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Chap.
1 I| je fis connaissance avec Bernard…~ ~ ~ ~Mais avant tout, 2 I| première fois connaissance avec Bernard, dit l’Éveillé et le Vire-Loup. 3 I| nous, tantôt chez le père Bernard, dit Tape-à-l’Œil, afin 4 I| sous la conduite de la mère Bernard, qui était une femme très-respectable 5 I| trois ans, qu’on appelait Bernard l’Éveillé, lorsqu’au détour 6 I| hiver, lorsque tout à coup Bernard l’Éveillé se jette au-devant 7 I| enveloppé dans la veste de Bernard, poussait de sourds hurlements, 8 I| ce moment pour délivrer Bernard. Le loup fut tué d’un coup 9 I| de grands compliments à Bernard pour son courage, et l’on 10 I| devinez aisément comment Bernard fut reçu par mon père lorsqu’ 11 I| avait tirée. De ce jour-là, Bernard devint notre ami le plus 12 I| campagne sans y inviter Bernard, qui, de son côté, ne se 13 II| comme vous pensez bien, Bernard l’Éveillé, Bernard le Vire-Loup, 14 II| bien, Bernard l’Éveillé, Bernard le Vire-Loup, mon sauveur 15 II| le Vire-Loup, mon sauveur Bernard.~ ~ ~ ~Je ne vous apprendrai 16 II| du Paradis, sans rougir. Bernard avait dix-sept ans, et j’ 17 II| contents ; les camarades de Bernard faisaient la cour aux autres 18 II| Aussi étions-nous heureux, Bernard et moi, parfaitement heureux, 19 II| bonheur durerait toujours. Bernard était un grand garçon, leste, 20 II| leur fille.~ ~ ~ ~Souvent Bernard me disait : « Ma petite 21 II| mon tour :~ ~ ~« Mon bon Bernard, mon cher Vire-loup, je 22 II| est pas assez », disait Bernard.~ ~ ~ ~Et nous commencions 23 II| toujours quelque chose à Bernard, car les disputes d’amoureux 24 II| allaient finir.~ ~ ~ ~Quand Bernard eut vingt ans et moi dix-sept, 25 II| établis. Pouvais-je épouser Bernard pour le voir s’enrôler six 26 II| résolution. Comme les parents de Bernard étaient riches et avaient 27 II| remplaçant à mon pauvre Bernard ; car si l’argent est bien 28 II| fit reculer les parents de Bernard, et qu’il fut résolu qu’ 29 II| ne sais pas ce que pensa Bernard ; mais il fit bonne contenance 30 II| comme aujourd’hui, foi de Bernard ! » Je le crus sur parole, 31 II| est la loi… Et après tout, Bernard, s’il y a guerre, tu reviendras 32 II| du tirage, et mon pauvre Bernard, plus mort que vif, s’en 33 II| ne m’avait pas soutenue. Bernard s’avança vers nous :~ ~ ~« 34 II| retour ! Il me semblait voir Bernard pour la dernière fois. Vous 35 III| III~ ~ ~ ~Bernard et moi nous assistions au 36 III| Ah ! dit le père Bernard, il est bien dur de travailler 37 III| pour engager les parents de Bernard à faire donner un remplaçant 38 III| fils. Ce fut la mère de Bernard qui répondit à son mari.~ ~ ~« 39 III| mais aimerais-tu mieux que Bernard partît pour l’armée, qu’ 40 III| ne penserais-tu pas que Bernard est là-bas, qu’il a froid, 41 III| ai pas d’autre enfant que Bernard, et je veux voir les siens 42 III| Crois-tu que je n’aime pas Bernard autant que toi, et que je 43 III| toi. Allons, viens ici, Bernard, et toi, ma petite Rose-d’ 44 III| vendes ! s’écria mon pauvre Bernard. Je ne veux pas que ma mère 45 III| pour notre mariage, le père Bernard avait trouvé un bourgeois 46 III| l’affaire est faite, et Bernard va se marier. C’est Malingreux 47 III| renouvellements. Enfin, Bernard est sauvé de la conscription, 48 III| si loin. Rose-d’Amour et Bernard seront bien aises de se 49 III| J’avais pris le bras de Bernard, et nous marchions les premiers 50 III| dansais de mon mieux avec Bernard sans que personne s’occupât 51 III| Quant au père de Bernard, il était d’une gaieté folle ; 52 III| faubourg. C’était la maison de Bernard qui brûlait. Sa mère, restée 53 III| Allons, dit le père Bernard, plus de maison, plus d’ 54 III| plus de remplaçant, plus de Bernard. Mes enfants, il faut vous 55 III| enfants, il faut vous séparer, Bernard partira dans dix jours. 56 III| croyez-moi, c’est beaucoup. »~ ~ ~Bernard ne dit pas un mot : on aurait 57 III| avais plus rien à refuser à Bernard.~ ~ 58 IV| personne ne le sût, excepté Bernard, je n’osais lever les yeux 59 IV| était d’autant plus vive que Bernard, son père et sa mère étant 60 IV| matin et soir, en face de Bernard. Moi, si vive autrefois, 61 IV| tristesse de voir partir Bernard. Il me fit plusieurs questions, 62 IV| étonnera peut-être, c’est que Bernard lui-même paraissait presque 63 IV| Ma femme, dit le vieux Bernard, je n’ai que cinquante-trois 64 IV| Eh ! pauvre mère ! dit Bernard.~ ~ ~– Tais-toi, dit-elle, 65 IV| vieux Sans-Souci, et les Bernard ont toujours eu la tête 66 IV| qu’une fille ici et que Bernard n’en trouverait pas d’autre 67 IV| brûlée qu’est ma maison, Bernard n’est pas encore un parti 68 IV| du coin de l’œil au père Bernard.~ ~ ~« Oui, oui, j’entends 69 IV| Vous avez l’air de dire à Bernard : Laisse couler l’eau, ou : 70 IV| pleurer comme moi mon pauvre Bernard et de le tirer d’embarras 71 IV| Comment ? dit le vieux Bernard.~ ~ ~– J’irai chez le maire, 72 IV| va pas, reprit le vieux Bernard.~ ~ ~– Oui, n’y va pas ! 73 IV| que j’ai nourris ! Pauvre Bernard, pauvre ami, soutien de 74 IV| fondit en larmes et embrassa Bernard en sanglotant pendant plus 75 IV| moment que nous attendions, Bernard et moi, sans nous le dire. 76 IV| du loisir.~ ~ ~ ~Je menai Bernard dans ma chambre. Il s’assit 77 IV| sans nous faire rougir, et Bernard évita avec soin tout ce 78 IV| garder.~ ~ ~ ~Le lendemain, Bernard partit avec les conscrits 79 V| le lendemain du départ de Bernard.~ ~ ~ ~Ce ne fut pas sans 80 V| et franchement, excepté Bernard, les garçons ne m’avaient 81 V| histoire de mes amours avec Bernard, – car le pauvre Bernard 82 V| Bernard, – car le pauvre Bernard avait pris tous ses camarades 83 V| il commença à me dire que Bernard ne reviendrait jamais, qu’ 84 V| baisser et prendre, que Bernard n’était certainement pas 85 V| résolue à n’aimer jamais que Bernard et à l’attendre éternellement. 86 V| mois après le départ de Bernard, un matin, je me sentis 87 V| pas su me garder contre Bernard.~ ~ ~ ~À cette découverte 88 V| confiance ; c’était la mère de Bernard.~ ~ ~ ~Elle seule pouvait 89 V| as-tu des nouvelles de Bernard ?~ ~ ~– Non, lui dis-je 90 V| besoin d’aller au bois avec Bernard ! N’aurais-tu pas dû l’empêcher 91 V| allons-nous devenir ?~ ~ ~ ~Bernard est en Afrique et ne reviendra 92 V| l’arrivée de la mère de Bernard. Contre son usage, mon père 93 V| bien aise maintenant que Bernard soit parti pour l’armée 94 V| retardé. Il m’ennuyait, ce Bernard. Il était toujours ici, 95 V| et empêcher la mère de Bernard de lui tout apprendre. Je 96 V| entendre.~ ~ ~– Oh ! oh ! mère Bernard, dit mon père, vous êtes 97 V| laissant seul avec la mère de Bernard.~ ~ 98 VI| entendis rien. La mère de Bernard parlait à voix basse, et 99 VI| premier mouvement. La mère de Bernard, au bout d’un moment, recommença 100 VI| ni bonsoir à la mère de Bernard, il sortit et alla s’asseoir 101 VI| et j’allai prier la mère Bernard de le faire chercher partout.~ ~ ~ ~ 102 VI| n’y trouvai que le vieux Bernard.~ ~ ~« Ma femme m’a tout 103 VI| C’est bien la faute de Bernard autant que la tienne. Je 104 VI| personne.~ ~ ~– Oh ! père Bernard !~ ~ ~– Eh ! mon enfant, 105 VI| toi jusqu’à l’arrivée de Bernard, si tu veux qu’il t’épouse ; 106 VI| mon père ? dis-je au vieux Bernard.~ ~ ~– J’irai le chercher, 107 VI| interrompit :~ ~ ~« Laisse-nous, Bernard. Je veux lui parler seul. »~ ~ ~ 108 VI| en attendant le retour de Bernard, tu es libre. Je ne te dirai 109 VI| coutume. Alors la mère de Bernard fit entendre qu’elle en 110 VI| le temps. N’empêche que Bernard est un fameux gaillard et 111 VI| nous faire l’éloge de son Bernard. Un joli garçon, n’est-ce 112 VI| gagner dix sous !…~ ~– Mon Bernard ! un va-nu-pieds ! Eh bien ! 113 VI| Un fameux coq ! ce Bernard ! Ne dirait-on pas que les 114 VI| un vilain singe comme ton Bernard ?~ ~ ~– L’abandonnée du 115 VI| abandonnée du ciel, et si Bernard avait voulu… Demande plutôt 116 VI| plutôt à…~ ~ ~– À qui, mère Bernard ?~ ~ ~– À mon bonnet, bavarde ! 117 VI| mais ce n’est ni moi, ni Bernard, ni le vieux Sans-Souci, 118 VI| devenir grand’mère, mère Bernard ? »~ ~ ~La pauvre femme 119 VI| maison. Le père et la mère de Bernard venaient nous voir souvent, 120 VI| nous parlions ensemble de Bernard, du moins quand mon père 121 VII| Un soir, la mère de Bernard entra chez nous avec son 122 VII| voici des nouvelles de Bernard. Il n’est pas mort, il n’ 123 VII| courait à bride abattue et que Bernard, qui était à pied et qui 124 VII| Voyons, dit le vieux Bernard, donne-moi la lettre pour 125 VII| par-dessus toute chose, mère Bernard, excepté toutefois ma chère 126 VII| Ton fils honoré,~ ~ ~« Bernard. »~ ~« Dis à Rose-d’Amour 127 VII| qu’au bonheur de revoir Bernard, et, s’il faut le dire, 128 VII| et j’enviai la mère de Bernard, qui pouvait s’en aller 129 VII| reçu leur dot. Toi, attends Bernard, puisqu’il le faut, et élève 130 VIII| Personne, excepté le vieux Bernard, ne s’occupa de me relever ; 131 VIII| ranimée par les soins du père Bernard, je pus sortir du cimetière 132 VIII| rentrai chez moi, le vieux Bernard me quitta. C’était un honnête 133 VIII| seul contre tous. La mère Bernard, quoi qu’elle aimât beaucoup 134 VIII| étais seule au monde, que Bernard m’avait oubliée ou m’oublierait 135 VIII| car les parents mêmes de Bernard m’avaient abandonnée, et 136 VIII| prendre la succession de Bernard ? »~ ~ ~Matthieu l’entendit 137 VIII| j’y trouvai la mère de Bernard, qui gardait ma petite fille 138 VIII| de s’engager et d’engager Bernard. D’ailleurs, son mari pouvait 139 VIII| expiée ; que le départ de Bernard, la mort de mon père, la 140 VIII| cette vie avant le retour de Bernard, je pouvais espérer, ne 141 IX| me séparaient encore de Bernard. Lui seul me restait sur 142 IX| ouvrières), mais la mère Bernard aurait dû me lire ses lettres.~ ~ ~ ~ 143 IX| répondait toujours :~ ~ ~« Bernard va bien, il sera sergent 144 IX| avais peine à croire que Bernard pût être colonel, et cependant, 145 IX| su depuis que la mère de Bernard ne me disait pas tout. Son 146 IX| toute liberté, et la mère de Bernard, qui commençait à se dégoûter 147 IX| âge de vingt-deux ans ; Bernard n’avait plus que deux ans 148 IX| chez moi, et la mère de Bernard venait quelquefois chez 149 IX| moi depuis le départ de Bernard se réveilla de nouveau, 150 IX| Quand je vis que Bernard ne m’écrivait pas et que 151 IX| colonel.~ ~ ~– Au colonel Bernard ?~ ~ ~– Oui, au colonel 152 IX| Oui, au colonel Bernard.~ ~ ~– Eh bien ! viens quand 153 IX| oui, je le sais, tu aimes Bernard ; mais pense-t-il encore 154 IX| je ne serai pas jaloux de Bernard. Je te prends telle que 155 IX| trop tendre souvenir de Bernard.~ ~ ~ ~Comme il vit que 156 IX| meilleur et le plus sûr après Bernard ; mais ce mariage est impossible, 157 IX| Dieu, je suis la femme de Bernard, et je ne dois entendre 158 X| Matthieu, le père et la mère Bernard, qui avaient été jusqu’alors 159 X| raconté son histoire, le père Bernard hocha la tête et dit à sa 160 X| père, j’empêcherai bien Bernard de l’épouser.~ ~ ~– Et moi 161 X| perdre de temps, la mère Bernard vint chez moi pour m’annoncer 162 X| toi ; moi, je pense à mon Bernard, et je ne serais pas bien 163 X| indignée, vous pouvez dire à Bernard ce qu’il vous plaira, mais 164 X| appris de mes camarades que Bernard allait revenir ; on disait 165 X| certaines.~ ~ ~ ~La mère de Bernard commença à parcourir le 166 X| Pour moi, qui attendais Bernard avec plus d’impatience qu’ 167 X| matin dans mon atelier que Bernard devait arriver le soir par 168 X| par la diligence. Le père Bernard devait aller l’attendre 169 X| temps, je vis les amis de Bernard et son père arrêter la diligence, 170 X| aussi s’il fallait attendre Bernard, ou bien si je ne ferais 171 X| aussi ; mais c’était bien Bernard. Il avait penché son képi 172 X| était voisin de celui de Bernard, sous un berceau que mon 173 X| joie des amis, et le vieux Bernard qui buvait à la santé de 174 X| entendis aussi la voix de Bernard ! mais il me parut moins 175 X| nous, amis, buvons. »~ ~ ~Bernard monta dans sa chambre, et 176 X| et j’entendis le vieux Bernard qui chantonnait un air à 177 XI| Le lendemain fut pareil. Bernard passa et repassa devant 178 XI| moment la force d’oublier Bernard et de me faire à moi seule 179 XI| craindre la rencontre de Bernard. Je ne voulais pas qu’il 180 XI| aperçurent bien vite que Bernard ne pensait plus à moi. On 181 XI| quelque envie d’épouser Bernard, causait avec lui.~ ~ ~« 182 XI| Pourquoi ? demanda Bernard.~ ~ ~– N’avez-vous pas trompé 183 XI| pauvre Rose-d’Amour. »~ ~ ~Bernard devint sombre tout à coup.~ ~ ~« 184 XI| La conversation de Bernard et de cette fille me fut 185 XI| autres. »~ ~ ~Ces paroles de Bernard me rejetèrent de nouveau 186 XI| soigneusement la porte, j’écrivis à Bernard une lettre que voici :~ ~ ~« 187 XI| lettre que voici :~ ~ ~« Bernard, tu m’as perdue, tu m’as 188 XI| sachiez que les paroles de Bernard n’avaient pas été rapportées 189 XI| lui-même. Il alla donc trouver Bernard.~ ~ ~ ~C’était après la 190 XI| après la journée terminée. Bernard, fatigué de son travail, 191 XI| m’imposent pas, dit-il à Bernard. Je suis bon tout comme 192 XI| Amour.~ ~ ~– Oh ! oh ! dit Bernard, que ce ton-là et la sincérité 193 XI| sauf ton respect, la mère Bernard a menti comme tous les autres. 194 XI| épouse.~ ~ ~– Toi ? dit Bernard étonné.~ ~ ~– Oui, moi, 195 XI| récompenses.~ ~ ~– Mais, dit Bernard toujours défiant, quel intérêt 196 XI| faire épouser ?~ ~ ~– Pauvre Bernard ! tu es bien de la race 197 XI| Mais enfin, dit Bernard qui doutait toujours, tu 198 XI| Écoute, interrompit Bernard, tu es un honnête homme, 199 XI| Eh bien ! allons, dit Bernard… Ah ! si tu avais dit la 200 XI| leur mine que Jean-Paul et Bernard venaient chercher une explication 201 XI| parler en particulier, dit Bernard. Fais sortir tes enfants.~ ~ ~– 202 XI| bâton de houx. À cette vue Bernard, qui comprit sa pensée, 203 XI| peu loin des maisons, dit Bernard. Il ne faut pas que personne, 204 XI| éloigné.~ ~ ~« C’est là, dit Bernard. Arrêtons-nous. On dit Matthieu, 205 XI| langues.~ ~ ~– Voyons, dit Bernard, qui commençait à s’échauffer, 206 XI| couverte de sang. De son côté, Bernard se lavait aussi les mains 207 XI| Ah ! misérable, s’écria Bernard, tu l’avoues donc ?~ ~ ~– 208 XI| pas parlé plus tôt ? dit Bernard.~ ~ ~– Pour te donner confiance. 209 XI| les tiennes. »~ ~ ~Quand Bernard entendit ces paroles, il 210 XI| y crève, s’il veut ! dit Bernard ; il l’a bien mérité ! »~ ~ ~ 211 XI| qu’il fut dans son lit, Bernard le quitta pour venir se 212 XI| se réconcilier avec moi. Bernard courait si vite que l’autre 213 XI| moi ! c’est moi ! » criait Bernard.~ ~ ~ ~Je reconnus cette 214 XI| comme je ne répondais pas, Bernard frappa si violemment la 215 XI| aussitôt.~ ~ ~ ~À ces mots Bernard s’élança vers mon lit, et 216 XI| demandait mille fois Bernard.~ ~ ~ ~Pour toute réponse, 217 XI| bonheur lui faisait mal.~ ~ ~ ~Bernard passa la moitié de la nuit