10-conta | conte-felee | felic-musee | music-repre | repri-zuric
     Chap.

1001  XIII|                un peu en retrait et la contemplant, et parlant avec une ferveur
1002   XVI|             rêverie où le plongeait la contemplation de son neveu, vêtu d’un
1003    XV|              enfant ; l’autre qui nous contemple du bout de la cour, la petite
1004     X|           importés, dans ce Strasbourg contemporain ! Ils étaient au nombre
1005     X|      irritaient, chacun essayant de se contenir.~ ~L’officier se leva, jeta
1006    XV|               connaissait aucun. Il se contentait de s’incliner, mais sans
1007   XII|             vous le prometsÊtes-vous contente ?~ ~Elle fit signe que non.
1008   VII|              Elles allaient plus vite, contentes d’arriver, leur ombrelle
1009    XV|             dans le cabinet de travail contigu, et demanda la communication
1010    IX|             confidences à nous faire ? continua-t-il. De grandes confidences,
1011    IV|                 des granges, un rucher continuaient la demeure du maître, où
1012    II|     magistrature allemande, c’était la continuation systématique de cette sorte
1013   III|                 Ils avaient des scènes continuelles, quelquefois muettes d’un
1014    IV|            défendent leur pays ; elles continuent la guerre…~ ~Le vieux avait
1015   III|               dix ans en Allemagne, tu continueras de faire ici ce que tu faisais
1016    XV|              cessez d’être officier et continuez de m’aimer ! cria Lucienne,
1017   XII|               landau qui s’avançait en contournant la pelouse.~ ~Le programme
1018    VI|              perdit plusieurs heures à contourner un massif rocheux qu’il
1019    VI|              sous la voûte des sapins, contournèrent une falaise de rochers nus
1020     X|             cette heure que les plombs contournés ; les buffets à colonnes
1021   III|              elle les reflets de leurs contours biseautés, était madame
1022   XII|               la signature des parties contractantes : la candidature officielle
1023    XV|          Wilhelm ?~ ~Farnow, le visage contracté, droit devant elle, dans
1024    XI|              Philippe Oberlé disparut. Contrairement à l’attente du médecin,
1025    XI|          croyait pas avoir le droit de contrarier la liberté de ses enfants,
1026  XIII|           Farnow ?~ ~– Oui.~ ~Une vive contrariété changea la physionomie de
1027     X|                son impatience de mille contrariétés qu’elle cachait ne lui permettait
1028   XII|             transparente, anémiée, qui contrastaient avec le meuble de velours
1029     V|                par les Oberlé dans les contrats de vente et de transport.
1030    II|               rangs de ceps alignés en contre-bas. Malgré la lumière triste,
1031   XII|           assit sur le canapé jaune, à contre-jour, faisant face à la cheminée.
1032    VI|                Je vous ai pris pour un contrebandier.~ ~– Je cherchais un endroit
1033     I|              une centaine de mètres en contrebas, le barrage des arbres verts
1034   III|              exacts, et personne ne me contredisait. Officiellement, un volontaire
1035   XVI|              et remontèrent un dernier contrefort des Vosges, mais sans quitter
1036   VII|             clairs, on découvrait deux contreforts boisés, qui s’enfonçaient
1037     X|            modelés dès l’enfance : des contribuables, des fonctionnaires et des
1038    XI|                 Mon père est désormais convalescent. Il n’y a plus de raison
1039    VI|               mon cher, il y a tant de convention dans tout ça !~ ~Jean n’
1040    XV|                suite, ce qui avait été convenu, dans une dernière entrevue
1041  XIII|            plan est bon, et, à l’heure convenue, tu me trouveras. Aie soin
1042   III|                as pas la prétention de convertir grand-père ? Alors ?…~ ~
1043     I|              qui me peinent et tant de convictions qui fléchissent !~ ~– La
1044   XII|            bien. Et quelle époque vous conviendra ?~ ~– Le temps de prévenir
1045   XII|             découpés en chevrons. Vous conviendrait-il de la visiter ?~ ~– Oui,
1046   VII|              Le grand air d’Alsheim te convient, n’est-ce pas ? Et aussi
1047  VIII|              Gambetta. Il le savait et copiait le geste du tribun, et ses
1048    II|                il piquait une plume de coq de bruyère. Du haut du perron,
1049   III|             capable de sacrifices, une coquette parfois, mais je n’ai pas
1050   XII|         avaient pas tous les jours, la coquetterie instinctive que développait
1051   XVI|              hâtait l’ombre. Un vol de corbeaux glissa, rasant la cime des
1052    IV|           était un moyen de se montrer cordial, sans désavouer en paroles,
1053  VIII|                tâcha de mettre quelque cordialité dans le ton du moins de
1054    II|                chardons secs. Quelques corneilles volaient, aidées par le
1055   VII|               la sève, des milliers de corolles neigeuses floconnaient et
1056    XV|               il eût cherché le défaut corporel, la tare, la verrue, ce
1057  VIII|               cavalier, dont la beauté corporelle éclata dans le simple mouvement
1058    XV|                même bonjour ? Vous, si correct…~ ~– VenezTenez, ici,
1059   VII|          retraversé la cour, suivi les corridors du monastère, et ouvert
1060   XII|          avenue de têtes blondes et de corsages en mouvement parmi les amoncellements
1061     X|               un des derniers, dans ce cortège de dîneurs, donnait le bras
1062    XV|               la halte pour maudire la corvée du jour. Farnow, nullement
1063    VI|                     Quand on est de ce côté-ci, voyez-vous, on peut en
1064    IV|             qui, au delà des platanes, côtoyait un potager, puis traversait
1065     I|           ruisseau rapide, qu’il avait côtoyé dans la montagne, le suivit,
1066    II|              toit de la scierie, et se couchaient au vent du nord, comme les
1067   XII|            pouvait au moins passer une couche de vernis sur une enseigne
1068     I|              la clef sous la porte, et couche-toi.~ ~Il avait aussitôt sifflé
1069   VII|                la châsse où l’on voit, couchée, la statue en cire de la
1070     I|                comme des barbes de blé couchées sur l’épi. Les hommes ne
1071     V|              gagner un village où l’on coucherait le soir, tandis que l’oncle
1072     V|               Ne me refusez pas ! Nous coucherons dans les auberges ; vous
1073   XII|               échelle, il répandait en couches égales le houblon cueilli
1074    VI|      dépouillés de leur écorce étaient couchés sur les pentes, qu’ils éclairaient
1075     I|             longue que minuit sonna au coucou de la Forêt-Noire pendu
1076   XVI|           baissée, sans rien voir, les coudes levés, la poitrine fouettée
1077    IV|              madame Bastian se remit à coudre.~ ~Jean se détourna, et,
1078     I|            guère que des feuilles, qui coulaient les unes sur les autres
1079  XIII|                    Oui, à lui seul, ce coup-là aurait suffi à me chasser.
1080   III|               remords, sa petite-fille coupable d’une parole étourdie et
1081    II|         dentées, foreuses, raboteuses, coupaient, perçaient, polissaient
1082    XV|              reparut à la lumière, et, coupant la plaine d’Alsace, roula
1083     I|                cheveux durs, serrés et coupés droit.~ ~Or, ce soir, M.
1084     I|               chance de rencontrer une couple de coqs de bruyère sur nos
1085     I|               apercevoir par une large coupure pratiquée dans le mur de
1086    IX|               reflets d’une grande eau courante. Puis, ramenant sa pensée
1087   VII|              traîner la robe. L’étoffe courbait l’herbe, faisait voler un
1088   VII|                     Oui, une espèce…~ ~Courbée, en ce moment, au-dessus
1089   XII|                conduite du chariot, se courbèrent de nouveau vers les pieds
1090   III|             des portes décrivaient des courbes qui s’écartaient follement
1091    VI|              la vitesse des nuages qui courent. Oh ! pentes couvertes d’
1092  XIII|          étonne ? C’est de mon métier. Coureur de sentiers comme je le
1093  VIII|                 C’est un de mes amis ! Courez chercher M. Oberlé. »~ ~–
1094    VI|              dit :~ ~– Pourquoi diable couriez-vous ? Je vous ai pris pour un
1095     I|            plis, jusqu’aux sommets que couronnait, çà et là, un épi de futaies
1096   VII|              la pointe de la montagne, couronne de vieilles pierres posées
1097   XVI|                veloutées et dorées, et couronnées de sapins, se levaient en
1098   VII|               sont ouverts. L’idée des couronnes de mariées, familière aux
1099    XV|             être invité à une chasse à courre, et partait pour le rendez-vous.
1100     V|             toile et assujetti par des courroies ; enfin Jean Oberlé, penché
1101    IV|              blancs, divisés en mèches courtes qui chevauchaient les unes
1102   XII|            dans les houblonnières. Les courtiers passaient dans les villages.
1103    II|          lèvres rasées, de ses favoris courts, de la correction toujours
1104     I|                lanternes tournèrent et coururent à travers le parc ; des
1105     I|            distingua les ganses jaunes cousues sur la tunique, les bottes
1106    II|                Je sais ce qu’il m’en a coûté. Vous me demandez le résultat
1107     V|                origine, ni parenté, ni coutumes, ni religion communes, n’
1108   XII|            dans la campagne, lingères, couturières, apprenties, et qui s’en
1109     X|            Knäpple, qui avait une voix couverte, mais une façon très nette
1110   XVI|            rideaux du break et par une couverture que M. Ulrich avait jetée
1111   III|              pli dans la nuque qu’elle couvrait d’un reflet doré, donnait
1112   VII|                la joie et la paix. Que craignez-vous donc ? Est-ce l’opposition
1113   VII|        ajourner… N’ayez pas même cette crainte-là. Nous vaincrons.~ ~– Nous
1114    XV|          glacés, jaunes ou rouges, des cravates nouées avec élégance et
1115   III|                ardoise d’écolier et un crayon, et il écrivait, d’une écriture
1116     I|            froide, imprécise et bleue, créa, avec les mêmes arbres,
1117   VII|           difficulté de vivre que leur créaient leurs opinions, même prudentes,
1118  XIII|                 L’émotion pâlissait et creusait son visage. Il dit en français,
1119   III|                enveloppait de lumière, creusant un pli dans la nuque qu’
1120   XII|             pensée sur ce visage ridé, creusé, si mobile et si expressif
1121   XII|           région où la terre cultivée, creusée en arc, portait les houblonnières.
1122   III|               la douleur qui les avait creusées, ride de la bonté méprisée,
1123  VIII|        paupières et le coin des lèvres creusés par la colère, et tel enfin
1124    II|             traînées de neige dans les creux, et des nuages bas, rapides,
1125   VII|          mouvement, puis d’autres, des crevasses noires, des halliers, des
1126    XV|                le bras :~ ~– Non, non, cria-t-elle, vous ne partirez pas !
1127    IX|              ne se gênera pas. Oui, on criera, on m’accusera, on me plaindra,
1128   III|             tenue, avec son panache de crin blanc et noir, et les brandebourgs
1129   XII|             encore ? Qu’est-ce que ces cris-là… Ah ! mon père !~ ~Il changea
1130   XII|              mâchoire tremblait, et se crispait comme s’il eût articulé
1131     I|              en Bohême, en Hongrie, en Croatie, et dans le Caucase, avec
1132   III|                vie et de jeunesse.~ ~– Crois-moi, soyons bien francs l’un
1133    IX|            sous la contradiction :~ ~– Crois-tu que je n’aie pas réfléchi ?
1134     I|              la jeunesse du regard qui croisait le sien, que Jean Oberlé,
1135  VIII|          tournant sur les talons et en croisant les bras. Le petit commis
1136    II|         ouvrait sur le parc ; il avait croisé les jambes, et avait posé
1137     I|              le buste vêtu d’une veste croisée en laine grise, le dos et
1138     I|               Ils fumaient, les jambes croisées, assis aux deux coins du
1139  VIII|                 au moment où il allait croiser Farnow, il murmura quelque
1140   XIV|           singulière. Pas un nuage. Un croissant de lune, des étoiles par
1141   VII|             visage rose, son voile, sa crosse d’or, son manteau violet
1142   VII|               rocheuses, déroulait ses crosses de velours ; sur les sarments
1143    XV|        polygone de Neudorf, revenaient crottés jusqu’au poitrail ; les
1144     I|                des feuilles foulées et croulantes diminua ; puis il cessa
1145     V|              parvenait au sommet d’une croupe de montagne : « Sommes-nous
1146   VII|              le rose des villages, ils croyaient reconnaître le son des cloches.~ ~–
1147  VIII|          encore flambants. D’ailleurs, croyez-moi, il a déjà rendu ma gifle
1148    XV|                 Ce n’est pas vrai. Ces cruautés-là n’y sont pas !~ ~– Je vais
1149    IV|              silence qui suivit fut si cruel que Jean pâlit, et que M.
1150  XIII|               Elle ne pensait pas être cruelle.~ ~– Et tu veux te marier ?
1151   XII|         répandre les premiers prix des crus les plus fameux : Hallertau,
1152     V|                tiède. Mais il apprit à cuber sans erreur un sapin ou
1153    II|          dressaient en pyramides et en cubes énormes au delà des allées
1154   XII|                une place pour toi ici, cueilleur de houblon ! cria-t-il de
1155   XII|              eut cessé de chanter, les cueilleurs et les cueilleuses de houblon
1156    VI|                champignons qu’il avait cueillis. Quand il eut fini, de ses
1157  VIII|                pour faire plus tard un cuirassier solide et massif. Mais il
1158   XII|            sous le soleil qui devenait cuisant, continuèrent en silence
1159   III|              aurait, en annonçant à la cuisine et dans le bourg : « Monsieur
1160   XII|               en même temps la vieille cuisinière Salomé, blanche comme la
1161    XV|               champs, était trouble et cuivré : à l’horizon, derrière
1162     X|               Mecklembourgeois, esprit cultivé et attentif, d’une érudition
1163   XII|                  la région où la terre cultivée, creusée en arc, portait
1164     I|              une large bande de terres cultivées et montantes, les forêts
1165   XII|             hommes. Moi, je visite, tu cultives : ce sont, au fond, deux
1166   XII|                l’un des vantaux, puis, curieuse, ayant encore avancé le
1167    II|                le bureau. Il examinait curieusement le grand et joli homme mince,
1168     I|             comme un accompagnement de cymbales voilées. Les mots s’échappaient
1169    IX|               prairies que traverse le Dachs, près de Bernhardsweiler,
1170     I|               elles ressemblaient à un dallage extrêmement uni et blond ;
1171  VIII|           tables couvertes de nappes à damier rouge et bleu, causant haut,
1172  XIII|              plus difficile et le plus dangereux ! Tu es fou !~ ~Il se mit
1173    II|               spirituelle, séduisante, dansait dans les salons allemands
1174    VI|           ai-je fait ?~ ~– Aucun. J’ai dansé, moi, avec beaucoup de jeunes
1175    II|        politique en 1890. De ce moment dataient, pour son fils, les sourires,
1176     I|                rouge de Saverne et qui datait du milieu du siècle. Il
1177   XII|                de par ma volonté, et à dater de ce soir. Rien n’y changera
1178    IX|               souvenir, à préciser des dates, à retrouver des mots, ils
1179   III|      poursuivaient comme une troupe de dauphins, voyageurs de surface, et
1180     V|           parce qu’il venait de passer de-longues années de solitude morale.~ ~
1181     X|             discussion. La violence du débat l’avait irrité comme une
1182    IV|          servait de pont. Les lauriers débordaient la clôture d’épines de chaque
1183    IV|          charretière et un gros mûrier débordant l’arête. Le jeune homme
1184     I|            solide, son pardessus d’été déboutonné, laissant saillir le gilet
1185   XII|              était valide. Il portait, déboutonnée, la redingote que fleurissait
1186    II|                néfaste qui eût, dès le début, stérilisé votre vie, qui
1187     X|             romans et de pièces ! – En décadence, la France ! – Une nation
1188    II|            savent tirer parti de leurs déceptions comme on tire parti des
1189     X|            visage était le symbole, se déchaînait. Il se leva à moitié, se
1190    II|                comme on tire parti des déchets d’usine. Cette vision nouvelle
1191   VII|      reconnurent que le nuage aussi se déchirait sur les pentes. C’était
1192   III|             tes calculs, lorsque tu te décidais à revenir à Alsheim ? Je
1193    IX|            chambre avec Jean. Puis, se décidant pour un meilleur abri :~ ~–
1194   VII|                dit Jean, afin que vous décidiez de ma vie. Vous avez été
1195   III|             pensait qu’il y aurait des décisions de suprême importance à
1196   III|               d’avoir une conversation décisive. Jean sera emmené dès demain,
1197    II|               au moment où des paroles décisives lui étaient demandées. Si
1198   VII|             puissances de leur être se déclaraient, et rompaient avec la banalité
1199   XII|                 N’est-ce pas lui qui a déclaré qu’il n’entrerait pas dans
1200  XIII|                canapé. Dehors, le jour déclinait, lumineux encore et chaud.
1201   VII|               arbres. Le soleil devait décliner vers les sommets des Vosges,
1202   III|         chapeau, malgré le vent qui la décoiffait, mais, ayant jeté sur ses
1203   III|             retenaient mal ses cheveux décoiffés par la promenade et par
1204     X|             aussitôt elle dit :~ ~– Ce décolletage est indécent, vous ne trouvez
1205   III|         faisait défaut entre eux et le décor de la salle. Ils s’asseyaient
1206  VIII|                sa casquette plate, que décorait, en avant, la petite cocarde
1207     I|                une aquarelle du maître décorateur Spindler, pendue au mur,
1208   XII|                 réduits en planches ou découpés en chevrons. Vous conviendrait-il
1209   XII|                et les noyers épars, se décourbaient aussi et clignaient les
1210    IX|           toujours en voyage ?~ ~– Des découvertes, ma chère sœur. D’abord,
1211     V|              levées. Dans les sentiers découverts, soufflait encore la bise,
1212     V|            expliquer les Vosges, et de découvrir son neveu. L’ardente jeunesse
1213   III|                Les moulures des portes décrivaient des courbes qui s’écartaient
1214     V|               un regard, montraient le dédain secret du paysan alsacien
1215     X|             vous préviens que je ne me dédis jamais d’une résolution
1216   XVI|               grandir l’angoisse d’une défaillance inévitable. Les cris de
1217     I|               toute la nuit faisait et défaisait ses plis, jusqu’aux sommets
1218   III|              verras que j’ai de grands défauts, je suis une orgueilleuse,
1219   III|           famille. Pour elle, ceux qui défendaient l’ancien état de choses
1220    IV|             vous reçoivent pas : elles défendent leur pays ; elles continuent
1221   XII|        reproche.~ ~Le cadet, François, défendit la mère, et répondit :~ ~–
1222   III|         enfants lui donnent tort, elle défendra avec moins d’énergie ses
1223    IX|                t’opposeras pas ? Tu me défendras auprès de maman ?~ ~– Oui,
1224    XV|             geste de recul. Je vous le défends !~ ~– Je le ferai tout à
1225     I|             mur de clôture du parc, et défendue par une grille, un peu en
1226    II|           manifestations qui nous sont défendues, à nous autres industriels
1227    II|          contravention, aux marques de déférence que lui prodiguaient les
1228    XI|               détours, avec des formes déférentes qu’il prenait pour du respect
1229   VII|            divisions familiales et des défiances paysannes. Tu n’auras personne
1230   VII|         ramener tant d’amis écartés ou défiants, rétablir le nom d’Oberlé
1231     I|             fois, avait même admiré le défilé des régiments, et la puissance
1232   III|                lui ai permis d’habiter définitivement Alsheim, de devenir industriel
1233    XV|                réalité des séparations définitives s’imposa plus fortement
1234   XII|            baisser et de se relever en défleurissant les lianes vertes.~ ~– Travaillez
1235   XII|                regardait vaguement les défleurisseuses de houblon, et tâchait de
1236    XV|               temps, l’officier qui se dégageait de l’abri du mur, et qui
1237    IV|               et, ouvrant une porte de dégagement, tout à l’extrémité, à droite,
1238     I|         montagne, le suivit, et vit se dégager, haute et massive, dans
1239   VII|              rattrapé par un autre, se dégagèrent peu à peu du brouillard,
1240   XII|               femmes s’empressaient de dégarnir les perches abattues. L’
1241     X|           allemande pourra acquérir le degré de raffinement qui lui manque,
1242     V|        Concordia », qui se hâtaient de déguerpir par la porte de la sacristie,
1243     V|        indifférence ou l’hostilité que déguisaient mal le salut des hommes
1244    II|        hésitation, la défiance à peine déguisée, souvent même lourdement
1245   III|               déjeuner, parce que Jean déjeune avec nous ? Mon cher, nous
1246    II|       instances de tout ce pauvre pays délaissé, qui voulait faire de lui
1247     V|                ces gendarmes allemands délateurs, brutaux et jamais désavoués,
1248   XII|           sécher. Jamais le fermier ne déléguait ces fonctions délicates.
1249    XV|          apercevoir, arrivant d’un pas délibéré, un officier enveloppé de
1250   III|              émue, qui venait à lui si délibérément ; puis, sans se départir
1251  VIII|                maintenant, un problème délicat à résoudre. Personnellement,
1252   XII|                déléguait ces fonctions délicates. Il était donc à son poste,
1253     X|                la justice, le goût, la délicatesse et une certaine fleur d’
1254   III|                dans son esprit troublé délicieusement ; ils y passaient et s’y
1255   VII|              deux pour jouir de ce mot délicieux.~ ~Leurs âmes étaient tout
1256     I|               avons commis ce soir des délits que j’adore commettre, en
1257   VII|                Il a changé le monde et délivré les hommes ! Les cieux sont
1258   VII|                à la sienne, ne pouvait délivrer sa race, ni à présent, ni
1259   XIV|                de suite.~ ~– Comment ? demanda-t-il doucement, c’est toi, Jean ?
1260   XII|                dire mon beau-père ? se demandait-elle. Ce vieillard n’est point
1261   XVI|           A-t-on tiré d’autres coups ? demande-t-il.~ ~L’homme répond :~ ~–
1262    II|          paroles décisives lui étaient demandées. Si l’interlocuteur, troublé,
1263   XII|                femmes et les filles se demandèrent, curieuses, ce qu’allait
1264    IX|               pas demandée ; ils ne me demanderont pas, ceux-là, mon cher !
1265     X|              en ai pas.~ ~– Alors, que demandez-vous ?~ ~– Rien, madame. Je souffre.~ ~
1266   VII|               annoncer Pâques… Si vous demandiez la permission d’y venir,
1267    VI|        Halte-là ! cria un homme, en se démasquant tout à coup et en sortant
1268     I|             froide. Ils avancèrent, se démenant comme s’ils luttaient. Bientôt
1269    II|               à un homme d’action. Ils démentaient le sourire mécanique des
1270     V|               les ruisseaux grossirent démesurément, et les hautes cimes qu’
1271  XIII|              la chambre voisine, toute démeublée, sauf les deux chaises ou
1272    IV|            robe noire, et, pendant une demi-minute, il y eut trois âmes humaines
1273   VII|            avait des feuilles tous les demi-pieds ; les premiers fraisiers
1274   XVI|              Qui êtes-vous ?~ ~Dans le demi-rêve, Jean Oberlé répond :~ ~–
1275   XII|                Furieux, dominant d’une demi-tête tous ceux qui étaient là,
1276     I|               J’en aurais tout de même démoli deux, si nous avions été
1277   III|            grand-père de s’abstenir de démonstrations comme celles de ce matin,
1278     V|             précis, se plaignaient des dénis de justice et des vexations
1279    II|               scies en lanières, roues dentées, foreuses, raboteuses, coupaient,
1280    IV|            suivait à peu près la ligne dentelée que faisaient les hangars,
1281  XIII|                 Jean montra les Vosges dentelées et vertes.~ ~– Et puis,
1282   VII|                coiffée d’une coiffe de dentelle en forme de casque ; l’homme
1283    II|              étaient encore des champs dénudés, d’où s’élevaient çà et
1284     X|              idée pareille.~ ~– Pas si dénuée de sens ! N’est-ce pas,
1285     X|                voisins que par phrases dénuées d’intérêt.~ ~Les invités
1286   III|           délibérément ; puis, sans se départir de son calme, sentant que
1287    IV|                sur la terre battue. Il dépassa l’église qui dressait, à
1288     V|               La dernière maison était dépassée. Ils se trouvaient dans
1289    XI|               la main de Lucienne, une dépêche l’avait prié de retarder
1290   XII|             Bastian. Allons, mes amis, dépêchez-vous, voilà la première voiture
1291    IV|            jusqu’à une porte rustique, dépeinte et à demi pourrie, qui s’
1292     V|                seigneurs féodaux, dont dépend le sort d’une foule presque
1293   VII|              ai pas le droit ; nous ne dépendons pas entièrement de nous-mêmes,
1294    II|               Il s’était aperçu, à ses dépens, qu’en toute occasion, sans
1295   XVI|              se penchant. Je les crois dépistés. Mais avec eux, il faut
1296  XIII|          Oberlé eut un frémissement de dépit qu’elle essaya de réprimer.
1297  VIII|        officiers compromis avaient été déplacés, et que son ancien camarade
1298   III|                Lucienne et sa mère. Il dépliait sa serviette, et le valet
1299  XIII|           état-major, et revint, en la dépliant, vers le canapé.~ ~– Rasseyez-vous
1300   XIV|               encombrée de linge blanc déplié, brodaient des initiales
1301  VIII|            serais désolé de vous avoir déplu, Oberlé ; mais je ne peux
1302  VIII|           répliqua Oberlé.~ ~Le mot ne déplut pas à Farnow. Il lui parut
1303    IV|                la futaie, en ce moment dépouillée, sous laquelle poussaient
1304    IV|              larges qu’une courbe sans dépression reliait au menton solide
1305     I|            Klang,~ ~Stimmt an das Lied der Lieder,~ ~Des Vaterlandes
1306   III|                     Moi, je les trouve déraisonnables.~ ~Les yeux verts de Jean,
1307   XII|               monde… On ne s’est guère dérangé pour lui… Il n’y a que les
1308   XII|               Si vous croyez que je me dérangerai de ma place, quand il passera !~ ~–
1309    IX|                 C’est lui qui visitait dernièrement la scierie avec un autre
1310   XII|          intime de Victor, celui-ci se dérobait, fuyait, et n’arrivait qu’
1311   XII|                elles regardèrent, à la dérobée, vers la grange.~ ~Il n’
1312     I|              est grave, mon ami, de te dérober à son ambition. Tu étais
1313    XV|              de poussière qu’on voyait déroulé, d’un village jusqu’à l’
1314   III|               comme un désordre et une déroute mêlée à la joie de la nouvelle.~ ~
1315   III|            question capitale, était en désaccord avec lui. Placé à table
1316    XV|                n’était pas chez lui.~ ~Désappointé, et le sang échauffé par
1317   XII|               des Bastian, parce qu’il désapprouvait l’ambition à laquelle son
1318     V|           délateurs, brutaux et jamais désavoués, que toute l’Alsace d’aujourd’
1319   XVI|         immobiles qui étaient les bois descendants, et d’autres fumées rapides,
1320   XII|                Comment, mon père, vous descendez pour insulter mes invités !…
1321  XIII|             importante. À ta place, je descendrais à la station d’avant, à
1322     I|               Fidèle, pris sa canne et descendu le sentier qui, à cinquante
1323   XII|               chose ?~ ~– Non, je suis descendue en hâte, et je l’ai trouvé
1324     I|          étaient-ils venus troubler sa descente à Alsheim ? Encore des manœuvres,
1325    XV|         frontière, et Jean ne peut pas déserter, parce qu’il aime… Il est
1326    XV|                être le beau-frère d’un déserteur, moi officier, moi Farnow !~ ~–
1327   VII|             Les champs voisins étaient déserts. La route était presque
1328  VIII|               conquis, et qui se croit déshonoré quand les Allemands lui
1329  VIII|                ce que je te donne pour déshonorer, comme tu le fais, l’uniforme !~ ~
1330    II|                un geste de la main, il désigna l’immense atelier où, sans
1331     I|               Mais plusieurs signes le désignaient comme un enfant de l’Alsace :
1332  VIII|                que rien d’extérieur ne désigne à la curiosité du passant,
1333    XV|            sergent d’écurie, chargé de désigner le cheval et le second brosseur ;
1334   VII|               un signe de ses yeux qui désignèrent le sommet, répondit :~ ~–
1335    II|             leur jeunesse, catalogués, désignés, inscrits d’office sur la
1336  XIII|         quelles difficultés et quelles désillusions tu vas. C’est mon devoir.
1337     X|           éminentes, la générosité, le désintéressement, l’amour de la justice,
1338  VIII|           quitter vos chefs.~ ~– Et je désirais renouer connaissance avec
1339    II|                ces questions-là. Et je désire vivre à Alsheim. Me le permettez-vous ?~ ~
1340     X|               Jean, avait dit :~ ~– Je désirerais avoir un entretien avec
1341   III|      maladresses, et qui prévenait ses désirs, il commençait à manger,
1342    II|                pas toujours, et que je désobéirais quelquefois. Ma décision
1343   XII|            pollen de fleurs, de mousse desséchée, qui volait, féconde, d’
1344  XIII|              boule et de plates-bandes dessinées par des bordures de buis,
1345   III|               toile tendue et ornée de dessins de feutre ras, représentaient
1346    II|              carrière à laquelle je te destinais, tu en as choisi une autre ?~ ~–
1347     X|                 monsieur, n’est que la destruction ou la diminution de ces
1348   VII|              une motte de terre qui se détache et coule dans la mer.~ ~
1349    XV|            collège. Il se sentait déjà détaché de cet ensemble ; il observait,
1350    XV|         terrain poussiéreux et uni. Un détachement à cheval, la lance à l’épaule,
1351    VI|              crête. Mais il ne pouvait détacher ses yeux de l’étoile. Et
1352   XII|                cônes de houblon, qu’on détacherait à Alsheim, dans la cour
1353     V|     particuliers, avec des indications détaillées sur la situation qu’elles
1354   XII|             travail, en étoffe légère, déteinte et passée à l’usage, sauf
1355    IV|               cachés par une charrette dételée, il revit, avec un sourire
1356   VII|              de pèlerins, des voitures dételées, des chevaux attachés au
1357    II|               s’emporter, il laissa se détendre le visage ironique qu’il
1358   III|             peine à mouvoir le ressort détendu de ses muscles. Sa tête
1359   III|             comprenait que son mari ne détestait en elle que sa clairvoyance
1360   XII|                compromettant ; je suis détesté par les Allemands de tout
1361   XII|               Ils ont juré de se faire détester, ajouta aussitôt le fils
1362   XII|            leurs tabliers, et, lasses, détirant leurs bras jeunes, bâillant
1363   XII|             blessés. Rapidement, il se détoura vers le canapé, serra la
1364    II|             interlocuteur, troublé, se détournait, pour échapper à ce regard
1365     I|                sentier en lacet, puis, détournant la tête :~ ~– Trotte avec
1366    IV|               soleil. Et, sans qu’elle détournât la tête, sans qu’elle cessât
1367   XII|          saisir ni deviner. Il s’était détourné une seconde, les sourcils
1368   XII|                 La conversation, ainsi détournée, devint aussitôt moins contrainte.
1369    IX|              combien je souffre. Tu as détruit toute ma joie !~ ~– Mon
1370   XII|        permission de te le dire, et je devais attendre, avant de te parler,
1371     I|            doit descendre…~ ~M. Ulrich dévalait la hêtrée, baissant la tête,
1372    VI|                soleil va mourir.~ ~Ils dévalèrent, sous la voûte des sapins,
1373   III|                Mon ami, je ne fais que devancer ton jugement, que t’empêcher
1374   III|              frère, qui avait pris les devants, et qui allumait un cigare.
1375   XII|            coquetterie instinctive que développait la présence des hommes,
1376   XII|             Oberlé, ou s’écartaient et devenaient des bouderies, comme celle
1377     I|              un seul pouce du sol, et, devenues elles-mêmes minces comme
1378    VI|           embrassa, et la conversation dévia sur des sujets indifférents.~ ~
1379    II|                j’étais un Français, je deviens un Alsacien. Fais de même.
1380   VII|                de la route, quand elle devient droite et traverse la crête
1381   XII|               l’occasion présente, ils devinaient que Jean s’était réfugié
1382  XIII|              dernier souvenir, et elle devinera que je suis au moins digne
1383   XII|                Ni Lucienne, ni Jean ne devinèrent la raison qui avait déterminé
1384     I|                  De rire…~ ~– Comme tu devines !~ ~– Où les âmes ont des
1385   VII|             lèvres s’y refusèrent. Ils devinrent tous deux pâles.~ ~– J’ai
1386    IV|                 Il m’a assuré que nous devions nous féliciter de voir son
1387     I|            franchis. Le ciel entier se dévoila et, en dessous, devant,
1388     X|            monsieur le conseiller, qui dévore les consciences et qui ne
1389     V|              comme si l’incendie avait dévoré les bruyères et les herbes
1390   VII|        catholique, et les pratiques de dévotion ne me tentent pas… Mais,
1391    II|          épargne à mes enfants ? Je me dévoue. Mais cela ne veut pas dire
1392    IV|             mon petit ? dit-il dans ce dialecte d’Alsace dont il usait plus
1393    IV|            main levant la petite coupe diamantée, au regard fixé au fond
1394     I|            satin noir ; elle avait des diamants dans ses cheveux encore
1395   XIV|                Florimont, où pousse le dictame. Et il pensa : « C’est la
1396     I|               Allemands, et en cela je diffère de vous. Je les admire même,
1397    IX|       méprendra pas, du moins, sur les différences de sentiments et d’idées
1398    VI|            entends ?~ ~– Voilà où nous différons, ma Lucienne. Ce n’est pas
1399    IV|          Vosges couvertes de forêts et diminuant de hauteur. Le vent du Nord,
1400    IV|              joie du retour était déjà diminuée et flétrie. Il entendait
1401    IV|           regardant Jean s’éloigner et diminuer dans la plaine, la tête
1402     V|              auberge alsacienne où ils dînaient le soir, c’était chaque
1403     I|              Europe en armes.~ ~– J’ai dîné seul, reprit Jean… c’est-à-dire
1404    IX|            père me conduisait dans les dîners et dans les bals… Tu sais
1405     X|           derniers, dans ce cortège de dîneurs, donnait le bras à la jolie
1406     V|                vieille pour obtenir un diplôme d’allemand, et que Jean
1407  XIII|              idée-là… Qu’est-ce que tu dirais, si je te suivais en France ?~ ~–
1408    IV|               Mais Jean, sans répondre directement, et dans le silence de tous,
1409    II|          Lucienne, et la confiait à la directrice de l’institution la plus
1410   VII|            saluant tous deux ensemble, dirent en alsacien :~ ~– Loué soit
1411  VIII|           porter secours, nos voisins, dirent-ils ; par le Rhin et par l’Ill,
1412     I|            coulant ensuite, agrandi et dirigé savamment, parmi les arbres,
1413    XV|         sortant de la caserne et en se dirigeant vers sa chambre.~ ~– L’avez-vous
1414    II|       nettement, l’industrie d’Alsheim dirigée par Jean, et le père de
1415   XVI|              monte au Donon, s’étaient dirigés tout à fait à gauche, par
1416    XV|            part, ma chérie, ramène-le… Dis-lui qu’il n’y aura aucun scandale :
1417   XII|               deux genres de fidélitéDis-moi, Xavier, j’ai à te parler
1418  VIII|         vainqueur de sa propre nature, discipliné jusqu’en sa politesse parfaite
1419   III|              peux être sûre…~ ~– De ta discrétion ? Je te remercie, je n’en
1420     V|              autres savaient par cœur, discutaient les deux itinéraires à suivre,
1421     V|                 et il faut que je vous dise pourquoi. Vous comprenez
1422   XIV|               de sa jeunesse. « Que se disent-ils ? Est-ce mauvais encore ?
1423  VIII|               de ses plumes en arc, et disparaissait.~ ~– Voilà des habitants,
1424   XII|               composé de deux éléments disparates : un front bombé, des pommettes
1425   XII|             cents pieds de houblon, et disparurent, comme dans des vignes gigantesques.
1426    XV|              première journée, étaient dispensés de rentrer à une heure.
1427   XIV|                pas la lumière, mais la dispersait, de telle sorte qu’il n’
1428   XII|                la salle à manger, elle disposait des roses dans des calices
1429   VII|           Odile ; car il est déjà bien disposé pour vous… Mais prenez garde
1430    XV|           précaution de préparer et de disposer dès le matin sur son lit,
1431     X|            peut être affaiblie par des dissensions ; mais, puisque vous l’attaquez,
1432     I|               mystère de la vie. Il se dissipa. M. Ulrich tendit la main
1433   XVI|        première impression d’effroi se dissipe. La figure est avenante.~ ~–
1434     I|             nord-est. La brume s’était dissipée. De sa chambre, Jean pouvait
1435     I|               Puis trois mots vinrent, distincts, aux oreilles de Jean. Il
1436     I|                l’épi. Les hommes ne se distinguaient guère les uns des autres,
1437  XIII|        reconnaissait le timbre et n’en distinguait pas les mots. Elles étaient
1438     I|        vagabond du Rhin. On ne pouvait distinguer aucun détail dans l’ombre
1439    XV|            douta pas qu’il donnait des distractions de cette espèce au jeune
1440   VII|             bureau de la scierie, mais distrait et songeur. Il songea que
1441  XIII|                 Mais il avait l’âme si distraite que tout travail lui fut
1442   XII|               gigantesques. M. Bastian distribua la besogne, et indiqua qu’
1443   XII|              fils aîné du fermier, qui distribuait des provisions de houblon
1444    XV|              facteur vient de faire la distribution du soir. On entend le murmure
1445     X|                Pensez-vous cela ? Mais dites-le donc !~ ~Dans le silence
1446   VII|              vous m’êtes toute sacréeDites-moi au moins que j’emporterai
1447    XV|              se laissant tomber sur le divan de son cabinet. Il y a erreur…
1448   XII|            ramenait, sous vingt formes diverses, la conversation vivante
1449     V|              plus ou moins l’espèce de divination qui ne s’apprend nulle part
1450    II|              le vent, il trouva belle, divinement belle, son Alsace qui descendait
1451     I|             pas, celle qui unit et qui divise, qui est au fond de toutes
1452    IV|               savais nos deux familles divisées, mais pas au point où je
1453    XV|             arrière, disait midi moins dix-sept minutes. Le temps de parcourir
1454     X|               très nette de prononcer, domina le bruit des conversations,
1455   XII|              la gorge serrée. Furieux, dominant d’une demi-tête tous ceux
1456     X|              jugement. La conversation dominante tomba, et fut remplacée
1457    II|                se fixèrent, impérieux, dominateurs, sur ceux de son fils, comme
1458   III|              passionnée tout à coup et dominatrice, elle accourait.~ ~– Tu
1459   VII|              au-dessus de la forêt. Il domine les sapins qui couvrent
1460    IV|          greniers, les clôtures basses dominées par des tas de fumier, les
1461   III|             luttes en champ clos. Nous dominerons. C’est tout ce que nous
1462     I|              un clair de lune !… C’est dommage de ne pas avoir un fusil
1463  VIII|        fixèrent en bas, sur les pavés, domptés par un souvenir confus et
1464   III|             pour faire un pèlerinage à Domrémy en Lorraine. Ç’avaient été
1465   VII|               que vous avez, et qui me donnât la même impression… comment
1466   III|               que ses deux enfants lui donnent tort, elle défendra avec
1467    II|               autorités allemandes lui donneraient tort : les gendarmes, les
1468     X|               Gobelins, sans doute, je donnerais raison à madame Rosenblatt,
1469     I|              chaud… Auguste, vous leur donnerez demain douze litres, et
1470    II|            Ulrich. J’accepte que tu me donnes tort sur un point vis-à-vis
1471    II|              même, sauf quelques jours donnés à la famille, avaient été
1472  XIII|               seule ce qu’elles ont de dons dispersés et partagés :
1473   VII|              Partout autour de lui, la doradille, cette belle fougère qui
1474   XVI|         hêtrées du Donon, veloutées et dorées, et couronnées de sapins,
1475    IX|               avril. De menus oiseaux, dorés par la lumière, volaient
1476     I|              extrémité de l’enclos, où dormaient les pyramides d’arbres abattus,
1477     I|              présent. Sentant qu’il ne dormirait pas tout de suite, il ouvrit
1478   XVI|            avait téléphoné au poste de douane de Grand-Fontaine, et à
1479   VII|               d’or, son manteau violet doublé d’hermine. Jean s’agenouilla ;
1480    XV|                arriva devant la grille doublée de tôle qui sert d’entrée,
1481    II|           secouait très faiblement les doubles vitres, les lames d’acier
1482   XVI|               heure, nous reviendrons… Doublez la ration d’avoine pour
1483    VI|            Mais il y a de si légitimes douleurs, autour de nous, si nobles !
1484   III|               dont chacune devait être douloureuse, tourna vers sa petite-fille
1485    XV|         narines ouvertes. Farnow ne se douta pas qu’il donnait des distractions
1486     I|            Vous en doutiez ?~ ~– Je ne doutais pas, mon enfant, j’ignorais ;
1487   VII|            Elle approchait, elle ne se doutait pas que Jean l’attendait.
1488    IX|             conduirai maman, qui ne se doutera de rien ! Quel rôle je vais
1489     I|            mieux ! dit-il.~ ~– Vous en doutiez ?~ ~– Je ne doutais pas,
1490     I|             les mains cachées sous les draps, qui avaient gardé le pli
1491   III|        planches reçue de Hanovre ou de Dresde, le désir exprimé par Lucienne
1492   VII|             passa, se découvrit, et se dressa un peu de l’autre côté de
1493   XII|             quelques-unes immobiles et dressées, d’autres continuant de
1494   VII|            leur marche. D’un pas égal, droites, remuant du balancement
1495    IV|               et les fléaux frappaient dru, et galopaient comme des
1496     V|     perquisitions et de poursuites, le duel enfin, tragique ou comique,
1497   III|              je me promettais une joie durable, celle d’avoir ta jeunesse
1498    II|         présent. Car la conquête avait duré, la fortune de l’Allemagne
1499    VI|       irritation n’a pas été de longue durée. Cependant il y a eu une
1500   VII|             dans nos souvenirs. Faites durer nos souvenirs cependant,
1501   XII|              la peau, soudés en mèches dures, les sourcils, les moustaches,
1502    IV|                ferme, mais sans aucune dureté, parce que tu n’as vraiment
1503    II|               père, le fondateur de la dynastie, Philippe Oberlé, issu d’
1504    II|         relevées de Jean, un sourire s’ébaucha, tandis que le haut du visage
1505   VII|               tiède, et il y avait des ébauches d’ombre au pied des arbres.
1506     V|                de rochers et une pente éboulée qui rejoignait en haut la
1507   XVI|            heurtaient souvent, pierres éboulées et couvertes de mousse,
1508    IX|                roux se gonflèrent et s’ébouriffèrent contre le cou de Jean. Elle
1509    VI|              Autour de lui, les sapins ébranchés et dépouillés de leur écorce
1510    XV|          instant encore, et le train s’ébranla, glissa sur les rails, s’
1511   III|             elle brisait les peignes d’écaille, échappait aux épingles,
1512   XII|                vrilles, les clochettes écaillées, les feuilles tremblèrent,
1513   XII|              de petits cônes, formés d’écailles grises saupoudrées de pollen,
1514   VII|               de noir, avec un corsage échancré laissant voir la chemise
1515     I|          venait de l’apercevoir dans l’échancrure des futaies. Il était aussitôt
1516     X|                 c’est bien permis ? En échange de la loyauté que nous avons
1517     X|          Madame Brausig n’avait encore échangé que des mots insignifiants
1518   VII|                tous des Alsaciens. Ils échangeaient des propos lents et banals
1519    IX|               quelques pas d’elle nous échangeons des secrets comme ceux-là,
1520   VII|           chance !~ ~– Adieu.~ ~Jean s’échappa. Il fut bientôt dans le
1521   XVI|                à table, car la fumée s’échappe à présent de la cheminée…
1522     I|           parole qui lui avait presque échappé, qu’il ne regrettait pas,
1523    IV|                a trente ans…~ ~Par une échappée entre les arbres, un bout
1524   VII|           encloses et serrées. Elles s’échappèrent tout à coup du nuage, et
1525    XV|                Désappointé, et le sang échauffé par la marche qu’il venait
1526   XIV|              retrouveras pas. J’ai une échéance demain 1er octobre, et il
1527   XII|                déjà, et, monté sur une échelle, il répandait en couches
1528     I|             des chansons,~ ~Afin que l’écho des vallées répète~ ~L’ode
1529   XII|              aucun scandale pour faire échouer ce que vous avez décidé.~ ~–
1530    VI|         couchés sur les pentes, qu’ils éclairaient de la blancheur de leur
1531   XVI|              piles de fagots. On avait éclairci une sapinière. Les branches
1532   VII|              sur les pentes. C’était l’éclaircie. Des parties de forêt glissèrent
1533  VIII|             connu,… un esprit des plus éclairés ;… j’ai eu le plaisir de
1534     I|          cavalier plus infatigable, un éclaireur plus audacieux, un compagnon
1535   VII|            chaque paquet de brouillard éclatait comme une bulle en touchant
1536   III|          cesser de marcher, son visage éclatant de vie et de jeunesse.~ ~–
1537     V|            arbouses mûres, les écorces éclatées sur le tronc des hêtres,
1538     I|               diminua, et finit par un éclatement à la fois ténu et clair,
1539   XII|                s’en allaient, avec des éclats de rire et des bruits de
1540     X|          Alsaciens se méfiaient de cet éclectisme et de cette liberté. Quelques-uns
1541   VII|               premières primevères qui éclosaient, à cette heure même, sous
1542   VII|              plaine d’Alsace en pleine éclosion de printemps. Cependant,
1543   VII|              que j’aurais de sérieuses économies à réaliser, en quatre endroits
1544     V|              la nouvelle vie de Jean s’écoula ainsi dans Alsheim. Alors
1545   XII|                cour où les cueilleuses écoulaient, immobiles, le bruit des
1546   VII|             son ombre.~ ~Jean laissa s’écouler quelques minutes, et suivit
1547    XV|          grandement. Trois heures ne s’écouleraient pas, en effet, sans que
1548   XII|             têtes de jeunes filles qui écoutaient, les yeux ardents, quelques-unes
1549   VII|             qui allait toute muette, n’écoutant que ce qu’il ne disait pas,
1550     I|                Jean Oberlé après avoir écouté, c’est le bruit de l’écluse.
1551    XV|            tuméfiés par la course.~ ~– Écoute-moi bien. Rappelle-toi l’article
1552     I|                    Écoute donc ?~ ~Ils écoutèrent, en regardant par la fenêtre
1553     I|            Quelques pas encore, et les écrans de baliveaux et de broussailles
1554   XII|              près de sa femme. Les pas écrasaient le sable sur le granit du
1555   XII|        calculant son bien, pressant et écrasant entre les doigts une de
1556   XII|        finissant, l’odeur des feuilles écrasées et des fleurs que les mains
1557     X|            grande politique de laisser écraser les petits.~ ~– Vous trouvez
1558    XV|                cela est impossible ! s’écria Farnow, en se laissant tomber
1559    II|              bien ! faites-la, s’était écrié le patron ; j’en serai ravi ;
1560  XIII|          réunit tous trois ? Je ne lui écrirai pas ; je ne chercherai pas
1561   III|          crayon, et il écrivait, d’une écriture incertaine, deux ou trois
1562  XIII|            dire aux commis chargés des écritures, des Allemands comme lui :~ ~–
1563   III|          remuaient d’impatience ou qui écrivaient pour madame Oberlé : il
1564    XI|              monologue de son fils, en écrivant deux mots qui étaient sa
1565   XII|          vous-même l’heure et le jour. Écrivez-lui de nouveau, quand il vous
1566    XI|              Alors j’avertirai.~ ~Jean écrivit, le soir même, à Heidenbruch,
1567   III|           avait prévu. Quelque chose s’écroulait, des habitudes, des projets,
1568    IV|               en masses compactes et s’écrouler dans le Sud, au flanc des
1569    IV|              ourlet d’un drap de toile écrue, qui s’affaissait autour
1570   XII|             dit M. Joseph Oberlé, en s’effaçant devant le préfet.~ ~Lucienne
1571    IV|                puis le sourire s’était effacé, quand elle avait vu sa
1572     X|        grandissant de la liberté, leur effacement devant le pouvoir de…~ ~–
1573  XIII|                ne le crois plus ! ne t’effare pas !… Je suis rassurée…
1574   XII|               ou quatrième appel, tout effaré, prétendant n’avoir pas
1575   III|            très retirée à Alsheim, les effarements faciles, mais aussi la sincérité,
1576     I|              épagneul haut sur pattes, efflanqué, fin de museau comme un
1577    XV|              au jeune volontaire qu’il effleura d’un seul regard de ses
1578   III|              yeux de myope, très doux, effleuraient les hôtes qu’on lui présentait
1579    XV|        traversait la rue, son voisin s’efforçait de l’intéresser aux détails
1580     X|              vers madame Oberlé, et, s’efforçant de sourire, approcher une
1581  VIII|                de ses yeux, il eût été effrayant. Mais, à vingt-sept ans
1582     I|             régiments, et la puissance effrayante de l’homme qui commandait
1583    VI|               vous avoir vues. Je suis effrayé de vous aimer comme je fais. »~ ~
1584   XII|                dans les yeux, et ils s’effrayèrent, l’un à cause du refus qu’
1585    II|              main de son fils avec une effusion un peu voulue. Il pensait : «
1586     I|            points lumineux de grosseur égale, mais légèrement voilés
1587   XII|                il répandait en couches égales le houblon cueilli que lui
1588    VI|            Cela, c’était du cœur, et l’égalité sublime unissait les deux
1589     V|               mêmes vos craintes à mon égard.~ ~– Mes craintes ?~ ~–
1590   III|             que de la tolérance et des égards pour eux, c’est-à-dire pour
1591   XIV|           porte… Il était tremblant et égaré… Une dernière fois, il se
1592  VIII|            riposter. Jean vit les yeux égarés de l’ivrogne qui, de douleur
1593    II|             cet homme dont le plus pur égoïsme avait conduit la vie, au
1594   III|          pensée touchante de cet homme égoïste – de rendre compte des affaires
1595  VIII|           salies par les usines et les égouts, s’enlevaient les toits
1596   XII|                 Bastian !~ ~Toutes les égrappeuses de houblon levèrent la tête.~ ~
1597    VI|               je l’étais par une momie égyptienne ressuscitée pour un moment.
1598    VI|            quelques pas, emporté par l’élan. Puis il revint vers le
1599   XVI|              même temps, Jean Oberlé s’élança du côté de la frontière.
1600   VII|               éternel printemps, qui s’élançaient du fond de la plaine voilée
1601   XII|                inégale, usée, avec des élans de jeunesse. Et il s’éleva
1602   VII|              montagne, la plaine qui s’élargissait à l’infini. Toutes ces âmes
1603   XII|          souvenirs. Ils étaient amis d’élection, et la vieille Alsace les
1604   XII|            candidat gouvernemental aux élections prochaines et un beau-frère
1605    II|          appuya le doigt sur un bouton électrique.~ ~Un homme monta les marches
1606     X|          inconnu dans les sphères plus élevées.~ ~Madame Oberlé et ses
1607   VII|            fusion. Et tous les témoins élevés entre les deux abîmes, ayant
1608   III|                du mal. Dès qu’un mot d’éloge ou seulement de justice
1609     I|              longtemps pour nous. Il s’éloigne…~ ~– Vous voulez dire qu’
1610    II|                lassitude d’attendre, l’éloignement de M. Philippe Oberlé, qui
1611     X|          ajoutée aux autres ?~ ~– Je m’éloignerai, fit l’officier, je puis
1612   VII|                peu du brouillard, et s’éloignèrent vers l’abbaye.~ ~Puis un
1613   XVI|                la sapinière, s’étaient éloignés dans la direction du Glacimont.~ ~
1614   VII|              cimes de la Bloss et de l’Elsberg, sur les châteaux en ruine
1615   VII|              leur lourde membrure, des émaux incrustés dans les murs
1616   XII|            heure, apparut, très rouge, embarrassé et baissant les yeux. Sur
1617   III|         confortable, autorité sociale, embellissements, agrandissements. La maison
1618  XIII|           était un peu l’autre qu’elle embrassait, sans le savoir. Cependant,
1619   III|                en riant : « Quand je t’embrasse, je crois embrasser une
1620   XIV|           ensuite à la maison. Allons, embrasse-moi !~ ~Plus affectueusement
1621   VII|               une grande amie.~ ~Ils s’embrassèrent.~ ~– Au revoir, pèlerin !
1622     X|               de Fincken, occupaient l’embrasure des fenêtres.~ ~– Vous avez
1623   XVI|             peu de distance d’un homme embusqué. Les feuilles s’agitèrent.
1624     I|            pénétra entre les branches, émietta l’ombre ou la balaya par
1625   XII|                a tant de jeunes gens à émigrer !~ ~De son coin d’ombre,
1626     X|             supérieures ou de qualités éminentes, la générosité, le désintéressement,
1627   VII|           soleil en fuite. Les flocons emmêlés entraient dans l’espace
1628  XIII|                Oberlé, aussitôt après, emmena, dans la salle de billard,
1629   XII|           encore, il fit signe qu’on l’emmenât dans sa chambre.~ ~Quelqu1630     V|                jours en montagne. Je t’emmène. Tu vas faire ma valise,
1631   VII|          curieux ?~ ~– Oui.~ ~– Alors, emmène-moi ?~ ~Elle n’avait aucun désir
1632    IV|                une seconde raison de t’emmener par là, dit-il, ce sera
1633    VI|                une fierté à cacher ses émotions, et les mots auraient pu
1634   VII|                et cette date deux fois émouvante. Partout autour de lui,
1635   XVI|        prolonger l’adieu, de peur de s’émouvoir lui-même, en ce moment où
1636    II|            irritation violente s’était emparée de lui. Mais il comprenait
1637   XIV|               Odile, mais un sanglot l’empêcha de parler. Jean se jeta
1638     X|              pour répondre, et le plus empêché aussi, semblait-il, de donner
1639    XV|            autorité aujourdhui obéie, empêchèrent le jeune homme de sentir
1640   XVI|           pendant plus d’une heure, et empêchés de gagner la frontière,
1641     I|           leurs sabots frappant le sol empierré sonnait comme celui des
1642    XV|        Saint-Nicolas, construite sur l’emplacement d’un couvent et que les
1643  XIII|             les sourcils rapprochés, s’emplirent de lueurs passantes. Et
1644   VII|                écran pâle du nuage qui emplissait la courbe. Jean ne fit pas
1645  XIII|            dans quel sens Farnow avait employé le mot. Quelle vieillesse
1646    II|                la famille, avaient été employées à voyager. Pendant les dernières,
1647   VII|                coin du monde.~ ~– Elle empoisonne tout !~ ~Odile s’arrêta,
1648  XIII|           adresser ? À mon mari ? Il s’emportera ; il se mettra aussitôt
1649   III|                de l’armée allemande, s’empressa de reprendre madame Oberlé,
1650   XII|             les hommes et les femmes s’empressaient de dégarnir les perches
1651   VII|                le peuple des fidèles s’empresse, pour adorer l’Hostie. Il
1652  XIII|          assurer contre un accueil peu empressé ?…~ ~Jean était trop violemment
1653  XIII|            disait pas. Elle eût été si empressée à le dire si le fiancé n’
1654     V|      Strasbourg. Ceux-ci se montrèrent empressés, et proposèrent à Jean de
1655   VII|              De l’extrême pointe qu’il emprisonne, comme de la lanterne d’
1656    XV|             ses supérieurs, est puni d’emprisonnement jusqu’à dix mois, en campagne
1657     I|                savon. Ses favoris gris encadrant un masque plein et solide,
1658  VIII|            pendaient les photographies encadrées des habitués de la maison,
1659     V|                de M. Ulrich Biehler, s’encadrèrent entre les deux volets qui
1660    VI|                      Mais si ! Je suis enchantée que ça t’ait fait plaisir.
1661    IV|               un chemin. Quel secret d’enchantement possédait cette fille d’
1662     I|              fut une création immense, enchanteresse et rapide. Dix minutes y
1663    IV|                appuyée au meuble qui l’enchâssait dans son ombre blonde. Mais
1664   VII|            montait, leurs voix étaient encloses et serrées. Elles s’échappèrent
1665     I|               bleu clair, penché sur l’encolure et tenant sa lance presque
1666   XIV|           autre côté de la table brune encombrée de linge blanc déplié, brodaient
1667     X|        civilisés, c’est entendu, moins encombrés que vous de préjugés et
1668   III|         Strasbourg. Et tout le monde l’encourageait tacitement à médire de ce
1669    IX|                de Jean. Elle se sentit encouragée à ne pas être généreuse,
1670   VII|             des moissons jeunes. Ils s’endormaient au son des cloches. Chacun
1671   VII|              avec le parfum des forêts endormies.~ ~
1672  VIII|            aujourdhui recouverte d’un enduit blanc, où se lit cette inscription : «
1673    XV|          volonté. Comme la plupart des énergiques, Jean se troublait à l’avance ;
1674   III|           émotion est quelquefois plus énervant que le premier. Les paupières
1675    IX|           silencieuse, respirant vite, énervée, et cherchant, avec les
1676    XV|            départ de l’oncle Ulrich, l’énervement, et quelque chose comme
1677     I|             temps à ce que m’a dit cet enfant-là !~ ~À peine s’était-il éloigné
1678   VII|             union, tout cela lui parut enfantin. Il vit que Lucienne avait
1679    VI|                 avec une sorte de joie enfantine, il secoua l’étui au-dessus
1680   XII|               de Kassewitz ; Jean, à l’enfer qu’était devenue cette maison
1681   VII|           étaient plus seules. Chacune enfermait en soi la minute sacrée
1682    XV|            minutes plus tard, il avait enfermé dans une valise le pantalon,
1683   XII|             madame Oberlé le méditait, enfermée dans sa chambre. Il pesait,
1684    XV|               avec ses yeux durs qui s’enfièvrent, il attire Lucienne du côté
1685    II|                l’atelier, il prenait d’enfilade tout l’immense hall où des
1686     I|                et de noyers. Puis il s’enfla et sonna clair, subitement,
1687   III|              pour protéger l’allumette enflammée, puis, jetant le tison rouge :~ ~–
1688   VII|              contreforts boisés, qui s’enfonçaient à droite et à gauche. En
1689     I|               mais presque sans bruit, enfonçant dans la mousse et dans l’
1690     I|        agrandissait de deux clairières enfoncées en plein taillis de cheveux
1691  VIII|           semi-circulaire, occupant un enfoncement dans la muraille de gauche,
1692   XIV|          tendrement, pour la vie, et s’enfuit en tournant la muraille.~ ~
1693    IV|              lui, ne l’épiait, et il s’engagea dans le sentier qui tournait
1694    IX|            troubler, dit Lucienne en s’engageant dans le sentier. Est-il
1695    IX|     vraisemblances… Il le ferait. Je n’engagerai donc avec lui aucune lutte…
1696     V|             jeune homme s’émurent et s’enhardirent. Mais il eut aussi ses colères,
1697     X|               la physionomie de Jean s’enhardissait, et le vert de ses yeux
1698    VI|           laine, et, tanguant à larges enjambées sur la mousse, il se mit
1699  VIII|                usines et les égouts, s’enlevaient les toits aux longues pentes
1700   VII|         modifiées, et la force qui les enlevait, comme si la lumière eût
1701   XVI|              voit que sa tunique a été enlevée ; qu’il y a du sang sur
1702   XII|              réunies en tas, pour être enlevées par les chariots. Les travailleurs
1703    XV|             par l’angoisse.~ ~– Vous m’enlevez donc ? Qu’est-ce que c’est
1704   VII|             une courte diversion à cet ennui. Jean eut beau s’appliquer
1705     V|              de solitude morale.~ ~Les ennuis, les froissements venaient
1706  XIII|                 Il y aurait une petite enquête à faire.~ ~L’oncle Ulrich
1707   XII|                tout cela ne fait que m’enraciner, et je ne change pas. Je
1708    XV|             portrait du grand-père, un enragé, qui déteste les Allemands,
1709   XII|           portait ses cheveux tressés, enroulés et plaqués en auréole d’
1710     V|        institutrice, privée du droit d’enseigner le français et réduite à
1711     X|                le professeur, vous qui enseignez l’esthétique ?~ ~Le professeur
1712    II|                Nord, et cherchaient un ensemencé nouveau. Jean leva les mains,
1713    IV|           arrondissait dans les champs ensemencés. De beaux arbres, chênes,
1714    II|           gauche, jusqu’à Barr, à demi enseveli, à droite, sous l’avalanche
1715    VI|                elle, tant de souvenirs ensevelis dans son âme et qui levaient
1716     X|            roula de nouveau, mêlant et ensevelissant les causeries particulières
1717    IV|              plein dont le dossier est entaillé en forme de cœur, plus d’
1718   III|               allumait un cigare. En l’entendant venir derrière lui, il se
1719   XII|            tout rang. Mais, que Dieu m’entende, tout cela ne fait que m’
1720   XVI|             invisibles, où les pierres entendent et les sapins regardent.
1721   VII|          transport de mes arbres. Vous entendez, mon père ?~ ~L’aïeul fit
1722   VII|                 presque aussitôt :~ ~– Entendez-vous là-bas ? C’est la première
1723    IV|             qui ne comprit pas. Vous m’entendiez ?~ ~– Non, j’ai entendu
1724   XII|              vingt personnes présentes entendirent le bruit de la voiture qui
1725   VII|               Tu ne verras rien.~ ~– J’entendrai.~ ~– C’est donc si curieux ?~ ~–
1726    XI|            répande. Lors donc que vous entendrez quelqu’un d’Alsheim, ces
1727     X|               germanisation de ce pays entêté.~ ~Le baron von Fincken
1728   XII|             manifesté des dispositions enthousiastes, était sorti, de son côté,
1729   VII|               est-à-dire des sous-bois entiers, des champs énormes, commençaient
1730    IV|                un grand jardin potager entouré de murs, et, ouvrant une
1731     V|          sacristie, pour venir saluer, entourer et fêter à la porte la fille
1732     I|               Pourquoi les paroles lui entraient-elles dans l’âme, douloureusement,
1733   XII|             son fils par la main, et l’entraînant vers la chambre qu’il habitait.
1734    IX|              la vie de garnison m’aura entraînée très loin de l’Alsace, j’
1735    II|             événements qui pouvaient l’entraîner à mettre un jour cette influence
1736    IV|            vous êtes-vous aperçu que j’entrais dans votre domaine ? demanda
1737   III|          corsage de surah mauve orné d’entre-deux de dentelles. Elle avait
1738    XV|             rose.~ ~– Lui ? Pourquoi n’entre-t-il pas ?~ ~– Il paraît qu’il
1739    II|              porte-tambour, et, dans l’entrebâillement, on vit une barbe blonde
1740    IV|                je fais à tous ceux qui entrent ici… C’est une habitude
1741     X|             madame Rosenblatt, et elle entreprit d’expliquer au jeune officier
1742  XIII|            entrerais à la caserne. J’y entrerai donc. N’essayez pas de m’
1743  XIII|              Elle m’a fait jurer que j’entrerais à la caserne. J’y entrerai
1744   XII|                   Le bourg d’Alsheim s’entretenait à présent de la scène qui
1745    IX|               épouvantée de ce qu’elle entrevit dans ce nom d’Odile, et
1746     I|             dit Jean tout bas, si vous entriez chez grand-père ? Je suis
1747     I|                toute rose de visage et enveloppée de blanc, mantille blanche,
1748    IX|             pénètre.~ ~Ils marchaient, enveloppés d’une lumière tiède dont
1749    II|                efforts ne semblait pas enviable. Les fonctionnaires commençaient
1750    IX|             autre, et se promener, les enviaient. Lucienne ne pouvait nier
1751     X|             vous n’avez pas cessé de l’envier !~ ~– Lisez-vous les statistiques
1752   XVI|                 Il y avait deux heures environ que M. Ulrich et son neveu
1753   XVI|          oreille attentive. Un hibou s’envola. Il y eut trente pas à faire
1754     I|              pas derrière, trottait un épagneul haut sur pattes, efflanqué,
1755     I|             plus. Au-dessous des joues épaisses et pâles, la bouche ne s’
1756   VII|         vapeurs, dont on sentait que l’épaisseur variait incessamment.~ ~
1757   III|              Alsace, et une tendance à épaissir. Toutes les lignes de son
1758    IV|                des traits réguliers et épaissis, des bandeaux de cheveux
1759   VII|                fauve, de l’ombre qui s’épaississait.~ ~– Cela ressemble à ce
1760   III|             eût dessiné la grappe rose épandue parmi les moissons. Monique
1761    XV|                avec l’homme, et rentra épanoui.~ ~– Ma Lucienne, M. de
1762    IV|              la même jeune fille, plus épanouie, qui vivait dans le souvenir
1763   III|                étaient déjà formées et épanouies. Lucienne Oberlé donnait,
1764    XV|              de bons vivants faciles à épanouir ; il y eut aussi des mises
1765   VII|             sourit pas, elle n’a qu’un épanouissement de tout le visage, un geste
1766     I|             succès berlinois ; on ne m’épargnait pas ; je savais que tu faisais
1767    II|         sacrifices que je fais, je les épargne à mes enfants ? Je me dévoue.
1768    II|               vouloir. J’ai voulu vous épargner cette épreuve que j’ai connue,
1769   III|         solennelle, plus pédante, plus éparpillée et beaucoup moins pieuse
1770   VII|           était presque masquée par un épaulement de terre planté de noisetiers.
1771    IV|             fenêtres de chez lui, ne l’épiait, et il s’engagea dans le
1772   XII|            sauf pourtant la fille de l’épicier, Ida, qui portait une robe
1773    IV|           Alsheim. Il suivit la haie d’épine noire taillée qui limitait
1774    IV|               débordaient la clôture d’épines de chaque côté des montants,
1775     V|                le premier du côté de l’Épître, elle devait passer tout
1776   XII|               Songe que ta fille, en l’épousant, fonderait ici une famille
1777    IX|             conséquence, celle qu’on n’épouse pas. Leur intolérance, l’
1778    XV|                face de la grille. Hamm épousseta sa tunique bleue en la frappant
1779    IX|             Odile Bastian !~ ~Elle fut épouvantée de ce qu’elle entrevit dans
1780     I|               des voyages qui sont des épreuves… Mais, d’abord, d’où reviens-tu,
1781    XV|            amour-propre que les autres éprouvaient. Il songeait à un télégramme
1782     I|         chanter les soldats ? Pourquoi éprouvait-il une tristesse à la chanson
1783    VI|          figurer l’émotion que j’en ai éprouvée… C’était un trouble, comme
1784    IV|              fait à Alsheim, afin de s’éprouver et de reconnaître si vraiment
1785    XV|           regrets et ces visions qui l’épuisaient, il se répéta à lui-même,
1786     X|             myopes, ni presbytes, mais épuisés et comme morts, couleur
1787   XII|              tout haut, tandis que son équipe soufflait un moment : «
1788     X|         préjugés et de prétentions à l’équité. C’est pourquoi nous vaincrons
1789   XII|              visite de M. de Kassewitz équivalait à la signature du traité.
1790   III|                Il entendait parler des érables, des pins et des sapins,
1791   XII|              Ulrich remontait vers son ermitage de Sainte-Odile, désolé,
1792   XII|                pâle et fin visage de l’ermite de Heidenbruch reflétait,
1793    XV|              vingtaine de hussards qui erraient au soleil le long des murailles.
1794   XII|               un forestier, je suis un errant ; toi, tu es, au contraire,
1795     V|                charbonniers, jusqu’aux errants, pasteurs de brebis et gardiens
1796   III|         posaient que quand ils avaient erré un peu de temps, quand rien
1797    IV|                dans l’arrondissement d’Erstein, n’était plus robuste ni
1798     X|             cultivé et attentif, d’une érudition minutieuse, auteur d’un
1799     I|           années de collège. Comment n’es-tu pas devenu Allemand ?~ ~–
1800   XII|         Assises sur des chaises ou des escabeaux, ayant chacune à leur droite
1801     I|              les maisons. Le bruit des escadrons, des hommes et des bêtes,
1802     I|                et d’autres chevaux qui escaladaient la montagne. Et soudain,
1803   VII|                 Il allait allègrement, escaladant les futaies lorsque les
1804    II|           ouvrait sur le parc ses deux escaliers à marches longues. Il était
1805  XIII|                les mots. Elles étaient espacées, lentes, et Jean s’imagina
1806  VIII|            pour courir dans les larges espaces, pour affirmer sa force
1807     V|              de la population dont ils espéraient se venger un jour, quand
1808    IX|               de confier à quelqu’un l’espérance qu’il avait eue, et qui
1809   III|              les luttes familiales, et espérant bien que Jean se rangerait
1810   XII|                marché au soleil, avait espéré, en chantant, faire grimper
1811    IX|           accusera, on me plaindra, on essaiera de m’ébranler, et tu commences,
1812    IX|              geste de lassitude.~ ~– N’essaye pas, Lucienne, revenons…~ ~–
1813     X|                des phrases rageuses en essuyant le verre de ses lunettes.
1814  XIII|                bon soldat, et un homme estimable. Je le crois si bien que
1815   XII|              une le long des murs de l’étable, l’autre le long de la maison.
1816    IV|                 les toits à porcs, les étables, les greniers, les clôtures
1817     I|                grand-père Philippe ; m’établir parmi vous. Quand j’ai voyagé,
1818    VI|             blonde baignait les terres étagées, les forêts, les villages,
1819     V|            chacun ? Comment les villes étaient-elles administrées ? Quelle différence
1820     I|          routes. Pourquoi ces hussards étaient-ils venus troubler sa descente
1821    XV|              ustensiles de son onglier étalés autour de lui, il se lavait
1822     V|              et tu nous précéderas à l’étape, pendant que nous irons,
1823  VIII|               convoqué l’Empire et les États confédérés, ils apportaient
1824   VII|               comme des lumières qui s’éteignent. La nuit venait.~ ~Jean
1825    IV|           Oberlé, la plaine d’Alsace s’étendait, rase, à peine rayée de
1826   VII|               églises : cantiques de l’éternel printemps, qui s’élançaient
1827     I|               l’haleine de cette fleur éternelle qu’est la mousse des bois.
1828     I|             pensée qu’ils ignoreraient éternellement. Puis, l’oncle Ulrich s’
1829   XII|               vinaigre, des sels, de l’éther.~ ~– Je pensais bien que
1830     I|       plusieurs rangs sur sa poitrine, étincelait. Il ne bougeait pas, bien
1831  XIII|            bleu, sans sourire, eut une étincelle de joie orgueilleuse.~ ~
1832   XIV|              Les toits n’avaient pas d’étincelles. Ils montaient, à gauche
1833     V|          semblaient sortir du sol et s’étiraient, et s’unissaient, en s’y
1834    XV|                moustaches noires qu’il étirait et relevait perpétuellement
1835   VII|             derniers lambeaux de brume étirés, tordus, lamentables, montèrent
1836     I|             les troncs d’arbres ou les étoila, et, toute froide, imprécise
1837   XII|           Biehler, assis sur une roche étoilée de mousse, tête nue, las
1838   III|              industrie familiale. Il s’étonnait, et il se réjouissait. Toute
1839   III|               sœur avec une admiration étonnée.~ ~– À présent, conclut-elle,
1840  VIII|                 ni le régime nouveau n’étonnent !~ ~– Ils ont toujours été
1841   XII|      silencieux, qu’il voulait amuser, étonner ou se rendre sympathique.~ ~
1842    IX|                sur le mariage, et je t’étonnerais moins aujourdhui… Je me
1843  XIII|              serait parti !… Vous vous étonnez peut-être, que je vous révèle,
1844    VI|             Lucienne eut un petit rire étouffé.~ ~– Mon cher, madame Bastian
1845   XII|          secours, sentant les larmes l’étouffer, courut jusqu’au vestibule,
1846   III|         surtout je t’aurai parlé. Je n’étoufferai pas, comme j’ai souvent
1847    VI|              sonnèrent, petits et vite étouffés dans le vaste silence. Mais
1848   III|     petite-fille coupable d’une parole étourdie et fâcheuse. La fin du déjeuner
1849   III|                chefs.~ ~Lucienne lança étourdiment :~ ~– Tu pourras nous en
1850  VIII|                dit Carolis ressemblait étrangement à Gambetta. Il le savait
1851    II|             moment de silence, la voix étranglée, il demanda :~ ~– Qui t’
1852     I|                     Le trouble qui les étreignit ne s’expliquait que par
1853    XV|           plaine, criant, haut sur les étriers, la bouche et les narines
1854    IX|          longtemps, vu un groupe aussi étroitement uni fouler son sable toujours
1855  XIII|               les allées tournantes et étroites où elle avait joué, grandi,
1856    IX|               pas. Leur intolérance, l’étroitesse de leur conception de la
1857   XII|               de chaume, deux chariots étroits, attelés d’un cheval, attendaient
1858  VIII|                 les deux jeunes gens s’étudiaient, avec la curiosité de deux
1859     X|                mais comme une province européenne de l’Empire allemand. Nous
1860   VII|                les projets qu’il avait eus, de loin, l’espoir d’être
1861   XII|                ne croyais pas que vous eussiez à vous plaindre de moi !~ ~–
1862    II|              passer. À peine M. Oberlé eut-il demandé : « Qu’as-tu à me
1863    II|       immensité de l’espace libre où s’évanouissait le bruit, et la force de
1864   XVI|              nuit, il s’éveille de son évanouissement. La forêt est secouée par
1865   VII|                 qui est propriété de l’évêché de Strasbourg, et suivit
1866     I|            Munich, à Heidelberg, ils n’éveillaient qu’une idée de force sans
1867   VII|           obstacle.~ ~Ce jour-là, en s’éveillant, Jean ouvrit sa fenêtre.
1868   XVI|                Tard dans la nuit, il s’éveille de son évanouissement. La
1869   VII|        marchant. Deux enfants, la mine éveillée, sans doute les fils attardés
1870    XV|               passer la frontière sans éveiller de soupçon, consistait à
1871     I|         chantaient pour se tenir mieux éveillés, et parce qu’il y avait
1872     I|               voiture, lui prenait son éventail et ses gants, demandait : «
1873     V|               anciens députés ? de nos évêques ? Dites comment était Strasbourg
1874    VI|             son retour avec un plaisir évident qui toucha le jeune homme.
1875  VIII|             semble que M. Oberlé a été évincé de son droit de chasse ?~ ~–
1876     I|              jeunesse de cet homme… Il évitait, lui aussi, de faire du
1877     I|               et fatale, celle qu’on n’évite pas, celle qui unit et qui
1878     V|           Depuis lors, M. Ulrich avait évité de revenir aussi fréquemment
1879   XVI|               Je te précède donc, nous évitons les sentiers, et je te conduis,
1880     V|          futaies.~ ~Jean prenait à ces évocations de l’ancienne Alsace un
1881    IV|               Jean, autrefois, quand l’évolution de M. Oberlé n’était point
1882     I|                C’était l’Alsace qu’ils évoquaient. Ils s’entendaient bien.
1883    IX|                prenait pas garde qu’en évoquant ces images du temps heureux,
1884    IX|               au jour sacré, 23 avril, exactes comme des notaires.~ ~Une
1885   III|                chiffres que je croyais exacts, et personne ne me contredisait.
1886  VIII|              il était au repos, Farnow exagérant la rudesse de toute sa personne.
1887   XVI|                sentiment de l’aventure exaltait.~ ~La voiture, malgré la
1888    II|               années de stage et à ses examens d’État.~ ~Telles étaient
1889    II|                droit sur le bureau. Il examinait curieusement le grand et
1890   XII|            rendu dans sa houblonnière, examinant chaque pied, calculant son
1891     V|        tragique ou comique, inutile et exaspérant, de la force d’un grand
1892  XIII|              de longues années, dans l’exaspération, dans l’excès de la douleur,
1893   XII|           céder à la violence ; elle m’exaspère, et c’est tout. Je suis
1894    IX|             plus encore par la douleur exaspérée de son frère, répondit vite :~ ~–
1895   III|                 désireuse d’affection, excédée par les luttes familiales,
1896   XII|               vu mademoiselle chez Son Excellence le Statthalter, répondit-il.
1897     X|                invités présents, si on excepte Jean Oberlé. Il n’y avait
1898  VIII|             était l’objet d’attentions exceptionnelles, lui civil, lui bourgeois,
1899     V|            fait cette année des achats exceptionnels, j’ai des coupes jusqu’à
1900  XIII|            dans l’exaspération, dans l’excès de la douleur, a parlé.
1901     X|       provocation personnelle. Elle en excitait d’autres. M. Rosenblatt
1902     X|              mots mesurés achevaient d’exciter les esprits, et l’on pouvait
1903    IX|               autre… Deux amours qui s’excluent… Ah ! mon pauvre cher, c’
1904    XI|               Jean, qu’il recevait à l’exclusion des autres. « Comment va-t-il ?
1905    II|                dix ans, dans un milieu exclusivement allemand. Je sais ce qu’
1906     V|          vallonnements des Vosges. Les excursions aux lieux lointains d’exploitation
1907  VIII|                 traversa la rue, et, s’excusant :~ ~– Pardonnez-moi… Si
1908  VIII|                 chez vous, sans dire l’excuse… Ce serait trahir un ami…
1909    IV|             venait me voir, fit pour s’excuser M. Bastian, et je l’ai prié
1910    VI|           dépassé la mesure, dit :~ ~– Excusez-moi, monsieur : on ne sait pas
1911     V|           toute l’Alsace d’aujourdhui exécrait ? « Ce préfet du premier
1912   XII|          silencieusement, à cause de l’exécration où ils tenaient les gendarmes.
1913   XII|              pelouse.~ ~Le programme s’exécutait selon les plans combinés
1914    II|                moins à ce que son fils exécutât à la lettre le plan qu’il
1915    II|               M. Joseph Oberlé l’avait exécutée un peu plus tard, dans un
1916   XII|               à une société de chant d’exécuter des morceaux en langue française !~ ~–
1917  XIII|           idées noires, et de mettre à exécution un pareil projet, s’il était
1918   XII|               manqué, en effet, de ces exemples-là !~ ~– C’est pourquoi tu
1919   III|            esprit, qui était fécond, s’exerçaient sur ce cas de conscience
1920     I|           redoutable adversaire, qui s’exerce jour et nuit ! Il y avait
1921    XV|               cette journée. Après les exercices d’assouplissement, le manège,
1922   XIV|                 La montagne soufflait, exhalait doucement vers la vallée
1923    XI|          beau-frère de Farnow, ou s’il exige une épreuve de temps, –
1924    II|              redonnait des forces, des exigences, un but précis, à ce tempérament
1925    II|          systématique de cette sorte d’exil imposé au jeune homme. Après
1926    XV|               l’Alsace, tandis qu’il s’exilerait à jamais ; il les entendait
1927   XII|           Comme il était également peu expansif, il ne fit aucune réponse.
1928   III|             racontait le courrier, les expéditions, les achats de coupes. Bien
1929    XV|                effet. Mais la promesse expirait aujourdhui. Et il a déserté1930   VII|          ténébreux !~ ~– Les affaires, expliqua M. Joseph Oberlé en s’inclinant
1931    IV|                 mon petit, reste… Je t’expliquerai… Tu peux croire que, contre
1932   VII|               l’un ni l’autre ils ne s’expliquèrent davantage. Une carriole
1933    II|               fabrication, et vous lui expliquerez les achats que nous avons
1934     I|              ne nous sommes pas encore expliqués là-dessus. Je n’ai pas eu
1935     X|               joues de l’Allemand.~ ~– Expliquez-vous vite, reprit-il. Ma famille
1936   VII|               sujet du rapport sur les exploitations forestières de la maison
1937    II|              que vous ferez aux coupes exploitées pour notre compte.~ ~La
1938     X|                professeur Knäpple nous expose les mesures que prend le
1939  VIII|            savait que les amitiés sont exposées à périr. Il salua une jeune
1940     V|                    Petit, je l’ai fait exprès, dit M. Ulrich. Quand tu
1941   XII|                creusé, si mobile et si expressif encore. Mais on ne lit souvent
1942  VIII|       évidemment hautaine, – les mêmes expressions flatteuses à l’adresse de
1943     I|             toute la souffrance qu’ils exprimaient. Il les leva, par hasard,
1944   III|         Hanovre ou de Dresde, le désir exprimé par Lucienne d’accepter
1945   XII|             présent, pour un rien, les expulsions, les procès, la prison :
1946   XIV|          Alsace, il crut reconnaître l’exquis parfum de cette petite montagne
1947     V|             Alsheim allaient donc être exquises et telles que le jeune homme
1948   III|             closes, la face gonflée et exsangue. On l’installait dans un
1949   XII|                maison l’aurait trouvée extraordinairement silencieuse. Tout le monde
1950    XV|            obstacle qui se dressait in extremis devant lui. Il était décidé.
1951  XIII|                nouveau assis, aux deux extrémités du canapé. Dehors, le jour
1952     I|               qui vous paraît, à vous, fabuleuse, et à laquelle je me rattache,
1953   XII|               l’ouvrage, ne serait pas fâché d’une diversion. Il avait
1954    II|            Allemagne des raisons de se fâcher. Je ne regrette pas que
1955   XII|        mouvements involontaires sa vie factice et fragile. Il fit signe
1956     X|                les dominait de sa tête fade et triste, des protégés,
1957    II|               pour ne pas être taxé de faiblesse, ce qu’il craignait plus
1958    VI|               Oh ! des visites qui ont failli provoquer une scène. Figure-toi
1959     X|              Retournez-y donc !~ ~Jean faillit crier : « Oui ! » Les domestiques
1960     I|                 toujours les mêmes : « Faim ! Soif ! Va-t’en ! » Une
1961    IX|              manques donc ! Que diable fais-tu toujours en voyage ?~ ~–
1962  VIII|           sacré ; j’ai du lièvre et du faisan, des bécassines aux moments
1963    II|         perches réunies et formant des faisceaux. Il avait l’âme en fête.
1964  VIII|                dans le monde, que vous faisiez, au 1er octobre, votre volontariat
1965   XVI|         guérira… Heureusement que nous faisions notre ronde par ici, quand
1966   XII|               et de ta fille ?~ ~– Que fait-il donc pour s’opposer au mariage
1967    II|               de la grève. « Eh bien ! faites-la, s’était écrié le patron ;
1968     X|            deux artistes alsaciens : « Faites-moi le plaisir de me suivre
1969    VI|              sapins, contournèrent une falaise de rochers nus sur laquelle
1970   VII|               du bois que le jeudi. Ne fallait-il pas que la marmite bouillît
1971   XII|        premiers prix des crus les plus fameux : Hallertau, Spalt, Woluzach.~ ~
1972     I|                 le vent froid, passant familier de cette plaine, compagnon
1973   VII|              des couronnes de mariées, familière aux jeunes filles, lui traversa
1974    IV|             usait plus souvent et plus familièrement que du français ; quel événement
1975     V|                air de vous être toutes familières, tant vous avez d’aisance
1976   III|               Les rides de son visage, fané avant l’âge, auraient pu
1977  VIII|              tapis de Perse, aux soies fanées et souples, autour de la
1978     V|               poser en même temps leur fardeau au-dessus d’elles, comment
1979    XV|                est-ce que c’est que ce farouche ami, qui ne dit pas même
1980     I|                des yeux roux inquiets, farouches, fouettés par la crinière
1981   III|           Pouvons-nous empêcher que tu fasses ton service dans un régiment
1982     I|                maîtresse, irritante et fatale, celle qu’on n’évite pas,
1983    IX|                   Mon pauvre Jean,… la fatalité nous poursuit… Odile Bastian
1984    VI|                et répondit :~ ~– C’est fatigant, mais en été, il fait bon
1985     I|                   Vous n’êtes pas trop fatiguée, maman bien-aimée ? » Les
1986   XII|                rendant aux champs, des faucheurs, campés au coin d’une pièce
1987   VII|             femme introuvable qu’il te faudra pour vivre ici… Quand je
1988    IX|           contre la sœur, contre cette fausse pitié derrière laquelle
1989     X|        allemand.~ ~– Charmant ! dit le fausset de madame Knäpple.~ ~– Vous
1990    XV|               un roulement de ses yeux fauves, qui montrait qu’il jugeait
1991   XII|              au coin d’une pièce et la faux immobile engagée dans la
1992    II|           sourires, les promesses, les faveurs longtemps sollicités. M.
1993  VIII|              public. L’examen dut être favorable à Farnow. D’un geste de
1994   III|               de son esprit, qui était fécond, s’exerçaient sur ce cas
1995    VI|              de douceur de vivre et de fécondité qui venait à l’esprit devant
1996     V|                même, quand il passait, feignaient de ne pas l’apercevoir,
1997     X|                traversant le salon, ou feignant d’admirer la corbeille de
1998   XVI|                petit intervalle, où il feignit d’écouter :~ ~– Monte, pour
1999   III|               une joie qui n’était pas feinte.~ ~– Je vous remercie, fit
2000     I|               face, et il dit, la voix fêlée par l’émotion :~ ~– Et toi ?…


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