Adalbero Laudunensis
Carmen ad Rotbertum Regem

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NOTICE.
          Le texte du Carmen ad Rotbertum regem n’est connu que par un seul manuscrit, conservé à la Bibliothèque Nationale de France au fonds latin avec la cote 14192, qui comprend 83 feuillets. Le texte se trouve du feuillet 32 au feuillet 43. Le folio 32 est libre et ne porte écrit dune main moderne quAdalberonis dialogus ad Rotbertum regem. Le folio 43 est aussi en blanc.
          Claude Carozzi, qui a analysé le manuscrit, montre que trois mains différentes ont travaillé sur le manuscrit. La première quil nomme A a écrit le texte en son entier, une autre main B s’est chargé des corrections et des gloses marginales ainsi que la troisième main C. Mais il ajoute que la main A a également corrigé et glosé le texte quil désigne par la lettre a. Le parchemin est réglé à 20 lignes par page. Ces trois écritures sont de la même période cest-à-dire du premier tiers du XIe siècle.
          Celui-ci pense aussi que le Carmen ne fut jamais totalement terminé : le travail, œuvre de vieillesse de lévêque, fut interrompu soit par la mort dAdalbéron soit par celle du roi Robert le 20 juillet 1031.
          Adrien Valois a donné la 1ère édition du texte en 1663, édition qui fut reprise au tome X (1756, Paris) du Recueil des historiens des Gaules et de la France, pp. 65-93. Cette édition passa dans la Patrologie Latine (t. 141, col. 772-822) de J.-P. Migne en 1853. Nous présentons ici le texte latin et la traduction de G.-A. Hückel de 1901 dont la traduction remplace celle de Guizot de 1824 (Collection des mémoires relatifs à lhistoire de France, t. VI, pp. 417-446). En 1947, E. Pognon proposa une nouvelle traduction dans son livre An Mille, œuvres de Liutprand - Raoul Glaber - Adémar de Chabannes - Adalbéron - Helgaud, réunies, traduites et présentées par Edmond Pognon, Paris, 1947 (Mémoires du passé pour servir au temps présent), pp. 213-230.
          Lédition de C. Carozzi, Adalbéron de Laon. Poème au roi Robert, Paris, 1979 (coll. Les classiques de lHistoire de France au Moyen Age 32) améliore le texte latin mais ne remplace pas lédition de G.-A. Hückel. En ce sens seront ajoutées en notes rejetées à la fin du texte les corrections apportées au texte par C. Carozzi dans son édition ainsi que celles de Carl Erdmann, « Exkurs III : Die Satire Adalberos von Laon », dans Die Entstehung des Kreuzzugsgedankens, Stuttgart, 1935 (Forschungen zur Kirchen und Geistesgeschichte 6), pp. 338-347, les corrections étant pages 345-347. Beaucoup de corrections se recoupent.
          Le texte latin qui suit est celui de G.-A. Hückel ainsi que la traduction qui se trouve pp. 129-167 de son édition. Le texte latin est au-dessus de la traduction. Il y a indication en notes (les lettres) de toutes les doubles leçons quHückel nadopte pas et toutes les variantes de Valois, de quelque nature quelles soient.

Les abréviations
          V : Adrien Valois (notes de G.-A. Hückel).
          E : Carl Erdmann.
          C : Claude Carozzi (les changements de ponctuation ne sont pas tous rajoutés : seuls ceux vraiment intéressants sont en notes).

Pour toute remarque ou suggestion : sbastien_bricout@yahoo.fr

Octobre - Novembre 2004
Sébastien Bricout.

          Daprès Mélanges [deuxième] du Moyen Age publié sous la direction dAchille Luchaire, « Les poèmes satiriques dAdalbéron de Laon » par G.-A. Hückel, dans Bibliothèque de la Faculté des Lettres de Paris, t. XIII, Paris, 1901, pp. 129-167.




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