Chap.

  1     I|         la chambre, derrière Jean Louarn et sa femme, s’élevait le
  2     I|      vendre avant l’hiver, ajouta Louarn.~ ~ ~ ~Puis il se tut. Le
  3     I|           en sursaut. D’instinct, Louarn avait fait un pas en avant,
  4     I|         blouse.~ ~ ~– Crains pas, Louarn, c’est moi ; j’apporte une
  5     I|           courir les chemins, dit Louarn.~ ~ ~– Vous demeurez si
  6     I|        épais.~ ~ ~– Rentrons, dit Louarn.~ ~ ~ ~Tandis qu’il fermait
  7     I|        pour être nourrice !~ ~ ~ ~Louarn devint sombre. Ses joues
  8     I|          la table, voyant combien Louarn était troublé.~ ~ ~– Demain
  9     I|        son mari : et elle regarda Louarn.~ ~ ~ ~Il n’avait pas bougé.
 10     I|            Jean ? dit-elle ; Jean Louarn ?~ ~ ~ ~Il s’approcha lentement,
 11     I|             Les hautes épaules de Louarn se levèrent :~ ~ ~– Que
 12     I|           où tu vas ! » avait dit Louarn. Ils ne le savaient pas
 13     I|     plaindre. La closerie de Jean Louarn était muette. L’homme dormait,
 14    II|            Depuis une heure, Jean Louarn avait quitté Ros Grignon
 15    II|        elle tout entière, dès que Louarn avait dit : « Il est cinq
 16    II|                Bonjour, maîtresse Louarn ! dit-elle.~ ~ ~ ~Donatienne
 17    II|           la carriole, tandis que Louarn tenait le cheval par la
 18    II|         elle n’avait aucune idée. Louarn semblait uniquement occupé
 19    II|          d’arriver au bourg, Jean Louarn, à une côte, se pencha vers
 20    II|        ouverte.~ ~ ~– Adieu ! dit Louarn.~ ~ ~ ~Elle ne l’entendit
 21   III|          la haute stature de Jean Louarn se dressa sur la colline
 22    IV|           naissants du blé.~ ~ ~ ~Louarn revenait de la forêt où
 23    IV|         laissant la ferme dès que Louarn était parti, pour aller
 24    IV|           à cause des pensées que Louarn avait  renfermer en lui,
 25    IV|       jeune comme elle l’est !… » Louarn avait levé vers lui ses
 26    IV|          la tête du closier. Jean Louarn s’arrêta, et observa avec
 27    IV|           cultivé la lande, pensa Louarn. Si j’essayais ? Il y aurait
 28    IV|          enfin une lettre, maître Louarn. Elle vous a écrit, notre
 29    IV|           bonnet.~ ~ ~– Maîtresse Louarn donne donc de bonnes nouvelles ?
 30    IV|       doute, elle revient ?~ ~ ~ ~Louarn, redressé, regarda, du haut
 31    IV|     habituelle de vague ennui, et Louarn, qui voulait confier à quelqu’
 32    IV|     merles s’enfuirent en criant. Louarn entendit le glissement de
 33    IV|     colline, battirent des mains. Louarn coupa les dernières fibres
 34    IV|      jour-là, les jours suivants, Louarn continua son œuvre. Il y
 35    IV|          couraient sous les lits. Louarn l’écrivit à sa femme, qui
 36    IV|         graines si vite perdues ! Louarn abandonna la serpe, et prit
 37    IV|         longs, cependant, puisque Louarn attendait cette lettre qui
 38     V|      semaine d’avant, signifier à Louarn de payer ses fermages arriérés,
 39     V|         la maison de Ros Grignon, Louarn s’interrompit de faucher
 40     V|      favoris blancs, pour voir si Louarn le laisserait faire le trajet
 41     V|          d’avancer d’un pas. Mais Louarn restait immobile. Ce fut
 42     V|         pas reproche, interrompit Louarn. Même tu fais bien, puisque
 43     V|   donnes-tu encore ?~ ~ ~– Maître Louarn, nous sommes aujourdhui
 44     V|                Tu seras payé, dit Louarn, je lui ferai passer une
 45     V|     pouvait plus voir les yeux de Louarn, et il s’apprêtait à lire
 46     V|          lis pas tes papiers, dit Louarn. Je n’écouterai rien, je
 47     V|         ai besoin de vous, maître Louarn.~ ~ ~– Non, tu n’as pas
 48     V|           le coffre…~ ~ ~– Maître Louarn, je n’ai jamais vu personne
 49     V|         chose que je retiens, dit Louarn, c’est le portrait qui est
 50     V|         rentra en criant de peur. Louarn, à grands pas, par la traverse,
 51     V|         de commisération, dès que Louarn avait passé ; d’autres,
 52     V|           carrefour, au momentLouarn tournait pour aller au bureau
 53     V|               Au nom de sa femme, Louarn eut l’air de sortir du rêve,
 54     V|       était gravé dans le cœur de Louarn. « L’enfant est mort ! »
 55     V|          traversaient l’esprit de Louarn, qui les rejetait toutes,
 56     V|         malheur chez vous, maître Louarn ?~ ~ ~– Il n’y a que la
 57     V|               Pour rien au monde, Louarn n’aurait voulu avouer le
 58     V|         La vitre se referma. Jean Louarn se sauva par une rue où
 59     V|          petit sentier de gauche. Louarn toucha le bord de velours
 60     V|          D’ici à dimanche, reprit Louarn, elle aura eu bien des fois
 61     V|   interrogèrent le visage rude de Louarn, et quelque chose dans leur
 62     V|        Ros Grignon était déserte. Louarn fut presque satisfait de
 63     V|       bouts d’écorce surchauffée. Louarn dormit plusieurs heures.
 64     V|          rire faux qui inquiétait Louarn.~ ~ ~– Moi ? Je suis venue
 65     V|      chambre et m’appeler, reprit Louarn en se levant.~ ~ ~ ~Elle
 66     V|           à cause de vous, maître Louarn.~ ~ ~ ~Il ne répondit pas,
 67     V|           ne l’en béniraient pas. Louarn, alors, se remettait à espérer
 68     V|    servante, aux rares momentsLouarn la rencontrait, lui adressait
 69     V|           fermes où l’on devait à Louarn un petit compte arriéré
 70     V|           et parcourait la terre. Louarn entra, les poings serrés,
 71     V|       cheveux. Elle s’approcha de Louarn, qui s’était assis sur l’
 72     V|          ne reviendra pas, maître Louarn. C’est aussi que vous pourriez
 73     V|         une sur l’épaule du grand Louarn, et ses yeux ajoutèrent
 74     V|          elle avait sauté dehors. Louarn entendit son éclat de rire
 75     V|    tranquilles, vous autres ! dit Louarn.~ ~ ~ ~Il rentra précipitamment,
 76     V|         océan, seul voyageur avec Louarn dans la forêt déserte. Le
 77     V|   Donatienne avec un pauvre comme Louarn. Mais, dans le malheur où
 78     V|          Mais, dans le malheurLouarn était plongé, les moindres
 79     V|            Va vers eux !~ ~ ~ ~Et Louarn allait. La forêt devenait
 80     V|       partent plus de dix routes, Louarn se trompa de chemin. Il
 81     V|          passait dans l’esprit de Louarn, et, à chaque fois qu’il
 82     V|       mulets et en lubines.~ ~ ~ ~Louarn entendit, à l’intérieur
 83     V|         ses traînées à anguilles. Louarn s’approcha des brandons
 84     V|         marché toute la nuit, fit Louarn. Donnez-moi un morceau de
 85     V|      disent de Donatienne ?~ ~ ~ ~Louarn, dans le demi-jour qui commençait
 86     V|   connaissez mieux que nous, Jean Louarn ! Êtes-vous donc venu ici
 87     V|      notre fille ?~ ~ ~– Non, dit Louarn, je ne veux point vous offenser.~ ~ ~–
 88     V|          heureuse avec vous, Jean Louarn, elle ne l’aurait pas fait !~ ~ ~–
 89     V|         elle ne le sait pas ! fit Louarn en se levant, et en posant
 90     V|           attendirent les mots de Louarn comme un oracle.~ ~ ~ ~Jean
 91     V|       comme un oracle.~ ~ ~ ~Jean Louarn regarda un moment le coin
 92     V|     Puisque tu ne reviendras pas, Louarn, tu pouvais au moins manger
 93     V|         la femme.~ ~ ~ ~Mais Jean Louarn, sans rien répondre, enfonça
 94    VI|       avec les volées de cloches. Louarn en eut peur. Il tourna autour
 95    VI|          de s’ouvrir.~ ~ ~ ~Quand Louarn fut assis près de lui, on
 96    VI|          fut donc pas surpris que Louarn vînt lui confier sa peine.
 97    VI|          devant les heureux. Jean Louarn sentit cette pitié du regard
 98    VI|        par la douleur, mon pauvre Louarn. Lui ressembles-tu par le
 99    VI|           je te parle ainsi, Jean Louarn, mais j’ai toujours pensé
100    VI|       partie.~ ~ ~– Et nous ! dit Louarn.~ ~ ~– Vous autres, vous
101    VI|          noir dans ta lande, Jean Louarn, leur en voudrais-tu de
102    VI|         me laisser vendre !~ ~ ~– Louarn, dit doucement l’abbé, c’
103    VI|             Dans ma peine, reprit Louarn, il m’est arrivé de penser
104    VI|     montrait tout l’horizon. Pour Louarn, et pour beaucoup de Bretons
105    VI|             Voilà, justement, fit Louarn. J’ai son portrait, que
106    VI|           debout, aussi grand que Louarn et plus large d’épaules.
107   VII|      route de Moncontour. C’était Louarn, dont les meubles avaient
108   VII|          le pauvre closier.~ ~ ~ ~Louarn ne se cachait plus. Il commençait
109   VII|           entre les deux enfants. Louarn sentit peut-être qu’il en
110   VII|           attendait le passage de Louarn. Celui-ci longea le mur
111   VII|        avaient fait le malheur de Louarn, leva le poing, comme pour
112  VIII|              LE VOYAGE~ ~ ~ ~Jean Louarn marchait depuis des heures,
113  VIII|       celui-là ?~ ~ ~– C’est Jean Louarn, tu sais bien, le pauvre
114  VIII|     humides encore des larmes que Louarn n’avait pas entendues. Un
115  VIII|           et bleuissait avec eux. Louarn n’osa pas pénétrer bien
116  VIII|           malheur et à en parler. Louarn, en lui répondant, pensait
117  VIII|         une heure et demie…~ ~ ~ ~Louarn fut réveillé en sursaut
118  VIII|            monsieur, dit vivement Louarn.~ ~ ~– D’où donc ?~ ~ ~–
119  VIII|          et un chapeau de paille. Louarn crut d’abord que ce riche
120  VIII|        qui formaient le bagage de Louarn, et dit aussitôt, de la
121  VIII|         de la petite charrette de Louarn.~ ~ ~– Je commence le voyage,
122  VIII|      bleutés, si tristes, de Jean Louarn ; puis il eut un haussement
123  VIII|                L’instant d’après, Louarn se trouvait seul, debout
124  VIII|          tard, ma mignonne.~ ~ ~ ~Louarn pensait : « Comme elle raisonne
125  VIII|         est long à venir en août, Louarn s’était mis au travail et
126  VIII|       pour les autres.~ ~ ~ ~Jean Louarn était de ceux-là. Il était
127  VIII|         qui n’ont plus de mère. » Louarn avait dit, en effet, ne
128  VIII|         il aurait creusé le fond, Louarn avait le sentiment de ne
129  VIII|     quelque reste de chez lui. Et Louarn crut d’abord que cela l’
130  VIII|         et d’un tel dénuement que Louarn en fut saisi. Appuyé sur
131  VIII|   maintenant. Un autre ! Ô pauvre Louarn ! Comme cela est près de
132  VIII|   berceaux, toute la vie ? Pauvre Louarn ! Les baisers d’autrefois
133  VIII|        reste longtemps ici, pensa Louarn ; ça me rappelle trop la
134  VIII|        une voix.~ ~ ~ ~Lentement, Louarn tourna la tête, et, sur
135  VIII|      travail. Le dernier de tous, Louarn sortit de l’étang, et, avec
136  VIII|    recommencé à se moquer de Jean Louarn, qui refusait de se joindre
137  VIII|           ne riait jamais. Il vit Louarn plus renfrogné, plus taciturne
138  VIII|       femme…~ ~ ~– Tais-toi ! dit Louarn à voix basse. Mais l’autre,
139  VIII|          autant plus qu’il voyait Louarn s’émouvoir enfin, continua :~ ~ ~–
140  VIII|             Elle est morte ! cria Louarn.~ ~ ~– Tu ne le dirais pas
141  VIII|        temps d’en dire davantage. Louarn, jetant sa pelle, avait
142  VIII|          Le Boulonnais fondit sur Louarn, la tête en avant, pour
143  VIII|           D’un mouvement de côté, Louarn évita le choc ; ses reins
144  VIII|            à cinq mètres du bord. Louarn se retourna aussitôt vers
145  VIII|          taureaux de combat. Mais Louarn continua sa route, balançant
146  VIII|         dans la charrette à bras, Louarn, au moment de lever son
147  VIII|          emmailloté, promené, que Louarn ne put s’empêcher d’avoir
148  VIII|         en voyage.~ ~ ~ ~Le soir, Louarn coucha dans une autre ferme,
149  VIII|       maintenait à peu près beau. Louarn voyageait deux ou trois
150  VIII|           la batteuse. Mais quand Louarn quittait la ferme, elles
151  VIII|    enfants, il faisait du chemin. Louarn évitait le plus possible
152  VIII|          allait en miettes.~ ~ ~ ~Louarn savait bien que ces jours
153  VIII|          la tête dans les épines. Louarn, un peu de côté, à moitié
154  VIII|  traversés collaient aux épaules. Louarn s’aperçut que Joël était
155  VIII|           de droite et de gauche. Louarn n’avait qu’une pensée : «
156  VIII|           d’eau.~ ~ ~– Enfin, dit Louarn, tu vas te chauffer, ma
157  VIII|         quand elles eurent aperçu Louarn et le mouvement qu’il faisait
158  VIII|           rien vous donner.~ ~ ~ ~Louarn, dont les dents claquaient,
159  VIII|    demande pas la charité, reprit Louarn. J’ai un enfant qui est
160  VIII|           complètement du côté de Louarn, qui s’était penché au-dessus
161  VIII|             Regardez plutôt ! dit Louarn. L’ouvrier fit une moue
162  VIII|           qu’il me faut, répondit Louarn. Je voudrais quelqu’un qui
163  VIII|      route, vous comprenez !…~ ~ ~Louarn laissa retomber le vêtement
164  VIII|          de son veston. Mais Jean Louarn, tout à coup, se redressa.
165  VIII|          dirai quoi faire, reprit Louarn aussitôt. Viens seulement ?…
166  VIII|           dans la rue, hésita. Et Louarn, ne recevant pas de réponse,
167  VIII|              Non, il y avait… dit Louarn.~ ~ ~ ~Et il avançait toujours,
168  VIII|         une confidence triste, et Louarn, au contraire, le cou tendu
169  VIII|           Il m’est arrivé, disait Louarn, des peines que je ne peux
170  VIII|         la plaine mouillée.~ ~ ~ ~Louarn serrait la main de Noémi,
171  VIII|           à mesure qu’il écoutait Louarn. Sa barbiche blanche se
172  VIII|       colline, et parmi les pins, Louarn sortait de la ferme où il
173  VIII|         moins de courage que Jean Louarn. Il ne put parler. Il montra
174  VIII|   direction de l’Orient.~ ~ ~ ~Et Louarn descendit la colline, n’
175  VIII|         qu’il s’allongeait, comme Louarn l’avait espéré.~ ~ ~ ~Le
176  VIII|          orage qui ne gronde pas. Louarn avait faim ; Noémi avait
177  VIII|        lichens, sa terre poreuse. Louarn pensa : « J’atteindrai ce
178  VIII|     pressées comme une éponge, et Louarn revint vers les petites.~ ~ ~ ~
179  VIII|          des feuilles sèches, dit Louarn ; prends les allumettes,
180  VIII|         manquait dessous. Par là, Louarn, par là, tu avais jadis,
181  VIII|          ne porte pas de ce côté. Louarn s’approche, courbé, attentif,
182  VIII|           donne pas, Noémi ! crie Louarn. Je te le défends !~ ~ ~ ~
183  VIII|          avait regardé du côté de Louarn… Elle disait :~ ~ ~– Veux-tu
184  VIII|          soupe ?~ ~ ~– Non ! cria Louarn. Allez-vous-en !… Je ne
185  VIII|           de bonnet. Elle observa Louarn un long moment. Le feu jaillit
186  VIII|           sans cesser de regarder Louarn, dit, mais d’un autre ton,
187  VIII|           vite et n’attendait pas Louarn, qui retenait sur la pente
188  VIII|         entre ses dents blanches. Louarn au milieu du chemin et traînant
189  VIII|         au bas des vignes. Jamais Louarn n’avait senti si vivement
190  VIII|          figure se redressait, et Louarn regardait le ciel tout plein
191  VIII|          élargie vers l’ouest. Et Louarn, que rien n’avait ému vivement
192  VIII|   mélangeait à son odeur d’écume. Louarn avait l’œil brillant, fasciné
193  VIII|       vint lui étreindre le cœur. Louarn marcha moins vite, et il
194  VIII|       approchèrent de la rive, et Louarn, ayant aperçu un homme qui
195  VIII|          ce mot, « votre femme », Louarn frissonna si fort que le
196  VIII|          l’amuser. La compagne de Louarn cueillait des champignons,
197  VIII|        banc, à l’avant du bateau, Louarn s’assit à côté de Noémi.
198  VIII|          autre rive.~ ~ ~ ~Alors, Louarn sortit du bateau, remercia
199  VIII|         une voix lui cria :~ ~ ~– Louarn, vas-tu venir ?~ ~ ~ ~Il
200    IX|        avait sept depuis que Jean Louarn, à cause d’elle, désespéré,
201    IX|        mariée à un rustre. Pauvre Louarn !… Elle était la première
202    IX|     répondait pas, les lettresLouarn annonçait la prochaine vente
203    IX|    écrivit à « Mademoiselle Noémi Louarn, closerie de Ros Grignon,
204    IX|           réponse. Elle pensa que Louarn avait appris ce qu’elle
205    IX|       avait reçu aucune lettre de Louarn.~ ~ ~ ~Alors Donatienne
206    IX|          les dernières lettres de Louarn ; elle refusa de manger ;
207    IX|     disposé pour elle, depuis que Louarn était parti ?… On l’aurait
208     X| cultivaient les pauvres champsLouarn avait usé ses bras. C’était
209    XI|       calcaires et la carrièreLouarn travaillait. Elle suivait,
210    XI|       était celle avec qui vivait Louarn, celle qu’on appelait «
211    XI|         celle qu’on appelait « la Louarn » dans le pays, celle qu’
212    XI|           plus mon tour.~ ~ ~ ~La Louarn montra du doigt l’appentis,
213    XI|         apprendre ! avait crié la Louarn.~ ~ ~ ~Ces mots sonnaient
214    XI|          et voilée.~ ~ ~ ~C’était Louarn.~ ~ ~ ~Le chagrin, l’usure
215    XI|           et striée d’écume. Jean Louarn portait les cheveux demi-longs,
216    XI|          et comme tous les jours, Louarn avait travaillé sur cette
217    XI|         où, sept années plus tôt, Louarn, en quête de travail et
218    XI|           reconnaît une île, Jean Louarn attaquait le marbre rouge
219    XI|     chômages étaient rares. Quand Louarn descendait vers le village,
220    XI|      suffi à le faire adopter, et Louarn n’était, comme au premier
221    XI|           te fera pas des rentes, Louarn ! Elle n’a pas seulement
222    XI|         que les quatre enfants et Louarn, immobiles dans le jour
223    XI|          Dis pardon à maman ! fit Louarn. Et, puisqu’il n’y a pas
224    XI|               Dis pardon ! répéta Louarn.~ ~ ~ ~Un moment de silence
225    XI|      est-ce que tu dis là ?~ ~ ~ ~Louarn arrêta, de son bras solide,
226    XI|       frapper, se retourna contre Louarn, et l’invectiva.~ ~ ~– Tu
227    XI|           Tu me laisses injurier, Louarn ; tu défends ta fille ;
228    XI|        mise !~ ~ ~– Va donc ! dit Louarn en la lâchant.~ ~ ~ ~Elle
229    XI|        faire, tout le monde, sauf Louarn, qui n’osait plus parler
230    XI|           vers le couchant.~ ~ ~ ~Louarn avait le cœur malade. Il
231    XI|        avait remplacé l’amour. Et Louarn n’avait pas cessé de songer
232    XI|           que nos vraies pensées, Louarn avait été content de reconnaître
233    XI|       jeté dans la maison d’exil, Louarn fut plus taciturne encore
234    XI|           où il n’y en avait pas, Louarn avait la vision claire de
235    XI|           les yeux brillants, que Louarn se mit à pleurer.~ ~ ~ ~
236   XII|        Ros Grignon, où le nom des Louarn n’est plus même un souvenir.
237   XII|       colline où est la carrière. Louarn travaille tout au sommet,
238   XII|       entrèrent dans l’enclos des Louarn. Des cris de femmes retentirent
239   XII|       bras levés ; la compagne de Louarn, avec un jurement de douleur,
240   XII|           verdissait la figure de Louarn.~ ~ ~– Il est mort, n’est-ce
241   XII|        fend la pierre, des fois ; Louarn n’a pas eu le temps de se
242   XII|           a pas de chance. Pauvre Louarn !~ ~ ~ ~Bientôt, ils se
243   XII|       aida la femme à déshabiller Louarn inanimé. Le sang coulait
244   XII|    voiture s’arrêta sur la route. Louarn, sorti de son long évanouissement,
245   XII|        coulaient sur le visage de Louarn, dont les prunelles se perdaient
246   XII|      sentant la moisson.~ ~ ~ ~La Louarn allait et venait, demandant
247   XII|           celle qu’on appelait la Louarn avait eu la même idée, puisqu’
248   XII| signifiaient rien de bon. Mais la Louarn ne reparut ni pour le repas
249   XII|        que personne n’avait vu la Louarn.~ ~ ~ ~Une des femmes qui
250   XII|           les former, l’aînée des Louarn écrivit à « Madame Donatienne »,
251   XII|       était du loin, et à qui ces Louarn importaient peu, petites
252   XII|           Petite Noémi ?… Le père Louarn va-t-il mieux ?~ ~ ~ ~Elle
253   XII|     partis. La journée est finie. Louarn a toujours la fièvre. Les
254  XIII|        quatrième jour, les petits Louarn cessèrent donc de monter
255  XIII|           loin, la maison de Jean Louarn ?~ ~ ~ ~Il tourna vers elle
256  XIII|         est chez moi : je suis un Louarn.~ ~ ~– Toi ? Ce n’est pas
257  XIII|      est-ce que je ne suis pas un Louarn, moi, Baptiste Louarn ?
258  XIII|          un Louarn, moi, Baptiste Louarn ? Elle ne veut pas me croire !~ ~ ~ ~
259  XIII|          le petit.~ ~ ~– Baptiste Louarn, demanda-t-elle, ta mère
260  XIII|           voyait la haie vive des Louarn, avec les feuilles des peupliers,
261  XIII|         auprès du lit. La tête de Louarn endormi était dans l’ombre.
262  XIII|      blessé. Donatienne regardait Louarn. Et cette femme, qui avait
263  XIII|       comme le jour. Le regard de Louarn parut se creuser. On eût
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