Chap.

  1     I|             à table :~ ~– Mon neveu Jean a  arriver ce soir à Alsheim,
  2     I|            et allons dire bonjour à Jean Oberlé !~ ~M. Ulrich descendit
  3     I|           et embrassé par son neveu Jean Oberlé, qui disait :~ ~–
  4     I|            lâche-moi ! Bonjour, mon Jean ! Tu viens d’arriver ?~ ~–
  5     I|        Trois ans que je ne t’ai vu, Jean ! Laisse que je te regarde !~ ~–
  6     I|         lune. M. Ulrich considérait Jean avec une curiosité affectueuse
  7     I|           qui croisait le sien, que Jean Oberlé, l’homme de vingt-quatre
  8     I|            obligé de s’absenter ?~ ~Jean répondit avec un peu d’amertume :~ ~–
  9     I|              J’ai dîné seul, reprit Jean… c’est-à-dire avec mon grand-père…~ ~–
 10     I| renseignement qu’il cherchait. Oui, Jean Oberlé était devenu un homme.
 11     I|           Oh ! je vous en prie, dit Jean sérieusement, ne plaisantons
 12     I|           main, et serra la main de Jean.~ ~– Tant mieux ! dit-il.~ ~–
 13     I|           reparut sur les lèvres de Jean Oberlé.~ ~– Couper du bois,
 14     I|           la France.~ ~– Bravo, mon Jean ! Bravo !~ ~Le vieil officier
 15     I|          maison… Tu souffriras, mon Jean, avec une nature comme la
 16     I|           choses à nous dire !… Mon Jean ! Mon Jean !~ ~Ils s’assirent
 17     I|         nous dire !… Mon Jean ! Mon Jean !~ ~Ils s’assirent côte
 18     I|           Non, vous voyez bien, fit Jean Oberlé après avoir écouté,
 19     I|             volontariat d’un an que Jean avait été autorisé à retarder
 20     I|             du malade.~ ~– Non, dit Jean. Il ne dort presque plus,
 21     I|                 Au revoir, mon cher Jean. Je préfère ne pas attendre
 22     I|        escalier.~ ~– Mon oncle, dit Jean tout bas, si vous entriez
 23     I|       arrêta et revint sur ses pas. Jean tourna le bouton de la porte
 24     I|     beaucoup d’hommes. M. Ulrich et Jean s’approchèrent jusqu’au
 25     I|          est un brave garçon, votre Jean !~ ~Un mouvement de tout
 26     I|          chambre, l’oncle Ulrich et Jean crurent voir un sourire
 27     I|            le bois d’Urlosen, quand Jean reconnut, dans la nuit calme,
 28     I|            et de donner de la voixJean écouta s’approcher la voiture.
 29     I|            arrêta devant la maison. Jean, qui était resté sur le
 30     I|             d’un baiser le front de Jean, entrouvrit deux lèvres
 31     I|        forge… Tu aurais mieux fait, Jean, de nous accompagner. C’
 32     I|       voiture, de serrer la main de Jean, de se retourner du côté
 33     I|            elle semblait demander à Jean, qu’elle regardait en montant
 34     I|        renard bleu sur les épaules. Jean lui trouvait un air de reine
 35     I|        celle de M. Philippe Oberlé. Jean l’embrassa, se recula un
 36     I|        porte, sans entrer, tant que Jean put encore la voir, Jean
 37     I|            Jean put encore la voir, Jean qui s’enfonçait à reculons
 38     I|            dissipée. De sa chambre, Jean pouvait apercevoir, au delà
 39     I|          distincts, aux oreilles de Jean. Il leva les épaules, irrité
 40     I|    consacrons…~ ~ ~ ~Cette chanson, Jean aurait voulu l’arrêter.
 41     I|       rouler au-dessus d’Alsheim.~ ~Jean se pencha pour voir les
 42     I|             autres, ni les chevaux. Jean pensait, avec une peine
 43     I|      grandeur de l’Empire allemand. Jean Oberlé, plus d’une fois,
 44     I|          deux piliers de la grille, Jean crut voir là, dans la poussière
 45     I|             avait été si rapide que Jean aurait pu croire à une illusion,
 46    II|          déjà bien avancée, lorsque Jean descendit de sa chambre,
 47    II|           La première chose que vit Jean Oberlé, en levant les yeux,
 48    II|         gymnase de Munich, son fils Jean. Il écartait de même sa
 49    II|         désir avoué de faire entrer Jean, son fils, dans la magistrature
 50    II|           de l’année scolaire 189o, Jean faisait sa première année
 51    II|          avait tracé primitivement. Jean avait déjà servi son père,
 52    II|           fils. Car il avait aperçu Jean et l’avait regardé venir
 53    II|      devenir officier de réserve…~ ~Jean, immobile, le buste droit,
 54    II|              Seras-tu magistrat ?~ ~Jean pâlit un peu, et répondit :~ ~–
 55    II|             personne ! dit vivement Jean Oberlé. Je n’ai rien contre
 56    II|            faibles, ses inférieurs. Jean soutint le regard de son
 57    II|     industrie d’Alsheim dirigée par Jean, et le père de Jean, Joseph
 58    II|             par Jean, et le père de Jean, Joseph Oberlé, siégeant
 59    II|          les moustaches relevées de Jean, un sourire s’ébaucha, tandis
 60    II|           est mal vue ici, mon cher Jean. En Bavière, tu as eu une
 61    II|                  Mon cher père, dit Jean, je n’ai pas le droit de
 62    II|             enthousiaste, l’élégant Jean Oberlé était debout devant
 63    II|        comme ta sœur la comprend…~ ~Jean sortit, et son père, quelques
 64    II|           qu’il venait d’avoir avec Jean, celui-ci traversa le chantier
 65    II|   cherchaient un ensemencé nouveau. Jean leva les mains, et les étendit
 66    II|    apercevait les pentes d’un toit. Jean arrêta ses yeux longuement
 67   III|            RÉUNION DE FAMILLE~ ~ ~ ~Jean se dirigea très lentement
 68   III|       quatre convives habituels que Jean allait rencontrer là ne
 69   III|             de la séparation d’avec Jean et Lucienne, de l’inutilité
 70   III|          confidents lui manquaient. Jean, son frère, en serait-il
 71   III|    familiales, et espérant bien que Jean se rangerait du côté qu’
 72   III|   conversation qu’il avait eue avec Jean. Elle avait dit, crié plutôt : «
 73   III|           le train pour Strasbourg. Jean la remercia d’un coup d’
 74   III|           dit :~ ~– Vous voyez bien Jean Oberlé ici présent, vous,
 75   III|           pas si c’est ton intérêt, Jean, mais pour nous, tant mieux !~ ~
 76   III|          une conversation décisive. Jean sera emmené dès demain,
 77   III|          dans le bourg : « Monsieur Jean est décidé à prendre l’usine !
 78   III|             pas déjeuner, parce que Jean déjeune avec nous ? Mon
 79   III|             te fais un joli cadeau, Jean, en te laissant choisir
 80   III|         entre Lucienne et son père. Jean fut le seul à le remarquer.
 81   III|               Ce serait amusant !~ ~Jean ne répondit pas. Madame
 82   III|         convives, M. Joseph Oberlé, Jean et sa mère, comme s’ils
 83   III|     dit-elle. C’est intolérable !~ ~Jean aspira cinq ou six bouffées,
 84   III|            Si tu savais, mon pauvre Jean, ce que j’ai souffert de
 85   III|           son ambition…~ ~Et, comme Jean faisait un mouvement d’interrogation :~ ~
 86   III|             que tu saches, mon cher Jean, – elle insista sur le mot «
 87   III|         divisés irrémédiablement.~ ~Jean et Lucienne se turent un
 88   III|              et se plaça en face de Jean.~ ~– Alors, mon cher, puisque
 89   III| déraisonnables.~ ~Les yeux verts de Jean, les yeux plus clairs de
 90   III|                Elle prit la main de Jean, elle leva vers lui, sans
 91    IV|         Lorsque Lucienne eut quitté Jean, celui-ci tourna la maison,
 92    IV|      lui-même était mauvais. Devant Jean Oberlé, la plaine d’Alsace
 93    IV|         faisait froid.~ ~Cependant, Jean Oberlé ayant regardé à gauche,
 94    IV|            et patriote, chez lequel Jean se rendait. Un bruit de
 95    IV|        vieux, mon Alsheim ! murmura Jean.~ ~Quoiqu’il fût très désireux
 96    IV|              Dans quelques minutes, Jean lui parlerait ; il rencontrerait
 97    IV|          toute la petite enfance de Jean était pleine de ce nom-là.
 98    IV|           de jeux de Lucienne et de Jean, autrefois, quand l’évolution
 99    IV|             la vision charmante que Jean revoyait au gymnase de Munich,
100    IV|           mot pour Lucienne ou pour Jean rencontré au tournant d’
101    IV|             pays où elle était née. Jean l’avait quittée comme il
102    IV|          fût fiancée. Et, sûrement, Jean allait la revoir.~ ~Il préféra
103    IV|             éparpillé dans le vent. Jean se demandait :~ ~« Comment
104    IV|          pins, fusains et lauriers. Jean continua de longer la haie
105    IV|           mètres de distance. Quand Jean s’approcha, un merle partit
106    IV|             merle partit en criant. Jean se souvint qu’il suffisait,
107    IV|        vieille Alsace bourgeoise.~ ~Jean, un instant retardé par
108    IV|         quelqu’une.~ ~En apercevant Jean Oberlé, qu’il avait fait
109    IV|                 Entre tout de même, Jean, il n’y a pas de mal, pour
110    IV|             votre domaine ? demanda Jean qui ne comprit pas. Vous
111    IV|            qu’elle leva d’abord sur Jean et qu’elle reporta aussitôt
112    IV|      descendantes. En voyant entrer Jean, elle avait laissé tomber
113    IV|             ont amené…~ ~– Bonjour, Jean.~ ~Les mots moururent, avant
114    IV|             suivit fut si cruel que Jean pâlit, et que M. Bastian,
115    IV|           qui, un peu en arrière de Jean, grondait doucement, d’un
116    IV|        Bastian se remit à coudre.~ ~Jean se détourna, et, pâle, plus
117    IV|         posa la main sur le bras de Jean, amicalement :~ ~– Je ne
118    IV|          Accepte de boire avec moi, Jean Oberlé, ou bien je te méconnaîtrai,
119    IV|             saluerons même plus !~ ~Jean se souvint que nulle maison
120    IV|         dans la lumière, tandis que Jean se raidissait contre l’émotion,
121    IV|           reconnaissant près de lui Jean Oberlé, puis le sourire
122    IV|          vivait dans le souvenir de Jean depuis des années, et le
123    IV|                 Je bois à ta santé, Jean Oberlé, à ton retour à Alsheim !~ ~
124    IV|           retour à Alsheim !~ ~Mais Jean, sans répondre directement,
125    IV|           avait pas dit une parole. Jean salua, et sortit.~ ~Le vieux
126    IV|            en saisissant la main de Jean :~ ~– Tu es bien en colère
127    IV|       nouveau. Pas nos femmes… Ah ! Jean Oberlé, je ne me sens pas
128    IV|           connaîtrez plus tard, dit Jean.~ ~Ils étaient arrivés à
129    IV|           limite du bois, regardant Jean s’éloigner et diminuer dans
130    IV|       toujours, et plus violemment. Jean était troublé jusqu’au fond
131     V|        éducation professionnelle de Jean, l’idée qu’avait eue d’abord
132     V|       rendait les voyages pénibles. Jean ne fit donc, avec le contremaître
133     V|         empressés, et proposèrent à Jean de lui expliquer de vive
134     V| administration est autre chose. »~ ~Jean promit de profiter de l’
135     V|           le lendemain du retour de Jean. On s’observait, on notait,
136     V|            des cœurs autour de lui, Jean en jouissait, parce qu’il
137     V|                Presque chaque jour, Jean avait l’occasion de traverser,
138     V|            encore. Il suffisait que Jean fût entré dans l’usine et
139     V|           employés de la maison. Et Jean supportait avec peine cette
140     V|          devait passer tout près de Jean. Elle passait, accompagnée
141     V|             l’air de soupçonner que Jean était là, et madame Oberlé,
142     V|       Alsace.~ ~Que pensait-elle de Jean ? Celle dont les yeux ne
143     V|          mois de la nouvelle vie de Jean s’écoula ainsi dans Alsheim.
144     V|           et il remit cette liste à Jean. Il y avait une douzaine
145     V|       Schlucht.~ ~Dès le lendemain, Jean mit dans un sac un peu de
146     V|             se tait pas non plus.~ ~Jean s’avança jusqu’au milieu
147     V|           Allons, mon oncle, reprit Jean, venez ! Ne me refusez pas !
148     V|            je ne te refuse pas, mon Jean. J’ai trop de joie que tu
149     V|           Dans le silence des bois, Jean l’entendit appeler le vieux
150     V|             pendant que nous irons, Jean et moi, visiter les coupes…
151     V|             M. Ulrich, guêtré comme Jean, coiffé d’un chapeau mou,
152     V|           par des courroies ; enfin Jean Oberlé, penché sur une carte
153     V|         heureuse, sais-tu bien, mon Jean, que depuis trois jours,
154     V|             sa canne, il montrait à Jean les bourgeons des sapins,
155     V|        neveu. L’ardente jeunesse de Jean l’amusait souvent et lui
156     V|          peut pas comprendre.~ ~Car Jean n’observait pas seulement
157     V|           Casquette ».~ ~La France, Jean Oberlé ne cessait de parler
158     V|            à l’ogive des futaies.~ ~Jean prenait à ces évocations
159     V|          diplôme d’allemand, et que Jean s’emportait :~ ~– Mon cher
160     V|            emportait :~ ~– Mon cher Jean, dit l’oncle, il faut prendre
161     V|           pas empêcher la pensée de Jean de prendre le chemin de
162     V|            appréhension les yeux de Jean chercher l’horizon à l’ouest,
163     V|           comme sur un visage aimé. Jean ne regardait pas si longuement
164     V|     éloignait de l’auberge, lorsque Jean, dans son costume de chasse
165     V|           maison du bourg, continua Jean.~ ~– Pourquoi, mon petit ?
166     V|        regardait la route en avant, Jean se mit à marcher. Il reprit,
167     V|           six jours ?~ ~Cette fois, Jean cessa de voir son oncle
168     V|          forêt.~ ~– Trop tard ! dit Jean Oberlé en tendant la main
169    VI|       FRONTIÈRE~ ~ ~ ~Le lendemain, Jean partit le matin, à pied,
170    VI|          averse récente ; en outre, Jean perdit plusieurs heures
171    VI|            l’autre côté des Vosges. Jean songeait avec un battement
172    VI|            des forêts.~ ~– Eh ! dit Jean, vous qui partez ?~ ~L’homme,
173    VI|       continua de parler au cœur de Jean Oberlé : « Vous descendrez
174    VI|     derrière le tronc d’un arbre.~ ~Jean continua de courir quelques
175    VI|               Ça vaut mieux.~ ~Mais Jean continuait, sans reprendre
176    VI|           et couvertes de bruyères. Jean se tint debout, buvant l’
177    VI|           pays d’outre-frontière.~ ~Jean se fit indiquer la direction
178    VI|       quelque chose de l’émotion de Jean ; car l’admiration pour
179    VI|          France êtes-vous ? demanda Jean.~ ~– De cinq lieues d’ici,
180    VI|              plaines voilées, comme Jean Oberlé aurait voulu vous
181    VI|        jurerait que vous en êtes.~ ~Jean se sentit rougir. Sa gorge
182    VI|        allait saluer militairement. Jean lui prit la main, et la
183    VI|           qui vêtaient la montagne. Jean écouta le bruit des pas
184    VI|               L’ombre descendait.~ ~Jean regardait la terre s’assombrir.
185    VI|        souveraine comme une idée.~ ~Jean se leva, car la nuit devenait
186    VI|            l’industriel, à laquelle Jean fut admis, puisqu’il revenait
187    VI|         convention dans tout ça !~ ~Jean n’insista pas. Ce fut elle
188    VI|             moi, toi, mon frère !~ ~Jean caressa la main qui se levait
189    VI|        monsieur est grave ! Voyons, Jean, quel a été mon tort ? Est-ce
190   VII|          temps s’était mis au beau. Jean retrouvait la plaine d’Alsace
191   VII|       courte diversion à cet ennui. Jean eut beau s’appliquer à paraître
192   VII|       intérêt à se tromper.~ ~– Mon Jean, dit sa mère, en l’embrassant
193   VII|          une explication pénible.~ ~Jean connut de nouveau l’intime
194   VII|             vivrait plus à Alsheim, Jean Oberlé rencontrerait à sa
195   VII|      manière l’en prévenir même ?~ ~Jean y songea toute la soirée.~ ~
196   VII|         familiale dans sa maison, – Jean se dirigea vers les vergers
197   VII|         terre planté de noisetiers. Jean se mit à longer la haie
198   VII|          elle ne se doutait pas que Jean l’attendait. Le bourg d’
199   VII|             et coule dans la mer.~ ~Jean, quand elle passa, se découvrit,
200   VII|             de la haie où se tenait Jean.~ ~– Je ne puis plus entrer
201   VII|            J’ai l’intention, reprit Jean, comme s’il déclarait une
202   VII|             à voir sur le visage de Jean s’il disait vrai, si elle
203   VII|       grandir.~ ~Odile s’éloignait. Jean admirait la créature, d’
204   VII|      Au-dessus de la nuque blanche, Jean plaçait en imagination le
205   VII|      surlendemain fut lent à venir. Jean avait dit à son père :~ ~–
206   VII|            jour-là, en s’éveillant, Jean ouvrit sa fenêtre. Il faisait
207   VII|         Bonne chance !~ ~– Adieu.~ ~Jean s’échappa. Il fut bientôt
208   VII|          sans soleil et sans ombre. Jean ne suivait pas le chemin
209   VII|            brume qui cachait tout ? Jean prenait plaisir à cette
210   VII|            les flancs des Vosges.~ ~Jean passa près de Heidenbruch,
211   VII|        criait au-dessus des brumes. Jean, qui n’avait pas fait l’
212   VII|            l’espace entre les murs. Jean se souvint de la route.
213   VII|            violet doublé d’hermine. Jean s’agenouilla ; de toute
214   VII|       arrivée de nouveaux pèlerins, Jean sortit en hâte, descendit
215   VII|              dans le grand silence, Jean entendit, venant d’en bas,
216   VII|           vos bataillons, » avertit Jean que des étudiants alsaciens
217   VII|       Paysans de Wissembourg, pensa Jean.~ ~Un peu après, il regarda
218   VII|             belle formule de salut. Jean, assis près d’un sapin,
219   VII|          les voûtes de la forêt !~ ~Jean regarda devant lui, comme
220   VII|           qui emplissait la courbe. Jean ne fit pas un mouvement,
221   VII|             reçut dans son ombre.~ ~Jean laissa s’écouler quelques
222   VII|              à la fontaine de saint Jean, ou, le long de l’enceinte
223   VII|           Lands-berg et les autres. Jean vit les deux voyageuses
224   VII|          chapelle, et, devinant que Jean Oberlé l’attendait ailleurs
225   VII|         Quand elle arriva auprès de Jean, qui se tenait à droite
226   VII|            d’avoir cru en moi ! dit Jean. Venez, Odile.~ ~Il se mit
227   VII|         avaient plus de témoins, et Jean vit que les yeux couleur
228   VII|            ai demandé de venir, dit Jean, afin que vous décidiez
229   VII|        votre mère me hait, répartit Jean impétueusement. Elle me
230   VII|      troublé…~ ~– Je comprends, dit Jean, vous redoutez l’ambition
231   VII|            un frisson de joie, dont Jean sentit trembler sa main.~ ~–
232   VII|      trembler sa main.~ ~– Oui, dit Jean, qui chercha le regard des
233   VII|            s’arrêta, et tourna vers Jean son visage rayonnant de
234   VII|             il y a là une noblesse, Jean.~ ~– C’est vrai, Odile bien-aimée.~ ~
235   VII|           pour moi Lucienne, disait Jean. Je lui confierai mon secret
236   VII|           si profondément, continua Jean, que je ne veux pas vous
237   VII|                En quelques minutes, Jean eut retraversé la cour,
238   VII|          Quand ils virent s’avancer Jean Oberlé, plusieurs se détournèrent,
239   VII|            davantage encore lorsque Jean eut salué le curé en alsacien,
240   VII|            groupe, s’appuya au mur. Jean lui faisait pendant de l’
241   VII|        éteignent. La nuit venait.~ ~Jean vit que les deux femmes
242   VII|         toute proche de l’épaule de Jean, demanda :~ ~– Fiancés ?~ ~–
243   VII|      Fiancés ?~ ~– Hélas ! répondit Jean, souhaitez que cela devienne
244   VII|            Odile rapidement. Adieu, Jean !~ ~Elle tendit la main,
245   VII|           partit sans se détourner. Jean demeura près du mur de la
246  VIII|           lit cette inscription : « Jean, dit Carolis, Weinstube ».
247  VIII|           un débit de vins du Midi. Jean dit Carolis ressemblait
248  VIII|            matin de la fin d’avril, Jean Oberlé, qui se rendait chez
249  VIII|         demande.~ ~– Qui cela ? dit Jean étonné.~ ~– L’officier,
250  VIII|           ses groupes de clients.~ ~Jean, après avoir hésité un instant,
251  VIII|        maison, anciens ou présents. Jean cherchait encore qui avait
252  VIII|    politesse parfaite et apprise.~ ~Jean Oberlé vit qu’en se levant,
253  VIII|          lui présenter mon camarade Jean Oberlé, le fils de l’industriel
254  VIII|          souvenir de M. Oberlé… »~ ~Jean se sentit humilié par les
255  VIII|            moment, chez Carolis, et Jean observa que les deux tuniques
256  VIII|          obligé de relever un défi. Jean, de son côté, se sentait
257  VIII|       Cependant, il était dur, pour Jean, de se montrer, à Strasbourg,
258  VIII|            ayant rempli le verre de Jean et le sien :~ ~– À votre
259  VIII|            de chasse ?~ ~– Oui, fit Jean, il a renoncé, à peu près
260  VIII|        Farnow acheva de vider, avec Jean, la bouteille de bourgogne
261  VIII|           au contraire, interrompit Jean. Je m’aperçois, de jour
262  VIII|           haut des mêmes cheminées. Jean et Farnow la virent qui
263  VIII|         toujours été Allemands, dit Jean avec un sourire. Les cigognes
264  VIII|     tentation furieuse de riposter. Jean vit les yeux égarés de l’
265  VIII|             pencha enfin du côté de Jean, et, gravement, avec une
266    IX|            IX~ ~ LA RENCONTRE~ ~ ~ ~Jean revint d’assez bonne heure
267    IX|            la machine sur le sable. Jean sauta à terre, Lucienne
268    IX|                 Et que je l’aime.~ ~Jean s’écarta de sa sœur pour
269    IX|       silence, le coup avait porté. Jean devint, tout pâle. Il reprit :~ ~–
270    IX|            mon Dieu, mon Dieu ! fit Jean, en se cachant la figure
271    IX|             découvrit le visage. Et Jean la considéra un moment d’
272    IX|      ébouriffèrent contre le cou de Jean. Elle murmura :~ ~– Mon
273    IX|            murmura :~ ~– Mon pauvre Jean,… la fatalité nous poursuit…
274    IX|         monter dans sa chambre avec Jean. Puis, se décidant pour
275    IX|          comme je la sens moi-même, Jean. Car M. de Farnow est homme
276    IX|             aveu de ces craintes de Jean. Elle se sentit encouragée
277    IX|          que nous vivions ensemble, Jean, tu aurais su mes idées
278    IX|          condition est remplie, dit Jean avec amertume. Farnow a
279    IX|               J’espérais ton appui, Jean, pour m’aider à vaincre
280    IX|      projets ?…~ ~Ils s’arrêtèrent. Jean songea un moment, devant
281    IX|             Que tu es généreux, mon Jean ! Que tu es bon !~ ~Il l’
282    IX|         malheurs…~ ~– Tu as raison, Jean, de plus grands malheurs,
283    IX|     vivement.~ ~– Je veux, répliqua Jean, d’un ton d’autorité où
284    IX|           souvenir de la douleur de Jean. Elle s’aperçut, alors seulement,
285    IX|            à être heureuse pour que Jean fût heureux, mais jusqu’
286    IX|          elle et si vivant.~ ~– Mon Jean, mon frère Jean, dit-elle,
287    IX|                 Mon Jean, mon frère Jean, dit-elle, je répondrai
288    IX|            vous serez bien forts…~ ~Jean fit un geste de lassitude.~ ~–
289    IX|            beauté fière d’Odile, et Jean parla. Il le fit, par besoin
290    IX|          vacances, Lucienne, Odile, Jean, pouvaient croire que leurs
291    IX|           pour les deux promeneurs, Jean s’effaça devant Lucienne,
292    IX|                   Oui, j’ai parlé à Jean. Il a compris. Il ne s’opposera
293    IX|             de lui. Je te remercie, Jean. Je n’oublierai pas cela.~ ~
294    IX|         elle.~ ~– Tu sais, mon cher Jean, disait le père, redressant
295    IX|         tapisserie était à terre.~ ~Jean songeait :~ ~« J’aiderai
296     X|             présents, si on excepte Jean Oberlé. Il n’y avait point
297     X|         rappelait l’art gothique.~ ~Jean, qui passait l’un des derniers,
298     X|       Knäpple crut s’apercevoir que Jean Oberlé considérait le même
299     X|         vis-à-vis, quelquefois avec Jean Oberlé. Ce fut elle, cependant,
300     X|    Assurément, dit M. Rosenblatt.~ ~Jean Oberlé était, des trois
301     X|            temps, la physionomie de Jean s’enhardissait, et le vert
302     X|             convives, la réponse de Jean Oberlé tomba :~ ~– Oui.~ ~–
303     X|          Lucienne faisaient signe à Jean : « Tais-toi ! tais-toi ! »~ ~
304     X|             millions de Teutons ?~ ~Jean laissa passer l’avalanche.
305     X|             en prie à mon tour, dit Jean, ne discutez pas en vous
306     X|                Retournez-y donc !~ ~Jean faillit crier : « Oui ! »
307     X|          franchement contre nous.~ ~Jean avait l’âme trop irritée
308     X|       demi-voix, en passant près de Jean.~ ~– C’est peut-être imprudent,
309     X|          des deux privat-docent, de Jean et des deux artistes alsaciens : «
310     X|     faisaient peu de bruit. C’était Jean Oberlé et Farnow. À peine
311     X|       celui-ci, touchant le bras de Jean, avait dit :~ ~– Je désirerais
312     X|              M’accompagnez-vous ?~ ~Jean fit signe que non.~ ~Laissant
313     X|      celle-ci le regarder… Oh ! mon Jean, l’épreuve que j’espérais
314     X|               Je n’ai plus que toi, Jean… Mais, tu me restes ! Elle
315    XI|     interrogeait madame Monique, ou Jean, qu’il recevait à l’exclusion
316    XI|             pensées différentes !~ ~Jean lui-même attendait l’issue
317    XI|           elle pouvait l’être, mais Jean ne répondait plus à ses
318    XI|          une mission en même temps. Jean lui avait dit : « Je n’ai
319    XI|                Alors j’avertirai.~ ~Jean écrivit, le soir même, à
320   XII|          as-tu deviné que mon neveu Jean aime ta fille Odile ?~ ~–
321   XII|             Que je donne ma fille à Jean Oberlé, pour qu’elle ait
322   XII|             la faute n’en est pas à Jean. Où trouveras-tu un homme
323   XII|          fréquent autour d’eux.~ ~– Jean n’en a pas manqué, en effet,
324   XII|            avoir sur la destinée de Jean, s’inquiétant d’annoncer
325   XII|       répondu M. Oberlé ; Lucienne, Jean et moi, nous causerons avec
326   XII|              à l’extrémité du parc. Jean, qui n’avait pas manifesté
327   XII|           de noble, dans le cœur de Jean, réfugié chez le fermier
328   XII|       entendait, et ce témoin était Jean Oberlé. Mais les habitants
329   XII|        présente, ils devinaient que Jean s’était réfugié là, près
330   XII|                De son coin d’ombre, Jean regardait toutes ces têtes
331   XII|           en ce moment tout près de Jean Oberlé, versa sur la planche
332   XII|            où ils vont, des fois.~ ~Jean frissonna. Qu’est-ce que
333   XII|          rendre sympathique.~ ~Mais Jean avait été remué par cette
334   XII|          côté des deux femmes et de Jean. Trois réponses lui vinrent
335   XII|          gens, dit madame Oberlé.~ ~Jean dit :~ ~– Surtout très dignes.~ ~
336   XII|            par son mari, répondit ; Jean parla aussi. Le fonctionnaire
337   XII|          sanglots.~ ~Dans le salon, Jean restait seul avec le vieux
338   XII|             pénible. Ils trouvèrent Jean et sa mère agenouillés près
339   XII|           père, debout, soutenu par Jean et par le valet de chambre,
340   XII|             à travers le salon.~ ~– Jean, dit madame Oberlé, veille
341   XII|      passage. Elle voulait éloigner Jean. Dès qu’elle fut seule avec
342   XII|           ai trouvé étendu à terre, Jean près de lui…~ ~– Heureusement,
343   XII|            ce vieillard en délire ; Jean, qui s’est montré impertinent ;
344   XII|      toujours raisonnée… Pourvu que Jean n’ait pas compris comme
345   XII|              Tu ne le crois pas ?~ ~Jean secouait la tête.~ ~– Cependant,
346   XII|           de quitter la maison.~ ~– Jean !~ ~– Et cependant, le pauvre
347   XII|             en m’y voyant entrer.~ ~Jean cessa de regarder sa mère,
348   XII|             les mains.~ ~– Non, mon Jean, non, il n’a pu penser cela…
349   XII|        réponse qui ne vint pas.~ ~– Jean, par pitié, réponds-moi !…
350   XII|            pas assez malheureuse ?… Jean, regarde-moi !…~ ~Il ne
351   XII|          aime de tout mon cœur, dit Jean.~ ~– Je le sais ! Mais ne
352   XII|       allait dire : « À ton père. » Jean pensa : « Je puis lui donner
353   XII|       violente de M. de Kassewitz ; Jean, à l’enfer qu’était devenue
354   XII|         physionomie de son mari, de Jean et de Lucienne.~ ~– J’en
355   XII|           les âmes. Ni Lucienne, ni Jean ne devinèrent la raison
356  XIII|       douleur, a parlé. Il a crié à Jean : « Va-t’en ! Va-t’en ! »
357  XIII|         jours, nous apprendrons que Jean sera incorporé dans un régiment
358  XIII|       madame ?~ ~– Mais, plusieursJean m’a promis qu’il entrerait
359  XIII|            être tranquille, maman : Jean ne quittera pas l’Alsace.~ ~–
360  XIII|             était venue. « Pourquoi Jean ne m’a-t-il pas confié son
361  XIII|           autre… Il me rassure… Mon Jean ne nous quittera pas, puisque
362  XIII|         sacrifice que nous faisons, Jean et moi, en acceptant cet
363  XIII|          était monté chez son neveu Jean.~ ~Les jours approchaient,
364  XIII|              et tâchait de consoler Jean qui, devant lui, avait laissé
365  XIII|             nous, et, qui sait ?…~ ~Jean passa la main sur ses yeux,
366  XIII|             le visage douloureux de Jean, l’expression d’énergie
367  XIII|      étaient fixes.~ ~– Non, répéta Jean. Il est nécessaire que vous
368  XIII|         pensé ?~ ~– Fais attention, Jean : tu abandonnes ainsi ton
369  XIII|           me pardonnera. Et puis…~ ~Jean montra les Vosges dentelées
370  XIII|           tu vas. C’est mon devoir. Jean, mon Jean, quand tu auras
371  XIII|           est mon devoir. Jean, mon Jean, quand tu auras passé la
372  XIII|            ai le droit de t’avouer, Jean, que j’ai eu quelquefois
373  XIII|           accueil peu empressé ?…~ ~Jean était trop violemment agité
374  XIII|            considéra encore ce beau Jean, qui allait pour toujours
375  XIII|           du danger !~ ~– Bah ! dit Jean, en essayant de rire, j’
376  XIII|           ensemble ! Au revoir, mon Jean !~ ~ ~ ~Quelques heures
377  XIII|            heures s’écoulèrent, que Jean passa au bureau de l’usine,
378  XIII|                Puis le dîner sonna. Jean redoutait de retrouver sa
379  XIII|          pensée au moins était pour Jean. Lucienne murmura :~ ~–
380  XIII|            Elle n’en peut plus… Mon Jean, j’ai été obligé de la rassurer
381  XIII|           allais nous abandonner…~ ~Jean sursauta.~ ~– Oh ! je ne
382  XIII|              Puisque je te dis, mon Jean, que je ne te demande rien
383  XIII|           Elle aussi, elle embrassa Jean ; elle aussi, elle le pressa
384  XIII|         aller souhaiter bonne nuit, Jean se leva, et sortit. Il alla
385  XIII|        étaient espacées, lentes, et Jean s’imagina qu’elles étaient
386  XIII|        approcha, du côté du jardin. Jean regarda encore la mince
387   XIV|            dernier soir était venu. Jean devait prendre, à Obernai,
388   XIV|           ne l’aurait cru lui-même, Jean l’avait embrassé, et, suivi
389   XIV|              mon Alsace ! » murmura Jean, quand il eut ouvert la
390   XIV|        promeneurs et les troupeaux. Jean respira l’odeur de son Alsace,
391   XIV|              et, sous chacun d’eux, Jean pouvait imaginer une figure
392   XIV|             importait, d’ailleurs ? Jean ouvrit la porte à claire-voie,
393   XIV|            rayon de la lampe, comme Jean l’avait imaginé. Le père
394   XIV|        Bastian et d’hésitation chez Jean. Il avait fixé son regard,
395   XIV|  demanda-t-il doucement, c’est toi, Jean ? Personne ne t’a introduit ?…
396   XIV|          viens vous dire adieu, dit Jean.~ ~Mais la voix était si
397   XIV|    indistinct.~ ~– Je pars, murmura Jean, et je ne reviendrai jamais,
398   XIV|            mains sur les épaules de Jean :~ ~– Moi, vois-tu, je reste.
399   XIV|            vous ne vous reverrez…~ ~Jean fit un signe de tête qui
400   XIV|      Bastian qui s’effaçait à demi, Jean put voir que les yeux d’
401   XIV|           Alsacien serra la main de Jean, silencieusement, et la
402   XIV|              et la laissa retomber. Jean fit le court chemin qui
403   XIV|        sanglot l’empêcha de parler. Jean se jeta dans l’ombre du
404   XIV|           la salle ; elle rejoignit Jean près de l’angle de la maison.~ ~–
405    XV|         sept heures moins un quart, Jean Oberlé, en jaquette et coiffé
406    XV|                  Herr Sergeant, dit Jean, en abordant le sous-officier
407    XV|            mon nom est Blossmann ». Jean n’en connaissait aucun.
408    XV|            On attendait le colonel. Jean avait pour voisin de gauche
409    XV|            duels d’étudiant. Voyant Jean Oberlé très réservé et songeur,
410    XV|              Quand il lut le nom de Jean, il l’associa, en esprit,
411    XV|          compagnie de tel escadron. Jean se trouvait dans la troisième
412    XV|          ils s’occupèrent aussitôt. Jean et son camarade de hasard,
413    XV|          était plus de midi lorsque Jean put s’échapper de la caserne,
414    XV|       flottèrent devant les yeux de Jean, toute l’après-midi. Cela
415    XV|        gagner leur lit sans souper. Jean fit comme eux, pour une
416    XV|          pour vous un télégramme.~ ~Jean monta au premier, alluma
417    XV|           sort en était donc jeté : Jean quitterait la caserne et
418    XV|          était devenue silencieuse. Jean comprit qu’il aurait besoin,
419    XV|           donnée. L’oncle Ulrich et Jean étaient tombés d’accord
420    XV|         ordinaire, à onze heures.~ ~Jean finit par s’endormir, mais
421    XV|             plupart des énergiques, Jean se troublait à l’avance ;
422    XV|           habitué, n’est-ce pas ? » Jean sourit. Il considérait à
423    XV|        partait pour le rendez-vous. Jean songea : « Voilà celui qui
424    XV|             À onze heures et demie, Jean, inquiet, sachant qu’il
425    XV|          pas le temps de sortir !~ ~Jean continua de monter sans
426    XV|       voiture à l’arrivée du train. Jean ne pensait qu’à une chose :
427    XV|           la frontière en uniforme. Jean réfléchit, tout en courant,
428    XV|          heure à deux, l’absence de Jean ne put pas ne pas être remarquée.
429    XV|           rendit chez la logeuse de Jean, dans la grande maison à
430    XV|            presque la frontière, et Jean ne peut pas déserter, parce
431    XV|            la désertion possible de Jean s’imposait davantage à son
432    XV|           qui est toujours celle de Jean, M. Joseph Oberlé, assis
433    XV|            la main de Lucienne.~ ~– Jean est-il ici ? Faites bien
434    XV|       pareilsEst-ce que vraiment, Jean ?… Vous êtes sûr ?…~ ~–
435    XV|           le dénoncer.~ ~– Dénoncer Jean ! Vous ne ferez pas cela !
436   XVI|      MINIÈRES~ ~ ~ ~La nuit venait. Jean n’était point encore sorti
437   XVI|        sorti des forêts allemandes. Jean dormait, épuisé de fatigue,
438   XVI|            moment était passé, pour Jean, de quitter son uniforme.
439   XVI|          cela était grave. Bien que Jean fût appuyé contre le siège
440   XVI|   communiquait point ses craintes à Jean, qui était tout autre que
441   XVI|              Aussitôt, M. Ulrich et Jean, laissant à droite le sentier
442   XVI|             M. Ulrich eut peur.~ ~– Jean, dit-il, voilà un uniforme
443   XVI|        abris ne manqueraient pas.~ ~Jean et son oncle franchirent
444   XVI|      consigne, ne reparut pas, mais Jean et M. Ulrich, – celui-ci
445   XVI|            commença.~ ~M. Ulrich et Jean ne furent pas rejoints,
446   XVI|             se laisser couler, avec Jean, dans la fente laissée entre
447   XVI|           direction du Glacimont.~ ~Jean s’était endormi, et la nuit
448   XVI|               oncle Ulrich, demanda Jean qui s’éveillait, que voyez-vous ?~ ~–
449   XVI|            de son épaule la tête de Jean, dépassant les branches
450   XVI|            et tu seras en France…~ ~Jean ne répondit rien.~ ~– C’
451   XVI|           ombre, M. Ulrich embrassa Jean. Il ne voulut pas prolonger
452   XVI|           obstacles contre lesquels Jean ou son oncle se heurtaient
453   XVI|   apercevoir la haute silhouette de Jean, dont il ne voyait plus
454   XVI|         plus le visage. Quelquefois Jean disait :~ ~– Ils seront
455   XVI|           oncle !~ ~– Tais-toi, mon Jean. Nous ne sommes pas encore
456   XVI|             la main sur l’épaule de Jean, et, rapidement :~ ~– Ne
457   XVI|             Raté !~ ~En même temps, Jean Oberlé s’élança du côté
458   XVI|          appel de sifflet retentit. Jean précipita sa course. Il
459   XVI|            coup de carabine éclata. Jean roula au bord du taillis.
460   XVI|        voilà ! Le voilà ! Venez !~ ~Jean se releva aussitôt. Il crut
461   XVI|            penche au-dessus de lui. Jean le regarde. Il reconnaît
462   XVI|    êtes-vous ?~ ~Dans le demi-rêve, Jean Oberlé répond :~ ~– L’Alsace…~ ~
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