Adalbero Laudunensis
De summa fidei

De Summa Fidei.

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De Summa Fidei.
          Daprès Mélanges [deuxième] du Moyen Age publié sous la direction dAchille Luchaire, Les Poèmes satiriques dAdalbéron [évêque de Laon 1010-1023], par G.-A. Hückel, dans Bibliothèque de la Faculté de Lettres de Paris, t. XIII, Paris, 1901, pp.168-177 .
          Contrairement au Rythmus satiricus il ny aura aucune modification de lédition faite par G.-A. Hückel (y compris les notes). Cependant force est de constater que, hormis Le dialogue dAdalbéron de Laon et de Foulques dAmiens, trois des œuvres dAdalbéron sont conservées soit par un seul manuscrit le Carmen ad Rotbertum regem (B.N.F., ms. lat. 14192), le De Summa Fidei (Valenciennes, Bibliothèque municipale, ms. 354. Le manuscrit comprend trois lacunes aux vers 198, 236 et 299), ou soit par une édition du XVIIe siècle (Mabillon) pour le Rythmus satiricus.

Sébastien Bricout.
Juillet 2004.
Pour toute remarque écrire à sbastien_bricout@yahoo.fr

Poème théologique De Summa Fidei adressé par Adalbéron de Laon au roi Robert le Pieux.

 

         Le goût singulier dont témoignait Robert le Pieux, chantre au lutrin et auteur dhymnes déglise, pour les questions de théologie, peut seul expliquer la composition du poème étrange et peu intelligible dont nous nous contentons de reproduire ci-dessous le texte inédit. Ce qui permet de lattribuer sans le moindre doute à Adalbéron, ce ne sont pas seulement les deux vers dintroduction et de clôture interpolés par un copiste postérieur :

De summa fidei sic praesul Adalbero scribit,
…. De sacro fidei cessant versus Azelini,

mais la facture aussi et le style du poème tout entier qui offrent les plus frappantes ressemblances avec ceux du Carmen ad Rotbertum regem. C’est probablement à la prière de Robert quAdalbéron a versifié la dialectique subtile des théologiens du temps. La science de Dieu est alors bien vaine et bien vide ; aussi le teste en question défie lanalyse : ce quil y a de plus clair, c’est que lévêque imagine quil engage avec la foi un dialogue, fort obscur, dans le but dexposer à Robert les dogmes du christianisme, et de lui dévoiler comment la divinité peut être à la fois une et triple. Le corps de doctrine qui sy trouve développé est emprunté aux principes gnostiques de la théologie de Denys lAréopagite. Au point de vue historique, il ny a bien certainement rien à tirer de ce De Summa ou De Sacri Fidei : aucun indice ne peut nous renseigner sur la date approximative de sa composition1.
          Le texte qui suit est celui du manuscrit 354 de la bibliothèque de Valenciennes, unique exemplaire subsistant, à ce quil semble, du poème en question2. Nous en devons la communication à lobligeance de M. Louis Serbat, archiviste-paléographe, auquel nous tenons à adresser nos vifs remerciements.

G.-A. Hückel.






1 Ce texte se trouve signalé pour la première fois par les auteurs de lHistoire littéraire (t. VIII, p. 294), daprès la Bibliotheca Belgica de Sanders, qui en cataloguait un manuscrit à labbaye de Lombez (I, 298). Il y a des chances pour que le ms. de Valenciennes dont nous éditons le texte soit identique à cet exemplaire : remarquons cependant que lHistoire littéraire lui donne le titre : De Summa Trinitate. M. Pfister (Etudes sur le règne de Robert le Pieux, p. 37) a le premier publié quelques vers de la fin du Poème théologique dAdalbéron (vv. 1 ; 306-328), daprès le ms. de Valenciennes.



2 Décrit par Mangeart, Catalogue des manuscrits de la bibliothèque de Valenciennes (p. 303) sous le 288 ; provient directement de labbaye Saint-Amand dElnone. Fait partie dun recueil factice, il occupe les s 110 à 117 (le ms. entier comprend 135 feuillets) à 21 vers à la page. Tout le ms. est, sinon de la même main, dune même époque : fin du XIe ou début du XIIe siècle. Ecriture assez grande et peu soignée, dun seul trait ; pas de gloses interlinéaires dans la partie qui nous occupe.
          Les initiales P. et F. qui figurent en marge du ms. de Valenciennes se rapportent au dialogue entre Adalbéron et la Foi : nous le traduisons Praesul et Fides.
Nous avons rétabli lindication marginale des personnages du dialogue elle manquait, en nous efforçant de rétablir les coupures le moins arbitrairement possible. Même observation pour notre ponctuation.



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