Chapitre

  1     I|   Sixte-Quint obscur, à trente ans. Agathe Thousard, la vieille servante
  2   III|             seule servante du nom d'Agathe, qui, depuis vingt ans,
  3   III|          dans le jardin, la vieille Agathe et la blanchisseuse « à
  4   III|            simples ménagères, quand Agathe entra dans la salle, un
  5   III|             avalanche.~ ~ ~« Sainte Agathe ! – C'était son juron… Peut-on
  6   III|    invoquait sa patronne ? – Sainte Agathe ! ça pèse-t-il ! – dit-elle.
  7   III|            pas revenir… Ah ! sainte Agathe ! il paraît qu'ils s'en
  8   III|            hébergent ! » La vieille Agathe, fille trois fois majeure,
  9   III| scandaleusement enlevée, la vieille Agathe avait son franc-parler avec
 10   III|             domestiques, la vieille Agathe, respectueuse au fond, mais
 11   III|          elle en avait.~ ~ ~« Mais, Agathe, que dites-vous donc là ? –
 12   III|           ma cuisine, – interrompit Agathe, – et sans faire plus de
 13   III|     savaient pas, ce que la vieille Agathe ignorait, c'est que telle
 14   III|             fussent blessées, comme Agathe, de la silencieuse soudaineté
 15   III|         plus.~ ~ ~ ~Mais la vieille Agathe avait, elle, des ressentiments
 16   III|         homme de Dieu. Mais, sainte Agathe ! c'est plus fort que moi.
 17   III|       mauvaises idées sur personne, Agathe, – dit gravement Mme de
 18   III|            avez donc aucune raison, Agathe, pour en mal penser. N'est-ce
 19   III|            Mais ne grondez pas trop Agathe. Nous avons dit bien des
 20   III|           Enfer à la bouche ! – dit Agathe, haletante, comme si elle
 21   III|         Paradis.~ ~ ~ ~Mais, sainte Agathe ! ce n'est pas le Père Riculf
 22   III|             pas convenable. Tenez ! Agathe, puisque vous dites qu'il
 23   III|        seules, la fille et la mère. Agathe partit, non sans empressement,
 24   III|            bon », comme l'avait dit Agathe, et qui jetait autour d'
 25   III|             Tout à coup, la vieille Agathe rentra dans la salle.~ ~ ~«
 26   III|                  Quant à la vieille Agathe, elle a toujours cru avant
 27    IV|            pas à l'Hôtel de Ferjol. Agathe ne s'était pas trompée.~ ~ ~ ~
 28    IV|            comme Lasthénie et comme Agathe, aussi affirmative dans
 29    IV|             lac mélancolique ; mais Agathe, elle, Agathe, la servante,
 30    IV|   mélancolique ; mais Agathe, elle, Agathe, la servante, les voyait.
 31    IV|            au lieu d'être normande, Agathe avait été italienne, elle
 32    IV|             superstitions du pays d'Agathe avaient un autre caractère.
 33    IV|           dans la lumière. Or, pour Agathe, Lasthénie était un ange
 34    IV|       touché avec une crispation qu'Agathe, elle, n'avait pas oubliée,
 35    IV|           en Lasthénie, s'imaginait Agathe. Les sorts qui viennent
 36    IV|           disait, la superstitieuse Agathe, quand elle servait à table,
 37    IV|             il y avait semée, selon Agathe, commençait de lever !…~ ~ ~
 38    IV|            affreux pays détesté par Agathe, où, à midi encore, il ne
 39    IV|                Sans moi, – ajoutait Agathe en elle-même, – la chérie
 40    IV|             monologues intérieurs d'Agathe. « Souffrez-vous, Mademoiselle ? »
 41    IV|       visible à tout le monde. Avec Agathe, qui lui demandait toujours
 42    IV|          pas ce que j'ai, ma pauvre Agathe !… » Sa mère, qui ne voyait
 43     V|             le médecin du bourg par Agathe, qui dit à sa maîtresse,
 44     V|         jour devenir cruelle.~ ~ ~ ~Agathe avait-elle eu raison, dans
 45     V|          comme disait la méprisante Agathe – ce qui, du reste, n'était
 46     V|           dit résolument la vieille Agathe n'est que de l'onguent miton-mitaine.
 47     V|             crois, Madame ? » – dit Agathe à Mme de Ferjol, un jour
 48     V|       médecin, et pour rien ! – dit Agathe. – Il y a trois jours qu'
 49     V|           Ferjol regarda la vieille Agathe comme on regarde une personne
 50     V|                Quoi ! – dit-elle, – Agathe, vous oseriez croire ?…~ ~–
 51     V|         Madame, – dit intrépidement Agathe, – je crois que le Démon
 52     V|         coudes devant la table dont Agathe avait ôté la nappe. Elle
 53     V|            tout aussi religieuse qu'Agathe et même beaucoup plus.~ ~ ~«
 54     V|              Laissez-moi un moment, Agathe », fit-elle en relevant
 55     V|            dans ses mains.~ ~ ~ ~Et Agathe s'en alla à reculons, pour
 56     V|         seul mot.~ ~ ~« Ah ! Sainte Agathe ! – murmura-t-elle en s'
 57     V|           Ce que venait de lui dire Agathe devait vivement l'impressionner.
 58     V|       autorise d'y croire. L'idée d'Agathe la saisit donc, mais avec
 59     V|            elle n'avait pas eu pour Agathe.~ ~ ~ ~La femme qui avait
 60     V|            que la vieille candeur d'Agathe, qui avait toujours vécu
 61     V|       croyait, autant que la simple Agathe, que le Démon avait à son
 62     V|             propre expérience ce qu'Agathe ne savait pas, – c'est que
 63    VI|           Je ne connais que vous et Agathe. Je ne vous quitte jamais…~ ~ ~–
 64    VI|            mystère, même aux yeux d'Agathe, qui ne pouvait pas connaître
 65    VI|             à coup, non pas comme à Agathe, la superstitieuse Agathe
 66    VI|           Agathe, la superstitieuse Agathe qui croyait aux sorts, mais
 67    VI|           il ne l'avait été jamais. Agathe, cette ancienne domestique
 68    VI|         pays, comme à sa maîtresse, Agathe avait souvent interrompu
 69    VI|          prétexte ou sous un autre, Agathe de sa fille. Elle craignait
 70    VI|        disait-elle quand la vieille Agathe n'était plus là -, retenez
 71    VI|           retenez vos pleurs devant Agathe ! » À présent, elle ne tutoyait
 72    VI|      empêcher de le commettre, mais Agathe est une honnête servante,
 73    VI|            beaucoup sur le mépris d'Agathe, sur ce mépris d'une servante
 74    VI|             de sa fille.~ ~ ~ ~Mais Agathe aurait-elle su la honteuse
 75    VI|           dans les âmes tendres, et Agathe était une âme tendre que
 76    VI|     Lasthénie le savait bien.~ ~ ~« Agathe n'est pas comme ma mère,
 77    VI|      toujours fixés sur elle, quand Agathe était là… Et Agathe non
 78    VI|           quand Agathe était là… Et Agathe non plus n'osait due une
 79    VI|       éloigner de la superstitieuse Agathe.~ ~ ~ ~D'ailleurs, était-il
 80    VI|           cette vieille innocente d'Agathe, dont la pureté frisait
 81    VI|     faudrait un jour ou dire tout à Agathe, ou supprimer Agathe… Supprimer
 82    VI|         tout à Agathe, ou supprimer AgatheSupprimer Agathe, qui ne
 83    VI|         supprimer Agathe… Supprimer Agathe, qui ne l'avait jamais quittée !
 84    VI|   précisément qui faisait congédier Agathe, et vivre, seule avec sa
 85    VI|        habillait. ; ce n'était plus Agathe. C'était elle qui, au moment
 86   VII|            et les jours suivants -, Agathe chercha partout dans la
 87   VII|             répandre, un matin, par Agathe, au marché du bourg, qu'
 88   VII|      pouvait amoindrir le chagrin d'Agathe, affligée de l'état inexplicable,
 89   VII|        grande fortune. Elle donna à Agathe toutes les raisons bêtes
 90   VII|            son retour en Normandie, Agathe n'examina pas, ne discuta
 91   VII|          née ! Or, tout autant avec Agathe qu'avec personne, Mme de
 92   VII|        apparences. Mais, aux yeux d'Agathe, comment justifier de s'
 93   VII|         aurait certainement donné à Agathe le soupçon dont elle ne
 94   VII|            irons nous engloutir là. Agathe, ivre de son pays retrouvé,
 95  VIII|     cinquante lieues…, et même pour Agathe, malgré sa joie de retourner
 96  VIII|             retourner au pays ; car Agathe souffrait de tout ce qui
 97  VIII| incompréhensible, à elle, la pieuse Agathe ! Mais arrivée à Olonde,
 98  VIII|             lui avait dit une fois. Agathe, la Normande, avait toutes
 99  VIII|         familiarité de son langage, Agathe n'osait pas grand-chose
100  VIII|         action bienfaisante que sur Agathe. Mme de Ferjol, qui venait
101  VIII|             la vie physique, ce fut Agathe. Seule, cette vieille fille,
102  VIII|             personne… À elle seule, Agathe rendit habitable ce vieux
103  VIII|          des dames de Ferjol.~ ~ ~ ~Agathe, qui avait quarante ans
104  VIII|       dénouement de cette histoire, Agathe ne rencontra pas un seul
105  VIII|             la serrure, la prudente Agathe regardait autour d'elle
106  VIII|         aurait pas résisté. Quant à Agathe, avec son fanatisme pour
107  VIII|          enlèvement ! » D'ailleurs, Agathe avait dans la tête son remède
108  VIII|          plus malheureuse ! Quant à Agathe, sans cesse écartée par
109  VIII|             jusqu'à la notion. Sans Agathe, qui les faisait manger
110    IX|            entendre Lasthénie était Agathe, mais elle couchait dans
111    IX|         corridor. Elle imaginaitAgathe accroupie. Il était bien
112    IX|          Ici, le spectre aurait été Agathe !… Tremblante, elle sonda
113    IX|          était incurable et mortelAgathe, qui avait espéré, tout
114    IX|        Ferjol le lui accorda.~ ~ ~ ~Agathe y alla donc, les pieds nus,
115    IX|              la sécurité de sa foi. Agathe avait la croyance religieuse
116    IX|      endroits, la route que suivait Agathe n'eut guère plus que la
117    IX|             avait faits autrefois à Agathe, méprisant cette apparence
118    IX| misérablement et mourir. De nature, Agathe était courageuse et trop
119    IX|    pouvaient décider, et elle dit à Agathe « que Lasthénie se ressentait
120    IX|            la messe », – dit-elle à Agathe. Et nous, c'étaient elle
121    IX|             elle et Lasthénie ; car Agathe n'y avait pas manqué. Agathe
122    IX|        Agathe n'y avait pas manqué. Agathe n'avait point à se reprocher
123    IX|            qui avait été possible à Agathe ne l'était point pour Mme
124    IX|            Vous pouvezdit-elle à Agatheannoncer au fermier de
125    IX|            elle enjoignit surtout à Agathe d'insister sur la souffrance
126     X|        blanche coiffe de la vieille Agathe. Le rideau intérieur de
127     X|          autre présence que celle d'Agathe ne devait jamais troubler.
128     X|     jeunesse. Quoiqu'elle eût dit à Agathe, le jour qu'elle revint
129     X|            vit jamais que la tête d'Agathe, qui y respirait, le soir,
130     X|             ne répondant pas même à Agathe, noyée de pitié et de larmes ;
131     X|           de pitié et de larmes ; à Agathe, désolée de n'avoir pas
132     X|        prévoir à Mme de Ferjol et à Agathe que sa fin fût si proche.
133     X|             de Ferjol qui priait et Agathe qui pleurait, chacune dans
134     X|         plus une âme ! À cette vue, Agathe se jeta aux genoux de sa «
135     X|         quelque chose… – « Du sang, Agathe ! » fit-elle d'une voix
136     X|            doigts quelques gouttes. Agathe s'arracha des genoux qu'
137   XII|          elle-même crucifiée, quand Agathe, sa suivante de douleur,
138   XII|             sa suivante de douleur, Agathe qui avait quatre-vingt-cinq
139  XIII|               de Mme de Ferjol et d'Agathe, que le Père Riculf l'avait
140  XIII|            bandits du siècle. Quand Agathe l'avait rencontré descendant
141  XIII|           sans le dire à la vieille Agathe, elle s'en alla à Bric-quebec
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