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II.- LE RÉGLEMENT DU CHAPITRE
GÉNÉRAL
I. Règlement
l. Sans délai, après l’ouverture du Chapitre, la
Commission préparatoire soumet au Chapitre le Règlement proposé, qui aura été
révisé avant le Chapitre.
Une majorité absolue des voix des membres présents est requise pour
l’approbation.
Jusqu’à l’approbation du nouveau Règlement, le Règlement du Chapitre
précédent reste en vigueur.
2. Pendant le Chapitre, tout Capitulant peut proposer la
modification ou la suppression d’articles du Règlement approuvé. L’Assemblée
devra alors se prononcer à la majorité des 2/3 de ses membres présents.
3. Si, durant le Chapitre, un Capitulant désire ajouter
un nouvel article au Règlement, il le propose à la Commission qui le soumet
ensuite à l’Assemblée. Il suffit, dans ce cas, de la majorité absolue des
membres présents.
II. Organisation
4. Seuls les Capitulants, les auxiliaires nécessaires et
les autres personnes autorisées ont accès à la salle capitulaire.
5. Afin de faciliter la marche du Chapitre, le Frère
Supérieur général et son Conseil, puis la Commission centrale peuvent retenir
le service de quelques Frères, comme traducteurs, copistes ou pour tout autre
travail relatif au Chapitre. Ils n’ont pas accès à la salle capitulaire pendant
les séances d’élection du Frère Supérieur général et des membres du Conseil
général.
6. Le Chapitre peut solliciter l’aide d’experts pour
traiter un sujet déterminé, à un moment indiqué. Une commission peut également
le faire, avec l’autorisation de la Commission centrale.
7. Les Capitulants et les auxiliaires sont tenus à la
discrétion normale qui protège les personnes juridiques. L’Assemblée décide si
des questions doivent rester sous le sceau du secret.
8. L’Assemblée des Capitulants réunie en séance
régulière, dans la salle capitulaire, est seule habilitée à prendre des décisions.
9. L’enregistrement magnétique est le témoin officiel
des actes du Chapitre. Les procès-verbaux sont rédigés par les secrétaires de
séance. Ils rapportent les faits, résument les débats des séances plénières,
transcrivent les passages dont un Capitulant demande l’insertion textuelle et
les décisions prises, avec le résultat du vote. Le texte est soumis à
l’approbation de l’Assemblée dans une séance ultérieure. Il n’y a pas
d’enregistrement pour les élections du Frère Supérieur général et des membres
de son Conseil.
10. Le Chapitre général créera les commissions d’étude
dont il jugera avoir besoin. Elles devront être approuvées par l’Assemblée.
11. Un Capitulant ne pourra s’inscrire officiellement
qu’à une seule commission d’étude. Il a la possibilité de changer de commission
au cours du Chapitre, mais non sans en avoir avisé la Commission centrale.
12. Des commissions spéciales peuvent aussi être formées
par le Chapitre pour étudier des questions particulières.
13. Les langues de travail du Chapitre sont le français,
l’espagnol, l’anglais, et le portugais. Les documents officiels du Chapitre sont
chacun rédigés dans l’une de ces langues.
III. Fonctions
Le président du Chapitre
14. Le Frère Supérieur général est président du Chapitre.
(C 138)
La Commission centrale
15. La Commission centrale, une fois élue, est
responsable de l’organisation et de la marche du Chapitre.
16. La Commission centrale comprend le Commissaire du
Chapitre, le Vice-Commissaire, le Secrétaire général du Chapitre ainsi qu’un
certain nombre d’autres Frères, membres élus par le Chapitre.
Le Bureau provisoire propose au Chapitre les critères pour l’élection de
ces membres de la Commission centrale.
On devra obtenir des candidats qu’ils donnent leur consentement à leur
nomination, avant de proposer leurs noms à l’Assemblée.
17.Les officiers et les membres de la Commission centrale sont élus par
scrutin secret, à la majorité absolue des membres présents. Après deux scrutins
sans effet, le vote portera sur les deux candidats qui ont obtenu le plus grand
nombre de voix ou, s’ils sont plus nombreux, sur les deux plus âgés. Si, après
le troisième scrutin, les candidats restent à égalité, le plus âgé sera
considéré comme élu.
Le Commissaire et le Vice-Commissaire
18. Le Commissaire convoque la Commission centrale et en
dirige les travaux. Le Vice-Commissaire le remplace au besoin.
Le Secrétaire général
19. Le Secrétaire général du Chapitre est à la tête du
Secrétariat. Il doit assurer son organisation et son fonctionnement. Il est
Secrétaire de la Commission centrale. Il a la responsabilité de transmettre,
s’il y a lieu, toute information officielle concernant le déroulement du
Chapitre.
Les secrétaires adjoints
20. La Commission centrale propose au Chapitre, pour
approbation, des noms de Frères comme secrétaires des Assemblées générales, ou
chargés de recueillir toute la documentation relative au Chapitre, ou d’autres
travaux de secrétariat. Ils peuvent être choisis parmi des Frères
non-capitulants.
21. Les commissions ou groupes d’étude peuvent demander
les services de Frères traducteurs au Chapitre, après consultation du
Commmissaire.
Les Modérateurs
22. la Commission centrale choisit le modérateur de chaque
Assemblée générale soit parmi ses propres membres, soit dans une liste d’autres
Capitulants élus dans ce but par l’Assemblée. Les modalités de l’élection
doivent être proposées àl’Assemblée par la Commission centrale.
23. Le Modérateur en fonction donne la parole aux
Capitulants selon l’ordre du jour établi par la Commission centrale. Il dirige
les discussions, veille àl’observance des règlements ou des procédures décidées
par la Commission centrale. Il déclare hors d’ordre ceux qui s’écartent du
sujet ou qui dépassent la limite de temps qui leur est assignée. Il résoud les
autres
problèmes de procédure qui peuvent se présenter. Tout appel contre ses
décisions doit être soumis à l’Assemblée et réglé immédiatement par un vote. Il
met aux voix les propositions.
IV. Le travail en commissions
24. Chaque commission d’étude élit ses officiers.
25. Chaque commission fait une étude sérieuse des questions
et notes qui lui sont soumises. Dans les commissions, les Capitulants échangent
librement leurs idées. Si on juge que c’est nécessaire, on votera.
26. Au besoin, les commissions d’étude peuvent diviser
leurs membres en sous-commissions. Ces sous-commissions élisent leurs propres
officiers. Elles soumettent leurs rapports de façon à ce qu’ils soient
incorporés dans celui de la commission entière. Le rapport de la
sous-commission, pour faire partie du rapport de la commission entière, doit
être accepté par celle-ci à la majorité des voix.
27. Tout Capitulant a le droit d’être entendu sur l’un ou
l’autre point étudié par une commission, même s’il ne fait pas partie de cette
commission. Une commission peut aussi inviter un Capitulant à une réunion
donnée. Elle peut de même demander par écrit l’avis de l’ensemble des
Capitulants sur une question particulière.
28. Les rapports ou partie de rapports des commissions
doivent être présentés à l’Assemblée dans leur intégralité, sans aucune
modification de la part de qui que ce soit. S’il y a eu un vote dans la
commission, le résultat doit être indiqué.
29. Les rapports seront rédigés dans une des langues de travail
du Chapitre. Chaque commission fera les traductions qu’elle jugera nécessaires
pour en assurer une bonne compréhension par les Capitulants.
30. Quand au moins un tiers des membres d’une commission
jugent qu’ils ne peuvent souscrire au rapport élaboré par la majorité, ils
peuvent eux-mêmes en faire un qui reflète leur opinion. Ce rapport minoritaire
a également droit d’être présenté à l’Assemblée.
31. La Commission centrale peut indiquer à chaque
commission quels sont les sujets à étudier en priorité.
V. Le travail en Assemblée générale
32. Les débats en Assemblée se déroulent normalement
suivant la procédure parlementaire. En certaines occasions, la Commission
centrale peut proposer que l’Assemblée générale prenne la forme de
"Commission plénière", d’après un programme désigné par la Commission
centrale. Cette Commission plénière présentera son rapport à l’Assemblée
générale.
33. Lorsque, au cours d’une séance qu’il dirige, le
Modérateur désire prendre part à la discussion, il se fait remplacer par un
autre Modérateur. La discussion terminée, il reprend sa fonction.
34. En certains cas, pour traiter une affaire qui n’a pas
besoin de suivre toutes les étapes prévues par le Règlement, l’Assemblée peut
se contenter d’une décision unanime sans passer au vote. Dans ce cas, le
Modérateur dit: " S’il n’y a pas d’objection, je propose de..." Mais,
s’il y a une seule objection, l’Assemblée doit voter ce qui est proposé. La
proposition est réglée par la majorité prévue par le Règlement.
35.Avant l’adoption du texte d’une commission,
l’Assemblée respectera habituellement les étapes suivantes:
a)
la commission
remet le texte aux Capitulants;
b)
elle présente le texte à
l’Assemblée. A cette première séance, les Capitulants ne peuvent présenter que
des questions d’information ou d’éclaircissement;
c)
les Capitulants
ont un temps raisonnable pour remettre à la commission tout amendement ou toute
proposition nouvelle. Aucun amendement ou nouvelle proposition ne sera admis
durant la séance de l’Assemblée plénière;
d)
un temps raisonnable
sera laissé entre la remise des amendements et des propositions nouvelles et
leur discussion et vote en Assemblée;
e)
l’Assemblée
générale discute et vote chacun des amendements et des propositions nouvelles,
présentés par les Capitulants;
f)
l’Assemblée vote
alors le texte amendé.
36. Les Capitulants qui le désirent peuvent
s’inscrire pour intervenir durant les séances de l’Assemblée générale. Cette
intervention ne pourra pas dépasser CINQ minutes.
37. Si un Capitulant n’était pas inscrit préalablement
pour intervenir pendant les séances, il peut s’inscrire pendant celles-ci. Son
intervention ne peut alors dépasser DEUX minutes.
38. La Commission centrale prévoira un temps d’évaluation
pour adapter, s’il y a lieu, la méthode de travail adoptée.
VI. Les votes
39. Les élections et les délibérations du Chapitre se
font ordinairement au scrutin secret. Il en sera nécessairement ainsi lorsque
le demandent au moins DIX membres de l’Assemblée.
40. Le vote se fait à la majorité absolue des membres
présents, sauf exceptions prévues par le Règlement. Les 2/3 seront requis pour
ce qui suit:
_
modification
ou suspension du Règlement,
_
limitation
du débat,
_
modification
de l’ordre du jour une fois approuvé,
_
question
préalable,
_
objection à la considération d’une question.
_
Reconsidération d’une affaire déjà votée.
41. Quand le vote se fait par écrit, le suffrage doit
être "libre, secret, certain, sans condition et déterminé". (c 172)
Le défaut d’une de ces conditions rend le suffrage invalide.
42. Le contrôle des votes par écrit est assuré par deux
scrutateurs. Leur élection se fait sur proposition du Bureau provisoire ou de
la Commission centrale, à la majorité absolue des présents; au troisième tour,
la majorité relative suffit.
43. L’Assemblée accepte ordinairement le vote
électronique.
44. Une proposition ni acceptée ni refusée à la majorité
absolue des membres présents retourne à la commission concernée.
VII. Les élections
45. L’élection du Frère Supérieur général se fera dans un
climat de prière et de discernement spirituel, incluant la célébration
eucharistique.
46. Au début de la séance d’élection, les scrutateurs
remettront un bulletin de vote à chacun des électeurs.
47. Chacun remplit son bulletin, le plie et va le déposer
dans l’urne placée sur une table ornée d’un crucifix et de la relique du Bx
Fondateur. La table est placée en face du Président du Chapitre.
48. Si l’un des Capitulants est présent dans la maison où
se tient l’élection mais ne peut y participer, les scrutateurs recueilleront
son suffrage écrit. (c 167.2)
49. Tous ayant voté, les scrutateurs compteront les bulletins
à haute voix pour s’assurer que leur nombre n’est pas supérieur à celui des
votants. Si cela arrivait, le scrutin serait nul et il faudrait recommencer,
sans ouvrir les bulletins. Cette vérification faite, le premier scrutateur
prendra un bulletin, en fera la lecture à haute voix. Il le présentera ensuite
au second scrutateur.
50. Les secrétaires de séance noteront, sous la dictée
des scrutateurs et la responsabilité du Président, le nom qui sera proclamé. On
procédera de même pour tous les bulletins.
51. Le dépouillement du scrutin étant terminé, les
suffrages totalisés, la vérification faite, le Président lit le nombre de voix
obtenues par chacun. Après chaque tour de scrutin, les bulletins seront
détruits en pleine séance.
52. Si le premier tour de scrutin ne donne pas la
majorité absolue des membres présents, on procédera à un ou plusieurs autres
tours de scrutin, selon l’article 131 des Constitutions.
53. Le Supérieur élu signifie au Président s’il accepte
ou refuse l’élection. Dans le second cas, l’élection est sans effet et l’on
procède à une nouvelle élection. (c 177)
54. Si le Supérieur élu accepte, la proclamation
sera faite en ces termes, par le Président du Chapitre: " Au nom de la
Sainte Trinité et sous la protection de la très Sainte Vierge, en mon nom et au
nom de tous ceux à qui il appartient d’élire le Supérieur général, je proclame
élu, le Frère ..., qui a obtenu la majorité requise des suffrages des
Capitulants."
55. La notification officielle de la nomination sera
faite immédiatement aux différentes Provinces de l’Institut.
56. Si le Frère Président du Chapitre est réélu Supérieur
général, le Frère Vicaire général fait la proclamation comme ci-dessus.
57. Pour ce qui concerne la Postulation, on se référera
aux canons 180-183.
58. Si l’un ou l’autre des officiers du Chapitre est élu
Supérieur général, l’Assemblée générale procède à l’élection de son remplaçant.
Note sur l’usage de l’option
"Iuxta modum" dans certains votes
1
"Iuxta
modum" n’entre pas dans le règlement parlementaire normal de débat.
2
Cette option
était admise au Concile Vatican II pour aider à l’étude progressive des
documents, avant un vote définitif.
En utilisant "iuxta modum" un membre signalait qu’il acceptait
le texte globalement mais qu’il avait quelques réticences pour l’un ou l’autre
point du texte.
L’usage de ce type de vote entraînait l’engagement de celui qui votait
"iuxta modum" à envoyer par écrit ses raisons ou ses suggestions pour
adapter le texte.
3
On ne
pouvait pas utiliser le vote "iuxta modum" pour:
_
l’élection
d’un officier
_
le vote
définitif sur un texte, qu’il s’agisse du vote sur un amendement précédant
immédiatement le vote sur un texte définitif, ou du vote sur un texte amendé, ou
du vote sur le texte final.
En conséquence, le Chapitre a adopté
les deux propositions, suivantes, présentées par la Commission du Règlement:
1.
Le Chapitre
général accepte que les Capitulants n’utilisent le vote "iuxta modum"
ni pour des élections ni pour un vote définitif sur un texte.
2.
Dans le cas où
quelqu’un voterait "iuxta modum" pour des élections ou pour un vote
définitif, un tel vote serait comptabilisé avec les abstentions.
les Statuts des Chapitres généraux, le Règlement du Chapitre général, le
Vade-Mecum et, naturellement, le Guide de la Formation. Le concept de Droit
propre est nouveau dans l’Eglise et provient de Vatican II.
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