Chapitre

  1     I|            femmes, – la mère et la fille -, qui devaient avoir le
  2     I|          dans ses voyages, mais la fille, qui n'avait que seize ans,
  3     I|     quelquefois Mme de Ferjol à sa fille, quand elles étaient seules
  4     I|         plus forte raison sa jeune fille, que cette dure éloquence
  5    II|           née au loin. C'était une fille noble de race normande,
  6    II|        fait enlever par lui, cette fille qu'on disait si fière !
  7    II|           de ses sentiments sur sa fille. Seulement, comme par l'
  8    II|        plus parce qu'elle était la fille de son mari que parce qu'
  9    II|            sans le savoir, avec sa fille comme avec le monde, une
 10    II|          de majesté rigide dont sa fille et le monde subissaient
 11    II|          dans la vie qu'une pauvre fille innocente.~ ~ ~ ~Rien de
 12    II| entraînement. Elle jouissait de sa fille en silence. Elle s'en repaissait
 13    II|    sentiment qu'elle avait pour sa fille, et cela lui suffisait.
 14    II|         elle contenait celui de sa fille. Elle mettait la main, comme
 15    II|         elle ne vivait que pour sa fille, et on disait, la sachant
 16    II|         est pas d'ici, et quand sa fille sera en âge d'être mariée,
 17    II|     séparer, par le mariage, d'une fille dont elle ne s'était jamais
 18    II|            vivant auprès d'elle sa fille aurait toujours bien les
 19    II|              Il y avait dans cette fille, si virginale pourtant,
 20   III|            elle l'avait donné à sa fille. Elle lui préparait de longue
 21   III|   hébergent ! » La vieille Agathe, fille trois fois majeure, qui
 22   III|            qui avait été une belle fille, blanche et rosecouleur
 23   III|     éternellement sa patrie, cette fille du pays des grands bœufs
 24   III|         Riculf ! Y songez-vous, ma fille ?… C'est aujourd'hui le
 25   III|            rien ! – dit la vieille fille, qui était obstinée ; et
 26   III|             dit naïvement la jeune fillejamais je n'aurais pu,
 27   III|        Riculf inspirait à la jeune fille. – Jamais on n'a tant prêché
 28   III|         elles restèrent seules, la fille et la mère. Agathe partit,
 29   III|          autre rose ; rose chez la fille, blanche chez la mère… Elles
 30   III|          Tiens ! » – dit-elle à sa fille.~ ~ ~ ~Mais Lasthénie, en
 31    IV|        pensaient-elles, elle et sa fille ?… Il semble bien difficile
 32    IV|       langage comme à sa personne. Fille charmante, mais débile,
 33    IV|            éplucher le front de sa fille et y apercevoir les rides
 34    IV|      pourquoi à Lasthénie, à cette fille aimable et innocente ?…
 35    IV|     pouvaient être, pour une jeune fille, de mauvaises rencontres ;
 36    IV|      éloignée pour longtemps de sa fille. Elle la rejoignait d'autant
 37    IV|   pénitence de plus le refus de sa fille de communier avec elle.
 38     V|            de net sur l'état de sa fille. Mme de Ferjol, qui n'était
 39     V|         élégants, et où elle et sa fille passaient leurs jours au
 40     V|           à un homme qui aimait sa fille ; et, deux mois après cette
 41     V|          et caché avec laquelle sa fille se roulait dans les pattes
 42     V|         peur de ce qui menaçait sa fille, elle n'avait qu'à repasser
 43     V|           de savoir ce qu'avait sa fille. Elle ne pensa plus au médecin : «
 44     V|          et le travail de la jeune fille. Mme de Ferjol, l'aiguille
 45     V|            beaux yeux clairs de sa fille, encore humides de larmes
 46     V|       dévorait. Elle entra chez sa fille, la lampe d'une main, le
 47     V|          au-dessus du visage de sa fille, et y fit tomber la lumière
 48     V|       marteau, sur le visage de sa fille, pour écraser ce masque
 49     V|      visage tranquille de la jeune fille endormie, mais, chose non
 50     V|      dissimulée ! – reprit-elle. – Fille hypocrite, tu as bien su
 51     V|            Mme de Ferjol laissa sa fille évanouie sur son chevet,
 52     V|         elle, qui laissaient là sa fille à moitié morte, pour ne
 53    VI|         mouvement que fit la jeune fille en reprenant connaissance
 54    VI|         toute sa hauteur devant sa fille, avec son front ensanglanté :~ ~ ~«
 55    VI|            est pour toi, misérable fille ! Mais ne dis point que
 56    VI|                Oh ! – fit la jeune fille, dégradée par un tel soupçon. –
 57    VI|           N'invoque pas les anges, fille souillée ! tu les as fait
 58    VI|          en prenant l’épaule de sa fille et en la secouant avec tant
 59    VI|           Dieu pour le crime de sa fille et pour le sien, à elle,
 60    VI|      déshonorer clandestinement sa fille, – et le nom de cet homme,
 61    VI|       expression dévorante. – Ah ! fille hypocrite, je t'arracherai
 62    VI|          Ferjol ne dira rien de sa fille, ni cette nuit, ni plus
 63    VI|         toutes deux, la mère et la fille, dans cette vie infernale
 64    VI|        jamais été mère, ni l'autre fille, par la confiance et par
 65    VI|         jamais de pardon, et cette fille qui mettait son bonheur
 66    VI|            fois de plus, la pauvre fille, atteinte, comme d'un éclat
 67    VI|         qui murait la bouche de sa fille, mais la bonté était bue
 68    VI|           foi en l'innocence de sa fille. Elle savait, par son expérience
 69    VI|       éternellement acharnée cette fille au désespoir, à moitié morte
 70    VI|        sous un autre, Agathe de sa fille. Elle craignait les yeux
 71    VI|           les pleurs que la pauvre fille ne pouvait retenir et qui
 72    VI|            délicats, vous êtes une fille forte. Si vous êtes née
 73    VI|            visage et à l'âme de sa fille.~ ~ ~ ~Mais Agathe aurait-elle
 74    VI|               Et que de fois cette fille infortunée avait, dans le
 75    VI|            de Mme de Ferjol sur sa fille avait toujours été irrésistible,
 76    VI|         disait « nerveuses » de sa fille, avait inventé une maladie
 77    VI|            et vivre, seule avec sa fille, au conspect de toute cette
 78    VI|           elle ne disait rien à sa fille, à laquelle elle ne parlait
 79    VI|   communier, depuis le crime de sa fille. Lorsque, dans l'église,
 80    VI|         lui causait la chute de sa fille, lui donnait contre elle
 81    VI|           Lasthénie n'était que la fille, l'objet de l'éternel reproche,
 82    VI|           du silence obstiné de sa fille, Mme de Ferjol avait quelquefois,
 83   VII|            qu'elle infligeait à sa fille. Sentit-elle que, même coupable,
 84   VII|     surprendre le secret que cette fille si faible, et forte pour
 85   VII|           n'en ai pas le droit, ma fille. Je t'ai caché ma vie. Tu
 86   VII|          moi, comme toi, ma pauvre fille, j'avais été coupable et
 87   VII|            faute, à toi, ma pauvre fille, est, sans doute, une punition
 88   VII|           et en faisant de toi une fille coupable comme je l'avais
 89   VII|         était avouée l'égale de sa fille dans la faute. Elle n'avait
 90   VII|     maternité et du respect qu'une fille doit à sa mère !… Parce
 91   VII|       abaisserait dans l'âme de sa fille ?~ ~ ~ ~Mais enfin, elle
 92   VII|           une mère vis-à-vis de sa fille, ne pénétrèrent pas dans
 93   VII|            n'avait jamais dit à sa fille qu'elle la trouvait belle ;
 94   VII|            orgueils, – celui de sa fille et le sien. Aujourd'hui,
 95   VII|              pensait-elle, – cette fille charmante sera peut-être
 96   VII|          idiotisme à travers cette fille, morte avant d'être morte…,
 97   VII|            soulevant la main de sa fille à la hauteur de ses yeux –
 98   VII|           l'avait portée et que sa fille avait égarée, lui paraissait
 99   VII|         prononcer le nom devant sa fille, ni dans sa conscience,
100   VII|          contre Dieu que contre sa fille ?… Lui n'avait jamais vu
101   VII|            prétexté la santé de sa fille. Il était nécessaire de
102   VII|     voulait garder le secret de sa fille, qui était le sien, puisque
103   VII|       aurait pu s'en aller avec sa fille, par exemple, dans cet immense
104   VII|        étranger, et en revenir, sa fille délivrée. Elle était riche.
105   VII|   justifier de s'en aller, avec sa fille malade, on ne sait où, et
106   VII|         elle ne voulait pas que sa fille fût flétrie dans la pensée
107   VII|      besogne sacrée d'accoucher sa fille de ses mains maternelles !
108   VII|           elle se jeta, elle et sa fille, comme dans un gouffre,
109  VIII|          de cette mère et de cette fille dans cette voiture était
110  VIII|       avoir pu rien tirer de cette fille stupide et obstinée qui
111  VIII|  demanderait d'exorciser la pauvre fille. Malgré son dévouement absolu,
112  VIII|          tout prix l'honneur de sa fille, n’était pas plus ouverte
113  VIII|        source. Mme de Ferjol et sa fille, dépravées par les sentiments
114  VIII|       Agathe. Seule, cette vieille fille, rajeunie et renouvelée
115  VIII|            fanatisme pour la jeune fille, chez laquelle elle n'aurait
116  VIII|      observation, de la part de sa fille et de sa vieille servante,
117  VIII|     impossibilité de vaincre cette fille si faible, elle si forte !
118  VIII|          jetait à genoux devant sa fille et priait tout bas.~ ~ ~ ~
119    IX|        revint au bord du lit où sa fille, dans une agonie convulsive
120    IX|          de vie, en effet, à cette fille inanimée, peut-on dire que
121    IX|           eût sauvé l'avenir de sa fille, ne put s'empêcher de sentir
122    IX|            épargner, ainsi qu'à sa fille, d'autres hontes et d'autres
123    IX|          faite la sage-femme de sa fille pour que tout restât entre
124    IX|           de silence, auprès de sa fille, qui n'avait jamais eu,
125    IX|      maintenant, de la faute de sa fille, s'adoucit, et, chrétienne,
126    IX| dormaient-elles pas, la mère et la fille ?… Nul bruit ne venait de
127    IX|            même sur le mieux de sa fille, et d'autant qu'elle avait
128    IX|        trop triste de l'état de sa fille pour avoir une joie, – mais
129    IX|          que maintenant elle et sa fille devaient sortir de ce strict
130    IX|       dévorée par le malheur de sa fille, ignorait profondément ce
131     X|        dans ce tête-à-tête avec sa fille qui devait être toute sa
132     X|        elles, deux – la mère et la fille – la fatalité de l'avenir ! – «
133     X|        épousant, épouser une jeune fille, qu'elle n'était plus qu'
134     X|      destin et à l'existence de sa fille, et qui les condamnait à
135     X|           entière à la santé de sa fille. L'opinion fut que cette
136     X|           ne virent en cette jeune fille, aussi faible et languissante
137     X|            Ferjol, certaine que sa fille n'échapperait pas à la punition
138     X|      trouvait de criminel en cette fille qui lui avait résisté quand
139     X|        exprimait pas de pitié à sa fille, qui n'était plus, du reste,
140     X|     seulement au corps de la jeune fille, mais à son âme… Il la tenait
141    XI|      longtemps après la mort de sa fille, il est vrai, au monde de
142    XI|           inoubliable secret de sa fille, morte sans l'avoir révélé.
143    XI|      Ferjol savait de la vie de sa fille ; mais ce qui la faisait
144   XII|           crevasse nouvelle que sa fille, la fille d'un Ferjol, pourrait
145   XII|          nouvelle que sa fille, la fille d'un Ferjol, pourrait bien
146  XIII|         seul coupable et que votre fille était innocente de son crime.~ ~ ~–
147  XIII|            vôtre : c'est que votre fille était innocente ; c'est
148  XIII|           achevé par la mort de ma fille le crime qu'il avait commencé. »
149  XIII|          ai connu une – (une jeune fille) – qui avait donné la sienne
150  XIII|         devant cet homme, la noble fille était morte après des années,
151  XIII|         dans sa vie et celle de sa fille comme un vampire, et qui,
152  XIII|         lui souillait deux fois sa fille. Mais l'abbé de Bric-quebec
153  XIII|      ressentiment que de savoir sa fille innocente avait augmentée,
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