Par.

  1 III|       éblouissante. Puis, dit-il en abaissant les yeux vers la table,
  2   I|      quelques cabanes très pauvres, abri d'une population agricole
  3   I|            de l'air de quelqu'un qu'absorbent de graves pensées.~ ~ ~ ~
  4  II|             gens que les événements accablent et qui ne trouvent plus
  5   I|           ainsi qu'un rayon de lune accompagnant leur voyage, quelques voiles
  6  II|         obscur désastre venait de s'accomplir. C'était la volonté de Dieu,
  7   I|               sa rumeur venait de s'accroître et se mêlait maintenant
  8  II|            d'eux, plus sa terreur s'accrut, plus il lui sembla que
  9  II|             retour ; une pitié, une admiration qui gonfla leurs humbles
 10    | afin
 11   I|           qui contrastait avec leur âge et leur singulière douceur.~ ~ ~ ~
 12  II|       quelques cimes étaient encore agitées d'une ondulation douce et
 13   I|      pauvres, abri d'une population agricole et pastorale, aux moeurs
 14   I|            bousculant l'un l'autre, ahuris, ne sachant ce qui arrivait,
 15   I|           âme farouche et naïve des aïeux.~ ~ ~ ~Malgré l'heure avancée
 16  II|           il lui sembla qu'elle les aimait, que dans son pauvre coeur
 17   I|            l'orage », dit-il, et il alla se rasseoir.~ ~ ~ ~Près
 18 III|            insolite et mystérieuse. Allait-il révéler quelque secret qu'
 19    | allons
 20 III|             sur la table et ils ont allumé toutes les lumières ».~ ~ ~
 21   I|           vers le royaume d'une fée amie, et vers les îles de la
 22  II|     épanouissait une fleur divine d'amour.~ ~ ~ ~
 23   I|          écria la femme que toute l'angoisse de son mari venait subitement
 24   I|           qu'ils étaient depuis des années en mer, qu'ils étaient partis
 25   I|            comme une aurore étrange annonçant l'approche de quelqu'un
 26  II|            et continue de brises. L'apaisement des choses se communiqua
 27   I|         écriaient-ils, « nous avons aperçu une petite lueur dans la
 28 III|             qu'ils n'avaient jamais aperçue. Leurs yeux, habitués à
 29   I|             sous les éclairs, elles apparaissaient bleues, immensément profondes.~ ~ ~ ~
 30 III|       ignoraient l'existence, qui n'appartenaient ni à la terre, ni à la mer,
 31   I|             la patrie, ainsi qu'ils appelaient le royaume où ils allaient ;
 32   I|      nouvelle chandelle et la femme apportait de grandes jarres de lait.
 33   I|         enfin de l'étoupe, la femme approcha la chandelle ; on apercevait
 34   I|          aurore étrange annonçant l'approche de quelqu'un d'inconnu.~ ~ ~ ~
 35  II|            commençait, et le ciel s'argentait d'une clarté printanière
 36   I|       lointains ? Ils n'ont pas une arme et ce sont des enfants ».
 37 III|           et j'ai senti une odeur d'aromates et de fleurs » ; et il semblait
 38   I|           un silence et le paysan s'arrêta.~ ~ « Il y a là quelqu'un »
 39  II|           grande clarté se fit. Ils arrivaient enfin à la lisière des forêts
 40   I|           ahuris, ne sachant ce qui arrivait, qu'ils venaient de la mer
 41   I|          lieues.~ ~ « Qu'est-ce qui arrive ? » demanda une voix du
 42   I|             la mer.~ ~ ~ ~C'étaient assurément d'honnêtes gens. L'homme
 43   I|            étendues invisibles de l'Atlantique, illuminait le ciel et les
 44  II|          tranquillisé leur âme. Ils attendaient, à moitié endormis par le
 45  II|             airs. Ils s'assirent et attendirent le matin ; le brouillard
 46   I|             il fallait patienter et attendre. Il s'y résigna, détournant
 47   I|             calme immobile, plein d'attente et d'inquiétude, qui présage
 48   I|            maintenant les regardait attentivement. Il s'était rendormi depuis
 49 III|           vides et que leur coeur s'attristait de plus en plus du départ
 50   I|             de fins cheveux blonds. Aucun n'avait de barbe et il les
 51    | aurait
 52   I|          silence. C'était comme une aurore étrange annonçant l'approche
 53    | autour
 54 III|       fréquents sommeils, ses rêves avaient-ils fini par se confondre avec
 55  II|             cinglait au large. Elle avançait comme en glissant dans le
 56   I|         aïeux.~ ~ ~ ~Malgré l'heure avancée et le repos où tout semblait
 57    | ayant
 58   I|             bâtiraient des palais d'azur et y vivraient sous les
 59  II|            les eaux chatoyantes qui baignaient les roches, apparut, comme
 60  II|   réentendait le chuchotement et le baiser des petites vagues. Une
 61   I|            découvert, disparut. Et, baissant la voix, ils regrettèrent
 62  II|       éclairs où leur âme avait été ballottée sur des vagues énormes et
 63 III|        partis. Les escabeaux et les bancs, les jarres sur la table,
 64  II|       nacrée et se divisait en deux bandes distinctes: une zone au-dessus
 65   I|            blonds. Aucun n'avait de barbe et il les eût pris pour
 66    | bas
 67   I|            pied des hautes falaises basaltiques, couvertes de forêts solitaires
 68   I|         était leur royaume. Ils s'y bâtiraient des palais d'azur et y vivraient
 69  II|    damnation et qui la suivaient en battant des ailes. Elle finit par
 70   I|           Puis le paysan se remit à battre le briquet.~ ~ « Bonnes
 71   I|  racontaient maintenant à la femme, béante d'étonnement, qu'ils étaient
 72  II|           Tandis qu'ils regardaient béatement devant eux, de cet air des
 73 III|          mais c'était grand ici, et beau et haut, comme un palais »,
 74    | beaucoup
 75   I|                   Ils étaient d'une beauté merveilleuse, et telle qu'
 76   I|           oiseaux, des orfrois, des bijoux et des fleurs.~ ~ ~ ~Mais
 77   I|         accoutrement était plus que bizarre. Il ouvrit la bouche, mais
 78   I|       éclairs, elles apparaissaient bleues, immensément profondes.~ ~ ~ ~
 79  II|            devenait scintillante et bleuissait doucement sous les premiers
 80  II|            des flammes, des oiseaux bleus, jaunes, verts, rouges,
 81  II|             pénétrait, délicatement blonde et rose, ainsi qu'à travers
 82   I|           tombaient de fins cheveux blonds. Aucun n'avait de barbe
 83  II|         marchaient main tenant sous bois en silence, comme des gens
 84   I|             battre le briquet.~ ~ « Bonnes gens qui ne dormez pas »,
 85  II|       étaient beaux, qu'ils étaient bons, qu'ils étaient doux ! »~ ~ ~
 86  II|            la lisière des forêts au bord des falaises. Un immense
 87   I|        stupeur et d'hébétement sans bornes.~ ~ ~« Quels poissons pêchez-vous? »
 88   I|           que bizarre. Il ouvrit la bouche, mais la peur lui coupa
 89  II|          incapables de penser ou de bouger, voici que en dessous des
 90   I|            culbutant les poules, se bousculant l'un l'autre, ahuris, ne
 91  II|        argent, ils scintillent, ils brillent comme le soleil ! Est-ce
 92  II|             des petites vagues. Une brise légère soufflait de terre
 93  II|     ondulation douce et continue de brises. L'apaisement des choses
 94  II|           attendirent le matin ; le brouillard s'éclaircissait peu à peu ;
 95  II|            eux et insensiblement la brume se faisait maintenant nacrée
 96  II|      falaises. Un immense rideau de brumes s'étendait devant eux. La
 97   I|            vieux fit, lui aussi, un brusque signe de croix et disparut
 98   I|        étageant leurs chênes et ses bruyères, vers les plaines gaëliques,
 99    | ça
100  II|        oiseaux? Cette curiosité les calma. Ils marchaient main tenant
101   I|        faire. Ils avaient sur leurs caravelles des armes et des cuirasses,
102 III|             Il avait sur la tête un casque d'argent aux grandes ailes
103   I|      assirent.~ ~ ~ ~Ils riaient et causaient à l'envi. Jamais la pauvre
104   I|             qu'ils se remettaient à causer, il les examina.~ ~ ~ ~Ils
105   I|       royaume où ils allaient ; ils célébraient ses grottes mystérieuses,
106    | celui
107   I|            et un vieillard, presque centenaire, apparut sur son séant,
108  II|              II~ ~ ~ ~L'orage avait cessé. Dans le ciel redevenu serein
109    | cet
110  II|             Regarde, oh! les belles chaloupes d'or, les belles voiles
111  II|            calme s'étendait sur les champs. Où était-il ?... Elle fuyait,
112 III|         Quel Dieu ? Où ?... ~ ~Puis changeant brusquement d'idée il s'
113  II|       faisait plus profonde. Le coq chanta et les poules se mirent
114  II|            rajeunie s'emplissait de chants d'oiseaux. Au pied des roches
115  II|          des falaises, sur les eaux chatoyantes qui baignaient les roches,
116   I|            une nuit d'été lourde et chaude. De grandes nuées pleines
117   I|           que tous deux furetaient, cherchant le briquet, et lorsqu'enfin
118   I|             se leva et, feignant de chercher quelque chose près de la
119    | chez
120  II|            roches on réentendait le chuchotement et le baiser des petites
121  II|             est à peine si quelques cimes étaient encore agitées d'
122  II|         proues d'or, qui rapidement cinglait au large. Elle avançait
123   I|       poursuivaient, - que la pluie cinglât ses murailles et les éclats
124   I|          choses inouïes, d'une voix claire et douce, comme s'ils chantaient,
125   I|     émeraudes, seules, faisaient un clapotement au pied des hautes falaises
126    | comment
127  II|           sembla qu'ils venaient de commettre, en les fuyant, la pire
128  II|            apaisement des choses se communiqua à leur pensée. Il semblait
129   I|           telle qu'il ne la pouvait comparer à rien au monde ; tous se
130   I|            qu'il ne parvenait pas à comprendre, et qui peut-être n'en étaient
131 III|         comme on n'en verra plus, » conclut le paysan.~ ~ ~
132  II|      étendait devant eux. La mer se confondait avec le ciel dans une vapeur
133 III|             avaient-ils fini par se confondre avec la réalité ? Dieu seul
134 III|             ces choses leur apparut confusément. Il y avait des hommes plus
135 III|             loin, que les hommes ne connaissent pas encore, d'étranges pays,
136   I|           répéta qu'ils étaient les conquérants, ceux de la légende, qu'
137  II|          était mort, qu'ils étaient conquis, qu'eux seuls survivaient,
138   I|             paisibles, et qui avait conservé dans sa primitive simplicité
139 III|             présence. Tandis qu'ils contemplaient les places vides et que
140 III|          haut, et haut! » dit-il en contemplant le plafond avec extase,
141   I|            et d'aventure.~ ~ ~ ~Ils contèrent immédiatement, tandis que
142 III|         comment tout ça s'est fait, continua le père, en portant la main
143   I|             plus rien d'humain. Ils continuaient à parler de la patrie, ainsi
144  II|             une ondulation douce et continue de brises. L'apaisement
145   I| questionnant ses hôtes, se frappait continuellement les mains, avec une expression
146   I|         pensées.~ ~ ~ ~Sa femme, au contraire, semblait avoir perdu toute
147   I|            de fier et de résolu qui contrastait avec leur âge et leur singulière
148   I|          vers les belles îles et la contrée heureuse. C'était leur royaume.
149   I|        sauvage, et perdues dans ces contrées plus désertes que l'Océan
150  II|           faisait plus profonde. Le coq chanta et les poules se
151  II|             que j'entends le son du cor ? Oui, il y a des femmes,
152   I|   solitaires qui s'élevaient sur la côte.~ ~ ~ ~Parfois un éclair
153   I|          allons », dirent-ils, « du côté où il se lève, à l'aventure ;
154  II|          son mari qui escaladait le coteau et se dirigeait vers la
155  II|        verts, rouges, de toutes les couleurs. Il y en a, il y en a !
156   I|            bouche, mais la peur lui coupa la parole.~ ~ « Sont-ce
157   I|             manger à des poules qui couraient, à droite et à gauche, en
158  II|          était-il ?... Elle fuyait, courant droit devant elle, n'osant
159 III|         cheveux noirs et de grandes couronnes sur la tête. J'ai mangé,
160   I|            sur son séant, entre les courtines du lit qui, selon la coutume
161   I|      inconnu.~ ~ ~ ~Un frémissement courut dans les forêts, et sous
162   I|      courtines du lit qui, selon la coutume du pays, était situé si
163   I|        hautes falaises basaltiques, couvertes de forêts solitaires qui
164   I|          croix et disparut sous ses couvertures. L'orage commençait ; la
165   I|         maintenant sur eux, faisant craquer les ois des portes et des
166 III|   écoutaient, frappés d'une stupeur croissante et persuadés à présent que
167   I|         entr'ouvert à ses yeux, eût cru découvrir aux éclairs, dans
168   I|             poussant les escabeaux, culbutant les poules, se bousculant
169   I|              Eux, étaient de petits cultivateurs aux figures sympathiques
170  II|        femmes et des oiseaux? Cette curiosité les calma. Ils marchaient
171 III|            très légers, en forme de cygnes. Ils avaient des casques
172  II|         sortis de l'enfer pour leur damnation et qui la suivaient en battant
173   I|             se fussent en ce moment déchaînés sur elle comme si elle abritait
174   I|          des chênes. Puis un éclair déchira la nue et la forêt apparut,
175 III|          éprouver une sensation qui déchirait son âme, et en gémissant
176 III|         regarder fixement, semblant décidément y voir à travers. « Par
177   I|           son séant, qui, se voyant découvert, disparut. Et, baissant
178   I|          ouvert à ses yeux, eût cru découvrir aux éclairs, dans un scintillement
179   I| paraissaient usés au rude labeur de défricher ces terres ingrates et à
180  II|           peu ; l'aube y pénétrait, délicatement blonde et rose, ainsi qu'
181   I|            Qu'est-ce qui arrive ? » demanda une voix du fond de l'alcôve ;
182   I|            nous a guidés ».~ ~ ~Ils demandaient de s'abriter chez eux jusqu'
183 III|          réalité ? Dieu seul eût pu démêler les uns d'avec les autres.
184   I|    formidables. Eux-mêmes, dans ces demi-ténèbres, avaient l'air de fantômes,
185  II|           une autre en-dessous plus dense et plus ondulée. C'était
186 III|       attristait de plus en plus du départ des étrangers, la voix du
187   I|            voulaient, disaient-ils, déranger personne et ils priaient
188   I|             de la mer, effaçant les dernières étoiles. La mer cependant
189  II|     survivaient, que quelque obscur désastre venait de s'accomplir. C'
190 III|             la table.~ ~ ~« Je suis descendu de mon lit et je me suis
191   I|      perdues dans ces contrées plus désertes que l'Océan lui-même, quelques
192 III|     laissant retomber les bras avec désespoir, il se mit à pleurer et
193 III|             là, et là, disait-il en désignant tantôt à droite, tantôt
194   I|           attendre. Il s'y résigna, détournant les yeux et les fixant obstinément
195  II|       ondulée. C'était la mer. Elle devenait scintillante et bleuissait
196  II|             trouvent plus rien à en dire.~ ~ ~ ~On entendait de plus
197   I|                   Et nous allons », dirent-ils, « du côté où il se lève,
198  II|          escaladait le coteau et se dirigeait vers la forêt. Ils furent
199   I|         dormait : ils ne voulaient, disaient-ils, déranger personne et ils
200   I|         restée ouverte les poules y disparurent à leur suite.~ ~ ~ ~
201  II|           entendait de plus en plus distinctement le bruit de la mer et une
202  II|             divisait en deux bandes distinctes: une zone au-dessus plus
203  II|             déjà le matin, qu'on ne distinguait toujours pas le ciel de
204  II|            s'épanouissait une fleur divine d'amour.~ ~ ~ ~
205  II|             maintenant nacrée et se divisait en deux bandes distinctes:
206    | donc
207   I|         Près de la table, une femme donnait à manger à des poules qui
208   I|             avoir éveillé celui qui dormait : ils ne voulaient, disaient-ils,
209   I|                  Bonnes gens qui ne dormez pas »,dit une singulière
210   I|         leur âge et leur singulière douceur.~ ~ ~ ~Ils racontaient maintenant
211  II|        étaient bons, qu'ils étaient doux ! »~ ~ ~Et il lui sembla
212  II|                Elle fuyait, courant droit devant elle, n'osant pas
213 III|         plus grande que les autres, éblouissante. Puis, dit-il en abaissant
214   I|            les éclats du tonnerre l'ébranlassent du haut en bas, - elle semblait
215 III|             palais », et ses yeux s'éclairaient, avec des lumières, « et
216  II|             matin ; le brouillard s'éclaircissait peu à peu ; l'aube y pénétrait,
217   I|                 Un coup de tonnerre éclata. Le vieux fit, lui aussi,
218   I|        cinglât ses murailles et les éclats du tonnerre l'ébranlassent
219 III|            autres. Et les paysans l'écoutaient, frappés d'une stupeur croissante
220   I|             la forêt de chênes », s'écriaient-ils, « nous avons aperçu une
221 III|             déjà lointains et qui s'effaçaient de sa mémoire, mais c'était
222   I|         horizons sombres de la mer, effaçant les dernières étoiles. La
223   I|            perdu toute conscience d'elle-même, et tout en questionnant
224  II|          retourner ; et plus elle s'éloignait d'eux, plus sa terreur s'
225   I|            que s'ils en eussent été éloignés de cent lieues.~ ~ « Qu'
226   I|         petites vagues aux remous d'émeraudes, seules, faisaient un clapotement
227 III|            sentiment inexplicable s'emparait d'eux. Ils étaient pareils
228  II|        joyeuse. La forêt rajeunie s'emplissait de chants d'oiseaux. Au
229   I|        pénétra dans la cabane qui s'emplit d'une rumeur inaccoutumée
230   I|            tandis que leurs hôtes s'empressaient, poussant les escabeaux,
231  II|             plus fluide ; une autre en-dessous plus dense et plus ondulée.
232   I|       éteindre les lumières et de s'endormir aussi, car il était tard.
233  II|           Ils attendaient, à moitié endormis par le bruit des vagues,
234 III|         pleurer et à gémir comme un enfant.~ ~ ~« Ce sont de ces choses
235  II|          épouvantables, sortis de l'enfer pour leur damnation et qui
236   I|             ouvrit brusquement et s'enfuit.~ ~ ~« Où va-t-il, où va-t-il ? »
237   I|           Un nouveau coup de vent s'engouffra sous la porte et éteignit
238  II|            ballottée sur des vagues énormes et où cent fois ils avaient
239  II|            le soleil ! Est-ce que j'entends le son du cor ? Oui, il
240   I|         leur entrée et n'avait rien entendu de leur histoire.~ ~ ~ ~
241  II|        lumière qui se faisait avait entièrement tranquillisé leur âme. Ils
242   I|            tout semblait plongé à l'entour, il y avait encore de la
243    | entre
244 III|                 Comme le père avait entrecoupé cette veille de fréquents
245   I|          était rendormi depuis leur entrée et n'avait rien entendu
246   I|            mari venait subitement d'envahir ! et trébuchant de peur
247  II|           Une tristesse immense les envahissait maintenant, tandis que les
248   I|           longs manteaux blancs les enveloppaient jusqu'aux pieds. Sur leurs
249  II|              Cependant le voile qui enveloppait toutes choses semblait remuer.
250   I|            riaient et causaient à l'envi. Jamais la pauvre cabane
251  II|          son pauvre coeur stérile s'épanouissait une fleur divine d'amour.~ ~ ~ ~
252  II|           eux aussi sortaient d'une épouvantable nuit de rafales et d'éclairs
253   I|          forêt apparut, qui remuait épouvantablement et escaladait le ciel. L'
254  II|             des êtres fantastiques, épouvantables, sortis de l'enfer pour
255 III|             si, lui aussi, venait d'éprouver une sensation qui déchirait
256   I|        cuirasses, des femmes et des esclaves, des oiseaux, des orfrois,
257   I|          cette heure, eût observé l'espace entr'ouvert à ses yeux,
258   I|           où le soleil se couche, c'est-il Dieu possible d'en venir ! »~ «
259   I|           inclinait insensiblement, étageant leurs chênes et ses bruyères,
260  II|         étendait sur les champs. Où était-il ?... Elle fuyait, courant
261   I|          engouffra sous la porte et éteignit la chandelle.~ ~ ~ ~Alors,
262   I|          ils priaient leurs hôtes d'éteindre les lumières et de s'endormir
263   I|        comme surgi des mystérieuses étendues invisibles de l'Atlantique,
264  II|             que le vide infini et l'éternelle solitude de la mer et du
265 III|          des cuirasses d'argent qui étincelaient comme le soleil. Ils se
266   I|            et lorsqu'enfin quelques étincelles se mirent à voler du silex,
267   I|     maintenant à la femme, béante d'étonnement, qu'ils étaient depuis des
268   I|           flamme jaillit enfin de l'étoupe, la femme approcha la chandelle ;
269   I|            C'était comme une aurore étrange annonçant l'approche de
270  II|            sembla que c'étaient des êtres fantastiques, épouvantables,
271    | eu
272   I|         aussi inconnue que s'ils en eussent été éloignés de cent lieues.~ ~ «
273   I|            étranges et formidables. Eux-mêmes, dans ces demi-ténèbres,
274   I|            ils regrettèrent d'avoir éveillé celui qui dormait : ils
275  II|              comme des gens que les événements accablent et qui ne trouvent
276   I|        remettaient à causer, il les examina.~ ~ ~ ~Ils étaient d'une
277 III|             encore ils ignoraient l'existence, qui n'appartenaient ni
278 III|         contemplant le plafond avec extase, comme s'il l'eût percé
279   I|           de prendre une résolution extrême, se leva et, feignant de
280  II|            grandes ailes, les héros fabuleux qui maintenant s'en allaient
281  II|            où cent fois ils avaient failli mourir.~ ~ ~ ~Une grande
282   I|         remous d'émeraudes, seules, faisaient un clapotement au pied des
283   I|         passait maintenant sur eux, faisant craquer les ois des portes
284    | fait
285   I|            y avait rien à faire, il fallait patienter et attendre. Il
286  II|             que c'étaient des êtres fantastiques, épouvantables, sortis de
287   I|     demi-ténèbres, avaient l'air de fantômes, et leur langage n'avait
288   I|          primitive simplicité l'âme farouche et naïve des aïeux.~ ~ ~ ~
289  II|             la vue de la mer semble fasciner et rendre incapables de
290   I|               vers le royaume d'une fée amie, et vers les îles de
291   I|     résolution extrême, se leva et, feignant de chercher quelque chose
292   I|               elle semblait tout en fête et transfigurée.~ ~ ~ ~Ils
293 III|            au sortir d'un palais de fêtes, retrouvent leur village
294   I|             petits cultivateurs aux figures sympathiques et naïves,
295 III|            ne pêchaient pas, qui ne filaient pas, dont les mains étaient
296 III|     sommeils, ses rêves avaient-ils fini par se confondre avec la
297  II|             battant des ailes. Elle finit par apercevoir son mari
298   I|          leurs épaules tombaient de fins cheveux blonds. Aucun n'
299   I|        quoique au dehors la tempête fît rage, que tous les vents
300   I|          détournant les yeux et les fixant obstinément sur la porte,
301 III|           qu'il se remit à regarder fixement, semblant décidément y voir
302   I|            y va », dit l'homme. Une flamme jaillit enfin de l'étoupe,
303  II|       volent autour des mâts et des flammes, des oiseaux bleus, jaunes,
304  II|          stérile s'épanouissait une fleur divine d'amour.~ ~ ~ ~
305  II|          ailes blanches, une petite flotte aux voiles légères, aux
306  II|       au-dessus plus légère et plus fluide ; une autre en-dessous plus
307   I|                 demanda une voix du fond de l'alcôve ; et un vieillard,
308   I|           grottes mystérieuses, ses fontaines de sortilèges, ses halliers
309 III|           blanches, très légers, en forme de cygnes. Ils avaient des
310   I|       ombres mouvantes, étranges et formidables. Eux-mêmes, dans ces demi-ténèbres,
311   I|         mirent à voler du silex, on frappa doucement à la porte. Il
312   I|          questionnant ses hôtes, se frappait continuellement les mains,
313 III|           les paysans l'écoutaient, frappés d'une stupeur croissante
314   I|       quelqu'un d'inconnu.~ ~ ~ ~Un frémissement courut dans les forêts,
315   I|            se mêlait maintenant aux frémissements des chênes. Puis un éclair
316 III|          entrecoupé cette veille de fréquents sommeils, ses rêves avaient-ils
317   I|             ressemblaient comme des frères. Ils avaient des casques
318 III|            en portant la main à son front, comme s'il eût voulu y
319   I|       produire les quelques maigres fruits de leur subsistance. Comme
320   I|             côtes et qui semblaient fuir la tempête.~ ~ ~ ~Mais pas
321 III|      étaient partis, qu'ils avaient fuis, qu'ils ne reverraient plus !... ~ ~
322   I|         Alors, tandis que tous deux furetaient, cherchant le briquet, et
323  II|       champs. Où était-il ?... Elle fuyait, courant droit devant elle,
324  II|       venaient de commettre, en les fuyant, la pire infamie : c'étaient
325   I|          bruyères, vers les plaines gaëliques, se groupaient, au milieu
326   I|         récit. Tous deux maintenant gardaient le silence et les regardaient
327 III|            il se mit à pleurer et à gémir comme un enfant.~ ~ ~« Ce
328 III|            déchirait son âme, et en gémissant ils retraversèrent la forêt
329   I|         jadis, au temps de la reine Ginèvre, d'un pays situé là-bas
330   I|     peut-être n'en étaient pas ! le glaça de terreur. Mais il n'y
331  II|              Elle avançait comme en glissant dans le matin, et l'on pouvait
332   I|            à droite et à gauche, en gloussant.~ ~ ~ ~Eux, étaient de petits
333  II|           et les poules se mirent à glousser. C'était déjà le matin,
334  II|           pitié, une admiration qui gonfla leurs humbles coeurs. Il
335   I|           dont on entendait au loin grandir la voix sourde. Elle passait
336   I|           quelqu'un qu'absorbent de graves pensées.~ ~ ~ ~Sa femme,
337   I|      allaient ; ils célébraient ses grottes mystérieuses, ses fontaines
338   I|           les plaines gaëliques, se groupaient, au milieu d'une végétation
339   I|            l'oreille. On ouvrit. Un groupe d'hommes très jeunes, presque
340   I|              la vôtre ; elle nous a guidés ».~ ~ ~Ils demandaient de
341   I|       subsistance. Comme beaucoup d'habitants des côtes, ils vivaient
342 III|         jamais aperçue. Leurs yeux, habitués à tant de splendeurs, ne
343   I|        fontaines de sortilèges, ses halliers pleins de mystères, lorsque
344   I|          expression de stupeur et d'hébétement sans bornes.~ ~ ~« Quels
345  II|            les étrangers partaient, hélas sans retour ; une pitié,
346   I|           belles îles et la contrée heureuse. C'était leur royaume. Ils
347 III|          ensemble, des hommes, dont hier encore ils ignoraient l'
348   I|         casques ? Qu'est-ce que ces histoires d'îles et de royaumes lointains ?
349   I|              C'étaient assurément d'honnêtes gens. L'homme venait de
350   I|      montaient lentement des vastes horizons sombres de la mer, effaçant
351   I|       regarda au dehors. II faisait horriblement noir, mais on entendait
352  II|         admiration qui gonfla leurs humbles coeurs. Il leur sembla qu'
353    | I
354    | ici
355 III|        hommes, dont hier encore ils ignoraient l'existence, qui n'appartenaient
356 III|                                  ~ ~III~ ~ ~ ~« Partons ! dit l'
357   I|         invisibles de l'Atlantique, illuminait le ciel et les eaux en silence.
358   I|       aventure.~ ~ ~ ~Ils contèrent immédiatement, tandis que leurs hôtes
359   I|        elles apparaissaient bleues, immensément profondes.~ ~ ~ ~Quelqu'
360   I|             calme, mais de ce calme immobile, plein d'attente et d'inquiétude,
361   I|           qui s'emplit d'une rumeur inaccoutumée de joie et d'aventure.~ ~ ~ ~
362 III|          comme s'il l'eût percé à d'incalculables profondeurs, « il y avait
363  II|           semble fasciner et rendre incapables de penser ou de bouger,
364   I|            derrière les falaises, s'inclinait insensiblement, étageant
365   I|             la mer leur était aussi inconnue que s'ils en eussent été
366  II|             dans une vapeur opaque, indistincte et sans profondeur, comme
367 III|            cette nuit. Un sentiment inexplicable s'emparait d'eux. Ils étaient
368  II|              en les fuyant, la pire infamie : c'étaient leurs hôtes !~ ~ «
369   I|             de défricher ces terres ingrates et à leur faire produire
370   I|              de fleurs et de choses inouïes, d'une voix claire et douce,
371   I|          Mais le paysan, subitement inquiet car il commençait à observer
372   I|      immobile, plein d'attente et d'inquiétude, qui présage la tempête.
373 III|          figure prit une expression insolite et mystérieuse. Allait-il
374   I|           des mystérieuses étendues invisibles de l'Atlantique, illuminait
375 III|             savais bien qu'ils s'en iraient par là, mon Dieu ! mon Dieu ! »
376   I|          mer, qu'ils étaient partis jadis, au temps de la reine Ginèvre,
377   I|             dit l'homme. Une flamme jaillit enfin de l'étoupe, la femme
378   I|             ombrages de merveilleux jardins, à ne rien faire. Ils avaient
379  II|         flammes, des oiseaux bleus, jaunes, verts, rouges, de toutes
380   I|        table, presque consumées, ne jetaient plus qu'une lueur vacillante
381 III|          jour, où l'on est toujours jeune, où l'on ne meurt plus.~ ~ ~«
382 III|             d'étranges pays, sur de jolis vaisseaux aux voiles blanches,
383  II|           une clarté printanière et joyeuse. La forêt rajeunie s'emplissait
384  II|           nuit, sans plus savoir au juste ce qu'ils étaient venus
385   I|            Ginèvre, d'un pays situé là-bas où le soleil se couche,
386   I|       aurait bien voulu questionner là-dessus ses hôtes ; il lui semblait
387   I|           paraissaient usés au rude labeur de défricher ces terres
388 III|            meilleurs qu'eux, qui ne labouraient pas, qui ne pêchaient pas,
389 III|          mon Dieu ! mon Dieu ! » et laissant retomber les bras avec désespoir,
390   I|      apportait de grandes jarres de lait. Ils leur offrirent le pain
391   I|            air de fantômes, et leur langage n'avait plus rien d'humain.
392  II|          qui rapidement cinglait au large. Elle avançait comme en
393  II|      soufflait de terre parfumée de lavande et de marjolaine.~ ~ ~ ~
394   I|             conquérants, ceux de la légende, qu'ils allaient vers les
395  II|            petite flotte aux voiles légères, aux hautes proues d'or,
396 III|           aux voiles blanches, très légers, en forme de cygnes. Ils
397   I|         chez eux jusqu'à l'aube. Le lendemain, et une fois l'orage passé,
398   I|           pleines d'orage montaient lentement des vastes horizons sombres
399   I|          une résolution extrême, se leva et, feignant de chercher
400  II|              Le soleil venait de se lever derrière eux et insensiblement
401 III|            et mit ses mains sur ses lèvres. « Il y avait des jeunes
402   I|        eussent été éloignés de cent lieues.~ ~ « Qu'est-ce qui arrive ? »
403   I|                   Parfois un éclair lointain, comme surgi des mystérieuses
404  II|             de la mer et une clarté lointaine se faisait dans la forêt.
405    | lorsqu
406   I|        halliers pleins de mystères, lorsque soudain le paysan qui venait
407   I|              C'était une nuit d'été lourde et chaude. De grandes nuées
408   I|        argent, ainsi qu'un rayon de lune accompagnant leur voyage,
409   I|         faire produire les quelques maigres fruits de leur subsistance.
410   I|           et naïve des aïeux.~ ~ ~ ~Malgré l'heure avancée et le repos
411   I|          table, une femme donnait à manger à des poules qui couraient,
412 III|           avait reçu aussi un grand manteau blanc qu'il avait mis sur
413  II|            curiosité les calma. Ils marchaient main tenant sous bois en
414  II|           parfumée de lavande et de marjolaine.~ ~ ~ ~Tandis qu'ils regardaient
415  II|        premiers rayons du jour. Une matinée pure et radieuse commençait,
416  II|           là, ils volent autour des mâts et des flammes, des oiseaux
417    | me
418 III|           hommes plus beaux qu'eux, meilleurs qu'eux, qui ne labouraient
419   I|         venait de s'accroître et se mêlait maintenant aux frémissements
420  II|            ils eurent à la fois une même pensée : Est-ce que réellement
421 III|           et qui s'effaçaient de sa mémoire, mais c'était grand ici,
422   I|            Ils étaient d'une beauté merveilleuse, et telle qu'il ne la pouvait
423  II|             d'y apercevoir ces îles merveilleuses. Mais on n'y voyait rien
424   I|      vivraient sous les ombrages de merveilleux jardins, à ne rien faire.
425    | mes
426 III|          toujours jeune, où l'on ne meurt plus.~ ~ ~« Ils ont mis
427   I|        lueur vacillante qui faisait miroiter leurs casques et projetait
428 III|     retrouvent leur village et leur misère.~ ~ ~ ~Et la signification
429   I|          agricole et pastorale, aux moeurs paisibles, et qui avait
430   I|             scintillement rapide de moires et d'argent, ainsi qu'un
431  II|             âme. Ils attendaient, à moitié endormis par le bruit des
432   I|            du ciel se fussent en ce moment déchaînés sur elle comme
433   I|       grandes nuées pleines d'orage montaient lentement des vastes horizons
434 III|               il ne trouvait pas le mot et mit ses mains sur ses
435  II|             fois ils avaient failli mourir.~ ~ ~ ~Une grande clarté
436   I|             sur le mur leurs ombres mouvantes, étranges et formidables.
437   I|         casques et projetait sur le mur leurs ombres mouvantes,
438   I|            que la pluie cinglât ses murailles et les éclats du tonnerre
439   I|              ses halliers pleins de mystères, lorsque soudain le paysan
440 III|          une expression insolite et mystérieuse. Allait-il révéler quelque
441  II|         brume se faisait maintenant nacrée et se divisait en deux bandes
442   I|        simplicité l'âme farouche et naïve des aïeux.~ ~ ~ ~Malgré
443   I|             figures sympathiques et naïves, presque des vieillards,
444 III|              Ils ont mis une grande nappe sur la table et ils ont
445  II|         baie, sous les rochers, des navires avec des armes, des femmes
446   I|        étaient blanches comme de la neige et fines comme des fleurs.
447   I|             II faisait horriblement noir, mais on entendait la mer ;
448 III|            avaient de longs cheveux noirs et de grandes couronnes
449 III|             dont je ne sais plus le nom, très loin, que les hommes
450   I|             de dessous l'alcôve une nouvelle chandelle et la femme apportait
451   I|           Puis un éclair déchira la nue et la forêt apparut, qui
452   I|        lourde et chaude. De grandes nuées pleines d'orage montaient
453  II|            survivaient, que quelque obscur désastre venait de s'accomplir.
454   I|    reine-enfant ».~ ~ ~Et le paysan observa leurs mains qui étaient
455   I|           de là, à cette heure, eût observé l'espace entr'ouvert à ses
456   I|         inquiet car il commençait à observer ses hôtes, dit : « Nous
457   I|   détournant les yeux et les fixant obstinément sur la porte, de l'air de
458   I|        contrées plus désertes que l'Océan lui-même, quelques cabanes
459 III|             et bu et j'ai senti une odeur d'aromates et de fleurs » ;
460   I|            jarres de lait. Ils leur offrirent le pain et le sel et tous
461   I|            eux, faisant craquer les ois des portes et des fenêtres.
462   I|             et y vivraient sous les ombrages de merveilleux jardins,
463 III|        vallée encore plongée dans l'ombre leur apparut soudain d'une
464   I|          projetait sur le mur leurs ombres mouvantes, étranges et formidables.
465  II|        étaient encore agitées d'une ondulation douce et continue de brises.
466  II|       en-dessous plus dense et plus ondulée. C'était la mer. Elle devenait
467  II|          travers des volutes ou des opales, et la faisait plus profonde.
468  II|             le ciel dans une vapeur opaque, indistincte et sans profondeur,
469   I|         écoutait la main derrière l'oreille. On ouvrit. Un groupe d'
470   I|          esclaves, des oiseaux, des orfrois, des bijoux et des fleurs.~ ~ ~ ~
471  II|        courant droit devant elle, n'osant pas se retourner ; et plus
472   I|           voix derrière la porte, « ouvrez-nous, afin que nous puissions
473   I|         lait. Ils leur offrirent le pain et le sel et tous s'assirent.~ ~ ~ ~
474   I|            et pastorale, aux moeurs paisibles, et qui avait conservé dans
475 III|         Dieu ! Ce sont des anges du Paradis ! Ils vont vers des pays
476   I|            des vieillards, tant ils paraissaient usés au rude labeur de défricher
477 III|         emparait d'eux. Ils étaient pareils à des pauvres qui, au sortir
478   I|        élevaient sur la côte.~ ~ ~ ~Parfois un éclair lointain, comme
479  II|           légère soufflait de terre parfumée de lavande et de marjolaine.~ ~ ~ ~
480 III|        semblait respirer encore les parfums qui s'élevaient de la table.~ ~ ~«
481   I|             transfigurée.~ ~ ~ ~Ils parlaient, eux, de soleil, d'îles,
482   I|          humain. Ils continuaient à parler de la patrie, ainsi qu'ils
483   I|           mais la peur lui coupa la parole.~ ~ « Sont-ce là des marins ? »,
484   I|          suivre dans les airs leurs paroles. Soudain ils aperçurent
485   I|          marins ? », se disait-il à part lui. « Qui a jamais vu des
486  II|            tandis que les étrangers partaient, hélas sans retour ; une
487 III|            lumières, « et des tapis partout, là, là, et là, disait-il
488   I|        abritait des hommes qu'il ne parvenait pas à comprendre, et qui
489   I|        grandir la voix sourde. Elle passait maintenant sur eux, faisant
490   I|      lendemain, et une fois l'orage passé, ils remonteraient sur la
491   I|          une population agricole et pastorale, aux moeurs paisibles, et
492   I|            rien à faire, il fallait patienter et attendre. Il s'y résigna,
493 III|             labouraient pas, qui ne pêchaient pas, qui ne filaient pas,
494   I|        bornes.~ ~ ~« Quels poissons pêchez-vous? » dit une voix, qui sembla
495   I|            de plus en plus, s'était peinte sur la figure de leurs hôtes
496    | pendant
497   I|            des casques sur la tête, pénétra dans la cabane qui s'emplit
498  II|  éclaircissait peu à peu ; l'aube y pénétrait, délicatement blonde et
499   I|           un qu'absorbent de graves pensées.~ ~ ~ ~Sa femme, au contraire,
500  II|             et rendre incapables de penser ou de bouger, voici que
501 III|            extase, comme s'il l'eût percé à d'incalculables profondeurs, «
502   I|          une végétation sauvage, et perdues dans ces contrées plus désertes
503   I|              disaient-ils, déranger personne et ils priaient leurs hôtes
504 III|           une stupeur croissante et persuadés à présent que c'étaient
505   I|    gloussant.~ ~ ~ ~Eux, étaient de petits cultivateurs aux figures
506   I|            pas à comprendre, et qui peut-être n'en étaient pas ! le glaça
507   I|             enveloppaient jusqu'aux pieds. Sur leurs épaules tombaient
508  II|        commettre, en les fuyant, la pire infamie : c'étaient leurs
509  II|             hélas sans retour ; une pitié, une admiration qui gonfla
510 III|            qu'ils contemplaient les places vides et que leur coeur
511   I|           et ses bruyères, vers les plaines gaëliques, se groupaient,
512   I|          mais de ce calme immobile, plein d'attente et d'inquiétude,
513 III|     fenêtres, que la salle en était pleine. Ils chantaient. Ils allaient
514   I|            chaude. De grandes nuées pleines d'orage montaient lentement
515 III|         avec désespoir, il se mit à pleurer et à gémir comme un enfant.~ ~ ~«
516   I|           le repos où tout semblait plongé à l'entour, il y avait encore
517 III|            plaine. La vallée encore plongée dans l'ombre leur apparut
518   I|             poursuivaient, - que la pluie cinglât ses murailles et
519   I|            sans bornes.~ ~ ~« Quels poissons pêchez-vous? » dit une voix,
520   I|            très pauvres, abri d'une population agricole et pastorale, aux
521   I|             dessous. Les chandelles posées sur la table, presque consumées,
522 III|           la mer, ni au ciel et qui possédaient le royaume du monde, qui
523   I|            se couche, c'est-il Dieu possible d'en venir ! »~ « Et nous
524   I|           elle abritait ceux qu'ils poursuivaient, - que la pluie cinglât
525 III|        héros, ni des saints, et qui pourtant étaient toutes ces choses
526   I|         leurs hôtes s'empressaient, poussant les escabeaux, culbutant
527 III|            à tant de splendeurs, ne pouvaient plus se réaccoutumer à cette
528  II|       bleuissait doucement sous les premiers rayons du jour. Une matinée
529   I|             le paysan qui venait de prendre une résolution extrême,
530   I|        attente et d'inquiétude, qui présage la tempête. De petites vagues
531 III|             rappelaient encore leur présence. Tandis qu'ils contemplaient
532 III|           croissante et persuadés à présent que c'étaient bien les anges
533   I|            déranger personne et ils priaient leurs hôtes d'éteindre les
534   I|          qui avait conservé dans sa primitive simplicité l'âme farouche
535  II|            s'argentait d'une clarté printanière et joyeuse. La forêt rajeunie
536   I|        avait de barbe et il les eût pris pour des filles, si leur
537 III|           donc dit ? » Et sa figure prit une expression insolite
538   I|            ingrates et à leur faire produire les quelques maigres fruits
539  II|             dans la forêt. Un calme profond avait succédé aux rafales
540  II|          opales, et la faisait plus profonde. Le coq chanta et les poules
541   I|  apparaissaient bleues, immensément profondes.~ ~ ~ ~Quelqu'un, qui de
542  II|         opaque, indistincte et sans profondeur, comme s'ils se fussent
543 III|             percé à d'incalculables profondeurs, « il y avait là une lumière
544   I|           miroiter leurs casques et projetait sur le mur leurs ombres
545  II|          voiles légères, aux hautes proues d'or, qui rapidement cinglait
546 III|             réalité ? Dieu seul eût pu démêler les uns d'avec les
547   I|          ouvrez-nous, afin que nous puissions nous abriter de l'orage »... «
548  II|         rayons du jour. Une matinée pure et radieuse commençait,
549   I|           aussi, car il était tard. Quant à eux, ils veilleraient
550    | Quel
551   I|       hébétement sans bornes.~ ~ ~« Quels poissons pêchez-vous? »
552   I|             d'elle-même, et tout en questionnant ses hôtes, se frappait continuellement
553   I|        fleurs. Il aurait bien voulu questionner là-dessus ses hôtes ; il
554   I|          avait vu de tels hôtes et, quoique au dehors la tempête fît
555   I|       singulière douceur.~ ~ ~ ~Ils racontaient maintenant à la femme, béante
556   I|   veillerons avec vous et vous nous raconterez votre histoire ». Puis,
557  II|           jour. Une matinée pure et radieuse commençait, et le ciel s'
558   I|             L'orage commençait ; la rafale venait de secouer la forêt
559   I|            au dehors la tempête fît rage, que tous les vents du ciel
560  II|    printanière et joyeuse. La forêt rajeunie s'emplissait de chants d'
561   I|      éclairs, dans un scintillement rapide de moires et d'argent, ainsi
562  II|             hautes proues d'or, qui rapidement cinglait au large. Elle
563 III|            les chandelles consumées rappelaient encore leur présence. Tandis
564   I|               dit-il, et il alla se rasseoir.~ ~ ~ ~Près de la table,
565   I|            et d'argent, ainsi qu'un rayon de lune accompagnant leur
566  II|         doucement sous les premiers rayons du jour. Une matinée pure
567 III|    splendeurs, ne pouvaient plus se réaccoutumer à cette nuit. Un sentiment
568 III|            par se confondre avec la réalité ? Dieu seul eût pu démêler
569   I|           de leurs hôtes pendant ce récit. Tous deux maintenant gardaient
570  II|           le matin, et l'on pouvait reconnaître, à leurs casques blancs
571 III|           grandes ailes et il avait reçu aussi un grand manteau blanc
572 III|          retraversèrent la forêt et redescendirent vers la plaine. La vallée
573  II|           avait cessé. Dans le ciel redevenu serein ruisselaient maintenant
574  II|            même pensée : Est-ce que réellement il y avait dans la baie,
575  II|      oiseaux. Au pied des roches on réentendait le chuchotement et le baiser
576   I|            fit un signe de croix et referma la porte. « C'est l'orage »,
577   I|       soudain en ouvrit la porte et regarda au dehors. II faisait horriblement
578 III|            plafond qu'il se remit à regarder fixement, semblant décidément
579   I|           Et, baissant la voix, ils regrettèrent d'avoir éveillé celui qui
580   I|        partis jadis, au temps de la reine Ginèvre, d'un pays situé
581   I|              et vers les îles de la reine-enfant ».~ ~ ~Et le paysan observa
582 III|            envolés par là ! » et il releva les bras vers le plafond
583   I|         nouveau rendormi.~ ~ ~ ~Ils remarquèrent alors la terreur qui, de
584   I|              Puis, tandis qu'ils se remettaient à causer, il les examina.~ ~ ~ ~
585   I|             fois l'orage passé, ils remonteraient sur la mer.~ ~ ~ ~C'étaient
586   I|      tempête. De petites vagues aux remous d'émeraudes, seules, faisaient
587   I|            et la forêt apparut, qui remuait épouvantablement et escaladait
588  II|  enveloppait toutes choses semblait remuer. Cette douce lumière qui
589  II|           la mer semble fasciner et rendre incapables de penser ou
590 III|          entr'ouverte. Les poules y rentrèrent.~ ~ ~ ~Les hôtes en étaient
591   I|        Malgré l'heure avancée et le repos où tout semblait plongé
592   I|       patienter et attendre. Il s'y résigna, détournant les yeux et
593   I|         quelque chose de fier et de résolu qui contrastait avec leur
594   I|           qui venait de prendre une résolution extrême, se leva et, feignant
595 III|           fleurs » ; et il semblait respirer encore les parfums qui s'
596 III|              comme s'il eût voulu y ressaisir des souvenirs déjà lointains
597   I|             rien au monde ; tous se ressemblaient comme des frères. Ils avaient
598   I|      ténèbres. Comme la porte était restée ouverte les poules y disparurent
599 III|            mon Dieu ! » et laissant retomber les bras avec désespoir,
600  II|     étrangers partaient, hélas sans retour ; une pitié, une admiration
601  II|         devant elle, n'osant pas se retourner ; et plus elle s'éloignait
602 III|            âme, et en gémissant ils retraversèrent la forêt et redescendirent
603 III|        sortir d'un palais de fêtes, retrouvent leur village et leur misère.~ ~ ~ ~
604   I|            le père qui venait de se réveiller, et qui maintenant les regardait
605 III|           et mystérieuse. Allait-il révéler quelque secret qu'il avait
606 III|             avaient fuis, qu'ils ne reverraient plus !... ~ ~Ils furent
607 III|             fréquents sommeils, ses rêves avaient-ils fini par se
608   I|          tous s'assirent.~ ~ ~ ~Ils riaient et causaient à l'envi. Jamais
609  II|            des falaises. Un immense rideau de brumes s'étendait devant
610  II|        avait dans la baie, sous les rochers, des navires avec des armes,
611 III|        étaient ni des anges, ni des rois, ni des héros, ni des saints,
612  II|              délicatement blonde et rose, ainsi qu'à travers des
613  II|       oiseaux bleus, jaunes, verts, rouges, de toutes les couleurs.
614  II|          regardèrent au loin sur la route qu'ils suivaient, tâchant
615   I|          ces histoires d'îles et de royaumes lointains ? Ils n'ont pas
616   I|            ils paraissaient usés au rude labeur de défricher ces
617  II|             le ciel redevenu serein ruisselaient maintenant les étoiles.
618   I|            l'un l'autre, ahuris, ne sachant ce qui arrivait, qu'ils
619 III|          rois, ni des héros, ni des saints, et qui pourtant étaient
620 III|             et les fenêtres, que la salle en était pleine. Ils chantaient.
621   I|             milieu d'une végétation sauvage, et perdues dans ces contrées
622 III|             mon Dieu, mon Dieu ! Je savais bien qu'ils s'en iraient
623  II|         toute cette nuit, sans plus savoir au juste ce qu'ils étaient
624  II|         était la mer. Elle devenait scintillante et bleuissait doucement
625   I|      découvrir aux éclairs, dans un scintillement rapide de moires et d'argent,
626  II|             cuirasses d'argent, ils scintillent, ils brillent comme le soleil !
627   I|    commençait ; la rafale venait de secouer la forêt dont on entendait
628 III|           Allait-il révéler quelque secret qu'il avait peur lui-même
629   I|             offrirent le pain et le sel et tous s'assirent.~ ~ ~ ~
630    | selon
631 III|          remit à regarder fixement, semblant décidément y voir à travers. «
632  II|        paysans que la vue de la mer semble fasciner et rendre incapables
633 III|        aussi, venait d'éprouver une sensation qui déchirait son âme, et
634 III|             ont mangé et bu et j'ai senti une odeur d'aromates et
635 III|       réaccoutumer à cette nuit. Un sentiment inexplicable s'emparait
636  II|        cessé. Dans le ciel redevenu serein ruisselaient maintenant
637 III|         avait des jeunes filles qui servaient, elles avaient de longs
638   I|           trébuchant de peur sur le seuil, elle disparut à son tour
639 III|    confondre avec la réalité ? Dieu seul eût pu démêler les uns d'
640   I|            lueur dans la plaine, la seule qui veille encore, la vôtre ;
641   I|             aux remous d'émeraudes, seules, faisaient un clapotement
642  II|             étaient conquis, qu'eux seuls survivaient, que quelque
643  II|          volonté de Dieu, et ils se signèrent.~ ~ ~ ~Alors ils eurent
644 III|            leur misère.~ ~ ~ ~Et la signification de toutes ces choses leur
645   I|     étincelles se mirent à voler du silex, on frappa doucement à la
646   I|          conservé dans sa primitive simplicité l'âme farouche et naïve
647   I|             d'un accoutrement blanc singulier et portant des casques sur
648   I|    basaltiques, couvertes de forêts solitaires qui s'élevaient sur la côte.~ ~ ~ ~
649  II|          vide infini et l'éternelle solitude de la mer et du ciel.~ ~ ~ ~
650   I|             humain ne troublait ces solitudes. Dans le vallon qui, derrière
651   I|       lentement des vastes horizons sombres de la mer, effaçant les
652 III|           cette veille de fréquents sommeils, ses rêves avaient-ils fini
653   I|           lui coupa la parole.~ ~ « Sont-ce là des marins ? », se disait-il
654  II|            Il semblait qu'eux aussi sortaient d'une épouvantable nuit
655   I|      mystérieuses, ses fontaines de sortilèges, ses halliers pleins de
656  II|        fantastiques, épouvantables, sortis de l'enfer pour leur damnation
657  II|            vagues. Une brise légère soufflait de terre parfumée de lavande
658   I|             au loin grandir la voix sourde. Elle passait maintenant
659   I|               Ils se regardèrent en souriant, et l'un d'eux, s'étant
660 III|           eût voulu y ressaisir des souvenirs déjà lointains et qui s'
661 III|            yeux, habitués à tant de splendeurs, ne pouvaient plus se réaccoutumer
662  II|           que dans son pauvre coeur stérile s'épanouissait une fleur
663   I|     quelques maigres fruits de leur subsistance. Comme beaucoup d'habitants
664  II|              Un calme profond avait succédé aux rafales de tantôt, et
665   I|         poules y disparurent à leur suite.~ ~ ~ ~
666   I|           et leurs mains semblaient suivre dans les airs leurs paroles.
667   I|           un éclair lointain, comme surgi des mystérieuses étendues
668   I|        avaient des casques d'argent surmontés de grandes ailes, et de
669   I|            monde ; que, cette nuit, surpris par l'orage, ils étaient
670  II|       étaient conquis, qu'eux seuls survivaient, que quelque obscur désastre
671   I|            cultivateurs aux figures sympathiques et naïves, presque des vieillards,
672  II|             route qu'ils suivaient, tâchant d'y apercevoir ces îles
673 III|         avec des lumières, « et des tapis partout, là, là, et là,
674   I|        endormir aussi, car il était tard. Quant à eux, ils veilleraient
675   I|             beauté merveilleuse, et telle qu'il ne la pouvait comparer
676   I|         pauvre cabane n'avait vu de tels hôtes et, quoique au dehors
677   I|            étaient partis jadis, au temps de la reine Ginèvre, d'un
678  II|          calma. Ils marchaient main tenant sous bois en silence, comme
679   I|           quelques voiles blanches, tendues vers les côtes et qui semblaient
680   I|        disparut à son tour dans les ténèbres. Comme la porte était restée
681   I|             gens. L'homme venait de tirer de dessous l'alcôve une
682   I|            pieds. Sur leurs épaules tombaient de fins cheveux blonds.
683   I|           était situé si haut qu'il touchait presque le plafond.~ ~ ~ ~
684   I|          seuil, elle disparut à son tour dans les ténèbres. Comme
685   I|              et l'un d'eux, s'étant tourné vers lui, répéta qu'ils
686  II|           faisait avait entièrement tranquillisé leur âme. Ils attendaient,
687   I|            semblait tout en fête et transfigurée.~ ~ ~ ~Ils parlaient, eux,
688   I|         dans la baie : « Nous avons traversé la forêt de chênes », s'
689   I|           subitement d'envahir ! et trébuchant de peur sur le seuil, elle
690 III|             partons », et ses mains tremblaient comme si, lui aussi, venait
691 III|            milieu d'eux, sur un des trônes, là, ah mes enfants ! et
692   I|          Mais pas un être humain ne troublait ces solitudes. Dans le vallon
693 III|            ai bu, quoi !... » il ne trouvait pas le mot et mit ses mains
694  II|      événements accablent et qui ne trouvent plus rien à en dire.~ ~ ~ ~
695  II|              comme s'ils se fussent trouvés au bout de la terre, devant
696   I|             des côtes, ils vivaient uniquement dans leurs terres et la
697 III|             seul eût pu démêler les uns d'avec les autres. Et les
698   I|   vieillards, tant ils paraissaient usés au rude labeur de défricher
699   I|          jetaient plus qu'une lueur vacillante qui faisait miroiter leurs
700 III|         étranges pays, sur de jolis vaisseaux aux voiles blanches, très
701   I|    troublait ces solitudes. Dans le vallon qui, derrière les falaises,
702  II|    confondait avec le ciel dans une vapeur opaque, indistincte et sans
703   I|             montaient lentement des vastes horizons sombres de la mer,
704   I|         groupaient, au milieu d'une végétation sauvage, et perdues dans
705   I|        était tard. Quant à eux, ils veilleraient en silence jusqu'à l'aube.~ ~ ~ ~
706   I|             ses hôtes, dit : « Nous veillerons avec vous et vous nous raconterez
707   I|           est-il Dieu possible d'en venir ! »~ « Et nous allons »,
708   I|        fenêtres. Un nouveau coup de vent s'engouffra sous la porte
709   I|      tempête fît rage, que tous les vents du ciel se fussent en ce
710 III|            vers la table, il en est venu tant et tant, par les portes
711 III|            ces choses comme on n'en verra plus, » conclut le paysan.~ ~ ~
712  II|          des oiseaux bleus, jaunes, verts, rouges, de toutes les couleurs.
713   I|          des enfants et des filles, vêtus d'un accoutrement blanc
714  II|           on n'y voyait rien que le vide infini et l'éternelle solitude
715 III|            contemplaient les places vides et que leur coeur s'attristait
716   I|            fond de l'alcôve ; et un vieillard, presque centenaire, apparut
717   I| sympathiques et naïves, presque des vieillards, tant ils paraissaient usés
718   I|         coup de tonnerre éclata. Le vieux fit, lui aussi, un brusque
719   I|            habitants des côtes, ils vivaient uniquement dans leurs terres
720   I|   bâtiraient des palais d'azur et y vivraient sous les ombrages de merveilleux
721  II|             de penser ou de bouger, voici que en dessous des falaises,
722  II|             de la mer. Cependant le voile qui enveloppait toutes choses
723 III|     fixement, semblant décidément y voir à travers. « Par là, ils
724  II|              apparut, comme tout un vol d'ailes blanches, une petite
725  II|             des oiseaux là, là, ils volent autour des mâts et des flammes,
726   I|     quelques étincelles se mirent à voler du silex, on frappa doucement
727  II|             s'accomplir. C'était la volonté de Dieu, et ils se signèrent.~ ~ ~ ~
728  II|              ainsi qu'à travers des volutes ou des opales, et la faisait
729  II|           Il y en a, il y en a ! Où vont-ils ? Ils vont vers les pays
730    | votre
731   I|         seule qui veille encore, la vôtre ; elle nous a guidés ».~ ~ ~
732   I|          celui qui dormait : ils ne voulaient, disaient-ils, déranger
733   I|           de lune accompagnant leur voyage, quelques voiles blanches,
734  II|          merveilleuses. Mais on n'y voyait rien que le vide infini
735   I|         père sur son séant, qui, se voyant découvert, disparut. Et,
736  II|          cet air des paysans que la vue de la mer semble fasciner
737  II|         deux bandes distinctes: une zone au-dessus plus légère et
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