François Fabié
Le retour de Linou
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PREMIÈRE PARTIE

VI

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VI

 

Le lundi, Sœur Marthe s’occupa d’abord de ranger ses pauvres hardes et quelques livres, d’écrire à ses compagnes dispersées et à la supérieure de la maison mère, à Villefranche.

 

En déjeunant, elle dit à Jacques :

 

– Ne crois-tu pas que je ferais sagement d’aller faire le plus tôt possible ma visite à Fontfrège, puisque Cadet est si susceptible, et sa femme, sans doute, autant que lui ?

 

– Attends à demain : l’autobus d’aujourdhui est déjà passé.

 

– J’irai à pied en descendant, et je remonterai en voiture, comme avant-hier.

 

– Soit, petite sœurPourtant, j’aurais préféré que nous allions d’abord à Rodez, où j’ai quelques affaires, et où tu t’achèterais un costume de laïque.

 

– Mais chacune de nous en a emporté un dans sa malle, mon frère ; tous étant taillés de la même main, nous continuerons, mes Sœurs et moi, à nous ressembler.

 

– Bonne idée !… Tu vas me montrer ça ?

 

– Tu ne le trouveras pas à ton goût, puisque tu es artiste.

 

– On peut être modestement mis sans être fagotéOn tâchera d’arranger cela au moins mal possible… Ensuite, il faudra faire quelques visites ; au presbytère d’abord… Le curé, M. Le Crouzet, est un petit vieux sans énergie et sans initiative, mais il a un cœur excellent, et tout à fait dans l’esprit des béatitudes évangéliques : « Bienheureux ceux qui sont doux… ». Depuis que la terrible Mantalène, qui l’avait toujours tyrannisé, s’en est allée faire son temps de Purgatoire, le cher homme se trouve parfaitement heureux, et promène par la paroisse son bedon de chanoine, sa face rose et souriante et sa poignée de main cordiale. Son vicaire forain, que tu as vu et entendu, hier, M. l’abbé Sermet, – un petit cousin à nous, – a de la volonté pour deux. Pas très intelligent et, je crois, de culture médiocre, il est franc, courageux, un peu trop combattif peut-être : c’est le prêtre nouveau, tel que les circonstances nous l’ont fait… Nous sommes loin du curé Reynès, que tu as connu

 

– Ce cher M. Reynès, quel souvenir ému j’en ai gardé ! Est-ce que tu l’as jamais revu après mon départ ?

 

– Non, jamais ; il était mort quand j’ai été nommé juge à Rodez… Mais il m’écrivait assez souvent

 

– La première fois, c’était au sujet de Mion, n’est-ce pas, la mère de Cécile, alors servante à Montpellier, où tu était jeune avocat ? Et ce fut ta réponse à sa lettre qui acheva de décider ma vocation.

 

– Vraiment ?… Je l’ignorais.

 

– La pauvre Mion !… Sa fille m’a conté qu’elle était devenue folle et s’était noyée… Et je me demande si je n’en suis pas la cause involontaire

 

– Comment cela ?

 

– Si j’avais épousé Jean Garric

 

– Mion serait restée à Montpellier, et, au lieu de se noyer dans la Durenque, elle aurait roulé dans les ruisseaux de la ville et serait, sans doute, allée mourir à l’hôpital.

 

– Qui sait ?

 

– Qui sait, oui… Mais, avec cette question, on va loinJean avait failli avec Mion : il devait l’épouser. Tu avais fait un vœu pour sauver notre mère et pour rétablir la concorde dans la maison : tu l’as accompliQu’importent les répercussions fâcheuses que ton acte a pu produire ? « Fais ce que dois. »

 

– Tu as raison, mon frère, et je devrais dire ce que tu dis.

 

– En effet, dit-il, riant, c’est moi qui prêche, maintenant !… Mais je te vois si désemparée.

 

À ce moment, Lalie entra pour demander si l’on avait besoin de ses services l’après-midi.

 

– Au fait, dit Linou, si Lalie m’accompagnait, non pas jusqu’à Fontfrège, mais jusqu’à la traverse qui permet d’éviter La Garde et abrège, dit-on, d’un tiers le chemin ?…

 

– Volontiers, ma Sœur, répondit Lalie.

 

Jacques protesta un peu mais pour la forme. Après tout, cette course avec Lalie distrairait sa sœur. La brave fille lui raconterait des histoires : elle passait pour avoir bonne ouïe et meilleure langue.

 

Linou demanda à prendre des sentiers détournés, afin de n’avoir pas à traverser le village, où le beau temps devait mettre tout le monde dehors.

 

– Oh ! bien, s’écria Lalie, si vous croyez que tout le monde ne parle pas déjà de votre arrivée !…

 

– Vraiment ?

 

– Avez-vous oublié que La Capelle est célèbre pour ses commères ? Rappelez-vous les plaisanteries de votre oncle Joseph sur les trois « journalistes », comme il les nommait.

 

– Mais elles sont mortes !

 

– Elles ont laissé de la graine : la Catinelle, la Capélière, la Baziloune, – et combien d’autres ! – les continuent et les dépassent.

 

– Et qu’est-ce qu’on raconte, Lalie ?

 

– Ça dépend du parti… Les uns disent que l’on a bien fait de vous chasser de votre couvent…, que c’est honteux de revenir à la maison paternelle après qu’on en a emporté sa dot…, que, sans doute, vous comptez jeter votre voile par-dessus le moulin et vous faire épouser par Garric, que vous avez refusé jadis

 

– Oh ! s’écria douloureusement Linou.

 

– Peuh ! qu’est-ce que toute cette bave peut vous faire ? D’autant que les honnêtes gens – le plus grand nombre encore, n’en doutez pas – vous aiment déjà et ne demandent qu’à vous le prouver. Ils disent que vous êtes une savante et une sainte : et il y en a qui se disposent à venir vous trouver pour vous supplier de ne pas vous en retourner. Tous ceux qui ont connu votre excellente mère affirment que vous lui ressemblez et que votre venue sera une bénédiction pour le pays

 

Linou n’entendait plus.

 

– Elles ont osé direAh ! les mauvaises !… Je leur pardonne ; mais qu’elles me font souffrir !

 

Lalie, ignorante de la sensibilité extrême de la pauvre religieuse, comprit, pourtant, qu’elle était allée trop loin, qu’elle aurait brider sa langue… Mais quoi, la discrétion était son moindre défaut

 

Une fois sur la grandroute, elle reprit la conversation, montrant les changements dans les cultures : des champs fertiles où il n’y avait, jadis, que des bruyères et des ajoncs ; des prés verts remplaçant des landes fauves…, et beaucoup plus de bétail partout ; et des fermes nouvellement bâties au centre des domaines, blanchies à la chaux et toiturées d’ardoise bleue.

 

– Qu’importe cela, ma bonne Lalie, si les gens sont aussi méchants qu’autrefois ?…

 

Le silence s’établit de nouveau. Le soleil de deux heures, haut et ardent, faisait miroiter les silex et les micas du chemin ; à droite, sur les chaumes ras, l’air vibrait du crissement de milliers de sauterelles et de criquets rouges, bleus ou verts. À gauche, au-delà du ravinzigzague la Durenque, le bois de Roupeyrac dormait dans la lumière, évoquant l’ombre et la fraîcheur cachées sous ses futaies, et les sources glacées filtrant au creux de ses combes.

 

– Voilà le raccourci pour Fontfrège, fit tout à coup Lalie, en montrant un chemin profondément encaissé, bordé de chênes et de châtaigniers, et qui dévalait, rapide, vers les gorges. Vous trouverez, là-bas, derrière cette arête de « puech », une grange délabrée et une croix, – la croix des Perdus, comme on l’appelle – et, de là, vous verrez luire les toits du moulin de TerralVoulez-vous que je vous accompagne jusqu’au bout ?… Dois-je vous attendre ici ?

 

– Ni l’un ni l’autre, Lalie. Je ne risque plus de m’égarer, à présent ; et c’est mon frère Jacques qui m’attendra, ce soir, comme avant-hier, au passage de l’autobus

 

La bergerie de Fontfrège ! La croix des Perdus !… Linou se rappelle ces noms pour les avoir entendus dans une circonstance terrible, un soir de Noël, dans la bouche de l’oncle Pataud… Qui aurait dit que, si longtemps après, elle, vieille religieuse expulsée de son couvent, elle verrait ces lieux, qu’elle n’avait jamais vus jadis, mais où s’était noué le drame de sa destinée !… Oui, voilà la bergerie fatale, avec ses vieilles murailles noires, son portail béant et, au pignon, cette meurtrière par laquelle Pataud avait tiré le loup, par laquelle, aussi, il avait vu Mion se pendre au bras de Jean… Et, dix pas plus loin, la croix des Perdus, la si bien nommée, plantée à même un roc de schiste qui lui sert de piédestal.

 

Linou détourne ses yeux de la masure, et va s’agenouiller au pied de la croix, implorant le Christ, à qui elle s’est donnée, le suppliant d’effacer de son cœur tout regret, toute agitation, toute humaine défaillance au contact des gens et des choses du passé.

 

Puis, elle reprend sa descente, aperçoit une maison neuve, des moulins et une belle nappe d’eau où se reflètent les pentes boisées qui l’enserrent de trois côtés. Au-delà de la digue et du ruisseau, des ouvriers établissent une charpente sur des murs fraîchement bâtis : Linou est arrivée à Fontfrège.

 

De grandes exclamations de joie l’accueillent avant qu’elle ait atteint le seuil large ouvert ; et une femme à la taille et à l’allure plutôt viriles, sans beauté, le teint déjà avivé de couperose, descend précipitamment les trois marches du perron, et accourt, les mains tendues, vers la visiteuse.

 

– Bonjour, ma chère Aline, dit-elle, car je devine que vous êtes ma belle-sœur.

 

– En effet… Bonjour, madame Terral, répond Linou, qui ne sait trop comment la nommer.

 

L’autre de se récrier tout en se rengorgeant, car elle est ravie qu’on lui donne du « Madame ».

 

– Dites : Sophie, tout simplement ? minaude-t-elleQue c’est aimable à vous de venir nous voir !… Entrez bien vite : vous avez chaud… Vous êtes donc venue à pied ?

 

– Mais oui.

 

– Il n’y a plus de voiture à La Capelle ? Votre frère aîné n’est vraiment pas gentil

 

– C’est moi qui ai préféré marcher ; ce n’est pas un voyage : une lieue à peine ; et, par les vieux chemins, c’est encore plus court et plus agréable.

 

– Oui, en effet ; et cela permet d’évoquer des souvenirs, ajouta-t-elle avec un air hypocrite, et en regardant fixement Linou, qui ne broncha pointVoici mon fils, qui vous aura aperçue à la descente

 

François entra, en gilet et en casquette de travail, mais sans débraillé dans sa tenue, ni gaucherie dans son allure.

 

– Merci, ma chère tante, de tenir si bien et sitôt votre promesse. Je vais chercher papa.

 

– Non, mon neveu, ne le dérange pas : nous irons le retrouver ensemble ; cela me permettra de visiter votre installation.

 

– Soit : mais reposez-vous un instantMaman, ma tante doit être morte de soif

 

– Du tout, du tout, proteste Sœur MartheMerci, ma belle-sœur, je ne prendrai rien.

 

– Ce sera pour tout à l’heure, alors… Et vous souperez et coucherez ici, n’est-ce pas ?

 

– Impossible, mon cher François ; mon frère aîné m’attendra à la voiture.

 

– Oh ! c’est fâcheux ! crut devoir s’exclamer Sophie. Heureusement que vous ne repartez pas encore de La Capelle, et que l’occasion se retrouvera

 

– Mais j’espère bien que ma tante ne s’en retournera jamais, répondit vivement François.

 

Sa mère le regarda de travers, à la dérobée. Linou se leva.

 

– Allons voir Cadet et ses moulins, mon neveu.

 

– Mais, objecta Sophie, vous allez vous salir, ma belle-sœurLa farine sur votre costume.

 

– Bah ! fait Linou, la farine et moi, nous sommes de vieilles connaissances : j’ai longtemps fait moudre, à La Capelle, avant d’entrer au couvent.

 

Ces mots parurent ironiques à la meunière de Fontfrège, qui n’entrait jamais au moulin, sous prétexte que la folle farine la faisait tousser.

 

Linou, qui n’avait jamais vu d’autres moulins que ceux de son père, fut plus surprise que charmée, en entrant dans le vaste bâtiment que Cadet appelait avec orgueil sa « minoterie ». À travers l’atmosphèrevoltigeait une fine poudre blanche, elle n’aperçut que de grands coffres alignés. François lui expliqua que les uns recouvraient les cylindres broyeurs, et les autres les tamis blutant la farine. Plus de meules ni de trémies ; plus de tic tac joyeux des augettes à tête de cheval versant en cadence le grain dans les tambours… Un sourd bourdonnement, très monotone, provenant du grain écrasé, des tamis tournant dans leurs cages ; un entrecroisement de courroies glissant silencieusement sur des poulies ; presque pas de bruit d’eau en dessous, les turbines ayant remplacé les anciennes roues, et n’exigeant qu’un faible débit ; pas même de sacs de grain empilés dans les coins : froment et seigle descendaient de l’étage supérieur dans les coffres à cylindres… Tout cela vaste, bien éclairé, bien net, extrêmement banal. Un garçon meunier, à figure de mécanicien, surveillait le travail.

 

– Ah ! mes pauvres petits moulins d’autrefois ! ne put s’empêcher de soupirer Linou.

 

– Je suis bien de votre avis, répondit François ; mais c’est le progrès. Allons voir la scierie ; elle est un peu plus intéressante, tout de même.

 

La scierie faisait suite à la minoterie. Sous un vaste hangar, actionnées par la même turbine invisible que les moulins, deux scies : l’une circulaire, à la rotation vertigineuse, débitait, dans un crissement furieux, les pièces de bois de faible grosseur ; l’autre, verticale comme les anciennes, mais avec un agencement perfectionné, fendait les grosses billes de chêne et de hêtre, sans effort, eût-on dit : en tout cas, sans secousses et presque sans trépidation.

 

Cadet allait et venait entre les deux appareils, les surveillant alternativement, tandis que deux aides enlevaient la planche ou poussaient les troncs vers les chariots.

 

– Père ! appela François. Cadet se redressa, vint à sa sœur et lui serra la main.

 

– Tu vois, frère, dit Linou, que si, l’autre jour, faute de m’être renseignée à temps, j’ai passé devant ta maison sans m’y arrêter, j’ai fait diligence pour me le faire pardonner.

 

– Et l’on te pardonne, puisque le péché n’était pas volontaire. Il pesa sur un levier, et la scie verticale s’arrêta doucement.

 

– Gustou, dit Cadet à l’un des aides, surveille la circulaire jusqu’à ce que je revienne.

 

Et tous les trois sortirent du hangar.

 

– Tu as vu mes moulins, Linou…, il y paraît sur ta robe… Comment les trouves-tu ?

 

– Tout cela est si nouveau pour une vieille religieuse !… J’admire sans juger.

 

– Et cette chaussée, reprit Cadet, qu’en dis-tu ?… Elle ne ressemble guère à celle de La Capelle !… Montons là-haut ; tu verras le bel étang.

 

Ils grimpèrent par un escalier ménagé à même le talus de la digue. L’étang s’étendait devant eux, l’eau à deux ou trois mètres en contrebas de la chaussée.

 

– Oh ! un bel étang, en effet ! s’écria Linou.

 

– Six hectares d’étendue et dix mètres de profondeur, ajouta orgueilleusement le meunier.

 

Ils avancèrent de quelques pas.

 

– Voici, continua-t-il, des vannes de dix mètres de large, qu’un levier, placé dans le moulin, pourrait actionner en cas de besoin, et qui mettraient l’étang à sec en dix minutes.

 

Ils avancèrent encore ; et Cadet, étendant la main vers l’autre bord du ruisseau, montra la bâtisse nouvelle, dont on plaçait les chevrons.

 

– Dans quelques mois, dit-il, mon usine à traiter le bois de châtaignier pour la tannerie sera terminée ; et tu verras alors quel mouvement et quel trafic autour de l’ancien moulin des Anguilles… Les Anguilles ! ricana-t-il, j’en ai gardé un morceau, pourtant, de ce légendaire moulin de misère : cette petite masure que tu vois, là-bas, à l’extrémité de la chaussée… J’y établirai un moulin à cidre… Il y a des pommiers, là-haut, autour de La Garde, ainsi qu’à Vayssous et à Mignonac ; les pauvres gens, qui ne peuvent s’acheter du vin, me sauront gré de leur fournir de quoi faire passer leurs châtaignes.

 

– À quoi bon, répondit Linou, puisque tu vas détruire leurs châtaigniers ?…

 

– Oh ! il en restera toujours… dans les endroits où les chars ne peuvent aller.

 

François se taisait. Nous savons qu’il ne voyait pas de bon œil l’entreprise nouvelleEt puis, il écoutait, croyant entendre des rires et des propos venant du bâtiment en construction, et qui lui paraissaient offensants pour Sœur Marthe. Il lui sembla même que le fameux Rascal avait imité le cri du corbeau. Cadet devait avoir entendu aussi, car il proposa assez vivement de rentrer à la maison, où Linou dut, malgré ses habitudes de moniale, accepter du café et des gâteaux.

 

Son frère lui renouvela son invitation de la veille, et insista même assez fortement pour qu’elle vint habiter Fontfrège.

 

– Je te remercie bien sincèrement, mon cher Cadet, répondit Linou ; mais outre, je le répète, que Jacques a besoin de moi pour tenir sa maison, et que je veux être aussi près que possible de notre vieux père, je m’attends à repartir au premier jour, et pour je ne sais quelle destination…, peut-être l’Angleterre, l’Italie ou l’Amérique

 

Et ce refus, qui réjouissait secrètement Sophie, rembrunissait M. le Maire : pour la femme, le séjour de Linou à Fontfrège eût été un dérangement, une sujétion ; pour le mari, qui y voyait de plus loin, c’eût été un moyen d’accaparer peu à peu sa sœur, de la soustraire aux influences de Jacques et du père Terral.

 

Quant à François, on le sentait nerveux et préoccupé. Il aimait beaucoup sa tante ; mais il aimait aussi son oncle et son grand-père ; et il préférait les savoir tous groupés là-haut, devinant bien que tous les trois seraient ses alliés quand il déclarerait son amour pour la blonde Cécile Garric.

 

Quand la trompe de l’autobus retentit sur la route, Sœur Marthe se leva, remercia sa belle-sœur et son frère de leur accueil, et promit de revenir les voir souvent.

 

Son neveu l’accompagna jusqu’à la voiture, lui disant :

 

– J’aurais voulu monter avec vous, ma tante, au moins jusqu’à La Garde ; mais j’ai encore affaire ici. Dès que je serai un peu libre, j’irai à La Capelle : j’ai besoin d’un conseil de vous et de mon oncle. À bientôt

 


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