohémiens qui dorment
1503      V|          elles-mêmes, comme du temps d’Hérode, n’osaient plus retenir
1504     II|          Catherine doit s’estimer bien heureuse d’avoir un amoureux tel
1505     IX|                 Je m’habillai dans ces heureuses dispositions.~ ~ ~ ~La femme
1506     IV|             est toujours en retard les hivers, dit-il, à cause du fer
1507      I|           anciens de la République qui hochaient la tête et se permettaient
1508     XV|             passé le Rhin pour aller à Hohenlinden. Le commandant Courtaud
1509   XXII|             Belgique, une partie de la Hollande, toute la rive gauche du
1510    III|               à M. Anstett, le curé de Homert, et dont il avait mis l’
1511   XVII|                je le remerciais de son honnêteté.~ ~ ~ ~Malgré mon ennui
1512    XVI|           campagne de 1806, toutes les honnêtetés qu’on pouvait nous faire,
1513    XVI|               nous les avons comblés d’honneurs, et voilà maintenant leur
1514   XVII|              lieu de remplir une place honorable dans leur pays, soit comme
1515      V|                 toutes les autres sont honteuses, et la gloire qu’elles rapportent
1516     XV|              et qui périssent dans les hôpitaux comme des mouches, loin
1517     IV|        regarder, étant grand amateur d’horlogerie. Il me pinça l’oreille d’
1518   VIII|            Bitche, puis le lendemain à Hornbach, à Kaiserslautern, etc.
1519  XVIII|              Pinacle sur la place de l’Hôtel-de-Ville, qui me criait, en agitant
1520      I|                  En cinq ou six ans, l’hôtelier Georges fit fortune ; il
1521     IX|             pas au moins remercier mes hôtes du bien qu’ils m’avaient
1522    XIX|                n’était plus une guerre humaine qu’on se faisait, c’était
1523   VIII|             donnerais ta vie et traite humainement les étrangers, afin qu’ils
1524    XXI|               qui dépassent les forces humaines ; je n’en sais rien, mais
1525     II|                de penser que des êtres humains puissent supporter un froid
1526     XX|                comme la confusion, les hurlements, la fusillade, le clapotement
1527       | I
1528    XVI|               les livres ; mais nous l’ignorions encore, et nous étions sûrs
1529     II|                                        II~ ~C’est le 15 septembre
1530    III|                                        III~ ~Le lendemain, 18 décembre,
1531   XXII|            Empereur était parti pour l’île d’Elbe, et le roi Louis
1532    XVI|                mais en travaillant, en imaginant nuit et jour des moyens
1533     II|            trente-cinq francs. Qu’on s’imagine, d’après cela, les heures
1534     VI|              sourds, les aveugles, les imbéciles. Et songeant à ces choses
1535     IV|           rêver à cela ; c’est presque immanquable : – puisque les soldats
1536      V|          couronner le roi de Rome et l’impératrice Marie-Louise. M. le maire,
1537   XIII|                cuirassiers de la garde impériale russe ; je les ai vus pour
1538   XIII|            sabre, de refouloir ou de n’importe quoi ; on l’empoigne, et,
1539     XI|             main.~ ~ ~« Vous êtes bien imprudent en paroles, monsieur Kalkreuth !
1540   XVII|            tant à se battre, qu’on les incorpore dans mes armées ! Ils pourront
1541    VII|    arrondissement de Sarrebourg, était incorporé dans le 6e léger, et qu’
1542     VI|             combien d’autres avaient l’indélicatesse de s’en inventer pour tromper
1543    XIX|                ils combattaient pour l’indépendance de leur patrie, mais je
1544     VI|            causant entre eux de choses indifférentes.~ ~ ~ ~Cette musique, ces
1545      X|               se battait pas il serait indigne de rester au 3e bataillon
1546     IV|                        D’autres, comme indignés de l’entendre, disaient :~ ~ ~«
1547     IV|              de clefs dans ma poche. L’indisposition du père Melchior me chagrinait
1548    XVI|          représente : – pleine de gens industrieux cherchant à gagner leur
1549    XIV|         pleuraient dans une désolation inexprimable, criant :~ ~ ~« Ô pauvre
1550    XIX|             distance, ils avaient eu l’infamie de tourner les quarante
1551     XV|           mieux. Dix minutes après, un infirmier vint me mettre une chemise
1552   XIII|               à ce que l’Empereur soit informé de la chose et qu’il se
1553     IX|                vont te prendre pour un ingrat ! » Mais tout cela ne m’
1554     XX|                 Quand je pense à notre ingratitude, cela me crève le cœur !~ ~ ~ ~
1555   XIII|              rumeur étrange, comme une inondation qui monte. Aussitôt les
1556     XX|             comme des machines et ne s’inquiétaient de rien autre, dans la crainte
1557    XVI|                on nous faisait ne nous inquiétait pas : en temps de guerre,
1558    VII|                    Tu n’as besoin de t’inquiéter de rien, j’ai tout préparé
1559     VI|                parler de lui ? Ne vous inquiétez de rien, ce ne sont pas
1560     XX|               d’autres ! J’étais alors insensible comme un vieux soldat, et
1561  XVIII|               bruits s’affaiblissaient insensiblement, et nous arrivâmes enfin
1562    XXI|            arrive rien, ils deviennent insolents. Ils fondent sur les traînards
1563    XII|            malgré lui, parmi des êtres insouciants tels que Furst, Zébédé,
1564   XXII|     forteresses ce qui leur convenait, insulter nos soldats, changer notre
1565   XVII|              aux yeux. J’avais aussi l’intention d’en offrir aux camarades ;
1566    XVI|        perdions nos peines à vouloir l’intéresser en notre faveur.~ ~ ~ ~Durant
1567     XI|                commence à voir que les intérêts des rois ne sont pas tout
1568    XVI|             une espèce de satisfaction intérieure brillait jusque dans les
1569   XIII|           cette fois dans un des côtés intérieurs, ce qui me fit plaisir ;
1570    XVI|               de ses réflexions ; il m’interrompait à chaque ligne et disait :~ ~ ~«
1571     IV|                 mon enfant, non, c’est inutile ; arrange seulement un peu
1572     II|            levée en masse à cause de l’invasion des Prussiens, et qu’à son
1573     XV|               drogues que les médecins inventent. Vois-tu ce grand maigre ?
1574     VI|                l’indélicatesse de s’en inventer pour tromper le conseil,
1575     XV|             faits pour s’aimer avant l’invention des plumets et des uniformes,
1576    XVI|               le monde de profiter des inventions et des découvertes. Voilà
1577    XVI|        voulurent pas profiter de notre invitation, et le vieux descendit de
1578    XIV|               Je pensais que Catherine irait bientôt là ; qu’elle prierait
1579      V|         courageux garçons d’ici ; vous irez par les montagnes, en Suisse,
1580    XVI|                Zimmer et moi, que nous irions coucher le soir même à la
1581      V|               et Catherine et moi nous irons près de vous jusqu’à la
1582     IX|               on nous cria, d’abord en italien, ensuite en français, qu’
1583     IV|                                        IV~ ~Lorsque j’entrai le lendemain,
1584  XVIII|                      Je me levai comme ivre de fatigue et de souffrance.
1585     IX|                                        IX~ ~Le lendemain, je m’éveillai
1586      I|                a reçu des nouvelles de Jacques ou de Claude ! » et tous
1587     II|        jeunesse, disant qu’il avait eu jadis une amoureuse, mais qu’en
1588      I|              de leur Joseph ou de leur Jean-Baptiste. Je ne parle pas des promotions,
1589  XVIII|               me dit que son nom était Jean-Pierre Vincent. J’ai souvent pensé
1590  XVIII|                honneur ! »~ ~ ~Klipfel jeta la pipe, et finalement nous
1591   XVII|                me voyant approcher, me jetaient un coup d’œil de travers
1592    VII|               me retournai ; nous nous jetâmes dans les bras l’un de l’
1593    VII|             ouvre, et que Catherine se jette dans mes bras en gémissant,
1594    XVI|           aussi, devant la caserne, le jeu du chat et du rat. C’est
1595     IX|             gagnée à force de suer, de jeûner et de nous faire casser
1596     XI|               deux filles étaient bien jolies. Elles avaient peur de nous
1597    XII|              de l’autre côté, dans les joncs, nous découvrîmes, sur des
1598    XIV|                notre chien Pommer, qui jouait avec moi et me roulait à
1599    XII|              au commandement de feu. – JoueFeu ! »~ ~ ~Nous avions
1600     VI|               les cinq ou six musiques jouer à la fois. C’était épouvantable.~ ~ ~ ~
1601   VIII|              Alsacienne toute ronde et joufflue, et quand je lui demandai
1602      X|               et ses lèvres minces, ne jouissait pas d’un bon caractère.
1603    VII|             lorsqu’ils n’ont pas cette jouissance. »~ ~ ~Mais sa manière de
1604    XVI|              dans la rue de Tilly. Les journaux français restaient tous
1605    XVI|               chopes et menant une vie joyeuse qu’ils appellent dans leur
1606     II|            Tout le monde était dans la jubilation et s’écriait : « Maintenant
1607     VI|           clocher, ni patrie… On s’est jugé soi-même incapable de remplir
1608   XXII|               ces choses, l’avenir les jugera : il dira qu’après Lutzen
1609   XIII|            petits shakos serrés par la jugulaire sous leurs mâchoires, les
1610    VII|                 à cheval sur sa petite jument grise, causait avec deux
1611      X|                misérablement, avec des jupons de femme, des bonnets à
1612   XIII|                colonnes arrivaient. Il jurait entre ses dents, et finit
1613  XVIII|                mon pauvre camarade, en jurant comme un possédé ; et comme
1614   XIII|              rouler pesamment, hennir, jurer et claquer du fouet. Sans
1615      X|            connaître la vie militaire. Jusque-là je n’avais été qu’un simple
1616     IV|         toujours l’hiver pour eux, les Kalmoucks ; dis-lui ça !~ ~ ~– Oui,
1617   XVII|           jusque dans la rivière de la Kaltzbach. Là, Zébédé avait reçu d’
1618    XIX|               de Gross-Beeren et de la Katzbach les avaient rendus comme
1619      I|               sur le poteau du boucher Klein, où l’on attachait les bœufs ;
1620     XX|               attaquait le faubourg de Kohlgartenthôr, et presque en même temps
1621     IV|                travaillait le savetier Koniam, et plus loin se trouvait
1622      V|                dans les bois avec Jean Kraft, Louis Bême et tous les
1623     XX|               l’aigle à deux têtes des kreutzers. – Le vieux Pinto, qui les
1624   XVII|               avait pénétré du côté de Kulm, dans une espèce d’entonnoir,
1625     VI|             presse, on pourrait passer là-dessus. Voilà pourquoi j’irai les
1626     IV|              la ville, et tu verras de là-haut la maison de Catherine et
1627    VII|          paysans, des gens honnêtes et laborieux de mener une existence pareille ;
1628   XIII|                à travers les terres de labour, une longue file de canons
1629   XIII|                 nous criions, ils nous lâchaient des coups de pistolet ;
1630    XIX|           poussait, on reculait, on se lâchait des coups de fusil à bout
1631      V|                reste en arrière est un lâche ; il veut que les autres
1632     VI|                que les hommes sont des lâches de permettre ces horreurs ! »~ ~ ~
1633      X|               le général de la brigade Ladoucette, et le général de la division
1634   VIII|                 Je reviens. »~ ~ ~Elle laissa sa chandelle sur la table
1635      X|                Combien d’entre nous se laissaient tirer jusqu’au dernier liard,
1636    XVI|              peine à voir.~ ~ ~ ~Je me laissais conduire tout rêveur par
1637  XVIII|     descendaient jusqu’aux épaules, ne laissant voir que le nez, les yeux
1638     XV|               est une Margrédel.~ ~ ~– Laisse-moi seulement allumer ma pipe »,
1639   XIII|                abord aux leurs et nous laisseraient tous périr. »~ ~ ~Je ne
1640     II|               en moi-même : « Tu ne la laisseras pas échapper ; elle sera
1641   VIII|               verre de vin, et nous le laisserons ensuite dormir en paix,
1642    VII|                Je me rappelle ça… nous laissons tous quelqu’un au pays. »~ ~ ~
1643     XX|             estropiés, écrasés, mis en lambeaux par les pierres qui retombent.~ ~ ~ ~
1644     II|            travaillions en silence, la lampe entre nous, tout à coup
1645  XVIII|                seconde, deux hussards, lancés à fond de train, glissaient
1646   XVII|                eau-de-vie. Il avait un langage relevé, qu’il entremêlait
1647     VI|             laissait pas les conscrits languir chez eux. Aussitôt après
1648    XIV| attendrissement était si grand, qu’une larme suivait l’autre sur mes
1649    XXI|            pour arme à feu, un clou de latte au bout d’une perche pour
1650     XI|               bataillon alla coucher à Lauterbach, puis le lendemain à New-Kirchen,
1651     XV|            balle avait  remonter. Il lava lui-même la plaie et remit
1652      I|             chemise, le cou nu, qui se lavait la figure dans la cuvette.~ ~ ~«
1653    XVI|             jaune, à force d’avoir été lavée par la bière –, nous le
1654     XV|              de Leipzig, à cause d’une légère blessure au bras ; mais
1655     XV|                immenses tranchées dans lesquelles on enterre les morts : Russes,
1656      X|               ces bottes de paille, et lestement, entends-tu, conscrit ? »~ ~ ~
1657    XII|              avec son état-major. Tous levaient la tête, leurs grands chapeaux
1658     IV|                       Et tandis que je levais le globe de la pendule,
1659     XV|            permission. »~ ~ ~Nous nous levâmes tout joyeux, et nous montions
1660     IV|         seulement un peu le feu, je me lèverai plus tard. Mais, à cette
1661    XVI|               air, et Zimmer, les yeux levés sur les toits, la face épanouie
1662    XVI|               bras est solideVoyons, levez-moi cela… Bonbon ! »~ ~ ~Le
1663   XXII|             XVIII nous avait donné des libertés raisonnables. C’était encore
1664     XV|                aides, le grand tablier lié sous les bras, allaient
1665    III|              dîner, chanta l’air : Der lieber Gott. Elle avait une voix
1666   XIII|     Marie-Louise, en chantant de vieux lieds, et je trouvai sa manière
1667     VI|              se rendre pâles, ou de se lier la jambe afin de se donner
1668     IX|        capitaine Florentin et les deux lieutenants Clavel et Bretonville nous
1669    III|               Moi, je sautais comme un lièvre par-dessus les tas de neige.
1670    XXI|              mois auparavant comme des lièvres, lorsqu’on les regardait
1671  XVIII|             sur les routes de Hall, de Lindenthal et de Dolitzch : c’était
1672     XX|              passer comme une bande de lions au milieu des Autrichiens.
1673     IV|              des gens de la ville, qui lisaient une affiche. Nous montâmes
1674  XVIII|               notre armée, après avoir livré trois batailles en un seul
1675    VII|               le fils Klipfel, le fils Lœrig, Jean Furst et Gaspard Zébédé ;
1676    XII|            jusqu’au lendemain. On nous logea chez les bourgeois, qui
1677    VII|         recrues, qui s’appelait Vidal, logeait au-dessus de notre chambre.
1678     IX|              et de nous renvoyer à nos logements, comme je le pensais, le
1679     XI|       regardait de travers.~ ~ ~ ~Nous logions à trois ou quatre dans les
1680    XXI|               volonté des chefs est la loi de tous ; ils sentent qu’
1681    XIX|         entendait encore tirer dans le lointain. Au bout de vingt minutes
1682    XIV|           mourir, et toutes les choses lointaines, depuis le temps de ma première
1683    XIX|             les grandes promenades qui longent la Pleisse, et nous fîmes
1684    XIX|                bras croisés sous leurs longs manteaux blancs, étaient
1685   XIII|             que ce n’était plus qu’une loque pendant le long de la hampe.~ ~ ~ ~
1686     IV|              je me dis, la main sur le loquet : « Ils ne connaissent pas
1687     VI|           donne aux gens de tirer à la loterie… mais tout le monde perd.~ ~ ~–
1688   XIII|       suivaient le général prussien en louchant ; son nez crochu, déjà pâle,
1689   XIII|              mille : toute la division Louham. Le général et ses officiers
1690      I|                déposer sur l’établi sa loupe et son poinçon et de jeter
1691      I|              de fouet des postillons à lourdes bottes, petite veste et
1692   XVII|          bivaquions près du village de Lousig ; le 12, près de Grafenheinichen ;
1693    III|            grande hotte, son bonnet de loutre, ses gants de laine et son
1694   XVII|              corps sur les hauteurs de Lowenberg. Nous devions écraser les
1695    XIV|              vivre, je regardais cette lueur, comme un malheureux qui
1696     IV|               en ville, nous sommes au lundi ; je ne peux pas y aller,
1697     XV|                    Malgré cela, je lui lus la lettre de Catherine lentement.
1698    XVI|              Joseph, je ne pouvais pas lutter contre des gaillards pareils.
1699   XVII|             faux mouvement du maréchal Macdonald, l’ennemi nous avait surpris
1700     XX|              ils obéissaient comme des machines et ne s’inquiétaient de
1701     XV|               tête fendue, un autre la mâchoire cassée, ainsi de suite jusqu’
1702   XIII|                la jugulaire sous leurs mâchoires, les chevaux qui se dressent
1703   VIII|              je m’écriai : « Mon Dieu, madame, vous me traitez comme votre
1704    XII|                de voitures chargées de madriers, de pieux et de tout ce
1705    XVI|           cette vieille ville avec ses magasins, ses portes cochères encombrées
1706     XX|             Quels braves gens et quels magnifiques cavaliers que ces Polonais !
1707     XV|            idée, c’est de grossir leur magot et principalement d’en profiter
1708      V|            monde, et pour ma part j’en maigrissais à vue d’œil. M. Goulden
1709     IV|            ajoutait : « La santé de Sa Majesté n’a jamais été meilleure »
1710     XX|                        Quelle terrible malédiction d’être si près, et de penser :~ ~ ~«
1711      V|                pauvres vieillards, les malheureuses mères auxquels ils vont
1712   XIII|          apprennent tous les jours les malices de la guerre.~ ~ ~– Mais
1713   XIII|             clignant de l’œil d’un air malin, il tira deux ou trois grosses
1714      I|                 la viande malade étant malsaine. Ils n’arrivèrent pas seulement
1715    XVI|             qui montre encore mieux la malveillance du monde à notre égard,
1716    III|               serrait le fusil avec sa manche, pour n’avoir pas les doigts
1717    VII|                et l’on marche comme on mange de la soupe, et que beaucoup
1718    VII|               des souliers énormes, et mangeaient du fromage sur le pouce,
1719     IX|          Zébédé ; ceux-là vivent bien, mangent bien et dorment bien. Ils
1720     VI|            table d’un air grave.~ ~ ~« Mangeons, reprit-il après un instant
1721     XI|           répondis-je, sans cela je ne mangerais pas de ses saucisses d’aussi
1722      X|               recrues connaissaient le maniement du fusil et l’école de peloton.
1723    XVI|                coin, une grande roue à manivelle, où galopait un chien énorme,
1724    VII|               un coup d’œil :~ ~ ~« Ne manquons pas au premier appel, jeune
1725    XXI|                la mauvaise habitude de marauder le soir pendant que nous
1726   XVII|         fourrier Poitevin, ce sont des maraudeurs… Nous ne sommes plus loin
1727     IV|                une pièce magnifique en marbre blanc. Mlle Louise regardait.~ ~ ~«
1728   XIII|               les divisions Brenier et Marchand, que le prince de la Moskowa
1729    XVI|          portes cochères encombrées de marchandises, ses vieux toits avancés
1730    XXI|              les Français. Tant qu’ils marchent en avant, tant qu’ils espèrent
1731     VI|               m’avait dit :~ ~ ~« Cela marchera… M. le maire et M. le commandant
1732   XIII|            nous une plus grande plaine marécageuse, traversée par la Gruna-Bach
1733   XIII|                 sur le bord de petites mares où poussent des peupliers,
1734    VII|            vieille Annette Schnaps, ou Marie Héring, la tignasse tordue
1735      I|               de la vieille ravaudeuse Marie-Anne ou du tonnelier Franz Sépel !
1736     XV|               fier dessus ; elle ne se mariera jamais avec un Passauf.
1737    XXI|               Tout ira bien… vous vous marierez ensemble. »~ ~ ~J’en voyais
1738   XIII|           couvrir, et les régiments de marine tenaient là comme des murs.
1739      V|               femmes vont perdre leurs maris rien que dans notre village,
1740    XVI|             rive de la Pleisse jusqu’à Mark-Kléeberg. Cela faisait plus d’une
1741      V|              colère, et bousculait ses marmites en parlant.~ ~ ~« Voilà
1742     IV|              montre de M. Goulden, qui marquait les secondes, et je vis
1743     II|         remplisse bien la poche et qui marque les secondes. Ces petites
1744     VI|             avait mis sa grande capote marron et sa belle perruque pour
1745     XI|             dos ; les Autrichiens vous massacreront s’ils peuvent, malgré le
1746    XVI|              ses églises, ses antiques masures et son château de Plessenbourg,
1747     XV|         voitures. Tout autour, sur des matelas et des bottes de paille,
1748    III|              Grédel Bauer, la veuve de Mathias Bauer et la mère de Catherine.~ ~ ~ ~
1749    VII|            tante Grédel recommençait à maudire les guerres qui font le
1750  XVIII|               au bon M. Goulden, et je maudissais ceux qui m’avaient forcé
1751   XVII|              bandits, le vieux qui les maudit, et les vaches qui secouent
1752     VI|              que le vinaigre donne des maux d’estomac, et, sans en prévenir
1753     VI|                pas tout de même, leurs méchancetés ne serviront à rien : ce
1754     XV|              chargé à mitraille, et la mèche allumée. Et ce petit brun ?
1755    XVI|           Leipzig étudier le droit, la médecine, et tout ce qu’on peut apprendre,
1756     XV|          jamais avec un Passauf. Je me méfierais plutôt de l’Empereur que
1757     IV|              Sa Majesté n’a jamais été meilleure » et c’était une grande
1758   XVII|        répondit Zébédé ; pour moi, les meilleurs camarades sont les cervelas ;
1759   XIII|               régiment. Le nôtre était mêlé dans deux ou trois autres ;
1760      X|             encore que les nôtres s’en mêlent. »~ ~ ~Toute la chambrée
1761     IX|              travail et quelquefois un membre, n’ont pas beaucoup de gloire.
1762     IV|                fait saigner aux quatre membres pour les frères de l’Empereur,
1763    XVI|             sont encore présentes à ma mémoire ; elles se passaient le
1764    XVI|             conduit tortueux, qui nous mena bientôt au fond d’une vieille
1765     XI|               ou du mouton. Le pain de ménage était très bon, et le vin
1766   VIII|                 Bon voyage ! disait la ménagère éveillée de grand matin.~ ~ ~–
1767    XXI|               en criant aux hommes qui menaient le dernier fourgon :~ ~ ~«
1768   XIII|      descendîmes un petit escalier qui menait dans un jardin de Klein-Gorschen,
1769    XVI|                en vidant des chopes et menant une vie joyeuse qu’ils appellent
1770     XX|              le petit pont de bois qui mène à Schleissig, et de là nous
1771    VII|               honnêtes et laborieux de mener une existence pareille ;
1772     IV|                quinze ans que nous les menons tambour battant, il est
1773    XIX|          nouveaux alliés eurent un tel mépris d’eux qu’ils partagèrent
1774      I|        épaulettes ; les autres, on les méprisait autant et même plus que
1775    VII|               grand malheur que d’être méprisé par les honnêtes gens. Au
1776      X|                on aurait raison de les mépriser. »~ ~ ~En ce temps, il arriva
1777    III|                en étais capable, je me mépriserais comme la boue de mes souliers. »~ ~ ~
1778     VI|             ceci : les déserteurs sont méprisés partout. Après avoir fait
1779    VII|             que le conseil de révision méritait d’être pendu, que tous ces
1780     XV|               Je m’approche, et lui se met à crier : « Tiens, tiens,
1781     IV|               on entendait grincer les métiers et siffler les navettes
1782   XVII|              de nous, à 1 200 ou 1 500 mètres, étaient rangés deux régiments
1783      I|                 de poisson et d’autres mets rares, autour desquels ces
1784     XV|         pensais à Phalsbourg, et je me mettais à pleurer. Zimmer me disait :~ ~ ~«
1785  XVIII|               me cria le sergent en se mettant à courir ; et moi qui ne
1786     VI|                   Eh ! bien, qu’on m’y mette, s’écria-t-elle, qu’on me
1787   VIII|             vos souliers, fit-elle, et mettez ces sabots. Je reviens. »~ ~ ~
1788  XVIII|                à chaque minute :~ ~ ~« Mettez-vous à couvert ! »~ ~ ~Mais il
1789     XV|                vais en cueillir que je mettrai pour toi dans la lettre
1790      V|                 comme en 92 ; alors on meurt ensemble ou l’on gagne ensemble ;
1791  XVIII|                la terre glaise jusqu’à mi-jambes. Il avait entendu les hennissements
1792   VIII|                nous reçûmes chacun une miche de pain de munition et un
1793   XIII|                ai répondu que, lorsque Michel Ney reculait, Joseph Bertha
1794     VI|              ruban à son chapeau qu’au mien, et je me glissai bien vite
1795    III|              voilà les grandes nations militaires… voilà la gloire ! »~ ~ ~
1796   XXII|      souffrances, tant de larmes, deux millions d’hommes sacrifiés sur les
1797     VI|            résolus d’avoir aussi l’air minable. J’avais entendu dire que
1798      X|                yeux gris et ses lèvres minces, ne jouissait pas d’un bon
1799    XIX|              rampe à force d’avoir été mitraillé. On plaça sur ce pont six
1800     VI|           ensuite ceux de Wéchem et de Mittelbronn.~ ~ ~ ~De bon matin je fus
1801     II|                tandis qu’elle baissait modestement les yeux en avançant la
1802  XVIII|               m’entrait jusque dans la moelle, me faisait frémir. Je pensais : «
1803     XI|                était las des mauvaises mœurs de nos soldats et de l’avidité
1804   XVII|            Russes et les autres de nos moindres mouvements, et chaque fois
1805     II|              où s’en étaient allés les moineaux, s’ils étaient morts ou
1806     XV|                rêver sur un vieux banc moisi. Des idées mauvaises me
1807     XV|                poche. Je n’aime pas de moisir dans un jardin quand il
1808      I|              les gens, au milieu de la moisson ou des vendanges, abandonnaient
1809     IX|                tombait presque sur les mollets, le sergent Pinto me montra
1810     XV|               village ne formait qu’un monceau de décombres. Les toits
1811    XIV|               le matin. Ce grand bruit monotone sur les toits, dans le jardin
1812   XIII|               milieu de ses officiers, monta la côte ventre à terre :
1813    XII|                fumée était-elle un peu montée, que nous vîmes les Russes
1814  XVIII|               je vois des colbacks qui montent et qui grandissent derrière
1815     VI|           arracheurs de dents qui vous montrent d’abord leurs pinces et
1816     XX|             fureur des Prussiens ; ils montrèrent pourtant un vrai courage,
1817     II|              les secondes. Ces petites montres-là, c’est pour les femmes. »~ ~ ~
1818     XX|            conscrits, défendez-vous !… Montrez à ces Kaiserlicks que nous
1819     IX|            serait encore capable de se moquer de nous. »~ ~ ~En raisonnant
1820   XVII|         épaules, et, souriant d’un air moqueur, les yeux à demi fermés : –
1821      X|              les empêcher de tomber en morceaux. Jamais on n’a vu de gens
1822     XV|            avec la grâce de Dieu, nous mordrons encore une fois ensemble
1823    XVI|             anciens généraux français, Moreau et Bernadotte. Chacun a
1824     XV|                il nous regarda passer, morne et sombre. Nous voyait-il ?
1825    XIV|          derrière elle, pâle comme une morte : et c’était mon acte de
1826     XI|                chaste, et que, par ces motifs, toute l’Allemagne allait
1827     XV|            dans les hôpitaux comme des mouches, loin de tous ceux qu’ils
1828      X|                vestes de Cosaques, des mouchoirs et des chemises entortillés
1829   XVII|               retraites, les conscrits mouraient d’épuisement, de maladie
1830      I|               et que si par malheur il mourait, tout serait fini. Quelques
1831      I|              centaines de mille autres mourront, si le Bon Dieu n’a pas
1832     XI|               bœuf, soit du lard ou du mouton. Le pain de ménage était
1833    XVI|             imaginant nuit et jour des moyens de prospérité pour sa famille ;
1834     XV|              déroutés par les ruelles, mugissant et bêlant d’une voix plaintive.
1835   VIII|            chacun une miche de pain de munition et un billet de logement.
1836      V|              je remontais la rue de la Munitionnaire, voilà que j’entends, au
1837     IX|           grande cour avec des arcades murées ; sous les arcades, on avait
1838    III|            Mais lui, sans me répondre, murmura :~ ~ ~« Oui, oui, voilà
1839      I|                mouchoir à carreaux, en murmurant :~ ~ ~« C’est la pauvre
1840   XIII|           blanche, oreilles droites et museau pointu, à moitié caché sous
1841     XX|            rivière pour traverser à la nage ; bien des soldats font
1842    XIX|                pareil. Dans la rivière nageaient les morts à la file, les
1843    XVI|          descendit de quinze pieds. Il nageait bien, mais son bras gauche
1844     VI|              homme de boiter depuis sa naissance ; c’est un fait connu de
1845      V|            dessus… Il y a des gens qui naissent sous une bonne étoile ! »~ ~ ~
1846   XXII|               la route de Strasbourg à Nancy. Elles s’étendaient d’une
1847    III|                que nous vîmes la belle nappe, la grande soupière, la
1848      I|              ne voyait que les grandes nappes blanches, étincelantes d’
1849    VII|               c’est que Joseph Bertha, natif de Dabo, canton de Phalsbourg,
1850     XI|         pasteur disait que c’était une nation vaniteuse et peu chaste,
1851    III|                 oui, voilà les grandes nations militaires… voilà la gloire ! »~ ~ ~
1852     II|           cette personne mariée, chose naturelle, puisqu’il ne s’était jamais
1853   XIII|             rechargé, nous faisions la navette pour tirer dans le tas :
1854     IV|             les métiers et siffler les navettes du matin au soir. La grand-mère,
1855   XIII|       moustaches ; mais le courage est  dans la race française !~ ~ ~ ~
1856    XII|           conserver les mains qui sont nécessaires à tous les pauvres pour
1857   XIII|               et qui me traversait les nerfs, c’était le grelottement
1858     II|           avions de vieilles montres à nettoyer, à rajuster, à remonter.
1859    XIX|         bataille. Ils pouvaient rester neutres, ils pouvaient aussi refuser
1860   XVII|               le vent, qui balayait le neuve, jetait de l’écume jusque
1861     XI|        Lauterbach, puis le lendemain à New-Kirchen, et nous ne fîmes plus que
1862    III|           comme un saint au fond de sa niche ; il serrait le fusil avec
1863     IV|                père Desmarets, le père Nivoi, le vieux Paradis, le grand
1864   XVII|             sont battus pour abolir la noblesse, il faut que nous périssions
1865     XV|          Passauf ; c’est mon cadeau de noces. » Naturellement, tous les
1866    XIV|             comme un malheureux qui se noie regarde le rivage… je me
1867      I|               il ôtait son grand habit noisette, remettait sa perruque dans
1868   XVII|              comme un chanoine. On t’a nourri de cuisses de poulet là-bas,
1869      I|            grenadiers ne pourront plus nourrir les bœufs, les bœufs nourriront
1870      I|           nourrir les bœufs, les bœufs nourriront les grenadiers. » Malheureusement,
1871    VII|               gras comme des Savoyards nourris de châtaignes, le grand
1872     II|                vers le commencement de novembre. Il ne commença point par
1873     XX|                 il n’y eut personne de noyé. Nous avions encore presque
1874   XIII|              un vieux général, la tête nue, les cheveux blancs, sur
1875    XIX|               semblable à celui de ces nuées de corbeaux qui se réunissent
1876     VI|           exemple, d’avaler des choses nuisibles, afin de se rendre pâles,
1877     IV|         chevaux périssaient toutes les nuits par milliers. – Il ne disait
1878     VI|                 on n’a plus de racines nulle part, on n’a plus ni père,
1879     XX|             ces vieux capitaines : ils obéissaient comme des machines et ne
1880     XI|                 Est-ce que le soldat n’obéit pas au caporal, le caporal
1881   VIII|                tu paies ? »~ ~ ~Je fus obligé de prendre avec elle un
1882   XIII|            face, et les deux autres en obliquant à droite et à gauche, firent
1883    XIX|                et nous donna l’ordre d’obliquer à gauche. À minuit nous
1884     XV|             larmes. Il y avait un coin obscur où l’on jetait les pots
1885   XVII|             comme notre ombre, il nous observait de village en village, sur
1886     VI|               M. Goulden ne fit aucune observation.~ ~ ~« Chacun est libre,
1887   XVII|               sont des tirailleurs qui observent un parti de cavalerie, car
1888   XIII|              tout ce qu’il y a de plus obstiné en Russes et en Prussiens.
1889    III|               sur le pont, ni devant l’octroi. Un peu plus loin, hors
1890    XVI|                avait connu le prix des œufs, du lard et du vin, comme
1891   XXII|                et Bautzen, les ennemis offraient de nous laisser la Belgique,
1892     IV|          priaient pour ceux de là-basoffrant tout pour les revoir encore
1893    III|               Catherine Bauer ; Joseph offre un bouquet de roses à son
1894   XIII|             cinq écus de six livres, j’offris un petit verre à Klipfel
1895   XVII|              faisaient respecter, et m’offrit sa cuiller, qu’il avait
1896     VI|            apporter du Mouton-dOr une oie farcie et deux bouteilles
1897   XVII|               avait donné du pain, des oignons et de l’eau. – Il me raconta
1898    XVI|              Là-bas, nous mangions une omelette au lard, au bouchon de la
1899    XVI|              Elster bouillonner sous l’ondée, et les arbres des petites
1900    III|                de me donner, j’avais l’onglée sous mes grosses semelles,
1901    XVI|                        Au lieu de nous ordonner de respecter les populations,
1902     VI|              de mademoiselle Sclapp, l’organiste. Ô Dieu, quelle mauvaise
1903     IV|              un puits. Une fois dans l’orgue, nous vîmes du balcon que
1904    XIX|                Prussiens sont les plus orgueilleux des hommes ; leurs victoires
1905     XV|            grand jardin plein de vieux ormes, derrière l’hôpital. Il
1906   XIII|                je me traînai hors de l’ornière, et me remis contre le mur,
1907      X|               était un endroit plein d’orties, derrière la hotte du violon ;
1908   XVII|           chose fut faite ; personne n’osa souffler dans le pays, pas
1909    III|            ainsi depuis vingt minutes, osant à peine respirer, quand
1910   XVII|           lorsqu’une espèce de vétéran osseux, le nez long et crochu comme
1911     XV|            dans un hôpital ? Non… non… ôte-toi cette idée de la tête. »~ ~ ~
1912   VIII|            trois jours.~ ~ ~– Eh bien, ôtez vos souliers, fit-elle,
1913    VII|            commençais à croire qu’on m’oubliait comme le grand Jacob, du
1914    III|                me criait Catherine ; n’oublie pas de venir dimanche. »~ ~ ~
1915     XX|       difficile. Mais l’Empereur avait oublié de donner des ordres, et
1916   VIII|               même chemin !~ ~ ~ ~Je n’oublierai jamais qu’à Kaiserslautern,
1917   VIII|              gens songent à toi ! Tu n’oublieras jamais leurs bons conseils. »~ ~ ~
1918   XVII|              Il me dit que le maréchal Oudinot et le maréchal Ney avaient
1919    III|                sortis de la maison. En outre, ce Pinacle ayant voulu
1920    XVI|        habitants ; elle n’éclatait pas ouvertement ; mais les bourgeois, en
1921    XIV|                et les yeux tout grands ouverts ; les autres la face contre
1922    XII|                on peut se figurer si j’ouvrais les yeux. De temps en temps,
1923    III|            très beau… que tu es un bon ouvrier et que tu nous fais honneur. »~ ~ ~
1924      I|        Lève-toi… le voilà ! »~ ~ ~Nous ouvrîmes la fenêtre. Au milieu de
1925  XVIII|                embuscade aux environs, ouvrons l’œil. »~ ~ ~Il avait à
1926     IV|             sont morts dans un pays de païens.~ ~ ~– Sans doute, sans
1927   VIII|          répondit : « Qu’est-ce que tu paies ? »~ ~ ~Je fus obligé de
1928     XV|           soldats l’étendirent sur une paillasse à la file des autres, et
1929     XV|         longtemps.~ ~ ~ ~À cinq ou six paillasses de la mienne était assis
1930  XVIII|               À quoi pourtant des gens paisibles peuvent être exposés dans
1931     IV|             leur servait de cocher, de palefrenier, de domestique et de piqueur.
1932     VI|             effrayé ; mais, au lieu de pâlir, je devins encore plus rouge,
1933     VI|                grand ruban noir, et je pâlis malgré moi. Mais, comme
1934    XIV|                pourtant un peu de jour pâlissait déjà le ciel ; tout au loin,
1935    XXI|               il revint, me regarda et pâlit :~ ~ ~« Comment, c’est toi,
1936     XV|                   Bon ! bon ! »~ ~ ~Il pansait alors les blessures et finit
1937     XV|                huit heures, au premier pansement, que je vis mieux la salle.
1938    XII|            giberne sous le bras et des pantalons bleu de ciel ; il y avait
1939    XVI|                Je reçus un fusil, deux paquets de cartouches et une feuille
1940     IV|                le père Nivoi, le vieux Paradis, le grand Froissard, étaient
1941      I|                 à Phalsbourg. Comme je paraissais faible et que je boitais
1942     VI|            leurs chapeaux, essayant de paraître joyeux tandis qu’ils avaient
1943    XIV|        puissance est sans bornes ; qui pardonne les fautes, parce qu’il
1944     XV|            espérer, ils s’aiment et se pardonnent, en maudissant le crime
1945      X|             Francfort, ils devaient me pardonner.~ ~ ~ ~Ce même jour, dans
1946    XIV|                 et j’espérais qu’il me pardonnerait, en considération de mes
1947    III|              avec les moufles ; j’ôtai pareillement les gros souliers de M.
1948  XVIII|              levant le bras comme pour parer les coups de baïonnette.
1949    XVI|              bourgeois nous emmenaient parfois par trois ou quatre dîner
1950     XV|                un peu dans ce tas ; je parie que tu ne reconnais pas
1951     XV|                il allait dire. Il leur parla quelques instants ; mais
1952     XV|            manque ? »~ ~ ~Alors je lui parlais de mes amours avec Catherine,
1953     XI|               lever, et c’est nous qui parlerons de Liberté, de Vertu, de
1954      V|             tante Grédel, taisez-vous, parlez plus bas, lui dis-je en
1955     XI|                me disait-il, vous nous parliez de Liberté ; nous aimions
1956   XXII|              de gloire !~ ~ ~ ~Mais ne parlons pas de ces choses, l’avenir
1957   XXII|            changer notre drapeau et se partager non seulement nos conquêtes
1958    XIX|                tel mépris d’eux qu’ils partagèrent la moitié de leur pays après
1959    VII|               et Gaspard Zébédé ; vous partez pour Mayence. »~ ~ ~En entendant
1960     VI|             partent pour la guerre, je partirai ! »~ ~ ~M. Goulden ne fit
1961     VI|               à la place de Joseph, je partirais tout de suite.~ ~ ~– Écoutez,
1962     VI|             celui-là qu’un autre… tous partiront… il faut remplir les cadres.
1963   XVII|              Cosaques de Platow et les partisans de Thielmann aux environs
1964    XVI|       Finalement Zimmer se leva.~ ~ ~« Partons, Joseph, dit-il. Moi, je
1965    XIV|            remuait encore. Pourtant je parvins à me dresser sur le coude,
1966    XVI|               garde écoutaient, et les passants s’approchaient pour entendre. –
1967   XVII|                sa cuiller, qu’il avait passée dans une boutonnière de
1968   XXII|               cents charrettes étaient passées, je n’étais dans aucune.
1969     XX|            venions de leur faire, nous passeraient au fil de la baïonnette ;
1970     VI|                me prévenir hier que tu passerais à dix heures… Ainsi dépêche-toi. »~ ~ ~
1971    XVI|              route pour voir ce qui se passerait. La colère me saisit et
1972    XXI|                Phalsbourg, tes fièvres passeront. Tu auras un bon air, Catherine
1973     IV|             est vous, monsieur Joseph, passez par ici. »~ ~ ~Ces gens
1974   XVII|                si votre sac vous gêne, passez-moi ça. » Mais je le remerciais
1975   VIII|            ceinture, qui brassaient la pâte devant deux pétrins. J’étais
1976     IV|              des dures… Mais un peu de patience, les cadres seront bientôt
1977      I|           larges oreilles poilues, les paupières flasques, le nez pincé dans
1978     IV|                étaient à genoux sur le pavé, malgré le froid épouvantable.~ ~ ~«
1979   VIII|              nous fûmes dans la ville, pavée de gros cailloux luisants.
1980     II|              de givre : les tuiles les pavés et les vitres. Il fallut
1981   XVII|                arriver à Gauernitz, je payai des petits verres à ce pauvre
1982    VII|                ensemble. Les conscrits payaient toujours ; les autres, le
1983     II|            pareil, le père Melchior me payait raisonnablement. Mais la
1984    XII|               avoir de la viande en la payant, car, depuis l’arrivée de
1985    III|               poche, disant me l’avoir payée à moi. Mais, quoique ce
1986   XIII|               elles sont restées comme peintes en feu dans mon esprit ;
1987     II|                sur le cadran on voyait peints deux amoureux qui se faisaient
1988    III|                et je dis :~ ~ ~« Cette peinture, tante Grédel, représente
1989      X|              femme, des bonnets à poil pelés, des shakos défoncés, des
1990      X|       maniement du fusil et l’école de peloton. De Séligenstadt, nous partîmes
1991   XVII|               sur la plaine grise, des pelotons de Cosaques défilant d’un
1992   VIII|               d’un air grave.~ ~ ~ ~Je penchai la tête. La vieille entra
1993     XV|          blessure ; tous les autres se penchaient pour entendre ce qu’il allait
1994  XVIII|             grosses moustaches rousses penchées sur la batterie de son fusil –,
1995     XV|             que toutes ces moissons se penchent et se relèvent au soleil.~ ~ ~ ~
1996     XI|                Tous les autres étaient penchés sur mon dos. Les larmes
1997     VI|         regardaient à terre, les joues pendantes, en attendant leur tour.~ ~ ~ ~
1998     XX|                contre le mur, les bras pendants. Il venait de recevoir une
1999    III|                ôtai mon manteau que je pendis au mur avec les moufles ;
2000     VI|             rouges, et d’abord elle se pendit à mon cou pendant que sa


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