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Guillaume-Hyacinthe Bougeant | «» |
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Né à Quimper en 1690, mort à Paris en 1743, le Père Guillaume-Hyacinthe Bougeant a fait œuvre d'historien et de littérateur. Il entre de bonne heure à la Compagnie de Jésus et professe les Humanités et l'Eloquence. En 1739, suite à la publication de son Amusement philosophique sur le langage des bêtes, « badinage tiré d'une fable indienne », il reçoit de ses supérieurs l'ordre de se retirer à La Flèche.
Guillaume-Hyacinthe Bougeant, historien, est l'auteur de deux ouvrages majeurs : l'Histoire des guerres et des négociations qui précédèrent le traité de Westphalie (1727, 2 vol. in-12), et de l'Histoire du traité de Westphalie (1734, 3 vol., in-4°).
Le même Guillaume-Hyacinthe Bougeant, père jésuite, est également l'auteur de trois comédies spirituelles en prose, tournées contre les jansénistes, adversaires de la bulle Unigenitus : La Femme docteur ou la Théologie en quenouille (1730), Le Saint déniché ou la banqueroute des miracles (1732), Les Quakers français ou les Nouveaux trembleurs (1732).
Guillaume-Hyacinthe Bougeant, écrivain fantaisiste, est enfin l'auteur des Observations curieuses sur toutes les parties de la physique, tirées des meilleurs écrivains (1719, 4 vol., in-12) et du Voyage merveilleux du prince Fan-Férédin dans la Romancie (1735, in-12), ouvrage dans lequel il détaille de façon amusante les charmes de la « Haute-Romancie ».
http://www.newadvent.org/cathen/02711a.htm
LA CRITIQUE DU GENRE ROMANESQUE aux XVIIe et XVIIIe siècles
« On reproche aux romans leur extravagance et leur futilité. Les dévots, les jansénistes, ou même les jésuites, vers 1700, constituent la plus grande faction des “antiromanciens”. On accuse les lectures “frivoles” de prendre du temps sur la méditation, de constituer un “divertissement” inacceptable. D’ailleurs, les romans, pense-t-on à l’époque, à la différence d’ouvrages plus sérieux, ont le tort d’être essentiellement lus par les femmes, les oisifs futiles ou les laquais… Enfin, les romans qui osent mettre en scène des personnages vulgaires sont violemment critiqués. Le père G. H. Bougeant, en 1735, dans Le Voyage merveilleux du Prince Fan-Férédin dans la Romancie, accepte la Haute-Romancie habitée par des héros nobles, mais il rejette la Basse-Romancie, de création plus récente, qui abrite “jusqu’aux plus vils sujets, des aventuriers, des valets, des gueux de profession, des femmes de mauvaise vie”. »
Le roman au XVIIIe siècle : un genre contesté
http://www.profiletcie.com/pdf/c8006_etud_1.pdf
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